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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
28 janvier 2012

Je ne trouve pas de titre à cette entrée

Allumettes

Après cette semaine d'apnée (révisions, deux jours d'écrits, une journée de stage avec les IPR du bassin, une de cours), je sors à peine la tête de l'eau : la fatigue persiste, et je vais avoir besoin de quelques nuits réparatrices, je pense.

Le stage était vraiment constructif, et j'y ai retrouvé l'inspectrice qui était dans mon jury de leçon à l'oral de l'agreg l'an dernier... Elle est vraiment très bien : je ne peux même pas lui en vouloir. Les élèves, en revanche, ont été pénibles hier : ils trainent des pieds et freinent des quatre fers pour travailler, ce qui donne des classes totalement amorphes, pour lesquelles je m'agite en vain. Et j'ai eu droit à la super blague de l'allumette coincée dans le canon de la serrure de la salle de classe, juste après la récréation de l'après-midi.

Je me suis ensuite forcée à rejoindre Pumpkin et ses copines pour une soirée pizza entre filles : j'ai eu l'illusion d'avoir une vie sociale.

Aujourd'hui, repos en restant à la maison, mais aussi en corrigeant : je suis venue à bout d'un paquet sur quatre. Celui-ci datait de... mi décembre; j'ai honte.

Demain, rebelote sur les copies, mais aussi préparation de cours, et j'attaquerai les lectures de l'oral de l'agreg (sait-on jamais ?) par Sarah Kane, oeuvre déroutante... Et si j'en ai le courage, un petit tour à la piscine ou un jogging le matin...

A part ça, j'apprends beaucoup encore sur moi-même et sur les autres grâce à cette expérience de l'agreg. Quand je parviendrai à définir tout cela, j'en parlerai peut-être ici. Ou pas. D'ici-là, sachez que je suis plutôt sereine après les écrits : je n'ai pas honte de ce que j'ai fait, et je n'en suis pas fière non plus. Tout reste possible. Et cette ouverture me plaît.

Je n'ai pas encore écouté le nouvel album de Gréco. Un peu peur d'être déçue. Je vais bientôt aller revoir en concert Michèle Bernard, et cette idée me fait vraiment plaisir.

Allez, je vais tâcher de faire autre chose que de corriger pour le reste de la soirée. Regarder plusieurs épisodes de Six feet under, par exemple !

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3 septembre 2011

Poustillonner : râler un jour, et l'oublier le lendemain

HP DOS

Après une nuit de sommeil (tardif), quelques makis et un premier café, ma mère et moi avons songé à la même chose : elle veut un nouvel ordinateur depuis un bail (et un portable), et moi j'étais coincée pour ma rentrée. Bilan de l'arrangement : une fois le Sony réparé, ma mère me le "rachètera" et moi j'en aurai un nouveau. Nous n'avons pas patienté trois semaines pour avoir un Vaio armé d'une nouvelle carte mère et une autre carte graphique (quitte à griller, autant bien griller les composants) : j'ai comparé ce matin plusieurs modèles dits "polyvalents" ce qui signifie milieu de gamme, et j'ai finalement investi dans un 15 pouces HP très féminin, qui était un peu bradé car il s'agissait du modèle d'exposition. Et j'ai pris l'assurance complémentaire, puisque le vendeur m'a fait une fleur dessus.

HP BLANC 1

J'écris donc sur mon nouveau joujou, avec lequel j'ai imprimé mes documents de rentrée (alléluia). Au passage, c'était étonnant, nous étions quatre dans le même cas au magasin, dont trois profs. Tous aussi inquiets de ne pouvoir bosser correctement en cette période de rentrée, et tous avec des ordinateurs grillés.

Sinon,  j'ai travaillé un peu mais je m'activerai plus demain sur mes cours et mon accueil des élèves de première en tant que PP. Je suis encore bloquée, ne sachant pas si je dois me fier à mon emploi du temps très bof, mais temporaire. Il va aussi falloir que j'intègre des séances de travail pour l'agreg, et que j'intègre aussi l'idée d'être quasi seule à nouveau : Asa est très indépendante, et semble avancer de son côté. Je dois en faire autant, pour ne pas rester au bord de la route. Mais ça fait assez mal de le constater, alors que passer l'agreg avec elle était l'une de mes motivations pour replonger cette année...

Allez, j'ai envie sans aucune transition de vous mettre un titre ancestral qui donne la pêche !

8 septembre 2011

Taquiner le nez du dragon : loc. pousser quelqu'un dans ses retranchements. Par ext. agacer.

Punaise, j'avais oublié à quel point je dépensais de l'énergie en faisant cours ! J'ai eu cinq heures de secondes aujourd'hui, dont quatre d'affilée. Il faut dire que j'ai commencé sur les chapeaux de roue, pour leur faire comprendre que ça-n'allait-pas-rigoler-hein. Enfin, je schématise.

Ils ont un peu halluciné quand même, je crois. Je me demande parfois si je n'ai pas la capacité de les "captiver" en les effrayant en même temps. Une sorte de monstre pédagogique, quoi.

En tout cas, ce soir, je suis crevée. J'ai corrigé soixante tests de connaissances littéraires, ce qui n'a pas aidé. Là, je meurs de faim.

Le plus étonnant, dans tout cela, c'est que malgré le torchon qui brûle en salle des profs, malgré le manque de moyens, malgré la désorganisation quasi programmée de cette rentrée, et malgré l'incompétence des chefs, tous les professeurs de seconde ont la même perception des élèves : ils ont l'air "normaux", gentils, et ils écoutent -pour l'instant. Il y a même une humeur relativement légère entre profs : on s'entraide, on se donne des infos, et on rit de ce qui ne tourne pas rond. Cela n'empêche pas de faire certains constats affligeants, évidemment, mais je me dis que nous avons de sacrées ressources pour tenir le coup.

profs remplaçants

Dans nos dernières inventions, nous avons créé le CEDTP : le club des emplois du temps pourris. C'est sans doute idiot, mais ça nous amuse. Cet acronyme est à lire très vite, comme une mitraillette. Il devrait y avoir pas mal de membres : je n'entends aucun collègue dire que l'un de ses voeux a été respecté, et j'en entends beaucoup découvrir des changements sans avoir rien demandé.

Demain, huit heures de présence et six heures de cours. Well done, monsieur l'adjoint !

25 août 2011

Babillage

Hier, j'ai investi dans des ouvrages pour mes élèves mais aussi pour moi : puisque Médée de Corneille est au programme de l'agreg, je vais travailler cette pièce en seconde et en première. Il y aura aussi Sarraute et Reza sans doute. Car oui, j'ai la tête un peu moins en vacances : j'ai repris le travail par anticipation.
J'ai aussi acheté un livre pour Flûtine et moi : La cuisine des écrivains. Rien qu'à l'idée de lire des textes littéraires sur le sujet, je me réjouis. Et puis il me fallait autre chose que des lectures pour le lycée.
Je ne sais si j'ai épuisé mon stock de rêves/cauchemars concernant celui-ci pendant les mois de juillet et août, mais pour l'instant, ça va à peu près.

harry-potter- maggie smith

Après mes achats zintellectuels, j'ai filé à Opéra pour enfin voir le dernier Harry Potter. J'étais contente de parvenir à retourner seule au ciné. En dehors du fait que j'ai failli avoir une attaque en payant ma place 10,50€, j'ai apprécié ce moment.

En attendant ma séance, quelques personnes sont sorties d'une salle et l'une d'elles était à classer dans les médailles du concours de lapalissades (et de suffisance ? de naïveté ? de bêtise ?) : "Elle est magnifique, elle est comme moi : naturelle !", "Il faut le voir en entier, ce film !", "Génial, ce film ! Et les acteurs jouent, jouent, jouent ! Y'en a marre des effets spéciaux.", "Il est au-delà du jeu. J'applaudissais.", et "J'aime bien discuter avec quelqu'un qui a aimé le film".

Quant au film, il ne m'a pas déçue : j'ai été émue à deux moments bien précis, et j'ai apprécié que ce ne soit pas une simple bataille rangée, pleine de bruit et d'action. Cependant, j'ai trouvé le personnage de Harry moins proche, et sa "résurrection" très peu crédible (et non convaincante). L'actrice Maggie Smith me réjouit toujours autant, en revanche.

Quand Flûtine sera là, nous irons voir La Piel que habito grâce à France inter qui m'a fait gagner des places, mais j'ai des doutes sur mon enthousiasme face à ce film qualifié de "chirurgical"...

Sans transition, j'aime beaucoup la une de Libération aujourd'hui : "Se renier plus pour rogner plus", concernant la politique de rigueur pour les mois à venir. Tiens, ça me fait penser que je dois payer mes impôts. Quand je pense que certains riches demandent à être taxés et que le gouvernement cherche à se les mettre dans la poche...

26 juin 2011

Massefeuille : n.f. Charge de travail importante, alors que l'on pense que vous vous tournez les pouces.

Vingt-trois candidats, donc, ont passé avec moi leur oral en deux jours. Ce rythme est épuisant, d'autant plus que je me lève à 5h30 et que je pars à 6h50 pour éviter les bouchons et être à l'heure.

J'ai vu des élèves sans surprise, avec des noms "bien français", très lisses. En même temps, ils sont issus d'un lycée coté de banlieue chic. Pas de relief, donc, sur le plan de l'identité de ceux-ci.

Parfois, même, ils sont bien trop sûrs d'eux, voire pédants. L'un d'eux, de façon très maladroite, s'est mis à me poser des questions rhétoriques pendant sa prestation. Exemple : "Tirso de Molina a écrit Le Barbier de Séville... N'est-ce pas ? " Je voulais lui dire qu'il faisait une grosse bourde, mais je me suis contentée de lui indiquer que c'était moi qui posais les questions. Deux minutes après, il évoque la scène célèbre du pauvre dans Dom Juan, s'arrête soudain, et en me pointant presque du doigt, lance : "Mais vous ne l'avez peut-être pas lue ? Vous la connaissez ?" Là, j'ai suspendu mon stylo, j'ai haussé un sourcil : "Vous me demandez à moi, professeur de lettres, si j'ai lu la pièce ?" On nageait dans l'absurde.

Dans un autre genre, un élève ayant une sorte de bégaiement particulier, portant sur la syllabe finale de chaque mot, m'a beaucoup touchée par ses efforts. Le stress de l'examen n'arrangeait d'ailleurs rien. Il s'en sort avec une très bonne note, donnée non pas par pitié, mais bien parce qu'il était bon.

Après lui, j'ai fait pleurer une élève qui était interrogée sur l'impasse (Baudelaire) qu'elle avait faite. Pas de chance. Le pire, c'est qu'elle n'a même pas essayé de produire quelque chose de modeste, et que sur les questions les plus larges ("quel est votre poème favori dans le corpus ?"), elle ne répondait rien. Je lui ai suggéré d'en tirer certaines leçons, et de ne plus faire d'impasses...

Sinon, j'ai eu un élève excellent sur un texte difficile :"Femme noire" de Senghor. Quant il m'a répondu à propos de la négritude que Sartre la définissait comme "la négation de la négation de l'homme", j'ai bu du petit lait. Comme quoi, c'est possible d'avoir de bons élèves, même s'ils restent très scolaires dans ces établissements.

Au retour, vendredi, j'écoutais la radio, abrutie par ma journée. Je suis tombée sur deux chansons très différentes. J'ai décidé ensuite d'aller dans Paris, pour me changer les idées. J'avais oublié les soldes. Ou plutôt : je ne pensais pas que les gens se précipitaient après le travail dans les boutiques. Le bruit, la cohue m'insupportaient. Je ne me suis pas détendue, mais j'ai trouvé ce que je cherchais : un casque audio soldé pour mon ipod puisque mes écouteurs grésillent. J'avais peur de l'acheter uniquement pour l'esthétique et de ressembler à tous les loulous de banlieue; il a en fait un bon son et me plait beaucoup : avec mon ipod rouge new-yorkais, j'adore.

Wesc-Conga-Medium-Blue

Depuis ce temps de shopping, j'ai rangé et nettoyé l'appartement, j'ai diné avec ma mère, j'ai dormi beaucoup (pas assez, en fait). Là, j'hésite à aller courir : la chaleur grimpe. Cet aprèm, je compte voir Emy.

Je n'ai pas touché à mes 56 copies en attente. Tant pis.

 

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20 août 2011

Au-dessus des nuages

Je suis à nouveau parisienne, mais j'ai envie de prolonger le petit goût de liberté que j'ai ressenti cet été, comme rarement. Du travail pour la rentrée m'attend aussi, et pour l'agreg, of course...

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En attendant un véritable retour sur les ondes, sachez que j'ai encore randonné une semaine (en Savoie, avec Flûtine), que je suis toujours aussi amoureuse, que j'ai perdu deux kilos depuis début juillet et que je vais plutôt bien, je crois.

Ah, et puis j'ai écouté France Inter tout plein, et cette radio m'a fait gagner deux places de ciné pour le dernier Almodovar, mais je crains qu'il ne me fasse peur. Avant, opération Harry Potter : je ne fais pas encore partie des six millions de spectateurs français.

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24 avril 2011

Rebilloter : se remettre en cause quand on a la tête sur le billot.

Je pensais que cette histoire de dépression post agreg était exagérée. Mais si je dois être honnête, je crois bien en passer par là. J'ai peu envie de causer, je m'oblige à sortir et à me préparer, je fais la sieste à cause d'une fatigue lancinante, je ne parviens pas à travailler pour le lycée.

Je tente de ne pas voir cette non-admission comme un échec, et pourtant. Pourtant ce ratage fait remonter à la surface de nombreux souvenirs et des sentiments sombres du passé.

Les humiliations quotidiennes de la classe prépa pendant deux ans. La copie de spécialité philo sur laquelle le prof avait noté : "Vous feriez mieux de planter des poireaux que de faire de la philosophie".

Ma soutenance de mémoire avec une peau de vache qui commence l'entretien par "C'est de vous ?" avec un mouvement méprisant de menton vers mon travail, et qui achève la soutenance par :

_ Vous envisagez quoi, après ?
_ Passer le capes, et peut-être l'agrégation.
_ Le capes à la rigueur, et ça sera difficile. L'agrégation, oubliez.

Le Viking, mon seul ex masculin, qui m'avait lancé, alors que je lui annonçais que je passais en khâgne : "Avec tes notes ? Ils te laissent passer avec de telles notes ?"

Tous les collègues et chefs d'établissement qui me regardaient de haut ou ne me voyaient pas car j'étais "seulement" TZR, et qui ignoraient pour beaucoup que le T signifie "titulaire".

C., qui pensait que je l'avais trahie en faisant une khâgne de philo plutôt que de lettres.

J'en oublie sans doute. Et puis injustement je ne mentionne pas tous ceux qui ont crû ou croient en moi. Leurs mots se gravent moins en mon esprit que les reproches et les humiliations des autres.
Alors j'aurais voulu l'avoir, cette agrégation, juste pour prouver une fois que je pouvais viser l'excellence intellectuelle. Réussir brillamment. (J'ai décroché le capes dans des conditions équivalentes, alors que j'étais à plein temps, mais vraiment sans "briller" : je suis arrivée ric rac en bas de la liste des admis)

J'appréhende beaucoup la reprise au lycée, de fait. Dire et redire "Non, je ne l'ai pas eue". Sans rentrer dans les détails, sans chercher à me justifier.

Bon sang, j'ai beau savoir au fond de moi que je vais sans doute repiquer une année, je n'ai pour l'instant aucune énergie, aucune motivation réelle, aucune foi !

J'ai juste envie de repartir sur les chemins, d'avoir de véritables vacances avant de reprendre, d'avoir une maison avec un jardin, Flûtine près de moi tout le temps.

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21 février 2011

Paligoussir : avoir mal partout à force d'avoir bricolé et rangé.

Si le salon est à l'image de mon esprit, un peu pêle-mêle, en désordre, et chargé, ma chambre, quant à elle, respire maintenant la sérénité. En effet, depuis mes premiers achats chez mon amikea, jusqu'aux derniers, datant de ce matin même, je me suis occupée de réaménager ma chambre : armoire fringante, nouvelles lampes, dessus de lit clair et léger, allègement de la pièce, rangements.

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Je souris bêtement en me couchant, et au réveil itou. En fait, je suis contente parce que je suis passée à un ensemble bien plus clair, plus lumineux et loin d'une ambiance estudiantine -j'ai passé l'âge, quand même.
Mon dimanche a donc été consacré à cela, une bonne partie de mon lundi aussi. Comment ça, j'ai autre chose à faire ? Ouiiiiii, c'est vraiiii. Pourtant cela ne m'a pas empêchée d'entamer Neruda (tout aussi obscur par instants qu'Akhmatova, mais la démarche littéraire se comprend un peu mieux, peut-être... quoique...).
D'un autre côté, j'ai mal à la tête depuis cet après-midi (trop de bricolage ?). Alors je fais c' qu' j' peux, ma bonne dame.

Demain, lecture encore, et passage chez le vétérinaire pour vérifier la cicatrisation des gencives du noirot. Ceci dit, je vois bien qu'il est très en forme : il joue, fait des bêtises, mange avec appétit. Il dort même dans le tiroir d'un meuble en instance de voyage vers une brocante, et il y place son jouet préféré, la nuit.

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Il y aura aussi au programme deux tonnes de repassage environ. Et mes préparatifs pour rejoindre Flûtine en train jeudi. Ce n'était pas prévu, et j'adore ça.

Sinon, hier soir, j'ai hésité entre deux films pour me détendre : Cabaret de Bob Fosse, et Match point de Woody Allen. Au dernier moment, j'ai opté pour Allen. Je m'attendais à quelque chose de drôle, de faussement léger. Et j'ai trouvé le film lent, sombre, presque plombant. C'est normal, docteur ?

PS : mes envies de clarté touchent aussi à mon blog, dont j'aimerais changer les couleurs. Je ne sais que faire, en revanche, comme géniales associations...

14 février 2011

Parthighter : (Ang.) [partaïté] Etre à la pointe de la technologie, sans le savoir.

Mais que fais-je depuis 7h30 du matin, à regarder, comparer, mesurer, jauger les dessertes de cuisine et les armoires à linge ? Je voudrais avoir le temps d'améliorer mon appartement pour le vider, le rendre habitable... pour deux. J'ai toujours entassé mille choses, comme par peur de ne pas avoir. Aujourd'hui, j'ai besoin d'espace, de moins étouffer. Je vais commencer bêtement par le plus simple : la cuisine.
Envie de marcher, depuis hier. Alors je vais prendre cette excuse pour me balader dans Paris, si tant est que j'aie besoin d'excuse.

sav_photo

Hier, j'ai réussi à récupérer toutes les données de mon ordinateur Sony qui, je vous le rappelle, avait l'écran tout déformé depuis le week-end précédent l'agreg.
Je l'ai branché sur l'écran de l'ordinateur de bureau de ma mère. Fière de moi, j'entame la sauvegarde. Tout va bien, je respire en me disant que je pourrai sereinement l'apporter au SAV. Et puis là, le miracle : l'écran se rétablit. Je me dis que ça ne va pas durer. Je retente un démarrage après la phase de récupération. Tenez-vous bien : je vous écris ce matin sur mon Vaio. C'est à n'y rien comprendre. Il faudra quand même que j'en touche un mot à la Keufna, je pense. Mais je suis toute contente de pouvoir à nouveau utiliser mon ordi, sans dégâts.

Et puis j'ai eu droit à un autre petit rayon de soleil dominical : je vais sans doute rejoindre Flûtine à la fin des vacances pour quatre jours.

En attendant, j'ai beaucoup à faire, alors je m'y mets de suite !

6 février 2011

Grilloufigner : péter un câble du fusible (et réciproquement)

Voilà, ça arrive -enfin ? : mes plombs sautent. La tension de l'agreg n'était pas vraiment retombée après les écrits, et là, ces derniers jours, j'oscille entre relâchement, angoisses, étouffement, fatigue, énergie nerveuse. Je commets même des "erreurs" étonnantes pour moi : j'ai laissé une part de tarte aux poireaux maison dans le four pendant des jours, j'oublie certains aliments du frigo, je ne pense plus à la litière des chats, je confonds Du Bellay et Marot dans mon descriptif de Bac pour les premières, etc.

sisyphe

Je me vois telle Sisyphe avec son rocher : je termine une tâche qu'une autre vient s'ajouter à ma liste sans fin. J'ai quand même réussi à corriger deux paquets de copies, mais j'en ai récupéré autant. Cherchez l'erreur.
Les cours de préparation à l'oral à la fois m'encouragent et me désespèrent.
Ma mère a dû gérer pour moi les recherches de devis chez des vétérinaires car je ne pouvais même pas m'en occuper. Au final, le noirot va effectivement subir tout ce qui était prévu, mais chez un autre médecin, pour 150€ de moins environ. Il y sera demain matin à 9h.

Aujourd'hui, je dois accepter de ne pas vraiment travailler : Flûtine m'emmène au théâtre, puis nous irons chez Asa pour une soirée jeux (et en plus, j'ai choisi le menu : cuisine japonaise maison !). Je pense qu'il serait vital que je lâche un peu de lest, mais ce n'est pas évident : je dois corriger un paquet de type Bac pour jeudi, et j'ai quatre cinq ouvrages du programme de l'agreg à lire en urgence...

Allez, j'applique ce que j'ai dit à Peanceandream récemment : je vais respirer lentement...

16 janvier 2011

Omblage : n.m., légère angoisse, fondée sur rien en apparence. Faire omblage.

A la demande générale d'Emy, je passe ici avant de m'activer comme une folle en ce dimanche...
Jeudi, journée de dingue quasiment sans pause. Déjeuner sur le pouce, après deux commissions d'absentéisme (fléau dans mon lycée comme ailleurs). J'ai cours avec les premières. Je monte l'escalier. Arrivée au premier étage, je vois un élève avec une casquette vissée sur son crâne. Comme à mon habitude, je lance un original  "Caaaaaasquette, jeune homme !". Une fois, rien. Deux fois, il fait le sourd. Je suspends alors ma grimpée, et je le suis.
Avec insistance, pour la troisième fois, je lui demande de retirer sa casquette. Et là, rapidement, je sens que ça ne va pas être simple : il se rapproche d'un coup de moi, et me dit qu'il n'est pas de l'établissement (assez bête de me le dire d'entrée de jeu, d'ailleurs).

"Et alors ? Il y a des règles ici, pour tout le monde." Ah, le bel argument des règles à suivre ! Rien de tel pour l'énerver, puisqu'il voulait justement aller à l'encontre de ce que l'on exige...

_ Vas-y, t'es qui, toi ?
_ Vous me tutoyez ? Continuez, pour voir.
_ Ouais, et tu vas faire quoi ? Vas-y, appelle ! J'm'en bats les c******* ! Appelle les flics, aussi !, dit-il avec agressivité, en bombant le torse vers moi, avec un sourire en coin.

Là, je me penche au-dessus de la balustrade, et je demande aux élèves du bas d'appeler un surveillant. Aucun ne bouge. Ils font comme les trois singes : ils n'entendent, ne voient, ne disent rien.

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Telle un doberman, je ne lâche pas l'élève qui m'a insultée. Je le précède à la descente dans le hall., en le poussant légèrement. En bas, c'est moi qui me rapproche de lui, ce qu'il ne supporte pas.

_ Vas-y, tu fais quoi, là ? Recule ! Me touche pas !
_ Vous êtes qui, pour me parler comme ça ?

Soudain, il se rapproche tellement que je peux sentir son haleine de cendrier. Et là, allez savoir pourquoi, au lieu de tomber dans la grossièreté comme lui, je lui lance une phrase sans réfléchir, mais en la pensant vraiment, avec un air de dégoût sans doute : "Ah, vous puez !"
Il s'attendait à tout sauf à ça. Pendant qu'il essaye de m'imiter en rendant sa voix plus aigüe, nous sortons du hall. Soulagement de ma part, je vois ma copine CPE et Dolly arriver.
J'ai le souffle un peu coupé mais je parviens à faire comprendre le problème rapidement :"Intrusion, on m'insulte, on m'agresse !"
La CPE le canalise pendant une minute, mais il lui envoie les mêmes injures très rapidement : elle lui conseille de sortir vivement de l'établissement, car elle va en effet appeler la police. Le jeune homme me regarde avec haine, m'insulte dans sa langue (au ton, j'imagine bien qu'il ne me récitait pas de poésie), et s'en va vers la grille du lycée, tranquille comme Baptiste.

J'ai les mains qui tremblent, et cela m'agace de ne pas avoir réussi à me maitriser plus que cela. Je dois enchaîner et récupérer mes élèves. J'arrive en cours assez fébrile, en me disant que j'ai peut-être pris des risques, mais que je ne regrette pas de ne pas l'avoir lâché.

En attendant, ce n'est pas cela qui me fait le plus omblage, mais les soucis de santé de ma mère. A suivre...

8 novembre 2010

Délice rouge

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Ma potassée de potimarron/oignon/épices potasse. Et gratine.

 

Curcuma, muscade, piment d'espelette, laurier, sel, poivre.

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Achats du jour : courges, pomelos chinois, figues.

Envie de faire un cake bananes/noix avec farine de noix et agave à la place du sucre.

Il y a juste une chose de bête : je n'ai personne à qui faire goûter ces délices culinaires.

Flûtine est trop loin.

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6 novembre 2010

Balances

poids_balance

J'ai un poids.
Un poireau.
Un poison.
Un poitevin.
Un petit pois.
Ou un gros.
Pouah !
Un poids, quoi.
C'est un souci sans en être un.
C'est à dire et à cacher.
C'est à évacuer et à taire.
J'ai envie de lui taper dessus, au poids.
A mains nues et au marteau.
Give me a clou.
Envie de lutter dans la boue.
Et de l'écraser dans ma bouche.
J'ai un poids qui pèse.
Lapalissade.
J'ai mon poids qui pèse.
Grimpe la palissade.
Tais-toi et marche.
Avance.
On ne s'arrête pas.
Pas au premier stop.
Poids dessus, poids dessous.
J'ai un poids qui m'alourdit.
Il empêche la légèreté.
Il ne s'arrête poids.
Il s'installe chez moi.
Sans invitation.
Il ne va poids falloir tarder :
Je dois le virer.

Une idée de poids pour le renvoyer ?

14 octobre 2010

Bloque us !

Aujourd'hui, les élèves du lycée ont bloqué l'accès à l'établissement. Je ne sais qu'en penser, mais je crois surtout qu'ils ne savent pas trop pourquoi ils font cela. Leur slogan était unique : "Blo-cus ! Blo-cus ! Blo-cus !"
Donc ce matin, la plupart des professeurs (dont moi) étaient enfermés au sein de l'établissement, mais aucune entrée n'était non plus possible. Il y a eu des oeufs, un chef blessé, un car de police, des cris, et ensuite, le grand silence...
Demain, il parait que ça recommence.
Mais cet après-midi, j'avais quand même la moitié de ma classe de minettes, et ça, c'était un miracle ! Elles sont revenues juste pour moi. Je pense que j'étais quasiment la seule à faire cours dans tout l'établissement, ce qui est une expérience étonnante à vivre.
A part ça, les discours de certains syndicalistes deviennent pénibles car ils cherchent à nous culpabiliser et je n'aime pas cette méthode. Comme si ne pas être radical, c'était ne pas être engagé...

Sinon, Flûtine commence à beaucoup trop me manquer; je suis allée me faire faire une petite coupe chez le coiffeur hier soir pour me sentir jolie, et pas seulement "cerveau".

Les copies s'amoncellent, je corrige un peu au lycée dans les heures creuses, et j'ai lu La Jalousie de Robbe-Grillet en deux fois cette semaine, sans savoir si c'était pire ou mieux que Les Gommes.

tnt

Ah et puis c'est dérisoire, mais je me suis équipée d'un boîtier TNT pour pouvoir continuer à regarder C+ en clair, et cela m'apporte d'autres petites joies : regarder des séries ou des films en VO, avec ou sans sous-titrages. Et ça, c'est génial !

27 septembre 2010

Froid automnal

C'est étrange comme j'ai une impression de gueule de bois alors que je n'ai pas bu hier soir. Couchée tard, oui, mais that's all : nous avons réuni le G5 en ce début d'année scolaire, et c'était bien bon de retrouver enfin les copines. Tinette avait préparé de délicieuses lasagnes, entre autres. Et Flûtine a été intégrée à notre groupe de douces folles, en plus.

Sinon, à part ça, j'ai froid et ça ne passe pas. Faut dire que rester assise devant l'ordimini avec mes polycopiés (Hugo, Alain, Baudelaire) à préparer les cours, ça pousse à la stagnation.

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Flûtine, pendant que j'étais à la fac samedi, écrasée par des textes fort difficiles et quasi inclassables, m'a gentiment offert La Jalousie de Robbe-Grillet (wouèèèèh !) et la bonne édition de Rimbaud. Parce que voyez-vous, sur mes quatre exemplaires, aucun ne correspondait aux attentes du programme, évidemment.

Techniquement, je me sens à la masse pour le concours. Mais intellectuellement, c'est jouissif de se remettre en question; de revenir à des acquis anciens, plus ou moins volontairement occultés; de découvrir certains auteurs rarissimes (Rémy de Gourmont, Edouard Dujardin, Akhmatova...)...

Et rien à voir, mais je songe très fort à mon scooter en hésitant par rapport à une promotion qui s'achève chez Honda le 1er octobre... Que faire ?

Ah, le cuit-vapeur sonne l'heure du déjeuner ! Décidément, je vous abandonne pour le repas fréquemment, ces temps-ci.

30 septembre 2010

Ah que vroummmm !

Une vie de dingue, un rythme de folie, mais ce soir, ce soir, j'ai pris le temps de commander... mon nouveau scooter ! Financièrement, peut-être une folie, mais je suis vraiment heureuse d'avoir arrêté mon choix et j'ai hâte de l'avoir !
Il s'agira d'un Honda (excusez du peu) blanc nacré, hyper confortable pour deux (héhé), fiable, et beau.
Je cherche un super casque maintenant.
Et promis, promis, je fais une entrée digne de ce nom très vite, as soon as possible.
Juste une petite anecdote d'aujourd'hui, au lycée. Ma classe de girlies est vraiment... girly : l'une d'elle, pendant que je parlais de Baudelaire, avait sorti son vernis et faisait sa manucure. Je lui ai dit que c'était une première, dans ma carrière, et qu'il était dommage que je n'aie guère le temps de lui passer un savon.
Ahlala, ces élèves, toujours pleins de surprises !

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11 octobre 2010

Implosion

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J'en suis à me demander en ce moment comment je vais faire pour tenir à ce rythme jusqu'à la fin de l'année jusqu'aux vacances de la Toussaint. La tête dans le guidon, je ne fais rien d'autre que bosser, un peu comme une automate, et je constate que je n'ai pas le temps de voir mes amies, de me dépenser physiquement, de me concentrer sur mes derniers kilos à perdre, ni l'énergie de travailler sur les sujets de dissertations de l'agreg le soir.
Par exemple, ce matin, en dehors d'un cours rédigé et de quelques broutilles administratives, je ne suis pas parvenue à attaquer un paquet de copies à corriger. C'est mon jour de repos, et j'ai un mal fou à enchaîner après ma semaine, dont je ressors abrutie.
Alors quoi ? Vais-je imploser tout bonnement, d'autant que Flûtine n'est pas là ? Je me sens quelque peu nerveuse, voire irritable certains jours, et cela m'inquiète.
Je fais des listes de choses à faire, que je coche progressivement -ce qui devrait me rassurer-, auxquelles j'ajoute sans cesse d'autres impondérables.
Je me lève fatiguée, en m'étant écroulée avant 22h, au fond du lit vide.
Je ne dis pas que je déprime, loin s'en faut : je m'inquiète juste de cet état, car je sens que je puise sur mes réserves, et je suis quelque peu dépassée.
J'aurais envie de sortir, de m'aérer, de rouler pendant des kilomètres, de voir d'autres choses, d'aller manger japonais avec des copines, de voir une expo, d'aller au ciné (événement pour moi, il faut que je sois vraiment en manque de vie sociale et culturelle), de m'occuper de moi...

Pour vous donner une idée du désert social dans lequel je suis, sachez que là je dois aller chez Bricolex et au Monop', et que je considère cela comme des "sorties"...

27 juillet 2010

Country girl (en images)

Je ne vous oublie pas, mais je me connecte fort peu ici et je ne vois pas les journées passer !
Dans les dernières nouvelles extraordinaires, sachez que :

J'ai parcouru environ 25km à vélo avant-hier, dont un tiers du trajet sous la pluie. Pour quelqu'un qui n'avait pas pédalé depuis des années, je suis contente.

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J'ai fait la première confiture maison de ma vie ! Nous avons cueilli de façon presque illégale des griottes dans un arbre au bord de la route, et le tout a cuit hier soir. La confiture est délicieuse !

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J'ai un teint splendide.

J'ai encore perdu du poids, mais j'ignore exactement combien de kilos/grammes (?).

Revoir notre ancienne maison ne m'a pas autant perturbé que je croyais. J'ai été soulagée de constater que les trois sapins étaient toujours en place. On se raccroche à peu de choses...

J'ai acheté de la poterie fort jolie, qui me rappelle celle du Japon.

Et puis de l'huile de noix délicieuse, directement au pressoir.

J'ai fait des photos très chouettes dans les blés.

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Et vous, comment se déroule votre mois de juillet ?

7 juin 2010

Je cause toute seule

C'est dans mon "nouveau" salon lumineux que je me trouve. Hier, ma mère et moi-même avons réaménagé ledit salon, et ce n'était pas une mince affaire : cela nous a occupées de 13h30 à 21h. D'ailleurs, l'épisode n°2 aura lieu lundi prochain. Puis j'attendrai les soldes pour me trouver un nouveau canapé pas trop cher... En attendant, j'irai faire des repérages, héhé !

Les chats ont l'air tout aussi ravis que moi de ce nouvel agencement.

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Par ailleurs, j'ai beaucoup travaillé encore pour le lycée, même-et surtout- si l'année scolaire se termine. Mon conseil de classe de seconde me parait prêt. J'en ai deux demain, de conseils : retour à 20h30 minimum chez moi...

Cet après-midi, je vais récupérer mes descriptifs de Bac dans un lycée huppé. Je verrai donc à quelle sauce je vais être mangée : en fonction du nombre de listes, j'aurai un certain nombre de textes à préparer pour faire passer les oraux...

Ensuite, direction chez Tinette pour établir mon planning de travail concernant l'Agreg.

Et puis Flûtine ne reviendra qu'en milieu de semaine prochaine, ce qui me paraît loin.

24 mai 2010

Jour férié, il paraît

Je suis revenue de l'aéroport à 7h20. Flûtine embarque à l'heure qu'il est. Elle traverse l'atlantique, et moi j'ai l'impression que ma vie va dépendre d'un avion... Insensé, évidemment.
Hier, nous sommes allées voir l'exposition "la voie du Tao" au Grand Palais. J'avais acheté un exemplaire fort simple du Tao te king de Lao Tseu pour le voyage de Flûtine, mais elle l'a laissé sur le rebord du lit sans s'en rendre compte. Alors nous avons décidé que j'ouvrirais au hasard le livre quotidiennement, et que j'en tirerais une citation.

Voici celle du jour 1 : "Celui qui sait fonder ne craint point la destruction; celui qui sait conserver ne craint point de perdre" (LIV).

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Ceci étant, je vais devoir travailler sur mes descriptifs du Bac (à rendre au grand maximum... jeudi, hum). Il va aussi falloir ranger quelque peu l'appartement, mais je risque de reporter le ménage en raison de mes cours à peaufiner et des dernières copies à corriger.

Sinon, je voulais vous dire que mes jardinières fleurissent, que mes pensées sont superbes, que ma menthe explose dans son pot, qu'il fait un temps magnifique (dont il faut apparemment profiter car la météo de 5h30 annonçait un renversement à compter de mardi, pfff), et que je vais vous montrer tout cela dès que j'aurais basculé les images sur l'ordi montre tout cela...

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Pensées et renoncule

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Jasmin bourgeonnant

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Pensées

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Bourgeon de renoncule

12 mai 2010

Quelques fleurs

J'ai froid. Très. Pourtant Flûtine est dans le sud en déplacement.
J'ai envie de dormir. Beaucoup. Alors je ferai une sieste tout à l'heure, pour tenir au Louvre ce soir.
Mais Tinette vient de partir de chez moi, et y a laissé cinq petites roses roses (vous suivez ?) et du soutien pour l'Agrégation... sans que j'aie à lui demander, comme je l'avais prévu. Et ça, c'est chaud pour mon petit coeur.

En ce moment, je traîne un peu des pieds pour faire cours : les élèves sont complètement déconnectés des échéances (orientation pour les secondes, Bac pour les autres) et ne me donnent pas la motivation qui va de paire avec de "bons" cours. J'ai rendu les derniers DST de type Bac ce matin : bilan effroyable, pire qu'en début d'année. Moyennes de classe à 6,5 environ. C'est assez décourageant, côté prof. Comme si j'avais causé pendant un an dans le vide.
Il faudra d'ailleurs que je mette à jour les perles d'élèves.

Heureusement que l'amour me permet de prendre du recul. C'est une sorte de passion douce : la passion sans ses contraintes, sans ses douleurs, sans le côté feu de paille. Et c'est bien le mot "douceur" qui prime avec délice sur cette relation...

Je retombe dans les violons, désolée. Sinon, j'aurais envie de vomir mon dégoût pour tout ce qui se passe dans l'actualité, et qui me semble de plus en plus effrayant. J'ai parfois l'impression que l'on cherche à nous lobotomiser, à nous rendre bovins, ou en tout cas que nos dirigeants le pensent. Et lorsque je vois mes élèves alimenter cette image, cela me met hors de moi : j'ai foi en eux, mais pas l'Etat. Voilà sans doute le problème. Enfin, l'un des problèmes.

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Deux chats se sont glissés dans cette image.

Les trouverez-vous ?

30 avril 2010

Pesons et balances

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Reconnaissons-le tout de go : j'ai quand même du mal à travailler. J'ai corrigé un paquet de copies, certes. Je suis plus ou moins au point dans mes cours, certes. Mais j'ai la tête si légère...
Hier soir, petites angoisses de la perte, de l'absence : peur de perdre Flûtine, peur de la mort, peur de perdre ceux  ("celles", en fait) qui comptent, peur du retour, lundi. J'ai souvent eu ce type de réaction quand je vivais des événements heureux. Disons que ce n'est qu'un juste retour des choses, et que ces angoisses se font rares depuis que je suis amoureuse. Alors je les prends comme elles viennent, et hier soir, j'avais cette magnifique possibilité de me rouler-bouler contre le corps de l'Autre, pour me rassurer.

Ce matin, je suis allée au Monop faire quelques courses, et j'avais ce sentiment étrange d'habiter là. Au programme de cet aprèm, petit tour en ville, car j'ai repéré deux trois choses pour Flûtine... Et j'ai envie, allez savoir pourquoi, de m'acheter de fins bracelets en cuir. Ce n'est pas cela qui me coûtera une fortune, et je pense que j'en serai ravie. Comme quoi, les bonheurs simples me conviennent parfaitement.

Vraisemblablement, j'aurais encore perdu du poids (presque un kilo), mais je patienterai jusqu'à mon retour pour en être certaine. Ne nous réjouissons pas trop vite, et pesons-nous toujours au même endroit, à la même heure, sur la même balance, pour éviter les déconvenues. N'est-il pas ?

Le temps est toujours doux, mais passé à la pluie fine. Je marchai tout à l'heure dans la rue, découverte, portant juste un t-shirt et un pull en V noirs. Je ne me suis pas protégée de la pluie : je prends tout ce qui s'offre à moi.

Tout.

25 avril 2010

Le soleil, la mer, le passé

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Me revoici enfin sur les ondes, même si mon bonheur est peut-être rébarbatif -voire pénible-, je vais continuer à l'étaler...
Nous sommes donc parties, Flûtine et moi, jeudi et vendredi sur Deauville. La destination fait sans doute trop carte postale, mais nous nous sommes régalées. Avant de prendre notre chambre à l'hôtel (l'Ibis devant le port est charmant), nous avons pique-niqué très succinctement sur la plage de Cabourg. Le vent était froid mais le temps superbe. Nous étions habillées comme des pouilleuses, dans des jeans trop grands, des blousons d'hiver, lunettes de soleil au front et t-shirt rayés comme il se doit.

La plage de Cabourg était quasi déserte. Ensuite, après cette longue pause, en milieu d'après-midi, nous longeons la côte pour rejoindre Deauville. Et là, flash back auquel je ne m'attendais pas : je redécouvre Villers-sur-Mer et le centre de vacances où nous avions passé quinze jours avec mes parents il y a des années. Je devais avoir environ dix ans. Je n'avais rien vu de la mer, car j'avais attrapé un très méchant virus (je délirais à 41° de fièvre) et je regardais mon père nager au loin, avec des jumelles. Il était de plus en plus petit; un simple point noir sur l'horizon... Je m'inquiétais un peu, je le guettais, et je suivais son retour dans les flots, régulier et impressionnant.

Là, en voiture avec Flûtine, je me suis arrêtée cahin-caha devant le centre de vacances, vide et fermé à cette époque de l'année. Je suis sortie un peu pantelante. J'ai fixé la mer, comme si elle allait me rendre mon père, des années après. Comme elle l'avait fait il y a peu, il y a des siècles, quand je le guettais ardemment, assise derrière la fenêtre, dans la chambre.

Je n'ai pas bougé. J'ai mis mes larmes sur le compte du vent qui fouettait mon visage. J'ai fixé la mer. Aussi longtemps que cela m'a paru nécessaire. J'ai fixé le centre de vacances. J'ai alterné. J'ai revu ces images rares et lointaines.

La mer ne m'a pas rendu mon père.

Retrouver ce lieu m'a perturbée plus que je ne croyais. Il faut dire aussi que la veille, Flûtine m'avait offert sur cd-rom la seule vidéo existante de mon père... qui datait de 1990, ainsi que celle d'une chanson que j'avais créée en 1997 lors de mon stage BAFA... consacrée à mon père. Alors, forcément, Villers et les vidéos, ça chamboule...

Une fois à Deauville, nous avons posé ma petite valise Dragibus (elle est fuschia) et avons filé sur la célèbre plage chabadabada...

La suite ? Vous l'aurez peut-être après le dîner, ou bien demain.

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5 avril 2010

Initials B.B.

Mon week-end pascal s'avère fort peu exaltant puisqu'il tourne autour du travail. Remarquez, étant donné les averses et autres grêlons qui tombent du ciel, rester chez soi est salutaire.

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Je viens de finir une étude de texte tirée de Thérèse Raquin, mon pavé de truite et des rondelles de courgettes cuisent à la vapeur, je prends donc le temps d'écrire ici un peu.

Alors, dans le désordre, je reprends une partie de ce que j'ai annoncé hier.

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J'ai vu Biolay en concert. Je ne savais à quoi m'attendre : un bobo trop sûr de lui et inaudible ? un génie dandy chantant faux mais au charme irrésistible ? un type enthousiasmant et surprenant ? une révélation en live ?
Pour tout dire, j'ai été bluffée. C'est l'un des meilleurs concerts auquel j'ai assisté. L'ensemble musical était quasiment symphonique : harpe, guitare sèche, guitare électrique, piano, basse, synthés, percussions... Il y avait même deux instruments totalement surprenants : une cymbale hélicoïdale de presque deux mètres de haut et un appareil électronique dont on joue en agitant sa main dans le vide, comme sur une corde imaginaire...
J'ai trouvé Biolay très généreux et très humble. Et les musiques étaient grandioses. L'ambiance s'est imposée crescendo, pour que le public finisse debout sur les quatre derniers morceaux.
Ceci étant, dans ce fameux public, j'ai hérité de sept dindes -trois devant, quatre derrière. Elles pensaient que lorsque le chanteur se tait et qu'il n'y a "que" de la musique, elles pouvaient papoter. Mais il faut couvrir la dite musique. Donc beugler. Je déteste ce manque de respect à la fois à l'égard de l'artiste qui se produit, et à l'égard des spectateurs autour. Il faut bien le dire, ces dindes-là m'ont gâché certains morceaux, alors que j'étais transportée.

Ah, le minuteur du cuit-vapeur a sonné : je reviens après avoir mangé !

14h05 : Voilà, je suis rassasiée. Tenez, au fait, j'ai découvert un substitut naturel au sucre et absolument délicieux : le sirop d'agave. Cela ressemble à du miel.

Bon, je reprends le fil de mon bloc-notes d'hier. J'ai donc fait travailler les secondes sur un extrait de Racine. La chose n'est pas forcément évidente, puisqu'ils découvrent en général l'écriture en vers, la langue du XVIIème, les notions de la tragédie, etc pour la première fois. Nous faisons donc deux lectures à voix haute; je suis enthousiaste et leur parle de la pièce. Je leur dis me retenir de leur lire moi-même les tirades de Bérénice. Evidemment, ils le réclament. Je cède, mais seulement après qu'ils auront répondu aux questions. Et là, l'un d'eux me dit qu'ils n'ont pas tout compris à l'histoire, et que ça va être difficile de répondre.
Soit. Je décide donc de leur faire une version modernisée des répliques... Je vous re-situe l'histoire : Bérénice, reine de Palestine, aime et est aimée de Titus. Celui-ci devient empereur de Rome. Le Sénat lui interdit le mariage avec Bérénice car elle n'est pas romaine. Titus cède. Il vient de lui annoncer sa décision...

_ Bon, mon p'ti coeur, tu vois, j'ai décroché un nouveau job, et toi et moi, ça va pas l'faire. Tu fais tache, là. Tu comprends, j't'aime bien tout ça, mais je n'ai pas le choix.

_ C'est quoi c't'embrouille ? Tu me dis quoi, là ? Tu m'avais mis la bague au doigt, et puis basta ? Non mais t'es qui, toi, pour me faire ça ? Y'en a une autre ou quoi ? Pauv' mec !

_ Nan, mais comprends-moi : mon nouveau patron il aime pas ça, et je ne peux pas faire autrement, tu sais. Mais je t'aime, je t'assure !

_ T'es vraiment un naze ! Je suis croc de toi, et voilà que tu m'envoies bouler ! Comme une vieille chaussette ! T'es qu'un lâche, tiens. Et comment je vais faire maintenant, toute seule ? Tu t'en fous, toi.

Hum, voilà à peu près ce que j'ai fait en guise de transcription, avec le ton et les gestes, devant des élèves éberlués et enchantés, évidemment... J'ai conclu le cours sur ma promesse, en lisant le texte de Racine au mieux de ce que je sais faire et, malgré la sonnerie, aucun élève n'a bougé...

Je finis sur l'addiction de mes premières au portable : les trois quarts d'entre eux dorment avec leur téléphone, et j'en ai même une qui m'a avoué avoir séché des cours parce qu'elle l'avait oublié chez elle et que cette idée  lui était insupportable. Elle rentrait donc pour le récupérer, car elle ne pouvait rester sans, quitte à rater le lycée... Je précise que cette discussion a eu lieu suite à un discours musclé de ma part, car je ne supporte plus la présence de ces objets pendant que je fais cours. J'ai dit que je n'avais qu'une envie : piétiner les dits téléphones. Voir mes élèves pianoter sur leur portable alors que je cause, et admirer leurs cuisses, tête baissée, pensant que je ne verrai rien, c'est vraiment de l'impolitesse.

Voilà, c'était mon quart d'heure de vieille schnock. A vous les studios !

17 mars 2010

Au balcon de mes espérances

L'attente de l'Autre est insupportable, mais au moins elle est le signe que quelqu'un est à espérer. Je me sens à la fois pleine et vide, luttant contre le creux douloureux quotidien dans le ventre. Je passe mes journées en pilote automatique et en mode fonctionnel, mais celles-ci sont parfois pesantes tant elles me paraissent longues.
Il faut dire qu'avec des réunions à n'en plus finir (sur mes jours de "repos"), des corvées qui s'accumulent (on nous retire de plus en plus de moyens, mais il faut en faire de plus en plus), des TPE à faire passer, j'ai parfois des journées qui se terminent à 20h. Mon projet de lutte contre l'homophobie en milieu scolaire semble enfin aboutir (après cinq réunions, oui oui) et sera mis en place en avril, logiquement. D'un seul coup, le proviseur se dit très investi dans cette cause et me soutient "à 100%" -dixit. Remarquez, cela m'arrange bien.

Hier soir, j'ai vu des parents pour la remise des bulletins. L'un d'eux m'a beaucoup touchée. Il m'a parlé avec un fort accent du Kosovo, du travail dans les champs quand il était petit, de l'école qui semblait importante pour lui. Et puis après, il a regardé le bulletin de sa fille en disant "Catastrophe, catastrophe" et en tentant de m'expliquer, à sa façon, qu'il aurait aimé avoir cette chance d'aller au lycée, alors que sa fille restait devant son ordinateur, ne travaillait pas beaucoup, se maquillait, et avait pour amie une... Serbe. Cet homme simple, dans le beau sens du terme, m'a vraiment émue.

Demain, jour chômé, je devrai aller lire les dossiers de TPE dans le lycée d'à côté : on nous a supprimé cette année la demie journée de dispense de cours pour le faire. Nous prenons donc sur nos heures libres. Ensuite, de 16h à 19h, réunion pour la liaison 3ème-seconde (avec un peu de croustillant, que je vous conterai peut-être).

Sinon, je continue à prendre soin de moi -même si je me trouve une petite mine depuis quelques jours. Demain, rdv chez le dermatologue; les abdos sont passés à six séries d'au moins 50 mouvements; je me suis mise en jupe hier (officieuse journée de la jupe dans notre lycée)...

Ce soir, cours au Louvre. On parvient au XVIIème siècle, en faisant un tour d'Europe.

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A part ça, j'ai écrit pour samedi un défi littéraire sur le temps. Le sujet m'a forcément inspirée, évidemment. Il sera publié ici.

Que dire d'autre ? Ah si, j'ai besoin d'air, je crois. Et ce we, je suis dispo pour des vadrouilles/repas/thés... A bon entendeur...

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