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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
8 décembre 2011

Vilaine petite canarde

En salle des profs, il y en a qui me font la tête, comme on pouvait le faire à l'adolescence. Du genre : je parle avec quelqu'un à côté de toi, pour te montrer que je ne te parle pas à toi. Na.

Pitoyable. Asa et moi sommes les vilains petits canards de l'équipe de lettres. J'assume, mais c'est lourd au quotidien. Surtout qu'en ce moment, la fatigue est grande, et cela n'arrange rien.

l-initiale

Heureusement, Flûtine est arrivée aujourd'hui. J'ai cuisiné un lemon pie et une purée de potimarron pour lutter contre le quotidien. J'ai aussi reçu mes deux albums commandés sur la Keufna. Et puis une ancienne élève est venue me parler devant ma salle, et sa réussite modeste mais sûre en première m'a fait plaisir. Ses compliments aussi, d'ailleurs.
Mes élèves m'ont amusée aujourd'hui en s'étonnant que je connaisse le site Deezer, que j'écoute des morceaux de rap pour comprendre leurs goûts, et que je parle de musique autre que classique.

J'essaye de programmer une soirée raclette avec les copines de lettres et Flûtine. J'ai plein de dates de concerts, expos, théâtre -en tête et sur ma table d'entrée.

 Cela n'a rien à voir, mais je commence à aimer le chocolat. Et ça m'embête un peu car c'est déroutant de voir ses goûts changer. D'un autre côté, ça fait du bien aussi de se sentir avancer, bouger.

 Le vent souffle dehors, ma girouette pivote et s'agite sur le balcon. C'est beau.

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30 octobre 2011

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Mon dimanche a été doux, hivernal, culinaire et sportif : repos, détente, travail, cheesecake façon NYC et lemon curd maison, jogging de 25mn dont nous revenons. Ce soir, soupe et plateau télé.

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Et hier, improvisation totale : exposition des portraits des écrivains de Gallimard par la Mairie de Paris, puis théâtre de l'Essaion pour voir une pièce forte et assez déroutante, Le jour où Nina Simone a cessé de chanter. Je vous en reparlerai, promis.

Les vacances passent trop vite, vraiment.

13 octobre 2011

Aux poubelles, citoyens !

sac-poubelle-poissons-rouges-chocolat

En dehors de débats politiques télévisés qui n'en sont guère, en dehors de propos aberrants entendus à la radio ce matin ("NS a sauvé le monde économique"), en dehors d'une naissance qui tombera fort certainement au moment du deuxième tour des primaires, on n'entend pas parler de ce qui se passe dans certains établissements, dont le mien.

Depuis mardi, des élèves et des personnes extérieures au lycée bloquent l'accès aux bâtiments, brûlent des poubelles en y jetant des déodorants et des fumigènes, jettent des oeufs sur les profs qui tentent d'apaiser les choses et de discuter, balancent des tracts aberrants et illogiques, se font bousculer méchamment par les CRS (oui, pas la police municipale) et créent un climat délétère de violence (paradoxal, je sais). Ils se filment, par ailleurs, pour montrer leurs exploits sur fessebouc.

Le lycée a été fermé ce matin à 10h30, hier à midi. Les DST de samedi matin sont annulés. Pour demain, grosse interrogation, mais on nous a annoncé que s'il y avait encore blocus, on fermera l'établissement dès 8h.

L'objectif des "manifestants" est d'atteindre le seuil du 22 octobre, et de reproduire le schéma de l'an dernier : ne pas travailler pendant quinze jours, avant les vacances de la Toussaint.

Nous n'en rions pas, et nous n'en pleurons pas non plus. C'est surtout lassant, assez inquiétant pour de multiples raisons, et anti démocratique de ne pas laisser travailler ceux qui le veulent, et de dégrader les bâtiments. L'un de mes élèves de l'an dernier est dans les meneurs, et semble devenir abruti par ce "pouvoir". Il est aujourd'hui en première S, et menace les profs avec des fumigènes sous leur nez...

Et puis ce soir aux actualités, on apprend qu'une prof d'une quarantaine d'années s'est immolée en pleine cour de son lycée. Son geste est sans doute à la hauteur de son désespoir. Aussi fragile fut-elle, elle est une manifestation violente du fameux malaise enseignant dont on se gausse, bien souvent.

Aujourd'hui, il y avait aussi une cérémonie funèbre pour une collègue qui s'est battue pendant quatre ans environ contre un cancer. Je ne l'ai pas connue, mais Asa et Tinette m'en parlaient souvent. Alors se projeter dans cette situation d'enterrer un(e) collègue/ami(e), et voir ses propres amies meurtries, ça remue.

Une drôle d'ambiance, en ce moment, au lycée.

14 juillet 2011

Prends ta pélerine

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J'ai préparé mon sac, pour voir. Le sac à dos du randonneur doit être le moins lourd  plus léger possible. Je vais encore retirer des choses : un haut tous les deux jours et deux pantalons suffiront. Quatre paires de chaussettes. Deux paires de chaussures. Une parka. Une polaire. Une casquette, un foulard, une paire de lunettes solaire. Le reste, c'est du plus : deux livres, un carnet de notes, les infos essentielles sur mon parcours, les chargeurs (iphone, nintendo ds pour mon podomètre, batterie appareil photo), un appareil photo justement (boitier ou petit numérique ?). Les accessoires d'hygiène sont en fait des échantillons glanés de ci de là. J'allège, je vous dis.

J'hésite à prendre l'ipod : je veux me taire,  je veux du silence, donc la musique serait superfétatoire, je pense.

Là, je reviens d'un jogging (21mn faites en 3-4 fois). Ensuite, préparation de biscuits à l'avoine que je veux emporter pour mon début de périple : fierté de les avoir faits moi-même, et envie d'emporter quelque chose de réconfortant.

J'ai peur de ne pas tenir, de devoir quémander de l'aide ou de dormir à la belle étoile sans duvet. Je me fais des scenarii catastrophes, quoi. Samedi midi, je serai au point de départ de l'aventure, en train de me trouver un hébergement pour la nuit, de demander ma crédentiale, etc.

D'ici là, exposition Manet et derniers préparatifs. Avant ce périple, je me suis accordé quelques jours de repos avec siestes, bons repas, épisodes de Boston Legal en veux-tu en voilà, aucune lecture. Je dois reconnaitre que ça fait du bien, après ces mois d'intense activité, mais que c'est perturbant, aussi.

Allez, l'avoine m'appelle.

Ajout de 19h10 :

 Avoine 1 (10)

Avant la cuisson...

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Et après !

10 mars 2011

Gadaréfier : relativiser une mauvaise nouvelle.

Alors, suite aux dernières nouvelles un peu grises que je vous ai données hier soir, je venais rassurer un peu les troupes. Les 18 heures supprimées ne représentent pas un poste. Du moins, pas une perte physique réelle, en fait. J'ai du mal à comprendre ce genre de subtilités, mais quoi qu'il en soit, mon poste ne sauterait pas (notez l'utilisation du conditionnel : je reste sur mes gardes). Il s'agirait du reliquat d'heures de Tinette (partie à la retraite), utilisé pour notre stagiaire cette année.

J'ai lu cela par mail à 6h30 ce matin.

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Depuis, j'ai fait cours avec toute l'énergie possible, décoré ma salle avec des panneaux sur Zola effectués par les élèves (mais aussi avec des posters contre les violences faites aux femmes), géré une notation erronnée d'une collègue, et retrouvé, enfin, Flûtine à la maison.

Demain, cours, conseil de classe, travail avec Tinette sur l'agreg, théâtre avec les copines du G4 (sortie scolaire, ne rêvons pas trop).

Samedi, fac all day long.

Allez, je poursuis mon travail pour le lycée.

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29 mars 2011

Bellegausser : (pour une femme) se sentir à l'aise, sûre de soi, féminine.

Voilà, j'ai fait mes achats pour les oraux. Au début, j'ai désespéré chez Gap, Etam, Promod, C&A et consorts : impossible de trouver un pantalon correct et de rentrer dans des tailles décentes. C'est à croire qu'il y a un concours des coupes les plus bizarres entre magasins.

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Pour rire, je suis entrée chez Zara. Sachant que dans leurs pantalons, j'aurais aussi de quoi me faire un short tant ils sont longs, et que la mode de cet été dans cette enseigne est affreusement colorée (vert émeraude années 90, orange sale, etc), je pensais ressortir aussi vite que j'étais entrée. Mais comme je suis d'une nature opiniâtre, j'ai farfouillé. Et j'ai trouvé un tailleur pantalon marron crème, avec revers.

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J'ai complété avec un pantalon noir sympa à -50% chez Etam, et achevé mon petit tour chez Sephora.

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Entre temps, j'ai relevé mes mails sur mon iphone (la technologie m'impressionne) et découvert qu'une colle sur Britannicus s'était libérée pour... demain. J'ai sauté dessus pour m'entrainer. Je me sens à la fois à moitié folle, et pleine de bravoure d'avoir répondu au mail de ma prof. Je passerai donc demain un second oral d'entrainement. Heureusement, j'avais réfléchi au texte ce week-end, et j'ai fait un bilan avec Tinette ce matin au téléphone à ce sujet. Parce que bon, ma folie a ses limites, quand même.

 Et vendredi, étape coiffeur. Il ne faut surtout pas que j'oublie de m'occuper de moi.

Non mais.

13 juillet 2011

Quel est ton rythme ?

C'est un peu bête d'être dans le noir, et de regarder les feux d'artifice au loin, seule. Je reviens pourtant d'une soirée sympathique et gargantuesque avec Pumpkin, et mon petit coeur est à quelques milliers de kilomètres, près de Flûtine.

 

marche avec moi

Aujourd'hui, j'ai beaucoup hésité quant à mes activités : Harry Potter, sieste, courses pour les chats, Manet ? Au final, j'ai fait des courses, j'ai réservé mon billet pour l'expo avant de partir pour Compostelle, j'ai trouvé un jeu DS avec podomètre pour la somme dérisoire de 9€ (alors qu'il est vendu neuf... 49€ !) et dont je me servirai pendant ma rando. Je l'ai paramétré et essayé sur la fin de journée : c'est étonnamment juste et précis.
J'ai aussi investi dans un poncho decathlon pour me protéger, car la météo me dit que je serai sous la pluie jusqu'à mercredi au moins... Et j'ai même fait une micro sieste avant de rejoindre Pumpkin.

Demain, j'irai éditer mon billet de train, et je verrai si je vais au cinéma voir le dernier volet de Potter. Rien de bien palpitant, je sais...

7 février 2011

Avoir un calocife : avoir des dents en trop et que la diction en pâtisse

Le petit noirot va bien, ce soir. Mais il a huit dents de moins. Enfin, il va mieux car il a huit dents de moins.  Il a une maladie des gencives depuis sans doute longtemps. Comme les chats sont stoïques face à la douleur, il a tenu, tenu, tenu, jusque-là.
Je souffle donc, et j'ai payé bien moins que ce que l'autre vétérinaire me demandait (il voulait d'ailleurs marchander au téléphone aujourd'hui...).

Sinon, pendant que mon noirot perdait ses quenottes, j'ai corrigé 27 copies. Enfin, les 27 questions de corpus d'un devoir de type bac. Avec un stylo qui révolutionne ma vie : le frixion de Pilot. On peut l'effacer avec sa gomme et réécrire. J'ai utilisé cette incroyable invention à l'agreg, d'ailleurs, et j'ai opté depuis pour corriger les copies avec. Je persévèrerai tant que les élèves n'auront pas la bonne idée d'effacer mes remarques...

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Et puis il a fait beau mais je n'en ai pas profité, donc. J'ai enfin acheté (sur le net) deux ouvrages de l'agreg que je n'ai toujours pas lu (shame on me) et que je veux dans la bonne édition, tant qu'à faire.

Hier, Flûtine m'a invitée dans un lieu mythique : la Cartoucherie. Nous sommes allées voir une pièce incroyable, interprétée par un seul acteur : "Le tour complet du coeur", qui reprend toutes les pièces de Shakespeare en plus de trois heures.
C'était génialissime. Si vous pouvez le voir, courez-y.
Ensuite, nous avons filé chez Asa, qui nous avait conviées à une soirée jeu : un duel entre scientifiques et littéraires ! Elle avait concocté un repas japonais délicieux...
Mes amies sont comme ça :

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Des soirées comme ça, c'est un véritable bienfait pour tenir jusqu'à la fin de la semaine -en apnée...

25 janvier 2011

Grigrissizer : emporter avec soi des gris-gris et avoir la baraka.

Rapidement avant de relire encore mes citations :

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1) je suis vivante, constatez-le.
2) j'ai souri en retournant le sujet : pour la première fois de toute son histoire, la didactique portait sur "un mouvement littéraire et culturel" de niveau seconde. Là, on prend peur : et si je ne le reconnaissais pas ? Sauf que c'est tombé sur... l'une de mes "spécialités", le Réalisme. J'entrerai dans les détails plus tard, mais je ne suis pas mécontente.
3) j'ai écrit 16 pages en 6 heures. Ensuite, j'ai recopié la trame de ma dissertation pour m'en souvenir, car ce type de réflexion s'évapore assez vite, je crois.
4) pour demain, je prends les mêmes porte-bonheur : le thermos offert par Flûtine à Noyel, la trousse d'Asa, mes pendentifs (le Saint Christophe de mon père, accolé à mon médaillon de baptême, un ange), et je change juste les vêtements.
5) priez avec moi et lancez des incantations : "Tout sauf Rimbaud ! Tout sauf Rimbaud ! Tout sauf Rimbaud !" Vous l'avez compris, si Arthur tombe, je tombe avec lui (et je ne serai pas la seule, mais cela ne comble pas mon inquiétude).
6) je m'offre des makis ce soir pour me récompenser. Car réfléchir, ça creuse : j'ai déjà très faim.
7) j'ai une équipe de pom pom girls autour de moi, et je dois reconnaître que cela flatte pas mal et fait du bien.

Allez, j'y retourne ! Je sens que je ne ferai pas de vieux os ce soir, moi...

16 janvier 2011

Rétiber : reprendre du poil de la bête. Lutter contre le mauvais sort.

Afin de compenser l'agression du jeudi, j'ai appelé à tout hasard vendredi midi le coiffeur pour savoir s'il y aurait un rendez-vous de libre. Pas de zazar, je vous dis : j'y étais à 17h30.

Petite coupe pour me "rajeunir" car je commençais à faire mon âge. Hihi !
Beaucoup de féminité, surtout cumulée avec mes petits achats dans les soldes : ma mère n'en revenait pas de me voir si zoulie. Ou plutôt : encore plus zoulie.
Je me demande en fait si la peau ne retrouve pas son élasticité, ou sa "tenue" après le régime. Je n'ai quand même été tendre avec mon corps, et là il semblerait être content : (Emy, ne lis pas cette phrase) je m'affine sans perdre de poids !

Du coup, hier midi, après mon cours à la Fac, j'ai investi dans un lisseur pour m'amuser à créer de nouvelles coiffures. Evidemment, il était en soldes. Non mais oh !

lisseur

Je vais d'ailleurs de ce pas aller l'essayer : il s'utilise aussi sur cheveux mouillés. Et comme j'ai toujours été lamentable dans les prouesses capillaires, ça risque d'être drôle...

24 janvier 2011

Faire son moulin : expr. pop. Changer d'avis, de sentiment sur qqu'un ou qqe chose.

moulin

Ce matin, j'avais du mal à me fixer sur des tâches précises : je me disais "ohmygodohmygod j'aitropdechozafaire !" En gros, je voulais faire le programme d'agreg dans la journée.
Ridicule, of course. Finalement, après un sms d'une agrégative qui semblait sombrer dans le même désir que moi, j'ai changé ma vision des choses. Les dés sont jetés, en fait. Je ne peux plus faire grand-chose en dehors de ce que j'ai fait jusque-là. Quelques révisions, quelques lectures, mais cela ne peut aller plus loin. Il ne reste qu'à attendre que le mystère des sujets s'évaporât (waouh, lire Montaigne et Racine élève le niveau de ce blog !). Et dès demain 9h, il y aura un mystère didactique de moins.

Je croise les doigts pour que le corpus me convienne : on a des facilités voire des "spécialités", et là, face aux textes, on peut avoir un avantage. Ou pas.
J'aimerais éviter le "ou pas".

J'ai quand même le coeur qui palpite, et je retombe dans certains "tocs" que j'avais presque oubliés : faire son sac plusieurs fois, préparer à l'avance tous ses vêtements pour le lendemain matin, organiser son pique-nique en achetant les ingrédients quatre jours à l'avance, acheter les tickets de train et métro aussi, mettre bien en vue les gris-gris...
Mon souci est surtout de me rappeler que je ne joue pas grand-chose sur ce concours, hormis un plaisir, une satisfaction, et un meilleur salaire, ne soyons pas hypocrites. Mais ce que je veux dire, c'est que j'ai un emploi, un statut, un lycée qui me plaît, donc aucune nécessité réelle d'avoir ce concours.

Je dois absolument me rappeler que je passe l'agrégation pour moi. Et non pour que Flûtine, mes amis, ma mère soient fiers de moi. Et là, j'ai du mal. Je reçois forcément des encouragements du type : "Vas-y ! Tu vas réussir ! Tu vas l'avoir !"
Ben justement, et si je ne l'avais pas ? Comment tous ces gens réagiraient-ils ? Je me dois d'occulter tout cela... avant demain matin.

Je partirai fort tôt, au cas où il y aurait un souci dans les transports, mais aussi parce que je ne supporte pas d'arriver ric rac à l'heure. Apparemment, maintenant, on demande aux candidats de coller des étiquettes sur leurs copies et non de remplir les entêtes, mais aussi de se lever comme un seul homme à la fin des épreuves pour être certain que l'on arrête d'écrire... Remarquez, pas une fois dans toute ma vie d'étudiante, je n'ai regardé l'heure en me disant "ohmygodohmygod, je ne finirai pas à temps !" Espérons que ce soit le cas aussi pour l'agreg.

Alors ce soir, je vais peut-être me faire du pain perdu pour cesser de réviser et cuisiner mon pain rassi; je passerai en revue mes tocs; et pour le reste, je ne sais... (en dehors de parler avec Flûtine au lit, évidemment)

19 janvier 2011

Pitouffler : profiter de la moindre occasion pour éviter de travailler.

Quelques jeux débiles du net, histoire de se vider la tête après trois chapitres de Montaigne, sont bienvenus, quoiqu'on en dise. Il en sera de même pour un week-end de neige, la semaine prochaine, avec Flûtine. Après le diner, je retournerai à mes lectures. Mais aujourd'hui, j'ai encore évité le cours pénible à la fac, pour nettoyer la voiture (en prévision du voyage, et celle-ci n'avait pas vu l'ombre d'un jet d'eau depuis... juin environ) mais aussi et surtout bosser.
Mes cours se déroulent dans un rythme effréné -du moins, c'est l'impression que j'en ai. Je dois tout mettre en place pour mon "retour", début février.

Je découvre des horreurs pendant mes cours d'ECJS, avec ma classe faible, et des élèves qui habitent pour la plupart en cité. Nous sommes au-delà de la caricature journalistique, je vous assure... Il faudra que je raconte tout ça, une fois, avec les bagarres de filles. J'ai trop tendance à occulter où j'enseigne, parfois.

Sinon, le nez dans le guidon, je cherche à accrocher les pédales; pourtant, idée récurrente que je pédale dans le vide. Sans doute est-ce logique avant les épreuves.

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Ah et puis même si c'est dérisoire, j'ai des petites secondes qui, en se cachant un peu au fond du couloir, m'ont dit hier :

1) "_ Vous êtes allée au coiffeur, m'dame ?
_ CHEZ le coiffeur..
_ Ouais, chez le coiffeur.( Sourire des deux côtés de l'assistance)"

2) "Vous êtes belle, m'dame !"

Alors ça, pour être honnête, ça vous sauve une journée, même si vous n'y croyez qu'à moitié : cette moitié suffit à m'dame.

9 janvier 2011

Be patient, please

Je suis dans l'acte III de La Thébaïde, après avoir vogué dans Britannicus, Une saison en enfer et le rapport de jury de l'an dernier. J'ai la tête un peu farcie, mais je songe malgré tout à faire une entrée ici, après le relevé de mes citations raciniennes...
En attendant, et sans transition, voici une photo de la bête dans sa cage en plastique : le noirot va beaucoup mieux, ouf !

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Edit de 22h35 : finalement, j'ai appris tardivement que France Culture diffusait ce soir un enregistrement de Britannicus joué à la Comédie française, alors j'ai fait mon intello et j'ai écouté... Je vais donc aller me reposer, et je rédigerai une nouvelle entrée demain, promis !

Tenez, pour me faire pardonner, une petite lichette de ma galette des rois à la framboise :

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13 janvier 2011

Flétiser : prendre des risques inconsidérés, et trembler après.

Je n'ai guère le temps de m'étendre mais...
Alors, après un appel assez long avec Flûtine, deux commissions absentéisme ce midi, un repas pris au lance-pierre en 20mn à cause des susdites commissions, une agression d'un intrus à mon égard (je vous raconterai ça en détail demain ou ce we, car je me suis trouvée à la fois gonflée, drôle, et inconsciente : j'ai flétisé), deux oraux d'entrainement avec des premières, une séance organisée au CDI pour la semaine prochaine,  je m'arrête quelques instants ici pour faire un signe.

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J'ai encore trois ou quatre paquets de copies à corriger; quelques feuilles de citations  d'agreg à apprendre (j'ai déjà oublié celles apprises hier); je dois diner (mais je m'étais offert hier soir des makis, alors je vais les terminer, c'est trop dur).
Et pour clôturer ma journée, j'ai reçu une belle feuille jaune : ma convocation à l'agrégation interne.
Donc c'est officiel, j'en suis.

Ah et puis comme il faut souffrir pour être belle, j'ai mis ce matin mes nouvelles doc martens toutes raides. J'étais belle par les pieds, et très fière de les avoir choisies de cette couleur. Un fait exprès, Asa m'a offert un petit cadeau du Maroc : un marque-page/porte-clef avec un pompon... rouge. Pas de hasard, je vous dis, pas de hasard.
Allez, je vais dîner : je ne les ai pas volés, mes makis !

29 décembre 2010

La tyrannie sous la démocratie

Poursuivons nos aventures culturelles.

Dimanche, nous nous sommes promenées dans Montmartre, celui que j'aime, pour le faire découvrir à Flûtine. Le temps était ensoleillé quoique fort froid. Avant de parvenir là, j'ai bavé devant des vitrines de guitares rue Pigalle. J'ai souri devant d'autres vitrines...

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Le but de la promenade était d'atteindre le théâtre de l'atelier, dans lequel se produisait... Fabrice Luchini. Oui, je sais, on ne compte plus les fois où je parle de lui ici.
Il "lisait" des textes de Philippe Muray, un philosophe/sociologue/critique mordant, pertinent, sans embages, que nous ne connaissions pas avant que Luchini se l'approprie. Sa théorie est celle de l'hyper festif : sous des airs de liberté, de démocratie, nous subissons la tyrannie du festif, sous toutes ses formes...
Le spectacle était évidemment génial, gavé d'intelligence, d'humour, de vitalité. Je me demande toujours où est la limite entre l'improvisation et ce qui est prévu, avec Luchini.
Après le théâtre, nous avons décidé de ne pas nous tenter avec des restaurants aux airs charmants, et avant pris une boisson chaude réconfortante avant de rentrer à la maison.

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Le lendemain, rien de culturel puisque nous avons déjeuné avec ma mère pour son anniversaire, sauf que nous avons fait l'aller-retour à pieds, c'est-à-dire 10km en tout. Ah, au fait, j'ai encore perdu 700gr. Cela doit vous paraître dérisoire, mais comme je suis en train d'attaquer les kilos de fond, donc les plus anciens, le moindre gramme perdu me semble important.

Sinon, j'alterne les sorties parisiennes avec le travail pour l'agreg : je poursuis la conception de mes fiches de citations. Hier, Mithridate a été achevé. Il me reste encore deux pièces de Racine, puis je pourrai tout imprimer et apprendre, apprendre, apprendre.

Allez, je vais me préparer et tâcher de faire passer un mal de tête lancinant avant de voir les coupines de blog dans Paname...

PS pour Comtesse : j'ai ajouté le moteur de recherche interne sur le blog, dans la colonne de gauche. Alors, heureuse ?

24 novembre 2010

ça existe vraiment, les joggings Vuitton ?

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Aujourd'hui :

  • mon ordinateur vendu
  • un passage à la Keufna pour en repérer un autre
  • une tentative de redressement de plume de mon stylo
  • un asiatique en jogging Louis Vuitton
  • des décorations de Noyel en bas des Champs très belles
  • une vraie vadrouille dans Paris en scooter
  • une découverte concernant les gants d'hiver
  • une envie de redevenir étudiante, de refaire le film et de tenter sciences po
  • une visite découverte de sciences po Paris
  • quelques photos
  • des renseignements pris chez Bouygues pour savoir à combien je pourrais avoir un Iphone
  • des calculs
  • des copies corrigées
  • des sauvegardes
  • un fond de Gewurtztraminer
  • un café boulevard Saint Germain
  • une date pour le retour de Flûtine
  • une écoute de Mark Ronson
  • un remboursement de l'assureur pour mon scooter volé
  • un appel de ma mère surréaliste
  • une envie de parfum

Et là, je vais prendre mon dessert ! Non mais !

19 octobre 2010

Le plein de vide

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Bon, je vais corriger des copies à la pelle, chez moi : le lycée est encore fermé aujourd'hui. Je ne suis pas contre l'engagement des élèves, mais ceux-là ne revendiquent rien à part bloquer l'établissement. Pas une assemblée générale demandée, pas d'idées politiques ou autres.
Il y a même une collègue qui s'est entendu dire : "Vous me donnez combien pour pouvoir entrer dans le lycée ?" Voilà le niveau du débat par ici. A ce compte-là, la semaine va se dérouler sans possibilité de faire cours, et nous allons enchaîner avec les vacances.
Décidément, tout cela me laisse perplexe.
Et malgré le fait que nous ne nous croisions pas mes collègues et moi, il y a quelques échanges de mails collectifs pas piqués des hannetons, dans lesquels certains règlent leurs comptes. Et ça, pour le coup, ça me dérange.
Je pense que nous sommes tous à cran, actuellement, et cela ne concerne pas que mon lycée, et encore moins uniquement notre catégorie socio-professionnelle.
Hier, je n'ai pas pu atteindre le gymnase pour m'entraîner au tir : il y avait de tels bouchons à cause de la panique concernant l'essence, que je n'ai même pas pu me faufiler avec le scooter ! Les gens font des kilomètres de queue pour remplir le réservoir, alors que la consigne nationale était inverse. Donc, en craignant la pénurie, les consommateurs la provoquent.

Le monde marche sur la tête.

Mais il était peut-être temps d'avoir une réaction... ?

4 septembre 2010

J'ai oublié de vous dire...

Comme j'ai fort bien travaillé aujourd'hui sur mes cours (poésie, ECJS, argumentation), je me donne le droit d'écrire une petite note ici.
Au retour de nos vacances, nous avons fait une halte -choisie- à Nohant. Oui, c'est bien là que vivait George Sand. Je n'avais jamais eu l'occasion d'y aller, malgré une envie certaine.
On sent le musée rodé au tourisme, mais globalement, la visite a été agréable. La guide que nous avons eue était passionnée par son sujet, quoique modeste, ce qui rendait le tout plutôt vivant (j'ai toujours une crainte avec les guides, forte de mauvaises expériences).

Ce qui était très amusant, c'est que le côté sulfureux de la vie de Sand était totalement occulté : la passion avec Musset, les amours homosexuelles, le côté hors-normes, quoi, et les relations avec son fils étaient complètement idéalisées. On nous la présentait en grand-mère idéale, femme du monde, écrivain de talent, politicienne, tout ça, tout ça. La maison est belle, et l'on comprend pourquoi tous les amis de Sand y passaient du temps.

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Dans le jardin, on peut voir le cimetière et la tombe de Sand, des siens, ce qui est émouvant. Elle est morte dans une chambre réaménagée, car elle voulait voir les deux cèdres du Liban qu'elle avait plantés à la naissance de ses enfants (cf. photo ci-dessus).

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Je ne pense pas me précipiter sur les oeuvres de Sand dès que j'en aurai la possibilité, pourtant je garde un bon souvenir de sa correspondance (presque 30 volumes, un ensemble faramineux) que j'avais arpentée pendant mes recherches en maîtrise. Je préfère grandement la femme à l'écrivain, je crois.

C'était bon de prolonger encore un peu les vacances avec ce détour.

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31 août 2010

A new star is born

J'ai beaucoup de mal à croire que la reprise (en douceur, je l'admets, car les cours ne débuteront que lundi), c'est demain. Comme si les vacances étaient passées légères, enlevées, évidentes. Et puis boum, il faut remettre le harnais.
Ce matin, Flûtine s'inquiétait de tous mes projets pour l'année, se demandant si je parviendrai à tenir le rythme. Jusqu'à fin janvier (date des écrits de l'agreg), ce sera dur, je le sais. Mais je me sens assez organisée pour mener de front toutes mes envies. Et il est hors de question que je sacrifie tout au concours.
En attendant, petit délai de réflexion pour choisir un club de tir, préparer mes cours, regarder mes jolies photos de l'été (que j'ai fait développer en numérique pour la première fois), commencer les cours particuliers, aller chez le médecin, réfléchir à mon anniversaire... Argh.
Et puis demain, ce sera peut-être -sans doute- la douche froide, tant au niveau de l'emploi du temps que de cette fameuse réforme, qui sont intrinsèquement liés.
Je reverrai mes collègues sympa, mes amies du G5 (sauf Tinette, et je n'aime guère ça) en me disant que c'est ma deuxième rentrée au LycéeDésiré, mais que je la vis comme si j'étais un peu "une autre", ou plutôt une "nouvelle" Virgibri.

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Alors à vous tous qui entamez l'année scolaire demain, une pensée particulière, évidemment.

Et à ceux qui ne sont pas dans l'EN, une pensée aussi, évidemment.

9 juillet 2010

Soldissimes

Vous le savez, c'est la période des soldes en ce moment. Dans la ville de Flûtine, j'ai fait des affaires incroyables. Une fois sur Paris, un peu moins (quelques boutiques sont fort décevantes) mais quand même.
Esprit, le vieux campeur (des produits à... 5 € ! qu'ils vendent pour s'en débarrasser, ce qui est dingue quand on voit le prix de départ : l'ensemble des achats valait 500€, et a été réduit à 90€ !), Etam, Petit bateau ont vu ma bouille. Flûtine m'a offert des choses, et réciproquement.
Hier matin, après la remise des copies, je suis allée au Bihètchevi et j'ai trouvé... mes affaires de rentrée ! Oui, je sais, je semble déprimante, mais au moins c'est fait et j'avais le choix des couleurs.
J'ai décidé que 2011 serait une année bleue. Allez savoir pourquoi ! Je me suis fait plaisir en m'offrant une besace Little Marcel à -30%. Je vais faire sensation à la rentrée !

DSC_0192

Je suis fort contente de tout cela ! Allez, aujourd'hui, d'autres achats moins exaltants m'appellent : mon frigo crie famine...

15 juin 2010

ça sent l'été (enfin presque)

Ah oui vraiment, ça sent la fin de l'année... Les cours sont finis, mais j'ai fait une journée non-stop de 8h à 16h30, perdue entre trois réunions, un déjeuner rapide, et cinq oraux blancs.
Le lycée se vide progressivement, et j'apprends par mes collègues, par hasard, que ma réputation est faite. Et, Dieu merci merci moi, elle est bonne : je passe pour sévère à l'oral, voire peau de vache, mais super bonne prof (dixit des STG... que je ne connais pas !).
Disons-le sans fausse modestie, ça fait du bien à l'ego. Et je savais que la première année serait décisive quant à ma réputation. Je vais poursuivre l'an prochain. Normalement, j'aurai deux secondes et une première techno spécifique.

J'ai même réussi à glisser au proviseur ma dernière feuille de demande d'heures supp' comme une fleur, avec le sourire et un air gêné, ce qu'il a l'air d'aimer... Rhoooo, pas bien : je joue de mon charme ! Cette phrase a l'air totalement innocente aux yeux d'un lecteur lambda, mais pour ceux qui me suivent et me décryptent depuis un bail (argh, depuis septembre 2004 !), c'est un événement. Car si j'utilise mon charme, c'est que je crois en avoir. Or, jusqu'à récemment, je niais cette éventualité. Donc, si j'en joue, c'est que quelque chose a changé et que j'ai acquis une certaine forme de confiance -alléluia.
Quel grandiose syllogisme est-ce là !

A part ça, je commence sérieusement à m'inquiéter car je n'ai toujours pas lu un seul ouvrage pour l'agreg ni établi mon planning pour celle-ci... Si je vous dis que je n'en ai pas eu le temps, vous me croyez ?

Et puis Kracoukass va devoir aller à la commission d'appel pour mes secondes : je suis d'oraux de Bac ce jour-là. Il était tout paniqué et m'a laissé une centaine de photocopies dans mon casier ce soir, qui ne servent à rien. Je songe le dénoncer à Europe écologie et à Greenpeace, à ce rythme.

recyclage_papier

Demain matin, rebelote pour les zorro d'entraînement, puis surveillances de Bac jeudi et vendredi.

Sinon, il faut bien que je le dise : mon salon est enfin fini ! Et j'adore la lumière qui y pénètre, la vue dégagée que j'ai maintenant, et les fauteuils super confortables de mon amikea... J'ai un bel espace de vie... et de travail !

ikea_poang

poang_korndal

13 mai 2010

Taille de bourdon

Il est 19h30. Je viens de finir de corriger un paquet de seconde, et d'enregistrer les notes. Quel magnifique jour férié ! Enfin, remarquez, cela ne change rien pour moi : je suis repos ce jour-là. Tout comme le lundi férié qui approche, et me fera une belle jambe.

J'ai encore trois ou quatre paquets de copies à corriger, et mes descriptifs à travailler. Ensuite, ce sera la période des conseils de classe, et celui avec Kracoukass risque d'être grandiose...

A part ça, ma balance débloque totalement et ne veut plus me dire combien je pèse. Alors ce matin j'ai opté pour la pesée sur la wii fit. Celle-ci m'est un peu plus flatteuse encore... Mais le must, c'est que j'avais oublié que j'avais enregistré mon tour de taille il y a plus de quatre mois. Tenez-vous bien à votre clavier : j'ai perdu dix centimètres !

WiiFitPlus18

Sinon, demain, en raison de finances à la baisse, je vends mon beau vélo Felt... Si je dois en ravoir un, je prendrai un vtt d'occasion pas cher du tout, autour de 50€. Mais là, ça me fait 110€ dans la poche... Si c'est pas malheureux.

Demain, je n'ai diablement pas envie de faire cours aux STG. Trois heures avec eux, c'est long. Et pis Flûtine me manque, d'abord. On se revoit le 19 au soir... Je vais reprendre le décompte des jours.

3 mai 2010

Coeur gros

"J'ai le coeur aussi grand / Qu'une place publique / Ouvert à tous les vents" chante Gréco...

Je ne sais si le mien est ouvert à n'importe qui, mais les vannes sont lâchées, et partir loin de Flûtine m'apparaît comme insupportable. Je ne pense pas être de ces gens qui s'emballent pour un rien, ou qui s'illusionnent parfois : il s'agit bien d'un amour partagé, pas de l'ordre de la passion -qui s'éteint, souvent-, de quelque chose de profond, de doux, de puissant.
Oui, c'est cela : je me sens forte de ce sentiment nouveau. J'ai même l'impression que ma démarche a changé : mon pied se déroule complètement, puissamment, plus légèrement, aussi.
Comment ? Je pars dans tous les sens ? Peut-être. Mais je voudrais suivre un chemin à deux, un sentier juste assez grand pour nos pas.
Hier, en allant au musée, nous avons fait, chacune à notre tour, une liste d'éléments commençant par "J'aime..." Finalement, tous nos "J'aime" étaient simples : le bruit des pas dans la neige, l'odeur de la pluie à l'île de Ré, le café qui chauffe le matin, les pas de l'Autre dans l'escalier, se perdre faussement en ville...

Je partirai en milieu d'après-midi; j'ai déjà mal au ventre et les yeux mouillés.

Je vais aller me préparer, finir ma valise, et je sortirai m'aérer un peu. J'irai voir si la boutique des bracelets en cuir est ouverte aujourd'hui...

Bracelet_cuir_fermeture_lacet


Edit de 19h20 : je suis rentrée sur Paris. Il fait froid, il fait gris, les gens faisaient la tête dans les transports, j'ai pas mal de travail mais... je suis heureuse. Comme nous étions complètement nouées avant mon départ, Flûtine a pris un billet de train pour... après-demain ! Mais sans le billet de train, j'aurais eu ma part de bonheur aussi, ne vous y trompez pas. Allez, je dois vider ma valise, préparer mes affaires pour le lycée, et dîner. Vous avez le droit de toquer à la porte...

2 mai 2010

Back in town

bodhran


Je dois rentrer demain... Flûtine me joue du bodhran (percussion irlandaise délicieuse), tout en faisant la cuisine en alternance... Nous avons vu une expo aujourd'hui. Je vous en reparlerai.
Le coeur est gros d'amour, gros de larmes, gros de douceur.
Le coeur. Etrange percussion. Etrange instrument, celui-là.

Ben_amoureux

27 avril 2010

Avis de passage

Rhaaaaaa, le vendeur n'a pas pris en compte l'indication de l'adresse ! Chronopost va donc livrer mes rollers chez moi et non chez Flûtine. Grrrrr ! Prions Hermès et tout le toutim des messagers des dieux pour que le livreur arrive ici avant notre départ, vers 10h45...
En attendant, ma valise est faite, et c'est déjà pas mal.

Edit de 17h20

Agde

Bon ben, j'ai guetté à la fenêtre jusqu'au moment du départ, mais j'ai raté mes rollers... Je suis toute triste, d'autant que je voulais "roller" chez Flûtine, avec elle. Il fait d'ailleurs un temps superbe.
Pour autant, j'ai quelque chose d'assez fabuleux à vous raconter. Dans le train, nous avions des petits coupons de participation à un jeu concours, organisé par la région Languedoc-Roussillon. Cinq questions étaient posées, et le tirage au sort s'effectuait pendant le voyage. Amusées, nous répondons au mieux et remplissons plusieurs bulletins, au nom de nos proches. Deux lots étaient à gagner : un panier gourmand, et un week-end.
Le voyage se déroule. Je m'endors quelque peu et suis réveillée par un appel au micro : "Monsieur Bidule et Madame Virgibri Mère ont gagné ! Ils sont priés de venir retirer leurs lots à la voiture bar."
Incrédule, je m'éveille et me dis que oui oui, j'ai gagné, avec le bulletin de ma mère ! Incroyable. Je craignais de ne pas avoir mon lot car je ne ressemble pas à une commerçante de 56 ans, mais bon... Au final, tenez-vous bien, j'ai gagné le GROS lot : une nuit pour deux dans un trois étoiles à Agde, un dîner pour deux et des entrées dans un musée. Le tout est valable un an. C'est fou, non ?

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