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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
29 novembre 2007

Accro' à la poésie

CameeMedusa

_ On vient de lire que Théophile Gautier a écrit un recueil s'intitulant Emaux et Camées, mais personne ne m'a demandé ce que ces mots signifiaient... Des idées ?
Ils ont l'air de ne pas savoir du tout.
_ Alors, un camée ? Personne ne voit ?
Une main se lève, accrochée à un sourire de satisfaction.
_ C'est un drogué, m'dame !

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3 août 2007

Monde cruel

chat_noir

Photo prise ici

Dans un pavillon en face de mon balcon, un petit chat noir dormait sur les marches fraîches de la porte. Un homme sortit et hurla : "Casse-toi !" en poussant le chat du pied. Celui-ci, tranquille comme Baptiste, et pas méchant pour deux ronds, regardait l'homme, incrédule.
Il sortit avec toute la lenteur dont un chat est maître.
Cinq minutes plus tard, il revenait s'installer sur les marches, pensant sans doute qu'il s'agissait d'une erreur. Que nenni.
Une dame ouvrit la fenêtre de sa cuisine, armée d'une bassine pleine d'eau, qu'elle jeta sur le minou.
Il s'enfuit sur le trottoir, en se léchant somptueusement, pour se laver de cette infâmie.

Voir tout cela de mon balcon m'a dérangée. J'aurais vécu en rez-de-chaussée, j'aurais accueilli le petit noirot avec plaisir pour qu'il dorme sereinement.
Et maintenant, je guette le moment où il est dans la rue, car un accident est si vite arrivé...

28 novembre 2007

Bad day, teacher

les_rita


Il y a des jours où je rentre assez légère et satisfaite malgré la fatigue, car un cours a bien fonctionné, les élèves ont été dynamiques mais pas fouillis,  je ne me suis pas accrochée avec les BTS, j'ai redécouvert un texte... Mais aujourd'hui, non.

Un tiers de mes secondes a joué la mauvaise foi en me faisant croire qu'ils n'avaient pas compris qu'un commentaire composé, ça se rédigeait entièrement. En un mois de préparation et d'explications, ce détail leur a échappé, et c'est encore de ma faute.

J'ai renvoyé une élève de BTS qui m'a presque insultée car je faisais remarquer que les bavardages intempestifs m'insupportaient.

Je vais à la pèche aux infos pour le devoir commun prévu dans quinze jours, et les oraux que je dois faire passer. Evidemment, j'utilise une boule de cristal, parce que la communication ne semble pas être le fort des collègues de lettres.

Mes cours sur la poésie ne fonctionnent pas comme je le voudrais -du moins, en apparence.

Et puis Fred Chichin des Rita Mitsouko est mort ce matin. Il avait 53 ans.

Merde.

24 novembre 2007

Horreur

anpe_humour

Voici sur quoi je viens de tomber en cliquant sur Le Monde, et qui s'avère effrayant :

"La négociation entre syndicats et patronat sur "la modernisation du marché du travail", entamée le 4 septembre, doit s'achever à la fin de l'année. Elle porte sur tous les aspects du parcours professionnel.

CONTRAT DE TRAVAIL.
Le Medef propose la création d'un CDI "pour la réalisation d'un objet précis", et non plus en fonction d'une durée comme le CDD."


Le bel avenir qu'on nous réserve !

14 novembre 2007

folle routine

erasme2


Pour répondre à un dernier commentaire, le fond de mal de tête est persistant et me fatigue pas mal. Ce matin, j'ai passé 2h15 en voiture. Je pense que demain, cela sera pire.
Sinon, je poursuis mes folles aventures d'agencement et de rangement : hier soir, j'ai monté six boîtes IK&A, et deux colonnes cd m'attendent.
Mais il y a aussi les notes qui vont s'arrêter le 30 : je dois donc corriger quatre paquets de copies d'ici-là... Enfer et damnation ! Je n'ose calculer le nombre d'heures en perspective...

Edit de 17h35 : je viens seulement de finir de préparer quelques pages sur la poésie et le commentaire composé (je ne sais pas comment VRAIMENT aider les élèves pour ça, d'ailleurs). Et notre canapé-qui-tue va être livré plus tôt que prévu ! Ce week-end, je poserai mon postérieur sur l'Oural... :-p

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3 octobre 2007

Coup du lapin

genoulca


Sais pas trop quoi dire. On tourne, on vire, sans trop savoir ce qu'est cette infection. On a quasiment éliminé l'idée du germe, ce qui est rassurant d'une certaine façon, car celui-ci aurait bouffé le genou de S..
Ceci étant, le reste des pronostics n'est pas réjouissant : arthrite infectieuse, polyarthrite, etc. On attend.
S. souffre et ne peut pas bouger. Pas de sortie de l'hôpital prévue avant fin de semaine prochaine. Antibiotiques et morphine en intraveineuse.
Suis lasse, déjà, et je m'étonne de n'être pas plus solide. Avec ce que j'ai traversé au cours de ma vie, je le devrais. Mais je n'y parviens pas.
J'assure mes cours, pas les copies. Une cata. Et à maxi 22h, je m'écroule dans le lit.
Je n'aime pas être seule quand je sais que S. n'est pas bien. Mon impuissance face à sa douleur me brutalise et me révolte.
Mais je tiens le coup. Je tiens le coup.

5 novembre 2007

Comme à la maison

peur_des_mots

Je viens de prendre ma douche.  Car oui, il en est ainsi quand on fait du gros oeuvre : on sait quand on commence, mais pas quand on finit. J'ai donc réaménagé les placards de la cuisine, investi les nouveaux meubles du salon, vidé une immense bibliothèque. Après tout cela (avant aussi, d'ailleurs), je méritais une bonne douche.
Je suis donc maintenant sensée corriger quelques copies, enfin. J'ai décidé que non. Je vais écrire une lettre à F., mon amie que j'ai laissé sur le bas côté de ma route épistolaire depuis plusieurs semaines (mois ?). J'irai peut-être même jusqu'à lui faire une enveloppe d'art postal pour me faire pardonner.
L'échéance des copies m'occupera complètement demain et après-demain, avec la préparation des cours. Voilà. Je n'avais pas envie de m'y mettre avant; je les exécuterai sous la menace de la reprise. Apparemment, d'après les échos de mes ami(e)s profs, je ne suis pas la seule à avoir autant tardé...
Ah, et puis Daniel Pennac a reçu le Renaudot. Je suis bien contente pour lui. Chagrin d'école semble être dans la veine de Comme un roman. Je comptais déjà le lire, avant qu'il ne soit récompensé. J'aime sa façon de parler de l'école et de la lecture.

Cadeau :

"Etre libre, c'est d'abord être libéré du besoin de comprendre."

(Pennac, La Fée carabine)

31 juillet 2007

En rentrant, voilà ce qu'on apprend

Devoirs du soir pour occuper les collégiens de ZEP
Le ministre de l’Education veut développer les activités éducatives après les cours.   

Par TONINO SERAFINI
Libération : vendredi 20 juillet 2007
   
C’était l’une des promesses du candidat Sarkozy : mettre en place un dispositif d’études dirigées et d’activités éducatives sportives et culturelles, le soir après la classe. Deux mois après l’élection présidentielle, le ministre de l’Education nationale, Xavier Darcos, réu­nissait les représentants d’associations, de collectivités territoriales, et du monde sportif et culturel impliqués dans ce dossier. L’idée étant d’apporter un soutien scolaire aux élèves en difficulté et éviter que des enfants ne «se retrouvent livrés à eux-mêmes en fin d’après-midi dans l’attente du retour de leurs parents», a souligné hier le ministre. Habitué à forcer le trait avec des formules chocs, le chef de l’Etat avait qualifié ces enfants d’ «orphelins de 16 heures» pendant la campagne électorale.

 

 






 

Pour commencer, ce dispositif concernera dès la rentrée scolaire 2007, les 900 collèges des zones d’éducation prioritaire (ZEP), qui scolarisent une majorité d’enfants issus de milieux socioculturels défavorisés.
Allégements fiscaux. Selon les chiffres fournis par le ministère, 540 000 collégiens sur les 3 250 000 que compte le pays, vont bénéficier de cet «accompagnement éducatif» en fin de journée. Une circulaire signée par Xavier Darcos, et publiée hier au Bulletin officiel, stipule que «le dispositif a vocation à s’étendre à l’ensemble des collèges à la rentrée 2008 et, par la suite, à l’ensemble des écoles et des lycées». Ce qui nécessite de gros moyens financiers. Or, le débat sur les orientations budgétaires lundi à l’Assemblée a mis en exergue une dépense publique sous tension. Chaque ministère est tenu de se montrer économe. En raison notamment des 13,7 milliards d’allégements fiscaux votés par l’UMP pour les plus aisés ( Libération du 14-15 juillet).
Pour l’immédiat, c’est-à-dire la rentrée 2007, Xavier Darcos a assuré qu’il disposait de moyens suffisants. «Actuellement, les dotations qui sont prévues pour le ministère en termes d’heures supplémentaires [pour les enseignants, ndlr] devraient nous permettre sans aucune difficulté de mettre en place le dispositif .» D’une durée de deux heures, l’encadrement éducatif sera organisé quatre jours par semaine après la classe. Il sera ouvert à tous les élèves sur la base du volontariat et proposera diverses activités : aide aux devoirs et aux leçons, pratiques sportives, artistiques et culturelles. Etant entendu que l’aide aux devoirs sera plutôt assurée par les enseignants volontaires «qui percevront une rémunération sous forme d’heures supplémentaires», précise la circulaire ministérielle.
Cours particuliers. Ce dispositif d’ «école après l’école», selon les termes de Xavier Darcos, est censé contribuer à l’égalité des chances entre tous les élèves . «L’un des critères de réussite scolaire est d’avoir à côté de l’école un accompagnement», a pointé le ministre. Allusion aux enfants qui ne bénéficient pas d’une assistance familiale pour les devoirs, ou de cours particuliers en cas de difficultés. L’encadrement sera «plus particulièrement» axé sur des études dirigées pour les élèves de sixième, étape clé du parcours scolaire au collège. L’aide portera notamment sur la méthodologie, l’approfondissement de certaines disciplines, la lecture.
Les activités sportives, culturelles, artistiques, pourront être organisées en partenariat avec les associations et les municipalités. «Nous ne partons pas de zéro. Il existe déjà beaucoup de choses dans les collèges d’éducation prioritaire»,«Les élus demandent la signature de conventions d’objectifs et de moyens pluriannuelles». La réussite du dispositif dépend des budgets alloués. Vérification à la rentrée 2007.  observait, hier, Maïté Sanchez-Schmid, adjointe au maire UMP de Perpignan, chargée des affaires scolaires, et invitée à la réunion qui s’est tenue au ministère.

 

30 octobre 2007

En mouvement

Cet aprèm, direction le musée d'Orsay (ahhh, que je l'aime, celui-là !) pour y retrouver quelques élèves de seconde de façon informelle. L'Ipod sur les oreilles, cheveux au vent (enfin, dans les courants d'air du métro), sans me soucier du travail à venir pour les susdits élèves, je m'en irai.

Ensuite, je retrouverai une copine qui dormira à la maison.

Le ciel s'annonce clément et ensoleillé, comme j'aime. Il fera frais mais beau.

canap__oural

Demain matin, nouvelle livraison de meubles, puisque nous changeons pas mal de choses en ce moment. Les cartons pour le salon s'entassent dans l'entrée. Le brocanteur viendra vendredi nous libérer la pièce de S.. Un autre rendez-vous sera pris pour ceux du salon. La canapé-d'angle-qui-tue-sa-race arrivera fin novembre seulement.

C'est bon, le changement.

29 octobre 2007

Nourritures terrestres

C'est quand même fou, ça : il a fallu que j'attende d'avoir 32 ans pour me persuader que j'étais capable d'être une vraie cuisinière en chef pour six personnes. Le déjeuner d'hier a été, sans prétention, une réussite. La table était jolie (no pictures, sorry), colorée et raffinée.
Il y a beaucoup de "restes" que nous allons déguster aujourd'hui.

verres_luminarccoupes_luminarc_2


En nettoyant mes verres (ils sont beaux, hein ?) et quelques petites choses, je me suis dit que j'aimais vraiment beaucoup un ancien plat émaillé qui doit dater de ma grand-mère, voire de mon arrière-grand-mère. Aucun revêtement anti-adhésif, des "oreilles" qui ont vécu, et une couleur coquille d'oeuf ne devraient guère être convaincants, mais j'adore ce petit plat presque infonctionnel.

Tout ce qui est inutile et superflu m'est nécessaire.

27 octobre 2007

Y'a bon

brownie_ewplosion


Demain, pour la première fois, nous recevons quatre personnes pour déjeuner (ma mère, les parents de S. et sa grand-mère). J'ai prévu au menu :

  • soufflés de chorizo et aubergines accompagnés de mesclun
  • parmentier de courgettes au boeuf épicé (le nom de ce plat n'est pas terrible, mais comme disent certains, c'est une tuerie)
  • plateau de fromages
  • un "brownie explosion" (cheesecake spécial avec des morceaux de brownie)

Il faut donc que je prépare tout cela aujourd'hui, avec un méga rangement et hyper nettoyage de l'appart.

Paraît que je suis en vacances. Pas encore pu le constater.

25 novembre 2007

Rappelle-toi, Barbara

barbara_jpg

Je fais partie de cette "génération en culottes courtes" (dixit Le Monde) qui a vu Barbara à son dernier concert, en 1993, au Châtelet. Pour moi, ce serait l'unique. A un mois d'intervalle, je voyais aussi Juliette Gréco à l'Olympia pour la première fois.
Trop d'émotions d'un coup. Je les écoutais depuis mes 13-14 ans; j'en avais 18; mon père venait de mourir.
Je n'ai pas attendu que Barbara meure pour l'admirer, m'abreuver de ses textes, vibrer avec sa voix. Le jour de  sa mort, j'étais étudiante de Fac dans une chambre de bonne, et j'ai entendu la nouvelle dans un demi-sommeil, au radio-réveil. Cela a été un choc, comme si quelqu'un de proche décédait. Et, en effet, c'était quelqu'un de proche, à sa façon.

Je ne suis pas allée à l'hôpital américain pour lui rendre hommage : j'ai estimé que le meilleur moyen de le faire était d'écouter encore et encore ses chansons, et de les faire tourner autour de moi.

Cela fait dix ans qu'elle est partie, la dame en noir. Gréco est toujours là, fragile et splendide. Aimons les gens tant qu'ils sont vivants, et honorons-les une fois morts.

Mais le jour où Gréco laissera le monde de la chanson orphelin, je pense que je pleurerai, comme j'avais versé des larmes sur Barbara et le manque qu'elle allait laisser...

23 octobre 2007

Prends soin de toi

coiffeur_2


Après une journée en demi-teinte (me suis trouvée moyenne sur les cours, la fatigue se fait sentir, ma mère me harcèle de messages, j'ai plein d'idées de nouvelle déco en tête), je vais aller chez le coiffeur. Cela fait six mois que je les laisse repousser, sans grande conviction (je le fais pour ma moitié). Ils poussent vite, mais de façon brouillonne.
En gros, j'ai l'air de sortir de la fin des années 70 version new age, ou du début des 80's (ce qui n'est guère mieux). Je vais donc demander à ma talentueuse coiffeuse de faire un miracle avec une coupe de transition.
Je sens les remarques des élèves demain, pleines de lapalissades : "Madame, vous êtes allée chez le coiffeur ?"


bananarama

Nan, j'ai mangé un aliment bio et voilà le résultat.

23 novembre 2007

Y a-t-il un journaliste quelque part ?

Voici un article de Libé qui m'a beaucoup plu et qui ne fait que renforcer ma grande inquiétude vis-à-vis des média français...

Télé. Les 13 heures et 20 heures sont sur le pied de guerre contre le mouvement social.

RAPHAËL GARRIGOS et ISABELLE ROBERTS

QUOTIDIEN : samedi 17 novembre 2007

A chaque grève son héros. En 1968, ce fut Daniel Cohn-Bendit. En novembre 2007, c’est dit, ce sera Jean-Pierre Pernaut, présentateur du 13 heures de TF1 et farouche défenseur de la veuve et de l’usager torturés par les grévistes privilégiés. Depuis lundi, Pernaut bout. Il grommelle, fait des mines et lève les sourcils. Certes, il est comme ça, Pernaut, mais tous les JT sont de la partie, accumulant les poncifs, balayant la pédagogie, relayant sans barguigner la parole gouvernementale. Au point que, chez les grévistes, on se met à virer des AG télés et journalistes. Récit d’une semaine de JT de grève.

 

 

 

 

 

 

 

pernaut_livre

 

La galère

 

Je suis… Je suis… Top : je suis un bâtiment de guerre, long et étroit, à un ou plusieurs rangs de rames en usage dans l’Antiquité… Je suis ? La galère, bien sûr. Les JT n’ont que ce mot-là à la bouche, entendu des dizaines de fois. Lundi, au sommaire du 20 heures de France 2, «galères en prévision». Quelques instants plus tard, c’est «une journée galère» qui se dessine. L’image est la même mardi sur TF1 à 13 heures : «Pour demain, prophétise Pernaut, on nous annonce du mauvais temps partout avec de la neige, du froid, de la pluie et du vent, un jour de galère donc pour des millions d’usagers des transports en commun». Tandis que son collègue PPDA débite de la «galère en perspective». Pas raté : dans la nuit de mardi, «la galère a commencé» sur i-Télé. Chez les voyageurs, très étonnamment, c’est la galère, ainsi que la perspicace Audrey Pulvar de France 3 le remarque : «Quelle galère !» On relèvera cette fine analyse par un anonyme jeudi de la situation des transports : «Entre le métro où c’est regalère et le train où c’est galère-galère».

 

L’usager

 

Et qui rame dans la galère ? Point de «voyageurs» ou de «passagers», mais, systématiquement, des «usagers», masse grondante et floue. A la télé, ils sont rois, victimes «résignées» (selon PPDA) de la grève «dure, dure surtout pour les usagers», clame David Pujadas, en ouverture du 20 heures de France 2 mardi. Et on le défend, l’usager. Ainsi Jean-Pierre Pernaut fulminant jeudi : «Troisième jour de galère pour les usagers qui, eux, n’ont pas le choix et doivent travailler jusqu’à 65 ans, et tous les matins.» Car, souligne-t-il mardi à l’appui de sa ligne éditoriale, «plusieurs sondages viennent confirmer l’hostilité des Français à cette nouvelle grève».

 

Alors on tend sans cesse le micro à l’usager afin qu’il puisse, sans crainte ni honte, s’exprimer. Plaintif : «Y en a marre, on nous prend en otage, qu’ils aillent prendre l’Elysée en otage !» (France 2, mardi à 20 heures). Revendicatif : «Faut que la France se rende compte qu’il y a des réformes qui doivent être faites» (même JT, même chaîne). Menaçant : «On va aller voir les grévistes, on va leur taper dessus» (TF1, mercredi à 20 heures). Parfois, l’usager s’organise : ainsi l’Association des usagers des gares a-t-elle eu droit à trois reportages en deux jours sur TF1 ! Emporté par son enthousiasme, PPDA annonce que l’association vient de se créer «face à cette nouvelle grève». Et qu’importe si, dans le reportage, on apprend qu’elle existe depuis 17 ans… Quand il est étudiant, l’usager devient un «antiblocage», en opposition aux «bloqueurs». Là aussi, il s’organise contre les grévistes, désignés par Jean-Pierre Pernaut sous le patibulaire vocable d’«individus» (qui ont bien mérité une volée de CRS à matraque). Chez l’antibloqueur, en revanche, «les points de vue sont nuancés» (Pernaut, toujours). Et «les étudiants distribuent des tracts, qu’on soit de gauche ou de droite». Pas grave si l’un d’eux, interrogé par la suite, est encarté à l’UNI, le très droitiste syndicat étudiant.

 

La débrouille

 

Surtout, l’usager est débrouillard. A chaque édition de chaque JT, une nuée de sujets sur «mon usager, mon plan B» ou, variante, «la famille Usager s’organise». Dimanche soir sur France 2, on filme une femme qui achète des mandarines sur un marché. Commentaire du journaliste : «Le plein de vitamines avant une semaine qui s’annonce très sportive.» Lundi et mardi, les JT alternent les reportages entre vélo, fidèle compagnon de l’usager, et covoiturage. Mercredi soir, dans un même élan, tous nos courageux usagers dorment dans les endroits les plus hétéroclites : les salariés d’un hôtel à l’hôtel («largesse d’un patron compréhensif» pour TF1 et «l’hôtelier sympa Bruno qui accorde une faveur à son personnel» sur France 2), des infirmières à l’hôpital, et, trouvaille de la Deux, des employés d’une agence d’événementiel… dans une yourte sur le toit du bureau. Ils en sont tellement contents chez France 2, de leur yourte, qu’ils y sont revenus jeudi !

 

Quelle grève ?

 

Au fait, c’est quoi, cette grève ? Qui ne s’est informé que devant les JT de la semaine n’en a aucune idée. Les journaux s’entament tous par un sujet sur le trafic, poursuivent avec nos usagers usés, quelques réactions gouvernementales ou syndicales de pure forme, mais d’explication du mouvement, point. Ou si peu. Ou si mal. Outil favori : la comparaison. Lundi soir, France 2 aligne un chauffeur de la RATP face à une conductrice d’une société privée à Rennes. Laquelle juge que «les conditions de la RATP en conduite et en stress sont pires que les nôtres». Sauf que Pujadas a d’emblée planté le décor : les deux «font le même travail». Le même soir, PPDA fait son pervers. «Revenons sur les revendications des grévistes», susurre-t-il avant de balancer un sujet en forme de foutage de gueule qui compare les cheminots d’aujourd’hui avec ceux du début du siècle dernier, à grands renforts d’images en noir et blanc de charbon qu’on enfourne dans la bête humaine ! Le lendemain, c’est un conducteur de la RATP que suit TF1. Son salaire ? 2 300 euros. La Une le donne en brut, ça fait plus.

 

Porte-parole

 

«La mobilisation syndicale se heurte à la volonté très claire du gouvernement de créer un système plus équitable de retraites, c’était dans le programme de Nicolas Sarkozy, il a été élu en partie pour ça.» Non, ce n’est pas du François Fillon, ni même du Xavier Bertrand, mais du Jean-Pierre Pernaut, ministre du 13 heures de TF1. Ça suinte de tous les sujets, de la hiérarchisation des JT, des mots choisis : la télé roule contre la grève. «La France peut-elle être réformée ?» se désespère Laurent Delahousse dimanche sur France 2. Quant à l’ineffable Jean-Marc Sylvestre, mercredi à 13 heures sur TF1, il sait : «Les syndicats ont compris que l’opinion publique ne les suivrait pas dans leur opposition systématique à une réforme in-con-tour-nable.» Et celle-là : «Notre obsession, c’est que les usagers soient le moins pénalisés par cette grève.» Non, cette fois, ce n’est pas un aveu de PPDA, de Pujadas, ni même de Pernaut, c’est du Fillon. Depuis une semaine, des millions de téléspectateurs – cinq millions pour Pujadas, sept millions pour Pernaut, près de dix millions pour PPDA – entendent les JT et le gouvernement leur parler le même langage en stéréo.

20 octobre 2007

Bio

recyclage_dessin


Je trie mes déchets, j'ai un filtre à eau pour la douche, une chasse d'eau à deux temps, je coupe l'eau quand je me brosse les dents et je lave ma voiture au minimum, dans des centres écologiques. Et maintenant, on m'annonce qu'il va falloir que je regarde de nouvelles étiquettes dans mon supermarché pour faire les "bons choix".
Ce qui me dérange dans tout cela, c'est que les grands dirigeants de la planète ne savent pas prendre de décisions écologiques ni se mettre d'accord car il y a trop d'intérêts financiers en jeu.
Alors on demande au dernier maillon, moi, nous, les petits, de faire un effort. De faire ce que les "grands" ne font pas.
Je trouve qu'on ne s'adresse pas au bon maillon de la chaîne, et c'est assez culotté.

10 novembre 2007

Va donc chez Speedy Virgi'

Après un vendredi nauséeux , une visite post-opératoire à l'hôpital, une nuit balafrée de quatre heures de sommeil et de grelottements , deux triptans, des courses à faire pour un pot au bureau de S., une tarte pour ce même pot (je suis la reine des tartes, je crois, dans tous les sens du terme), un retrait colis au relais des 3suisses qui faisait dix kilos et un coucou au magasin de ma mère, je vais peut-être pouvoir attaquer un nouveau paquet de copies.
J'ai toujours mal à la tête (hello, Ed !) et froid.
Hier, j'ai quand même réussi à commencer à dactylographier mon cours sur la poésie. Toujours mieux que rien.
Demain, on va essayer de sortir une bibliothèque en merisier de 2.30m de haut et de la descendre par les escaliers...
Je me repose quand, déjà (hello, CédricG !) ?

5 octobre 2007

Arrêt sur image

S. va un peu mieux, mais on ignore toujours l'origine de cette arthrite infectieuse. Le pire, c'est que l'on pourrait rester dans le flou et l'inconnu, et rentrer à la maison sans savoir. Ce qui signifie qu'il y aurait un risque que ça recommence à tout moment.
Bref, pour l'instant, plus de drain, encore une petite ponction à venir, et S. se tient debout et réussit à avancer avec une béquille.
S. se trouve à l'étage où mon père a fini sa vie, il y a presque quatorze ans de cela. Je suppose que ma fatigue nerveuse est sans doute liée aussi à ces flashes back. Avant hier soir, S. m'a "renvoyée" manu militari au bout de deux heures, car j'avais un délit de sale gueule. Paraitraît que j'ai l'air crevé.
Aujourd'hui, je ne bosse pas au lycée, mais je dois mener de front pas mal de choses pour 24 heures ridicules : acheter des bambous pour ma mère et récupérer un colis pour elle, acheter deux perceuses chez Karouf, me reprendre des capsules Nespresso (ben voui, je ne l'ai toujours pas fait), préparer des légumes farcis avant que la farce ne tourne (initialement, le repas était prévu pour S., qui adore ça), et, évidemment, corriger les copies qui ont trainé toute la semaine, puis préparer mes cours.

tv_samsung

Ah, au fait, hier, j'ai fait une folie : j'ai acheté un écran plat en super promo, en me disant que quand S. sera en congé maladie, ça sera mieux que notre écran tout petit. C'est un Samsung de 66cm. J'ai décidé qu'on avait assez d'emm...... en ce moment, et que l'on pouvait bien s'offrir un cadeau. Notez au passage que j'ai choisi de payer la télé avec l'argent que la Reine m'a laissé après sa mort : elle me fait du bien, comme elle le faisait de son vivant.

31 octobre 2007

Quatorze

tombe_fleurie


Comme tous les ans, une semaine exactement après mon anniversaire, cette date qui revient, cet appel au temps qui passe : Papa est mort.
C'était il y a quatorze ans.
C'était hier.
Mais j'avance. Je ne reste plus cloîtrée entre quatre murs à me morfondre, à m'interdire de vivre ce jour-là. Réaction idiotement humaine, hélas.
Pas besoin d'une date pour penser à nos morts. Jour "anniversaire" (quelle expression !), Toussaint, Halloween... Une citrouille pour se faire peur, une plante sur une tombe pour avoir la conscience tranquille : tout cela me semble inutile et dérisoire.
Prenons soin de ceux que l'on aime tant qu'ils sont vivants. C'est déjà une tâche de poids. Et c'est bien plus satisfaisant que de saluer des cendres au vent ou du marbre.

31 octobre 2007

Playing list du moment

mika

En ce moment, passe en boucle Mika (un import des States, avec deux morceaux supplémentaires). C'est un délicieux mélange entre Queen, Abba, Paul Mc Cartney et Robbie Williams, je trouve. Un petit génie de la musique et du rythme. Il a aussi un phrasé cadencé. Et une voix à la Freddie Mercury. Etonnante.

Rose

Et puis il y a Rose, aussi. Elle est délicate, faussement naïve. Elle me fait penser à Carla Bruni, en plus incisive. La musique est assez épurée mais les mélodies restent en tête facilement.

vanessa_paradis_album

Sinon, j'aime beaucoup deux nouveaux singles de Vanessa Paradis, écrits par M. Lui aussi, c'est un génie.

6 juillet 2007

Pacs me

Divorce_Posters


Extrait d'un article de Libé sur les derniers chiffres de l'INSEE :

"Pacs, Mariages, etc. En 2005, 283 200 mariages ont été célébrés. C’est une hausse de 4 600 par rapport à l’année précédente. Mais les unions de célibataires ont moins progressé que les remariages. Les divorces sont en forte augmentation. En 2005, année de la mise en place de la procédure par consentement mutuel, 155 300 divorces ont été prononcés. Le risque de divorce est (statistiquement) plus élevé entre la troisième et la sixième année de mariage. Quant au pacs, il a toujours plus de succès. En 2005, 60 500 ont été signés (soit 50 % de plus qu’en 2004). Depuis sa création en 1999, 12 % de ces nouveaux contrats ont été dissous."

Si ne m'abuse, le pourcentage de dissolutions de Pacs est nettement inférieur au taux de divorces.

26 juin 2007

Elevator woman

Pourquoi j'ai encore envie de dormir, et comment je suis devenue un cas unique à Roissy.

Hier soir, je devais aller chercher S. à l'aéroport de Roissy. J'arrive cinq minutes avant l'atterrissage de son avion, en me disant que l'on ne traînera pas trop, juste le temps de récupérer ses bagages.
Je gare la voiture au premier sous-sol, grimpe dans un ascenseur pour aller au niveau 1, et... Paf ! L'ascenseur se bloque. Pas violemment, sans secousse, mais je reste là, coincée apparemment au niveau 1.

lift_sign_2

Sans paniquer, je sonne sur la cloche pour prévenir quelqu'un du service technique. Je m'y essaye trois fois, car, ce qui n'était pas indiqué sur le manuel du lift survivor, c'est que ça fonctionnait comme un talkie-walkie. Bref. Un type me dit succinctement : "Ne vous inquiétez pas, j'envoie quelqu'un".

Je préviens S., car je capte très bien dans l'ascenseur, ce qui est étonnant. J'estime être prête à l'accueillir sous dix minutes, maxi.
Seul problème : au bout de 20 minutes, toujours rien. Je rappelle le technicien, qui raccroche après m'avoir dit : "Les pompiers sont là; restez au fond de l'ascenseur".
Je commence à m'agacer. Au bout de 40 minutes et plusieurs essais pour "communiquer", on me rappelle enfin et je demande sur un ton plutôt désagréable quand l'on compte me sortir de cette boîte, car je suis oppressée, quand même :

_ Nous avons un petit souci, madame.
_ Non, c'est vrai ? Je n'avais pas remarqué !
_ ...
_ J'ai travaillé à la tour Eiffel, ça ne m'est jamais arrivé !
_ Je sais, madame (il ne sait rien, en fait).
_ On ne peut pas ouvrir cette porte pour me faire sortir ?
_ Ça fait trente ans que je travaille ici, et je n'ai jamais vu ça...

Au bout de 55 minutes, trois techniciens et un pompier parviennent enfin à ouvrir cette satanée porte avec la clef de secours. J'ai les joues en feu. Je suis assez énervée. Non pas parce que je suis restée bloquée, mais parce que j'estime qu'ils ne sont pas correctement occupé de moi.
Je saute d'environ 70cm par rapport au sol, sans que personne ne se propose de m'aider, et je respire enfin à l'air libre.

_ Ah, presque une heure là-dedans ! Je commençais à sâturer...

Ils ne disent rien. Pas un mot.

_ Au fait, messieurs, je vais bien, je vous remercie, lançai-je ne me retournant vers eux, tout penauds.

Je n'ai pas droit à un verre d'eau, à peine un mot d'excuse ("Ce n'est jamais arrivé").

_ Vous avez eu de la chance que je n'aie pas fait une crise de panique, car personne ne s'en est inquiété pendant une heure ! J'aurais pu ramper au sol, c'était pareil ! Je vous donne un conseil : si cela se reproduit, travaillez sur la communication, parce que ça pêche vraiment sur ce point ! Et en plus, je vais payer pour une heure de parking alors que je devais rester un quart d'heure...

panic_button1

Ils m'ont proposé d'aller chercher un coupon pour le parking, mais comme il était 23h30 et que j'en avais plus qu'assez, j'ai dit que je ferai un beau courrier aux aéroports de Paris. Et je le ferai.

Couchée à minuit et demi, avec encore une respiration haletante (sans avoir paniqué, c'est ça le pire !), j'ai donc une véritable raison d'avoir failli m'endormir aujourd'hui en surveillance de Brevet, je trouve.

18 septembre 2007

Jackpot, mon pote

loto


Ce matin, en mettant la tête dans mon casier, j'ai découvert que j'avais un nouvel emploi du temps, sans rien avoir demandé. C'est presque comme gagner au loto sans jouer, quoi.
Première réaction : "Waouh, j'ai mon lundi de libre ! Et je garde mon vendredi aussi ! Oh..."
Deuxième effet Kiss cool : "Oh... J'ai sept heures de cours le mercredi ! Et  trois heures d'affilée avec les BTS... Ils termineront une heure plus tard... Ouille."
Ces derniers ont fait des bonds, paraît-il, en apprenant cette bonne nouvelle. Je suis donc allée discuter avec l'adjoint pour savoir les raisons du pourquoi du comment de la chose. Tenez-vous bien : la collègue que je remplace a demandé ces changements, alors que pour l'instant... elle n'enseigne pas. C'est absurde, mais c'est ainsi.
J'ai proposé que l'on fasse une sorte de période d'essai avec ce nouvel emploi du temps, jusqu'à la Toussaint, puis nous aviserons.
En tous les cas, il ne faudra RIEN me demander le mercredi soir, cela est certain. Je serai lessivée. Mais faut bien réussir à les caser quelque part, ces heures de cours, sur trois petits jours.


emploi_du_temps

16 octobre 2007

Speedy Gonzales

horloge_dali

J'ai 80 copies en attente depuis plus d'une semaine. La fatigue s'accumule, je n'avance pas. Je voudrais des journées de 36 heures au moins. Ma liste des choses à faire s'allonge sans cesse.
Là, je dors à moitié devant l'écran. Une micro sieste à venir, peut-être, avant les corrections qui tardent.
S. a repris le travail de façon inconsciente aujourd'hui, avec une béquille en guise de meilleure amie.
Ce soir, pour me faire plaisir, foie gras avec un verre de vin blanc. Et toc.

vin_blanc

14 octobre 2007

Reprise

Xpert_L

Voilà, j'ai fait mon premier concours. Le score n'est pas ce qui compte le plus, aujourd'hui. Enfin, à mes yeux.
J'ai fait une série en tournant autour du jaune, en entrant mes flèches dans la zone du 7. Je ne comprenais pas pourquoi, alors que je pensais lâcher quand mon viseur était dans le jaune.
En deuxième série, j'ai compris ce qui n'allait pas : mon système de visée devait intervenir à la fin de ma séquence de tir, et non au début. J'ai donc amélioré les volées, mais le manque d'endurance a fini par se faire sentir. Après un an et demi sans compétition, il ne fallait pas s'attendre à mieux.

 

Je suis satisfaite malgré tout, car j'ai retrouvé des sensations et que j'ai su analyser mon tir sans me prendre la tête.

 

Mais je parle peut-être javanais pour beaucoup d'entre vous...

12 octobre 2007

A toute vitesse

semainier

Résumons-nous :

LUNDI : Une heure de cours pas très sympathique avec les BTS le matin, puis je suis allée chercher S. à l'hôpital. Les papiers n'étaient pas prêts, on a attendu plus d'une heure par rapport à l'horaire prévu. Ensuite, pharmacie. Rempotage de fleurs, mais il manquait du terreau. J'ai filé en acheter. Mais chez Karouf, il n'y en avait plus, alors j'ai dû courir ailleurs. Puis cours particulier à 18h, avec passage à la Poste avant. Une amie dormait chez nous le soir. Mais la pompe pour le matelas n'avait pas été rechargée la dernière fois. Il n'y avait que deux alternatives à 22h30 : soit je descendais à la cave pour essayer de retrouver une pompe à main, soit A. dormait sur le canapé, qui n'est pas convertible. On a opté pour les deux : j'ai remonté la pompe de la cave, mais celle-ci n'allait pas avec l'embouchure du matelas. Du coup, shame on us, notre invitée a dormi pliée en deux sur le canapé.

MARDI : journée de cours assez longue. Ensuite, il a fallu enchaîner en rentrant sur la correction des copies des BTS. Je voulais leur rendre leur première synthèse le lendemain. Il m'en restait 16 sur 35. J'ai mis quatre heures à les faire. Effroyable lenteur, due aux nombreuses remarques que je leur ai faites, ainsi qu'à une jolie fiche multi-critères remplie par mes soins pour chacun d'entre eux. J'ai terminé à 20h30 mes corrections, épuisée.

MERCREDI : ma journée de cours la plus longue. J'ai récupéré ma clef USB (zut, je n'ai pas encore fait de post là-dessus !) avec le logiciel de notes, que j'ai rempli le soir-même pour les rendre jeudi. Heureusement qu'il s'agissait du même logiciel qu'au collège de l'an dernier, sinon j'aurais galéré comme pas mal de collègues, je crois. Cuisine pour le dîner.

JEUDI  : trois petites heures de cours, mais j'ai eu encore plus de mal que les jours précédents à me lever. J'ai emmené S. à son bureau car certains papiers importants y étaient restés. J'en ai profité pour faire des courses d'appoint au Multiprix d'à côté. Passage éclair à la Poste. Visite chez la grand-mère de S. pour l'aider concernant ses impôts. Retour à la maison, pour repartir à l'entraînement de tir. J'ai dîné vers 22h.

reveil_superman

VENDREDI : je me suis réveillée à 6h30 alors que tous les matins je n'y parviens pas. Je me suis forcée à redormir un peu. J'ai pris le temps de m'occuper de moi, car je dois descendre plein de poubelles, emmener S. chez le médecin pour qu'il lui retire ses fils, puis je repartirai au lycée (alors que je n'ai pas cours le vendredi) pour une réunion avec les parents de seconde devant lesquels je vais parler cinq minutes. Comme j'ai deux classes, je vais donc faire 60km pour 10 mn d'intervention. Je meurs d'envie d'y aller.

SAMEDI : repas d'anniversaire dans un restau libanais en prévision, avec ciné après.

DIMANCHE : premier concours de la saison.

Je suis aussi censée aller à la Keufna, préparer plein de choses pour le bénévolat, faire du rangement, etc. Et je bosse mes cours et corrige mes copies QUAND, dans tout ça ?

homer_running

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