Voilà, nous y sommes. Ou plutôt : voilà, j'y suis.
Demain, à cette heure-ci, je serai devant mes copies aux entêtes remplies, attendant le sujet fatal de didactique. Je respirerai aussi profondément que possible, et tenterai de garder mes esprits. Et puis tout commencera... Quatorze heures de composition en deux jours. Pas de complainte, juste un constat sur ce concours que j'ai choisi de repasser en tout état de cause.
Je me sens à la fois fébrile et forte, vaillante et au bord du gouffre. Evidemment pas assez prête, et pourtant certainement plus que d'autres candidats.
Je vais organiser mes affaires, mes papiers, mes vêtements; vérifier les horaires de trains plusieurs fois (j'ai acheté les billets : 26€, ça fait mal); organiser mon frichti pour survivre sans être lourde; en bref, je vais être toquée pendant deux jours.
Ce matin, au programme, dernières révisions pour la didactique. Et je vais tenter de ne pas travailler cet après-midi...
Comme j'ai écrit ce défi jeudi, j'en programme sa diffusion pour samedi matin... Le thème portait sur une bougie qui fond... Voici mon texte. Son titre : "L'ultime voeu".
J’allais avoir dix-huit
ans. Le bel âge, celui que l’on envie peut-être en vieillissant. Je n’ai
pourtant jamais trouvé, à l’instar de Paul Nizan, que la jeunesse était un
cadeau.
J’allais avoir dix-huit
ans, et aucune envie de les fêter. Ma mère y tenait, parce que mon père ne
voulait pas me les gâcher. Il y aurait vu le signe que sa maladie m’empêchait
d’être heureuse, ou quelque chose de cet ordre-là.
Mes parents –mais seule
ma mère me l’a dit en leurs deux noms- allaient donc m’offrir une fête. Un
repas. Je pouvais inviter qui je voulais. Comme elle travaillait en journée
dans un commerce des Champs-Elysées, et en soirée dans un restaurant, tout se
passerait en ce lieu : je ne voulais pas faire dépenser trop d’argent pour
cet anniversaire au goût déjà amer.
Nous étions une
vingtaine, je crois. Si je regarde les photos, la première pensée qui me vienne
à l’esprit, c’est que presque plus aucun d’entre eux n’est près de moi. Tous ont
disparu, pour une raison ou pour une autre. C’était pourtant ma sphère amicale,
mon roc, les gens qui m’empêchaient de sombrer cette année-là dans la
déprime ; ceux qui m’avaient soutenue pour passer le Bac, et
m’encourageaient encore pour la Prépa. Pas un seul n’a disparu du socle de ma mémoire.
Je pourrais encore pleurer d’en avoir perdu certains.
J’allais avoir dix-huit
ans. Je souris sur les photos, pour faire bonne figure. Je me trouve pâle, et
un peu fermée. Il paraît que j’étais jolie.
J’allais avoir dix-huit
ans, un âge que l’on fête. Mon père était à quelques rues de là, dans une
chambre d’hôpital.
Une photographie me
rappelle qu’il y a eu un gâteau. J’en ignore la saveur. Je serais bien
incapable de dire aujourd’hui à quoi il était. Mais ma mère, en l’apportant à
bout de bras, retenait ses larmes. Elle aussi, elle aurait voulu qu’il fût
porté à quatre mains. Cette image-là, je l’ai gravée.
J’ai vécu ce moment
comme au ralenti. Tous les visages tournés vers moi, sachant tous ce qui
rendait mon regard triste –pour ceux qui savaient voir.
On m’a demandé de faire
un vœu, avant de souffler mes bougies.
J’y ai crû.
J’ai fait un vœu. Et
j’ai soufflé, comme s’il y allait de ma vie.
Une semaine plus tard,
jour pour jour, mon père mourait.
Je n’ai plus jamais
voulu de bougies sur mes rares gâteaux d’anniversaire.
J'ai l'esprit un peu embrouillé, aujourd'hui. J'ai encore cauchemardé cette nuit. Je crains que ce énième décès ne m'atteigne plus que je ne le crois. Non pas que je ressente un amour soudain pour ma grand-mère, loin s'en faut, mais l'on sait bien que toute mort rappelle d'autres événements, renvoie à des angoisses existentielles, personnelles. Par ailleurs, notre culture étant ce qu'elle est, on ne peut envisager de ne rien ressentir pour des gens de sa famille. Comme si l'amour était génétique ! Je suis donc aussi dans une certaine forme de culpabilité : quand ma mère m'a demandé ce que je voulais choisir comme couronne et comme fleurs, j'ai été prise de court. Je n'y avais pas même songé... Je me demande si demain je parviendrai à "tenir mon rôle". En plus, il y aura au moins l'une de mes cousines, peut-être l'autre aussi, ainsi que des gens du village, scrutateurs, qui vivent un enterrement comme une fête, un événement qui les sort de leur routine. Avez-vous remarqué comme certaines personnes semblent se réjouir d'être vivantes face un cercueil ? Je ne porte aucun jugement, puisque je réagis aussi d'une façon tristement humaine. J'ai juste besoin d'évacuer ici des pensées qui me traversent, et dont j'essaye de me débarrasser avant demain...
Je me demande aussi bêtement sur ce que je vais porter. Hier soir, pendant le cours du Louvre, je me suis interrogée sur nos codes de couleur, selon les cultures et les pays : en Afrique de l'ouest et centrale, le blanc est la couleur du deuil, tout comme dans certains pays d'Asie. Je me disais qu'un enterrement pour lequel tout le monde porterait des habits clairs sonnerait tout autrement. Il y a des épisodes d'Ally Mc Beal dans lesquels la mort est traitée sous un angle très novateur : les cérémonies funèbres se déroulent sous des gospels joyeux, par exemple. Je crois que je commence à (vouloir ?) penser comme mon père... Il aimait cette idée d'un enterrement gai, où l'on entendrait des rires, où l'on mangerait un bon repas (ce que l'on faisait dans le village de ma grand-mère, il y a encore peu), où les gens ne seraient pas accablés... Tout cela n'est que de la théorie, certes, mais j'y songe de plus en plus et j'apprécie au moins cette idée. Surtout quand on sait que nous serons aux antipodes demain.
Départ vers 9h30, donc, pour ma province d'origine. Levée du corps vers 15h maximum, puis enterrement au bout du village, à quelques kilomètres de là. Retour à la maison tard le soir.
Ayè, je suis allée dans Lycéedésiré. Je n'y suis guère restée longtemps : le conseil d'enseignement n'a pas encore eu lieu... Il est prévu la semaine prochaine. Je dois contacter l'un des deux coordonnateurs (c'est une grosse équipe en lettres) par téléphone pour en savoir plus (je déteste ce genre de démarches...). L'adjointe m'a reçue, mais n'avait pas grand-chose à me dire, finalement. Ah si, le même écho que le prof le jour des portes ouvertes : il y a une bonne ambiance entre collègues. Ben c'est sûr, ça va me changer. Sinon, j'ai toujours un bon a priori sur le lycée en lui-même : il est nickel. La salle des profs a l'air pas mal, mais je n'ai pas osé y rester plus d'une minute. Je sais, c'est idiot. Autre nouvelle : il y a cours le samedi... Beurk.
Et puis je me suis amusée à faire un petit calcul : en scooter, j'ai mis 7 mn depuis chez moi pour me rendre là-bas. Allez, je vais être large : si je prends la voiture, et que je n'ai pas tous les feux, ce sera 15 mn... Mouarf : j'en mettais 35 depuis des lustres.
En ressortant, j'ai pris quelques photos du nouveau lycée de moi.
Après m'être réveillée à 3h, 5h30, 6h30 puis 7h30, j'ai décidé de me lever pas trop tard puisque le programme du jour est le suivant :
ranger la cuisine, vider l'évier et le lave-vaisselle
changer les draps du lit
faire tourner une machine et un sèche-linge
aménager autrement la chambre pour un aspect plus pratique
corriger un deux paquets de copies de seconde
préparer mes cours et des contrôles
aller chercher un colis à la Poste
faire un repas pour quinze, ce qui me permettra d'emmener ma gamelle demain et vendredi au lycée
répondre à des mails éventuels
tenter de reconstituer le puzzle de ma vie (grand format, 15.000 pièces)
Du coup, je suis peu présente sur le blog, j'en ai conscience, mais je suis dans ma semaine pourrie et lourde au lycée, alors quand je rentre, ben je n'ai qu'une envie : me coucher vers 20h...
(Je viens de relire ma liste, et là, tout d'un coup, ça me stresse ce jour de repos...)
Edit de 20h : j'ai barré ce qui avait été fait, pour me dire que j'ai avancé...
J'avais l'intention de rendre service à mes STG en déplaçant un cours pour les arranger la semaine prochaine, mais j'ai décidé de ne pas le faire : aujourd'hui, AUCUN élève n'est venu assister à mon cours. Pourtant, à la sonnerie, j'ai bien vu Grégory Lemarchal et Coquille d'oeuf dans le hall en train de rire. Je suppose que nous aurons droit, l'administration et moi, à un discours du type : "Mais vous étiez absente lundi, alors on s'est dit que vous l'étiez encore jeudi !" Le seul souci, c'est que sur le tableau des profs absents, je n'y suis plus. J'ai prévenu immédiatement l'adjoint et la PP. Je suis furax d'un tel manque de respect et d'une telle fourberie de la part d'élèves de première. Je devrais être habituée, mais non : je reste naïve et pleine d'idéaux.
C'est peut-être ce qui me permet -aussi- de continuer à enseigner.
J'ai retrouvé visage humain vers 15h seulement, je crois. La tête incrédule de mes collègues en salle des profs à 8h m'a indiqué ce que je craignais : je faisais peur à voir. J'ai hésité à poursuivre ma longue journée ou à rentrer après avoir fait cours aux 1ères. Je suis restée : je n'aurais fait que pleurer chez moi, et n'aurais même pas réussi à dormir. Si je suis honnête avec moi-même, je pense que je plonge depuis quelque temps dans une phase dépressive. Cela faisait longtemps.
J'ai mille questions en tête, et aucune réponse. Une immense fatigue, aussi. Pourtant, malgré un sommeil lourd -quoique agité- je ne retrouve pas pied. Et je ne veux pas aller chez le médecin pour l'admettre. Le comble, puisque j'affiche ici mon état. Mais c'est tellement plus simple derrière un écran... Il ne me reste qu'à attendre la délivrance -temporaire et illusoire- des vacances.
Puisque le Cap-Vert est encore et toujours en attente, j'ai quand même envie de vous parler du concert que j'ai vu hier soir : Asaf Avidan à l'Olympia.
Ce jeune homme mince et sec, coiffé à l'iroquoise, impose dès la première chanson le respect. Sa voix n'est pas trafiquée sur l'album. Et c'est bien sur ce point que je l'attendais.
J'imaginais, sans trop y penser, un artiste tourmenté et sombre, absorbé par ses interprétations. J'ai vu un artiste torturé, certes, mais génial et quasi joyeux. Il parlait pas mal entre les chansons, se payant le luxe de quelques délires et emballant le public, évidemment.
Outre ces menus détails, musicalement, Asaf Avidan est excellent. Bien entouré, il assure avec beaucoup d'énergie, allant parfois jusqu'au rock saturé. Mais je l'ai vraiment préféré dans les moments de grâce où sa voix n'est plus qu'un cri maîtrisé, qu'une douleur faite beauté.
Il transcende ses souffrances (amoureuses essentiellement) pour en faire des chansons. C'est exactement ce que je préfère dans l'art.
Si vous avez l'occasion de le voir sur scène, n'hésitez pas. Et sinon, il reste l'album...
La peur est passée : le soulagement est là, même si je reste sur mes gardes car je ne crois pas plus au père Noël qu'à un Président qui bouleverserait tout. L'économie est difficile, la moitié des électeurs était contre FHol (ou contre la gauche, ou contre ce que vous voulez), et seules les législatives donneront vraiment le ton.
Pourtant, cela faisait tellement longtemps que je n'y croyais plus, que je n'avais pas espéré... Là, je me mets à rêver à un retour aux valeurs démocratiques et républicaines, et à de grandes avancées sociales. Ce que je demande à ce nouveau Président est de respecter ses paroles qui parlaient justement de respect. La France a souffert, et si FHol ne fait pas attention, elle pourrait basculer vers des extrêmes parce qu'elle est méchamment divisée.
J'ai très envie de croire en ces promesses sur le handicap, l'éducation, les droits des homosexuels, la justice, la parité... Même si cela ne dure que quelques jours ou quelques semaines, c'est bon d'espérer à nouveau.
La honte est derrière moi.
Qu'elle y reste, je vous prie.
PS : Treiweiler était très classe, je trouve. Et son visage peut bouger : ça change.
Voilà, voilà : la valise est prête, avec son lot de vêtements, mais aussi de copies et de livres... Je ne sais trop quand j'aurai l'occasion de travailler, mais on ne sait jamais. Et si par miracle j'allais encore à l'oral cette année, il faudrait que je me mette à bosser de suite.
On perd encore une journée, d'ailleurs : les résultats sont annoncés pour le 22, actuellement. Vingt-quatre heures de plus à patienter...
Cette "pause" portugaise va me permettre de respirer quelque peu entre le lycée et l'agreg. Du moins, je l'espère.
Retour le 23 au soir, si tout va bien. D'ici-là, je vous souhaite le même soleil que celui prévu sur Lisbonne ! (Non, je ne vous nargue pas. Je n'oserais pas !)
Résumons-nous : je n'ai pas super bien bossé aujourd'hui. Soit. J'oscille entre deux tendances : 1) je ne sais rien, je ne suis pas au niveau, je n'ai pas pu travailler les textes comme je voulais cette année. 2) j'ai un fort esprit de synthèse, certains candidats vont rendre des daubes, j'ai mes chances. Alors je me pressurise sans cesse, quoi. Un vrai grain de raisin. Ce matin, je me suis "aérée" en allant à la Keufna en scooter pour trouver un cordon qui m'aurait permis de lire mon écran d'ordi sur la télé. Sauf que j'ai pris une entrée mâle et une femelle, et qu'il aurait fallu deux mâles. Non mais dans quelle société vit-on ? Que de dépravés ! J'ai donc fait l'aller-retour pour rien. Je résoudrai le problème Sony à mon retour, sauf si la marque me contacte suite au mail que je leur ai fait hier.
Ceci étant, j'ai des collègues qui me prennent le chouchou par mail depuis ce matin, en ignorant apparemment que ce n'est pas le moment. Je les ai reçues, poliment mais fermement. Sinon, Dolly est passée pour prendre un jeu de clefs : elle va gentiment s'occuper des chats en mon absence. Heureusement que mes coupines sont là pour contrebalancer les autres.
Bon, allez, je me motive pour retourner jouer au rat de bibliothèque. Tenez, l'une de mes citations favorites : "Plus l'offenseur m'est cher, plus je ressens l'injure." Elle est de Racine. Et je ne l'ai pas recopiée !
Il y a bien longtemps aussi que je ne vous ai fait partager les fautes d'orthographe rencontrées sur mon chemin, et comme je suis enfin parvenue (ou plutôt j'ai pris le temps de) à basculer les photos prises avec mon Iphone sur mon ordi, en voici deux spécial Noyel !
J'attends mes petites camarades pour un G4, alors je vous laisse pour ce soir !
Il y avait bien longtemps que je n'avais participé à un défi du samedi. Ce n'est pas mon meilleur texte, mais j'avais envie de rebondir sur le sujet lancé : "Et si votre amant(e) n'était que géométrie ?" Voici ma production, qui s'intitule "Théorie d'ensemble" :
Tout à l'heure, alors que je lisais un sujet de didactique avec sa copie, je me suis... endormie. Comme ça, d'un coup. Alors ça promet pour demain. Et puis ce sera la première fois que je rédige une copie de didactique. Une sorte de saut à l'élastique sans filet, car après, lorsque je rédigerai une seconde copie de ce type, ce sera au concours à proprement dit. Envie de réussir, et puis pas trop non plus, car si je brille demain, je me mettrai la pression fin janvier pour en faire autant. Et si je me plante, je serai fort inquiète -voire pessimiste- quant à mes chances de réussite. Dilemme.
Au fait, une copie "standard", c'est environ 15 pages. Vous me direz, en même temps, en sept heures de composition, c'est assez logique. Mais je n'ai jamais su faire long...
En plus, j'ai une fringale depuis 17h30, alors que j'ai correctement déjeuné ce midi. Mais une discussion avec un collègue proche d'un laïcisme extrêmiste m'a sans doute empêché de digérer correctement.
Je dormirai tôt ce soir, après un bon repas partagé avec moi-même...
J'aimerais évoquer ce qui me turlupine, sans savoir comment l'aborder. Mais après tout, beaucoup ont suivi mes périples alimentaires...
Il y a un moment que je ne vous ai pas parlé de mon régime. Et pour cause : je stagne depuis la rentrée. Je pense avoir perdu un petit kilo, et basta. Du coup, je culpabilise, et je perds la confiance que j'avais gagnée ces derniers mois. Car mon regard, qui avait à peine changé sur mon corps, replonge dans ses travers : je me vois à nouveau grosse. Je sais que c'est faux, cependant je ne parviens pas à "aménager" mon regard. Je m'observe, comme il y a un an, et je ne vois que ce qui cloche. D'autant qu'il me reste toujours six kilos à perdre. Et qu'il me reste de l'embonpoint.
Aurais-je dû avoir un suivi psy pour apprendre à gérer la transformation ? Est-ce un passage obligé que celui d'être dure avec soi-même, au point de quasi nier la perte de poids ?
Je serais curieuse d'avoir vos impressions et votre avis là-dessus, car je suis comme l'aiguille de ma balance : je stagne.
Voilà, c'est la dernière étape, le point final, la cerise sur le cupcake : à 10h, la plupart de mes élèves se connecteront sur le site des résultats du Bac, et connaitront leurs notes en français. Il faudra que je patiente et que j'attende le bon vouloir de ces chers petits pour connaître à mon tour leurs résultats. C'est étrange comme on les porte, supporte, comme ils nous apportent au cours d'une année scolaire. On pourrait presque croire que la note est le point culminant de celle-ci, mais elle n'est que le résultat plus ou moins juste du travail fourni. J'aimerais, égoïstement, que mon ardeur transparaisse dans leurs notes et qu'ils en soient contents. Mais je n'ai pas passé le Bac à leur place. Je ne suis qu'un artisan qui fabrique les outils avec ses apprentis... Il n'y a rien de péjoratif ou des restrictif dans ce terme d'artisan : je l'aime particulièrement, parce qu'il contient le mot "art" et cette notion même du faire, de la fabrication. Y a-t-il rien de plus noble ?
Ouhlala, je m'épanche un peu trop, je dérive presque comme en cours ! Il n'y a plus qu'à attendre...
Histoire de clôturer l'année scolaire, voici les perles récoltées dans des copies de première S d'un lycée chic. Les sujets portaient sur des utopies (Fénelon, Voltaire, Montesquieu) : rien que du très classique. Accrochez-vous, c'est parti !
* ils cherchent à nous dépaysager * divertir le lecteur et l'échapper de la réalité * les Lettres persananes/persanses * Erzeron invite au dépaysagement (sachant qu'Erzeron est un lieu et que l'élève l'a pris pour un nom de personnage) * ils ne s'arrêtent pas au simple fait d'abscence de cupidité et de besoins de richesses * l'auteur fait s'exprimer les personnes de l'utopie * un altruisme intense * il télétransporte le lecteur (j'ai mis en marge : Goldorak) * les descriptions donnent du baume au coeur * la sophisticité des peuples * l'insouscience et la ignorance * l'homme mauvaix * les civilastions lointaines * les auteurs animent nos fantaisies, réveillent nos rêves * ces textes nous évadent * Montesquieu hyperbolise * nous pouvons voir le monde dans les yeux de ces figures littéraires * ils parviennent à évader le lecteur de la réalité * un moyen échappatoire au lecteur * corpus composé de trois extraits dépaysagistes/dépaysager * Voltaire publia son célèbre conte philosophique, Voltaire, en 1759 * ce frisson qui réchauffe le coeur * soyez serin que je n'oublirais jamais vos conseils * une expériante à deux tranchants * vivre mieux que quelque part d'autre * plume mise au service d'un évadement * peuplé de peuples fictifs * une réflexion faisant réfléchir * il y verra des choses pour lui bien ou mal * ses réflexions doivent rester dans sa tête ? * la censure n'a pas toujours été, comme aujourd'hui, inexistante * ce pays se situe en Afrique, donc en Orient * chaque bémol du pays * les uses et coutumes * l'idée d'idylle que l'on se fait * ce passage est le seul vivant du texte * la description paysagique * le narrateur s'insert dans le texte (j'ai commenté par : "ouille !" mais je voulais mettre "ça fait mal ?") * il dépeint des paysages miroitants * il accapare la mer d'un sentiment humain * le cinq est le nombre de l'harmonie (c'est bien connu !) * nous nous interrogeons donc si cet extrait n'est pas en filigramme une critique * les fausses nécessités auquel leur bonheur dépant * comme l'affirme Fénelon dans le paratexte (oui oui, Fénelon a préparé les sujets de bac 2010) * les péripéties du quotidien ne percutent jamais les habitants * la Bétique est un monde surréaliste * le texte dénonce le lecteur de se fier à une image * la magestueusité
Vous remarquerez que certains candidats ont tenté de passer la brosse à reluire, que d'autres ont des inspirations douteuses, non loin de la secte, et que, finalement, outre l'orthographe bien meilleure, ces élèves-là, chics et propres sur eux, n'ont rien à envier aux perles de mes élèves à casquette...
A cause des grèves et de problèmes de transports en commun (des bus annulés, etc), Flûtine a raté son train, et tous les autres ont été annulés... Elle va faire du covoiturage avec des routiers sympa et particulièrement bien notés sur le site dédié à ce type de transport. Flûtine arrivera dès potron-minet demain matin... Je suis verte, et elle aussi. Une nuit de perdue, alors que nous étions tournées l'une vers l'autre et en attente...
Pour la première fois de ma vie, j'ai décidé de planter des bulbes de fleurs, et non d'acheter des boutures ou autres plantes riquiqui à rempoter directement. Les bulbes coûtent beaucoup moins cher, aussi. J'avais donc anticipé (l'an dernier, je ne m'y étais pas prise à temps et tout avait été vendu) dès fin janvier, et mis de côté les dits bulbes.
J'ai choisi pour cette année du muguet odorant, des renoncules généreux et des anémones St Brigid. Depuis hier, je jardine, donc, puisqu'il faut les planter à cette période. Ensuite, patience... La nature fera son oeuvre, si tout va bien. Je suis fort curieuse de découvrir le fruit de ce petit effort. Je ne sais si j'ai correctement mené les opérations, d'ailleurs... Le muguet semble devoir dépasser du terreau, contrairement aux autres. On s'en pose, des questions bêtes dans ces cas-là.
Sinon, j'aime cette idée d'attendre pour découvrir de quelle couleur sera telle ou telle anémone, pour humer le muguet délicat, pour voir grandir les renoncules... Je connais un de mes lecteurs qui va sans doute sourire de tant de naïveté, lui, le grand maître du jardin...
Mes copines ne vont pas tarder à arriver. Ma tarte est au four. La table du salon est vide (un exploit). Boris Vian tourne en boucle. J'ai parlé une bonne partie de l'aprèm avec Flutine. Elle me semble évidente, Flutine. La fatigue est là, mais je tiens plutôt bien le rythme -jusqu'à quand ? C'est fou comme l'amour bouleverse notre train-train, nos habitudes, et comme le corps suit. A ce propos, je poursuis ma quête abdominale quotidienne. Je parviens à des séries de 50 et un total de plus de 300 adbos. Sinon, les oraux sont enfin terminés. Demain, présence obligatoire au lycée pour le forum des métiers. La vie va plutôt bien en ce moment... J'aimerais que ça dure, cette sérénité nouvelle. Ces évidences.
Non non, je n'ai pas disparu de la planète. Je cours juste trop en ce moment, et je m'interroge sur l'utilité de l'écrire ici... Je fais passer des oraux blancs à mes élèves; je participe à des conseils de classe; j'ai envie d'étriper mon co PP; je fais cours, évidemment; je classe, je range, j'ordonne mon bazar; j'organise mon projet anti homophobie au lycée; et là je ne vais pas tarder à filer au Louvre... Mes collègues me disent que c'est l'enfer, cette époque de l'année, et que ça ira mieux ensuite. Je suis dans une période blanche, comme on parle d'une voix blanche : sans relief, un peu vide. Et vous, la course aussi ?
En tête depuis hier, car entendue en rentrant du lycée, cette chanson de Lenny Kravitz. Elle a des airs de Barry White, je trouve, et de Stevie Wonder. Si j'étais attirée par les hommes, Lenny serait dans mon panthéon. Je l'ai vu une fois en concert, et punaise, il est impressionnant. En fait, quand j'y pense, certains compagnons de Vanessa Paradis auraient été à mon goût : Johnny Deep est dans mes préférés... La garce !
J'ai été bien accueillie hier au LycéeDésiré. J'y suis restée de 14h30 à presque 21h. J'ai décidé de m'éclipser après le pot de fin d'année, car je me sentais entre deux eaux pour le repas (à la thématique amusante : "petit mini bikini" !). Il faut savoir, parfois, se retirer sans chichi, je crois.
L'équipe de lettres est chamarrée et rigolote : trois collègues super girly (vernis rouge, talons, mini jupe ou robe transparente, décolletés, chaussures de rechange pour la fête, etc), trois très effacées, les autres entre ces deux catégories. L'une est très branchée astrologie et tirait les cartes, une autre encore fait de la recherche avec le CNRS sur Flaubert... Une équipe variée, dont tout le monde me dit le plus grand bien, et c'est rassurant. Il faudra simplement que j'y trouve ma place.
Alors, au final, à la rentrée prochaine, j'aurai une bonne seconde, une STG, une ES, auxquelles s'ajoutent des TPE et l'ECJS (éducation civique, juridique et sociale). Traduction pour tout le monde : plein de boulot ! Mais cela me plaît. J'ai juste une crainte pour l'ECJS, car je n'en ai jamais fait. Je vais donc potasser ça pendant les vacances.
Les collègues sont prêts (il n'y a qu'un seul homme, mais je dois basculer au masculin mon accord même si le tout est trèèèès féminin) à m'aider. Globalement, cela me change aussi... J'ai les manuels en main, ma fiche de voeux est faite : yapluka bosser !
Mais je n'oublie pas une chose : je suis en vacances, et je vais devoir en profiter afin d'arriver en septembre en forme.
Et je commencerai demain avec Ed, Emy, Micahuète et Comtesse en prenant un pot !
Je voulais vous montrer les belles cerises de l'autre jour, parce qu'elles font envie mais aussi parce qu'elles étaient belles.
Et puis voici l'un de mes nouveaux plateaux, avec le fameux verre vert, au moment du pti' déj.
Et puis mes jolies boîtes en fausse porcelaine :
Sinon, cet aprèm, je vais dans nouveau lycée de moi. Va falloir que je lui trouve un surnom ou un nom de code ! J'espère que je pourrai connaître les niveaux de classes que je suis susceptible d'avoir (j'ignore quand cela se fait puisque je n'ai jamais été concernée).
Et puis nouvelle vie, nouveau corps : cet été, ce sera l'été de tous les dangers ! J'attends de la documentation de la soeur de S. pour entamer un régime sur le long terme, efficace et pas trop pesant (ah ah).
Ah, et puis nouvelle importante : j'ai fini les cours avec les 6èmes hier !
La nuit n’est jamais complète Il y a toujours, puisque je
le dis Puisque je l’affirme Au bout du chagrin une fenêtre ouverte
Une fenêtre éclairée Il y a toujours un rêve qui veille, Désir à
combler, faim à satisfaire, Un cœur généreux Une main tendue, une main
ouverte, Des yeux attentifs Une vie, La vie A se partager.