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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
6 juillet 2006

Emportés par la foule...

grece_cariatides


Je me demande depuis quelques jours ce que c'est que d'appartenir à une nation. Evidemment, cette réflexion me vient de la vague foot. Comment de fait-il que l'on parle de "la France" ou de "tout un peuple" derrière l'équipe de foot nationale (cf. Villepin interviewé hier soir) ?
Cela sert au gouvernement actuel, qui est aux anges de voir cet engouement : on oublie le reste de l'actualité, et le moral des Français remonte. Ah bon ? Il suffirait donc de gagner des matches pour que la crise disparaisse ?
C'est là que ma réflexion bloque. Je conçois tout à fait que le peuple se reconnaisse en cette équipe : elle incarne une France bigarrée et multiple, telle qu'elle existe "réellement". Je me suis surprise moi-même hier soir à dire : "On va en finale". Ce "on" mit pour "nous", qui m'incluait dans cette phrase.
Mais comment se fait-il que seul le sport, et en l'occurrence le football, parvienne à unir une nation ? Pourquoi n'y a-t-il pas le même engouement pour la culture, la politique, les arts, la musique, que sais-je encore ?
Est-ce l'identification aux joueurs (d'origine étrangère mais de nationalité française, souvent issus de milieux sociaux modestes) ?
Est-ce la facilité d'accès à ce spectacle (clic, j'allume la télé et je vis en direct ce moment sportif alors que pour voir une toile il faut aller au musée, payer son ticket d'entrée et faire un effort de compréhension, parfois) ?
Est-ce parce que certains joueurs incarnent, comme dans les tragédies antiques, des valeurs universelles (Zidane la Vertu, Henry la Force, Ribéry la Passion...) et qu'un match (surtout l'après match...) sert de catharsis moderne ?
Est-ce qu'un match remplace une guerre : affrontement de deux nations, sans qu'il y ait de sang versé (malgré la violence notoire des joueurs) ?

Bref, perplexe je suis. Et je cherche à comprendre la foule, somme d'individualités qui s'éteignent dans un groupe, indomptable, effrayante, sur le fil du rasoir entre liesse et terreur...


grece.masque

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6 juillet 2006

Boum !

France 2, 20h. Ouverture du journal sur la demi-finale qui débutera dans une heure. Soit, c'est de bonne guerre pour les chauvins que nous sommes. Suivent ensuite vingt minutes de reportages inutiles sur les Bleus (sont-ils allés aux toilettes ? que font-ils ? combien d'heures ont-ils dormi ? etc), les supporters de Trifouillis-les-deux-oies, la hauteur du gazon sur le terrain de foot...
Puis, finalement, une fois que le tour du ballon semble avoir été fait, on décide de parler des missiles nord coréens lâchés sans autorisation internationale. 
Extrait d'un article du Monde : 

La Corée du Nord a procédé, dans la nuit du mardi 4 au mercredi 5 juillet, à des tirs d'essai de six missiles balistiques, dont un de longue portée capable, en théorie, d'atteindre le territoire américain, en Alaska ou à Hawaï.

Cinq missiles de type Nodong, d'une portée de 500 km, se sont abîmés en mer du Japon. Le troisième missile tiré, de type Taepodong-2, engin à trois étages d'une portée maximale de 6 000 km, semble avoir eu un problème et est tombé en mer après 40 secondes de vol, à 500 km au large du port de Niigata (mer du Japon), avancent les services de renseignement américains. La Corée du Sud a confirmé l'échec de ce tir. En milieu de journée mercredi, les organes de presse nord-coréens ne les avaient toujours pas annoncés.

                                                                                                                                 

Qui a dit que les Français perdaient la tête ?

Moi.

kim_jong_il_cor_e_nord
Kim-Jong Il, Corée du Nord

6 juin 2006

TZR, c'est formidable

J'ai eu ce matin un appel de mon établissement de rattachement administratif. J'ai bêtement crû qu'on allait me demander de corriger le Bac français ou de faire passer les oraux. Lasse. Je suis de surveillance, comme une pionne, encore une fois. Total des heures perdues et humiliantes : 19 heures de couloirs ou de salles.
Je suis révoltée cette fois-ci de devoir tomber dans ce système, qui ne semble choquer personne dans ce lycée : j'ai une maîtrise de Lettres, le Capes, des compétences pédagogiques, et je vais surveiller le Bac.
Le jour où l'Education Nationale saura utiliser ses atouts et alléger son système néolithique, je crois que je serai morte et enterrée depuis plusieurs siècles déjà.


travail3

11 mai 2006

Une vie de prof

b_gaudeau

François Bégaudeau, Entre les murs,
éd. Verticales, 16.90€
(Prix France Culture-Télérama)

Si vous voulez :

  • savoir à quoi ressemble la réalité d'un classe actuelle
  • imaginer ce que je peux être en cours
  • savoir comment un prof joue au perroquet
  • avoir une vision moins caricaturale du métier
  • sourire aux méthodes du narrateur ou les fustiger
  • prendre du plaisir à lire quelques mois d'une vie de prof  "moderne"

Alors, alors... lisez Entre les murs. Je m'y suis beaucoup retrouvée : contrairement à d'autres ouvrages portant sur ce thème, celui-ci sonne juste (même si je n'adhère pas à tout) et me renvoie à l'image de la prof que je peux être en cours. Par ailleurs, l'oralité des élèves y est retranscrite très habilement. La trame narrative est très astucieuse et intelligente. Comme l'auteur l'écrit lui-même : "Diviser les discours par des des faits, les idées par des gestes. Juste documenter la quotidienneté laborieuse"...
Cerise sur le gâteau : cet ouvrage a reçu le prix Télérama-France Culture cette année.
Que demande le Peuple ?

28 avril 2006

180 dégrés

Je sens que je suis à un tournant, nécessaire et absolu, au sein de ma vie. Quand je serai prête, j'en parlerai peut-être ici. Disons que j'avance à petits pas, mais que j'avance.
Comme l'avait écrit Barbara sur son coffre de costumes de scène : "J'ai peur mais j'avance".
Il paraitrait que nous en serions tous plus ou moins là. Maintenant, en avons-nous conscience ?

divers_0041

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29 mars 2006

Paul Auster

(Pour entamer cette nouvelle catégorie "Lectures", je vais reprendre ce que j'ai parfois pu évoquer au détour d'un message ou un autre sur le blog.)

La nuit de l'oracle

Paul AUSTER, La Nuit de l'oracle,
Actes Sud, Babel, 7.50€

http://www.paulauster.co.uk/
http://actes-sud.fr

La Nuit de l'oracle de Paul Auster est son dernier livre publié en France chez Actes Sud. La quatrième de couverture m'a donné envie de me replonger dans ses écrits (le dernier entré dans ma bibliothèque était Mr Vertigo, et j'écris bien Mister et non Monsieur) :

"Après un long séjour à l'hôpital, l'écrivain Sidney Orr reprend goût à la vie. Mais il est accablé par l'ampleur de ses dettes et par l'angoisse de ne pas retrouver l'inspiration.
Un matin, il découvre une nouvelle papeterie au charme irrésistible. Il entre, attiré par un étrange carnet bleu. Le soir même, dans un état second, Sidney commence à écrire dans ce carnet une captivante histoire qui dépasse vite ses espérances. Sans qu'il devine où elle va le conduire, ni que le réel lui réserve les plus dangereuses surprises...
Virtuosité, puissance narrative, défi réciproque de l'improvisation et de la maîtrise : La Nuit de l'oracle précipite le lecteur au cœur des obsessions austériennes, dans un face à face entre fiction et destin. Comme si l'imaginaire n'était rien d'autre que le déroulement du temps avant la mort. Ou pire encore, son origine."

Il y avait bien longtemps que je n'avais pas eu cette envie.
Il faut dire que j'ai un souvenir absolument saisissant du premier roman de P.Auster que j'aie lu : Le Voyage d'Anna Blum.  Difficile d'effacer ce genre de souvenir et de ne pas attendre la même chose de tous les romans de ce même auteur. D'autant plus quand on connaît l'aura de Paul Auster sur la littéraure mondiale et ses succès éditoriaux.

Bref, son dernier roman est construit comme une matriochka : sur le mode de mises en abîme successives et entremêlées.  Au début, j'ai trouvé cela très bien trouvé, mais à force j'ai fini par me lasser de cette astuce.
L'écriture est brillante (j'ai pensé à Umberto Eco, dont on sent le génie à chaque ligne), la traduction excellente, le "pitch" très bon, pourtant je suis restée sur ma faim, je crois. Le dénouement est un peu trop rapide à mon goût, aussi.

Bilan : un livre à lire, et qui fait réfléchir, et dont on parle après lecture, c'est certain.

8 janvier 2005

Découverte

Aux journées difficiles, je réponds par une fatigue inhérente et assommante : quelques gouttes contre la migraine, pour quelques heures de sommeil lourd. Au réveil, même impression de fatigue, mais au moins c'est le week-end.

Programme du jour : poster un colis (j'ai vendu mon portable actuel afin d'en racheter un autre : caprice et achat compulsif anti-déprime !) et donc faire 35mn de queue dans cet affreux centre de Poste de mon quartier; entraînement par équipe en tourniquet (nous tirons en trois minutes trois flèches chacune) cet après-midi pour préparer un minimum le tournoi de Nîmes (qui a lieu du 14 au 16); peut-être séance création de bijoux chez une amie ensuite. Bref, aucun boulot today.

Demain : concours à V.. Je suis rouillée de ne pas avoir tiré depuis un certain temps, mais cela me fera du bien : le tir (auquel je peux ajouter internet et les jeux vidéos) est l'une des rares activités qui me permette de ne pas penser. Comme c'est reposant !

Hier, besoin de m'occuper de moi. Les nouvelles n'étaient pas bonnes, j'apprenais que j'avais un stage le 26 dans mon ancien lycée (j'y ai laissé une ancienne prof et ancienne amie que je vais sans doute voir ce jour-là en tant que collègue...), j'avais eu ma mère en pleurs au téléphone deux minutes avant de faire cours, et par conséquent je trouvai les élèves pénibles.

J'ai donc décidé en rentrant que j'avais besoin d'aller chez le coiffeur. Ce qui n'était pas un luxe, d'ailleurs. Mon côté 80's ringard, dû au fait que je me laisse repousser les cheveux après les avoir eu très courts, commençait à me taper sur le système.

Par bonheur, il y avait un rdv de libre pour la fin d'après-midi. J'ai appris du coiffeur et d'une coloriste une chose qui m'a "sciée" : moi qui me croyais châtain foncé auparavant, et qui avais plus ou moins admis que j'étais passée au châtain clair, j'ai dû entendre hier que j'étais en fait...blond foncé, cendré de surcroît !

Un peu comme Meryl Streep, en fait. J'adore cette idée !

Et ce qui est étonnant, c'est que d'habitude les cheveux foncent, mais n'éclaircissent guère.

J'ai donc une tête un peu plus potable maintenant, et une découverte sur moi-même à mon actif. Pas si mal, pour une fin de semaine à la noix.

10 février 2006

Ah dis d'as

En prévision d'un championnat, je dois avoir la tenue de l'equipe de France (yèèèèhhhh ! ). C'est Adidas qui fournit les fédérations françaises.

Seul hic, toutes les tailles sont masculines. Ils n'ont pas pensé que les femmes avaient des hanches, et des seins, et qu'elles pouvaient être sportives de haut niveau (je ne parle pas de moi, qu'on soit bien d'accord ! lol ).

J'ai donc passé mon après-midi dans le plus grand magasin de sport de la capitale (Citadium) et chez Adidas rue de Rivoli. C'est coton, moi je vous le dis : Adidas fournit des tenues en tailles 168, 174, etc, même pour les t-shirts. Mais dans le commerce, ils sont tous marqués S/M/L/XL.

Il a fallu que je compare avec des t-shirts Puma sur lesquels il y  avait par miracle des tailles numérotées. Pire que le Loto, cette histoire,  je vous dis.

7 février 2006

What a change : revelations.

tir___la_boucheMaintenant que tout a été officialisé et que ma candidature a été examinée, je peux vous annoncer que je vais travailler en bénévole pour la section handi de tir.

Cela signifie donc que je vais partir avec l'équipe sur des compétitions nationales et internationales...jusqu'aux Jeux Paralympiques ! Avec tenue de l'équipe de France, s'il vous plaît.

Je suis vraiment ra-vie ! Décidément, le vie me mène vers le handicap, et je trouve cela plutôt bien.

23 mars 2011

Je ne fais que passer

Chers lecteurs,

la grammaire m'appelle, mais le blog aussi : je reviendrai donc ce soir sans doute vous donner des nouvelles de mon parcours de wonder woman de la littérature.

A très vite...

Edit : il est 22h, je suis épuisée alors je suis au lit. Le message sera pour plus tard : Charles d'Orléans m'a tuée...

wonder_woman7

12 juillet 2008

Désencartonnage maximum

orechiette

Après cinq jours non stop de déballage, rangement, bricolage, j'accuse une grande fatigue. Pas forcément physique, mais morale.
Aujourd'hui, c'était la partie pénible : papiers, petits trucs qui trainent, stylos, etc. Il me reste cinq cartons et le palier est envahi de ceux qui sont vides. J'ai l'impression de manquer de place ou d'étouffer le salon. C'est étrange : je trouvais que je m'en sortais mieux quand l'appart était envahi. Ou alors c'est parce que les dernières étapes sont moins visibles. Sais pas. Sais juste que je suis fatiguée.

Je me dis aussi que l'on garde trop de choses. J'ai encore fait du tri (deux déménagements en moins de deux ans, ça rôde), pourtant pas assez. Pourtant dans 46m2, seule, je devrais y arriver...

Et puis j'ai deux chats (S récupèrera la femelle siamoise à son retour de vacances ibériques) qui ne savent pas encore que la petite Clochette chartreux risque de débarquer lundi soir... Le matou noirot est déjà bien traumatisé par tous ces changements, ce qui promet.

Allez, pour compenser tout ça, et parce que je le mérite, j'vais me faire des orechiette al pesto.

Na !

21 juillet 2008

La France dort, en été

farniente_les_pieds_dans_l__eau_aux_maldives


A lire cet article que je trouve fort juste, sur l'endormissement des journalistes durant la période estivale...
Sinon, moi aussi, je comate pas mal : je crois que j'ai cumulé de la fatigue ces derniers mois. Pourtant, je ne parviens toujours pas à me sentir en vacances... Faudrait quand même que ça vienne, maintenant.

11 juillet 2008

Cartons et C°

udden

Ce matin, pour récupérer un peu, j'avais décidé de couper le caquet à mon réveil. Las ! J'ai ouvert les yeux encore plus tôt (j'ai d'ailleurs rêvé qu'Ed nous conviait tous à une rando...). Mais bon, avec tout ce qu'il y a à faire, ce n'est pas grave.
Je me suis tenue à ce que je devais faire hier, avec en sus un aller-retour chez IK&A my friend : comme le chat noirot m'avait fait un grâcieux pipi sur une partie du canapé rouge (parce que je l'ai "abandonné" quatre nuits), j'ai acheté un petit matelas que je glisserai dans la housse rouge. J'ai aussi investi dans une desserte, car après le nouvel aménagement de la cuisine, j'ai récupéré de la place !
Donc, une bibliothèque a été faite, les colonnes cd aussi, la télé est branchée à l'antenne, etc.

Programme du jour : déplacer deux trois trucs (lampe, paniers sur roulettes, panier à linge); ranger la dernière bibliothèque (et ce ne sera pas du gâteau : il s'agit de tous les rayons littérature...), monter la nouvelle desserte pour pouvoir finir de vider les cartons de cuisine, ranger les 250 paires de chaussures, aller voir les notes de ma Fée en ligne et celles de mes élèves, faire un tour dans l'ancien appart pour des détails, et continuer encore et encore à vider les cartons.

Je pense être assez opérationnelle demain en fin de journée. Je fêterai ça en prenant un bain, tiens !

Et puis grande nouvelle : j'aurai ma petite Clochette chartreux lundi soir ! Il y aura donc deux fées à la maison... ;-)

f_e_clochette

Edit de 13h05 : les deux tonnes de chaussures sont rangées, ainsi que tous les livres. Je vais maintenant descendre chercher la desserte. Pfiouh !

13 juin 2008

Ceci n'est pas un article

Andre_Breton


J'aurais presque envie de m'offrir trois Pléiades pour avoir l'album Breton en cadeau... Un bel article est consacré à la parution du tome IV de son oeuvre.
Rimbaud et le Surréalisme : mes premières amours littéraires. J'y reviens toujours, à un moment ou à un autre. Et c'est si bon de s'y enfoncer, de s'y perdre, de s'y laisser porter !

29 mai 2008

Mue

Quand j'ai fini ma journée de cours, je range consciencieusement et sans précipitation mes affaires; j'essuie le tableau; j'éteins les lumières, et je sors du bâtiment des matières générales d'un pas assez lent.
Je traverse la cour. Quelques élèves sont toujours là à jouer au basket. J'ai généralement dans les bras des livres, des photocopies. Mon trousseau de clefs pend à ma main droite. On y devine un ruban de couleur claire, idée de porte-clefs prise à C., il y a des années. Elle, elle avait un ruban de velours pourpre. Je trouvais ça beau et simple.

DSC_01720004

Je reviens en salle des profs pour déposer mes affaires. Un dernier coup d'oeil à l'ensemble, et je repars. Généralement, je me lave les mains dans les toilettes des profs car j'ai toujours la sensation d'être poisseuse avec les marqueurs et autres craies. Je prends enfin mon temps. Je me lave aussi des turpitudes du métier, je crois.
Je tourne à droite en sortant. Quelques marches hautes de deux centimètres au maximum me permettent de rejoindre le chemin principal. Le long de ce modeste escalier, il y a des rosiers. Je prends le temps de sentir à chaque fois les roses blanches, au parfum légèrement vanillé et doux.

rose_blanche

J'emprunte ensuite le sentier qui amène au parking des enseignants. Et là, c'est le moment que je préfère : juste avant les arbres en fleurs, il y a toujours une odeur de terre mouillée, subtile et fraîche. Un léger parfum de printemps. Quand il pleut, c'est encore plus soutenu. J'inspire profondément. Je peux me recentrer sur moi-même, lâcher la pression, laisser tomber le costume de prof, et revenir en moi-même. Mon pas se ralentit encore plus car je cherche à retrouver encore cette sensation délicieuse, cette fragrance subtile et naturelle. Mais non. Elle est trop souvent unique.

En remontant encore un peu sous les arbres, je me sens protégée. Ce qu'il y a de merveilleux, alors, c'est la caresse du vent dans les feuilles. Si le vent s'invite, je peux l'entendre parler aux arbres de la cour, et à ceux du sentier.

Pour moi, c'est l'un des plus sons au monde.

vent_arbres

Maintenant, je peux rentrer à la maison.

30 avril 2008

D&co

Parce que j'avais besoin de capsules de café, j'ai décidé d'en profiter pour aller me balader vers le Bihètchvi. J'ai fait des repérages concernant la déco de mon futur appart (certes, je vois loin, et alors ?).
Je suis tombée en amour devant ce panier à linge :

SP_A0053

En plus, comme ma salle de bain est dans les bleus, tout va bien. Je me précipiterai pour l'acheter dès que possible (mais pourquoi ai-je hésité aujourd'hui ???). Je complèterai avec un rideau de douche bleu turquoise, vu chez IK&A dimanche.
Hier soir, j'ai commandé aussi la future déco des WC : deux plans de métro (Londres et Paris), une pancarte australienne et des plaques pour différentes pièces. Le thème des WC sera certainement le voyage (ne me demandez pas pourquoi, car je n'en sais rien ! Mais j'ai toujours eu envie d'un plan de Paris dans ce petit endroit intime...).
Sinon, je voudrais aussi écrire des mots sur les murs du salon et de la chambre. J'hésite entre le pochoir et le sticker. Un avis sur la question, may be ?

Au rayon stickers, je n'ai pas résisté à prendre en photo une pancarte édifiante (et en sus, vous avez presque un autoportrait, si vous regardez bien !) :

SP_A0052

11 juin 2008

Tomorrow is another day

Crepes_dsc07085

J'ai distribué aujourd'hui les listes pour l'oral de l'EAF. J'ai revu des déserteurs qui, sans vergogne, sont venus juste pour avoir cette fameuse liste. Ce n'est jamais flatteur pour l'ego : ils viennent seulement parce qu'ils en ont besoin, mais mes cours, c'est du superflu. Les Get font partie de ceux-là. Ils m'ont tourné le dos sans un au revoir, ou à peine ébauché.
J'en reverrai quatre ou cinq pour des oraux blancs que je fais "pour la gloire" la semaine prochaine.
Les Gel, en revanche, sont onze à être volontaires pour ces galops d'essai. Et ils sont vraiment chouettes. Curieux et marrants. Demain, l'un d'eux va apporter des crêpes. Nous serons en demi groupe, et il est évident que nous ne travaillerons pas.
Les secondes sont partis aussi sans un mot. Rien. Ni chaud ni froid.

Alors forcément, on se pose des questions. On se dit qu'on a bossé dans le vide, peut-être. Que les oraux prévus alors que les cours seront finis et le lycée mort, on n'aurait peut-être pas dû. Que l'énergie dépensée, puisée assez loin en des périodes lourdes sur le plan personnel, aurait pu être préservée. Utilisée à d'autres fins.

Je sais que demain, je penserai sans doute autrement. Parce que je mangerai les crêpes préparées par le captain'. Et que cette poignée d'élèves m'est reconnaissante de les avoir hissés plus haut qu'ils ne l'auraient imaginé.

16 mai 2008

Galeries de portraits

Les collègues atypiques ou stéréotypés que j'ai pu croiser sur ma route cette année...

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La prof de lettres famélique qui mange à chaque repas du gruau (si, si !) dans un bol en plastique, et qui arrose le tout d'une tisane sans goût et sans calories. Cette collègue travaille à mi temps et, à chaque fois que je l'entends parler, elle ne cherche qu'à travailler le moins possible, veut faire sauter des cours, fait le décompte des jours et des heures (!) avant les prochaines vacances...

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Le prof d'histoire-géographie qui parle dans un français recherché, n'utilise jamais "ça" mais bien "cela", met toutes les négations, s'inquiète dès qu'il se sent entraîné vers le "mal parler". Il avait pris un an pour cesser d'enseigner, et s'est vu obligé de revenir. Il a de l'humour et énormément de culture. Mais quand j'ai cours à côté de sa classe, je n'entends que des hurlements d'animaux... Un héron dans la jungle amazonienne, quoi.

indiana

Le prof de lettres syndicaliste qui parle souvent seul, s'adresse aux femmes comme à des poupées ("Dis-moi, la blonde...") quand il daigne les considérer et porte systématiquement le chapeau d'Indiana Jones pour venir en cours. Cet attirail est soutenu par un joli gilet à poches de type reporter photo. Lui, il se présente en dresseur en fin de carrière, avec un air suffisant de vieil acteur. Ou de vieux beau. Mais l'a-t-il été ?

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Le prof de microtechnique qui fait partie de ceux dont le poste saute et lâche encore plus les vannes qu'habituellement. Il se targue de tout savoir, a un avis sur tout, et parle bien fort pour l'exposer au tout venant. D'origine roumaine, il n'a de cesse de dire que tout allait bien mieux sous Ceaucescu. Ou encore, en montrant une malette digne du KGB, que le bon cuir de l'Est, il n'y avait que ça de vrai. Dans ses lubies, nous avons eu droit dernièrement à la théorie du complot tibétain, qui affabule totalement : il n'y a eu aucun massacre de la part de la Chine ni rien de totalitaire (comme sous Ceaucescu, évidemment). Le plus dur, avec ce collègue, c'est de ronger son frein et de se mordre les lèvres plutôt que de lui répondre.

chemise_bucheron

Le prof de technique qui porte des chemises de bûcheron aux carreaux rouges et noirs. Il a aussi un catogan proéminent. Lui, c'est le faux syndicaliste. Prêt à râler, mais jamais là aux réunions, jamais là quand il faut l'ouvrir devant "les chefs". Il a aussi tendance à commenter toutes ses actions car le silence l'insupporte, surtout quand une ou deux personnes sont seulement dans la salle des profs et se taisent : "Tiens, je vais regarder si quelque chose dans mon casier... Ah ben non, y'a rien. Bon, je vais prendre un café. Sans sucre." Etc. On aurait presque envie d'être vulgaire et de lui asséner un "Ta g..... !", histoire de lui montrer ce que ça donne, quelqu'un de franc.

genealogie

La prof de math à la voix de crécelle qui squatte la salle des ordinateurs tout le temps. A croire qu'elle ne fait jamais cours. Elle a toujours la même place dans cette salle, utilise le même PC, pour la même chose : ses recherches généalogiques. Elle consulte tout ce qui existe sur le net, et imprime tout ce qui l'intéresse. Je suppose que depuis le début de l'année, elle en est à plusieurs centaines de pages. Et comme elle est un formidable boute-en-train, elle a aussi imprimé -puis affiché- le portrait du prochain proviseur, avec ses recettes préférées...

Je poursuivrai sans doute cette galerie de portraits. Mais pour ce soir, ça sera tout ! Nan mèho !

7 juin 2008

Tournicoti tournicota

zebulon

En ce moment, je suis particulièrement fatiguée. Mes cernes me le disent, alors que je n'en ai quasiment jamais. Mais je ne parviens pas à dormir longtemps et correctement : ce matin encore, je me suis réveillée à 6h30. Sans compter les yeux ouverts à 3h30. Ou le cauchemar vers minuit. Pffff.

Cette semaine, j'ai pris un petit coup de vieux en discutant avec deux collègues : on parlait Capes et Agreg, âge pour passer le concours, etc. Et là, elles annoncent leurs années de naissance  : 1981 et 1979.
_ Ouh, les filles, je me sens vieille ! Je suis de 1975...
_ Tu ne les fais pas ! (ton légèrement sec) Tu as une sacrée bonne crème hydratante...
Crème hydratante ou pas, j'ai six ans d'écart avec l'une, et quatre avec l'autre. Ben, ça m'a fait tout drôle. Je sais, c'est bête.

Sinon, l'élève aux douze pages de sms m'a prise comme confidente. C'est à la fois flatteur et délicat à gérer, je trouve. Ce qui est très drôle, c'est qu'il dit ne pas m'avoir encore trouvé de défauts. Arf.

Aujourd'hui, avec S., nous aurions dû fêter nos huit ans de rencontre. Ambiance particulière : elle était chez sa nouvelle copine cette nuit et elle part pour le week-end. De mon côté, je verrai peut-être la fée. Nous avançons chacune de notre côté. Je ne sais pas exactement ce que je ressens : pas de jalousie, mais mon ego en prend un coup, je crois. Paradoxal, puisque je fais comme elle...

A part ça, j'occupe mon esprit et mes journées avec des idées déco, le choix des rideaux, les changements d'adresse, les résiliations, les nouveaux contrats... L'agence a déjà retrouvé un locataire pour ici. Tant mieux, car voir une nana péroxydée incompétente faire visiter les lieux (sans même repérer la cuisine... "Euh, c'est marqué sur la fiiiiche !" répondait-elle systématiquement aux visiteurs), alors que nous sommes là, cela finissait par m'exaspérer.

4 juin 2008

Ah, je ris de me voir...

Mes quatre conseils se sont achevés ce matin. Ouf. L'adjoint est d'une mollesse insoutenable et n'a aucun charisme : certains collègues parlent à tout va comme des gosses.

J'ai fait une journée de dix heures. Et j'ai des cernes, du coup.

Un élève de première veut me faire lire un texte. Il l'a écrit dans le noir, sur son téléphone portable : douze pages de sms... Je lui ai recommandé de me les recopier sur un mail. De toutes les façons, j'aurais été incapable de lire tout ça sur un écran de 3cm.

portable_cell_phone_booth

Les travaux dans l'appart ont commencé aujourd'hui. J'espère avoir une chouette cuisine.

Et un couple de pies m'a dit bonsoir près du parking du lycée.

pie

15 mai 2008

Byzantine

byzantine_theodora

Entendu et vu, à la Poste, aujourd'hui.

_ Ohlala monsieur, votre lettre fait 54 grammes au lieu de 50 ! Je préfère vous faire payer l'appoint, parce que là, j'ai un peu peur, vous voyez ?
_ Combien ça fera ? demande le gentil monsieur.
_ Alors, attendez... 38 centimes !
Je commence à halluciner et à calculer le prix du gramme quand elle reprécise :
_ Ah non, ça sera plus cher... Voilà : 54 centimes !
Je résume donc : 4 grammes de trop = 54 cts en plus à payer.

Un peu après, une dame veut poster un colis mais elle n'est pas venue au bureau depuis longtemps.
_ Et donc,  il n'y a plus de coliéco ?
_ Oh, non, madame, c'est fini : plus de coliéco ou de colis simple ! Il y a le colissimo simple qui est non assuré (décodage : on peut te l'ouvrir et te le piquer sans vergogne) ou le colissimo avec assurance (tu raques, et on peut quand même te le piquer).
_ Ah... Mais il faut que l'objet envoyé vaille combien pour choisir l'assurance ? Parce que si ça me coûte plus cher d'assurer l'envoi que l'objet lui-même... Il vaut environ 40€.
_ Ah mais là on vous rembourse 23€ si le colis est perdu !

Wouèèèh, c'est Byzance.

Sinon, cela fait deux fois que le livreur m'indique qu'il faut que je repasse à la poste le samedi... à 17h.

30 mai 2008

Branchée

trousseau_clefs

Ayè, j'ai les clefs de mon nouveau chez moi !  J'ai plus d'un mois pour faire les travaux (y'a de quoi faire dans la cuisine...). Ce week-end, je compte prendre des taaaaaaaaaaas de mesures pour imaginer le futur agencement, les rideaux, etc. Je sens que le mois de juin va être fort occupé, entre les idées déco, l'administratif (France Telecon, internet, gaz, électricité...) et les surveillances de Bac (je prie Saint Rectorat pour ne pas être de correction).

Zut et flute, le gaz a encore augmenté. C'est bien ma veine, moi qui n'étais qu'aux watts jusque-là.

ampoule

13 mai 2008

Les cheveux en 4

cheveux

Mes élèves de Première ont décidé qu'aujourd'hui il devait y avoir manifestation, ou grève, ou quelque chose qui les empêchât de venir cet après-midi. Les petits lapins sont donc allés se promener dans les champs, pendant que mes collègues de math et anglais, ainsi que moi-même, les attendions. Bilan : trois heures de perdues.
Bref, ils se sont moqués du monde et vont entendre parler du pays demain, ne serait-ce que par la CPE. J'en rajouterai une couche, tiens.

Sinon, je suis cat-sitter cette semaine avec les chats de ma mère : elle est partie une semaine en vacances. Je devrais donc déjà être sur mon destrier à moteur et filer dans le vent. Mais là, tout de suite, j'ai envie d'un sorbet au citron et de me poser...

Allez, un propos capillaire pour finir : mes cheveux étant ce qu'ils sont (magnifiques, lourds, en forme, épais, nombreux, rebelles), je voulais prendre rendez-vous cette semaine avec ma coiffeuse, mais la gentille dame de l'accueil (oui, c'est un salon classe que s'offre la fonctionnaire que je suis, parce qu'elle le vaut bien) m'a dit que celle-ci était en vacances.

Pfff, les dernières semaines vont être dures à tenir sur le plan capillo-pédagogique.

11 mai 2008

Ylang fait

Je suis affreusement raisonnable : demain, je resterai tranquille afin d'avancer dans mes copies et mes cours, comme je le fais... aujourd'hui. No
J'ai quand même réussi à m'échapper un peu hier, en faisant un tour chez Tati. C'est déjà ça. Je me suis offert de l'huile pour le bain, de l'huile de massage et du lait corporel à l'ylang-ylang. Si avec ça, je ne suis pas irrésistible dans les fragrances...

ylang


Et puis le futur appartement tourne dans ma tête (alors que je ne l'ai vu que 20mn) : j'essaye d'optimiser l'espace à l'avance. Je n'aurai les clefs que mi juin, si tout va bien.Sadly I Can't
Plus que deux semaines maximum avant de recevoir le matelas qui m'offrira des nuits de rêve. C'est déjà ça.

Allez, je retourne aux écritures d'invention du Bac blanc qui se veulent comiques, mais qui ne m'ont pas fait sourire...Comedian

10 mai 2008

Bonne conscience

ange_d_mon2


Il fait si doux aujourd'hui... Une légère brise, un joli soleil, et me voilà tentée par mon vilain esprit de sortir cet aprèm. L'angelot raisonnable lui rétorque : "Elle a des copies de Bac blanc à corriger !"
Ce à quoi il ajoute, plein d'espièglerie : "Et elle a deux paniers de linge à repasser ! Et pas d'argent à dépenser..."

Oui, oui, elle sait.

Pfff, que faire ? To be reasonable or not ?

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