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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
16 septembre 2009

Show me your casier !

Casier_1_nom_modifi_

Allez, je vous sens friands de niouz zéducatives, alors je fais z'un effort.
Ce matin, j'avais choisi des élèves pour l'AI (aide individualisée). C'est comme si  qu'on avait des antennes -comme dirait l'autre-, nous les profs, concernant les difficultés desdits apprenants. Premier bilan en seconde, suite à l'interro de culture littéraire :

  • Mes sept zozos ne connaissaient pas Agatha Christie. Soit !
  • Ils ne savaient pas non plus me dire quelles pièces de Molière ils ont étudiées au collège. Soit.
  • Encore moins les romans qu'ils ont pu lire : "Si vous m'dites des noms, j'saurai, m'dame !" Soit.
  • Le journal d'Anne Frank leur dit vaguement quelque chose : "Y'a pas eu un film, m'dame ?" Soit...
  • Ils n'ont aucune idée des dates de la seconde guerre mondiale. Soit ?

Ils sont tout gentils et tout et tout, mais bon, ça donne une idée de l'hétérogénéité de la classe : certains ont pu me dire qui avait écrit Cyrano de Bergerac, quand même...

A part ça, respirez un grand coup, et éternuez dans votre coude en me lisant : un cas non officiel de grippe H1N1 est déclaré dans mon LycéeDésiré. On tait l'affaire en haut lieu, mais un petit mot a été mis dans les casiers des profs de cet élève. Basta... Vous vous doutez bien que les collègues concernés ont diffusé la nouvelle, contrairement à notre garçon-boucher de proviseur, et à son boute-en-train d'adjoint qui-sourit-quand-il-se-brûle.

Mais j'ai de quoi lutter. Admirez l'intérieur de mon (mon Mon MON mon) casier :

Casier_1


Voilà, vous pouvez redéplier le coude et aller jeter votre mouchoir à usage unique (ou votre veste/pull/chemisier). Pensez à compter jusqu'à 30 en vous lavant les mains (perso, je n'ai pas le temps d'admirer mes mimines aussi longuement).

Pffff, quand je pense qu'on nous refuse toute forme de célébrité grippale !

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12 septembre 2009

C'est bon, l'intelligence

Proust

Ce matin, j'ai fait deux heures de cours sur Pascal, puis autant en réunion parents-profs de seconde. Je vous rappelle que je suis pépé (PP = prof principal). Je suis rentrée fourbue par ma première semaine complète de cours. Enseigner en lycée est vraiment différent du collège sur le plan de la fatigue. Je ne sais pas comment le dire pour l'instant, mais ce sont des fatigues différentes.
Du coup, après déjeuner, je me suis écroulée sur le lit avec les chats. Faire une sieste m'arrive régulièrement, mais pas de deux heures et demie... Et encore, je me suis réveillée à cause du portable qui sonnait : il était 16h55, et j'avais rendez-vous à... 17h. Panique à bord, glissade en chaussettes sur le parquet, enfilache de chaussures, branle-bas de combat en me ruant dans la voiture...

En revenant chez moi, j'ai écouté la radio (mon esprit était enfin éveillé). Je suis tombée sur des merveilles. Je n'ai pas reconnu de suite de qui elles étaient : Proust. Une lecture magnifique, intelligente, subtile. Un texte tout en ronds de jambe, finesse, ironie, humanité, beauté... C'était sur France Inter, l'émission "ça peut pas faire de mal" (à podcaster ici). La semaine prochaine, il s'agira des moralistes du XVIIème siècle. Comment ai-je pu passer à côté de ces pépites pendant si longtemps ?

Et Proust, lu à haute voix, c'est délectable. Quelles délices !

D'ailleurs, j'ai enfin mis le doigt sur une impression diffuse : Papistache a un côté proustien très net. Je ne sais s'il en est un grand lecteur, mais c'est dorénavant une certitude pour moi.

2 septembre 2009

Virgibri au rapport

Comme je me suis levée trop tôt, je fais une petite entrée ce matin. Au programme du jour, il y a les réunions free style par équipes pédagogiques (le truc drôle, par exemple, c'est que je ne connais aucun collègue de la classe dont je suis PP), repas sur le pouce, accueil des secondes (je vais être super impressionnante, on y croit).
Quand j'aurais fait tout ce que j'ai à faire au LycéeDésiré, j'irai me racheter un support de pommeau de douche car le mien a lâché hier matin. Ben oui, avant la rentrée, ce n'était pas possible; le fourbe a attendu le 1er septembre pour sombrer. Je jongle donc depuis deux jours dans ma baignoire avec le pommeau, le gel douche, la fleur de bain.

pommeau_de_douche

Retour à la maison où je me changerai pitêtre : je suis en jupe, aujourd'hui... Evénement notable pour ceux qui me connaissent. Ensuite, scooter pour filer à mes cours d'histoire de l'art...

Heureusement, je n'aurai pas lycée le jeudi, ce qui me permettra de ne pas trop stresser le mercredi soir. Bon, ceci étant, j'ai un travail monstre à faire pour entamer les cours vendredi. Le comble, c'est qu'il s'agira sans doute de ma pire journée de la semaine.

Allez, je finis de me pomponner. Bonne journée à tous, et une pensée pour mes amis collègues. On est  850.000, quand même...

Edit de 17h10 : je ressors enfin du lycée. Je suis assez vidée pour éviter d'aller chercher mon support de douche. Temps de pause avant mon cours du soir. Piouh, que d'énergie dépensée, déjà !

10 septembre 2009

"Peu de chose nous console car peu de chose nous afflige." PASCAL

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F. aurait eu 31 ans aujourd'hui.
Pas la peine d'expliciter, je crois.
Mon texte pour les défis du samedi aurait bien donné le ton de cette journée, mais il ne paraitra qu'à la date prévue, comme d'habitude. La consigne était de parler de l'heure qui nous parait la plus courte, ou la plus longue, c'est selon...

Alors je corrige, je remplis mon carnet de bord des noms de mes loustics de l'année, je verrai Pumpkin ce soir, j'essaye d'oublier que je ne sers pas à grand-chose, aussi...

Pourtant, ne croyez pas que je vais particulièrement mal. Je suis entre deux eaux et, heureusement, LycéeDésiré me permet d'avoir du positif.

Simplement, le coeur mis à nu, ça fait mal.

22 août 2009

Page noire, écriture blanche

snow

Oui, il n'y a rien à dire face à la mort.
Les mots sont creux, ou déplacés. Je sais tout cela.
Pourtant je cause un peu ici. Seule.
Le mois d'août n'aide pas.
C'est le mois du soleil. Du repos.
Dans tous les sens du terme.

Lundi, je mettrai mon habit noir.
Celui qui cache le coeur meurtri.
Celui de l'affront au soleil.
Ce soleil qui était jaloux de toi.

Lundi, je lirai mon texte devant une église bondée.
On compte sur moi.
Ma voix sera tendue comme un arc.

Lundi, ta famille verra cette vidéo que j'ai faite.
Ces images qui me font pleurer.
Et puis on la diffusera.

J'ai pris conscience que je n'avais pas de photo avec toi.
Je pleure aussi pour cela, sans doute.
J'ai ta voix en tête.

Lundi.
Lundi.
D'ici-là, faites-moi signe...

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20 juillet 2009

What's up ?

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En ces jours d'été venteux et peu ensoleillés, alors que tout le monde est parti en vacances ou bien en mode off, qu'ai-je donc de beau à raconter ? Florilège de choses plus ou moins stupides, inintéressantes et/ou banales, just for fun...

J'atteins une longueur de cheveux pénible mais au moins, je constate qu'ils poussent vite. Après huit mois de patience, ça prend forme. Grâce à Micahuète, l'évidence des serre-tête pour survivre est enfin devenue une évidence.

Hier soir, j'ai regardé le premier film de la série des Harry Potter, et mince, qu'est-ce qu'ils étaient mini pouces ! En même temps, j'ai pris un coup de vieux en regardant la date du film : 2001.

J'ai trié hier dans des sous-dossiers et des boîtes de rangement les polycopiés et les cours que j'avais, répartis partout. Cela m'a pris du temps, mais je suis quelque peu rassurée maintenant.

Malgré mon état global de zenitude, je cauchemarde depuis plusieurs nuits. Impossible de me rappeler de quoi que ce soit. Je sais juste que je mélange les apparitions et les lieux.

Ce soir, restaurant indien avec Ed, Emy et pitêtre Comtesse. Laura nous fait faux bond. Pfffff.

J'ai décidé de m'abonner au théâtre de ma ville l'an prochain pour assister à de chouettes pestacles et ne pas avoir l'excuse du "j'ai pas envie de sortir / c'est loin / chuis fatiguée" (rayez les mentions inutiles). Là, j'irai à pied. Héhé.

Je me suis occupée de mes jardinières et plantations pendant une heure. J'ai pensé à Papistache avec son grand jardin, et me suis dit qu'il en fallait du temps pour en prendre soin... Au fait, monsieur le jardinier, je cherche un mot depuis hier : comment appelle-t-on les bourgeons et les tiges qui poussent sur les plantes sans rien produire ? Je l'ai su et je tourne autour depuis des heures...

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J'anticipe mes deux semaines à la mer avec Micahuète et ses amies : je me prépare psychologiquement à être le seul Botero vivant du groupe...

Finalement, mon grand tri dans l'appartement se fera dimanche avec ma mère. Elle est d'une efficacité et d'une énergie redoutables. Hier matin, elle est passée en coup de vent récupérer pour un dépôt-vente ma chaise de bureau et un halogène. Vouloir me donner de l'espace est un bon signe, je crois.

Bon allez, suffit. Je passe au nettoyage des sols en écoutant Coldplay.

Isn't it fascinating ?

28 août 2009

Du futile, svp.

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Voilà mon beau vélo Felt, de type beach cruiser (oui, il y a beaucoup de plages en Ile-de-France, et alors ?). C'est une importation. Neuf, il oscille entre 400 et 500€. Je l'ai eu pour 150€.
Malheureusement, il ne tolère pas le porte-bagage. J'ai fait l'essai ce matin. Il lui manque encore des feux avant et arrière (obligatoires sinon il y a risque de contravention), mais je n'ai rien trouvé qui me plaise vraiment pour l'instant.
Détail important : j'ai la sonnette.

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A part ça, je suis censée aller me faire rembourser le panier et le porte-bagage, puis faire des courses chez Karouf avant la cohue de la rentrée... Petit bémol, pourtant : je dors debout. Clochette a décidé que je ne pourrai faire de nuit complète que lorsqu'elle l'aura décidé. Je me réveille donc non seulement à cause des cauchemars, mais aussi à cause des ouvertures de placard  par le sushi de requin -qui me fait des grâces pour se faire pardonner ensuite...

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26 août 2009

Et ça continue, encore et encore...

Je suis là.
Je vous lis.
Je vous guette.
J'ai la gueule de bois.
Impression que j'ai mal dormi et que tout va reprendre, comme avant.
Images fugaces du passé qui resurgissent.
Noeuds à la gorge, identiques à ceux que j'ai sentis il y a longtemps.
Mauvais sommeil.
Envie de câlins, d'en faire, d 'en donner, d'en recevoir.
Et pourtant la vie continue, avec ou sans lui, avec ou sans moi.
Envie d'aider S. et sa famille, plus encore que possible.

Pour reprendre mes droits sur la vie, je pars chercher un vélo d'occasion, là. Vous voyez, tout reprendra son cours : je suis à nouveau futile...
N'est-ce pas ?

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18 juin 2009

En une !

Je voulais juste passer vous faire un coucou, et puis paf ! le chien je m'aperçois que sur la page d'accueil de canalblog, je suis là, enfin ! C'est la première fois. Bon, ce n'est pas avec le titre de mon blog mais tant pis...

page_d_accueil_canalblog

Sinon, j'ai eu deux conseils de classe ce soir. Je suis ressortie dépitée, évidemment. Et puis Droopy, le principal, est vraiment naze.

Les schtroumpfs sont infernaux en ce moment : j'ai failli y laisser ma voix en trois heures de cours... Je vous dirai demain quelles aberrations j'ai entendu en cours...

A part ça, j'angoisse vraiment pour les mut', sachant que j'ai des échos divers et variés à ce sujet.

Allez, zou, je vais me reposer.

13 juillet 2009

La culture pour les Nuls

Ma journée a été plutôt remplie : ce matin, rdv pour faire réparer mon pare-brise suite à un impact en allant au collège il y a environ un mois et demi.

Ensuite direction la Keufna. J'ai craqué pour l'album de reprises de Boris Vian qui me tentait depuis un bail. Un brin cher (20€) mais deux cd, 38 titres au total, et des interprètes qui me plaisent beaucoup : Juliette, Katerine, Maurane, M, Mademoiselle K, Olivia Ruiz, Trintignant, Claire Diterzi, Gréco, Carole Bouquet et j'en passe... En plus, cerise sur le gâteau, j'ai eu en cadeau une litho reproduisant la couverture de l'album. Bémol : dans le foisonnant dossier du cd, il y a une énorme faute : "ce sont souvents des amateurs". Dommage, pour un si beau produit... que j'utiliserai sans doute pour mes cours.

Vian_cd

Autres achats : Beckett qui est au programme de l'agrégation interne, La Vague de Strasser qui j'envisage de faire lire si tout va bien à mes élèves, et pour m'amuser un cahier de vacances pour adultes.

cahier_vacances

Après ça, un pti japonais délicieux, puis direction le Luxembourg (les jardins, pas le pays, hein) pour l'expo Lippi. Douze euro l'entrée plein tarif, c'est un scandale (surtout qu'il n'y a que deux salles et demi à voir). Je l'ai payée neuf euro en présentant le billet de l'expo vue au musée Jacquemart-André, mais je trouve cela vraiment exagéré. La culture ouverte à tous, mon oeil.
Ceci étant, les tableaux étaient vraiment beaux et Lippi père et fils, c'est impressionnant. J'ai trouvé les visages des femmes représentant la Vierge extrêmement délicats et grâcieux. Elles avaient un côté Botticelli que j'ai beaucoup aimé.

lippi_vierge

J'ai enfin récupéré la voiture et suis rentrée, avec ses images en tête... et de la musique !


BORIS VIAN - (JULIETTE)

 

12 juillet 2009

Analyse clinique

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J'ai pris conscience aujourd'hui que je m'étais endurcie, malgré ce que je peux en dire. En effet, je pense parfois être plus sensible à certaines choses qu'auparavant, et pleurer plus aisément.
Pourtant, la vue de ma grand-mère maternelle dans un piteux état n'a pas provoqué le moindre épanchement de ma part. D'aucuns diraient que je dois en avoir honte, parce que c'est ma grand-mère, que c'est une vieille femme, etc. Je suis triste car elle semble souffrir et qu'une fin de vie pareille, je ne la souhaite à personne. Mais je me sens très détachée de cette femme sans tendresse, sans amour, qui n'a jamais reconnu ma mère dans ses efforts et l'a toujours dénigrée.
Les gênes ne forcent pas l'amour. C'est valable pour elle comme pour moi.

Je la vois donc dans cette maison de retraite -la même que celle dans laquelle la Reine, mon autre grand-mère, est décédée-, réduite à porter des couches, pliée en deux, pas loin d'avoir des escarres, délirant sur des gens du passé, et je sais cependant que je ne verserai pas une larme quand elle mourra...Sauf pour ma mère, si je la vois mal.

Je dois avoir l'air extrêmement froide et détachée, j'en ai conscience. Mais ma seule famille, c'est ma mère, aujourd'hui : mon père et mes grands-parents paternels sont morts, la famille de S. que j'ai volontairement quittée et qui m'avait "adoptée" n'a plus lieu d'être, mon géniteur fait comme si je n'existais pas, et j'ai une vie sentimentale plutôt solitaire...

Ne croyez pas que je dise tout cela avec force déprime ou tristesse. Juste du détachement. Ou une certaine forme de conscience accrue, proche de l'analyse clinique.

Je m'en serais bien passée, pourtant.

8 juillet 2009

Délicieuse flemmatite

Je crois que j'ai rarement autant apprécié et profité de mes vacances. En tout cas, cela faisait longtemps.
Je me couche relativement tard et me lève vers neuf heures, malgré l'habitude et l'automatisme du 6h30.  Hier soir, j'ai zappé entre l'hommage à Michael Jackson et les Desperate Housewifes, avant d'enchainer sur cette série dont j'avais entendu beaucoup de bien : Damages. Glenn Close y est magistrale. Trois épisodes d'affilée, et j'étais déjà en attente de la suite.
La trame narrative est basée sur des flashes back, et je pense que l'on ne comprendra les images du premier épisode que tardivement... Ce qui entretient évidemment le suspense et oblige le spectateur à tout suivre -malgré une tension certaine.
Mon téléviseur n'en revient pas : je ne l'allume normalement que pour jouer à la wii. La télé ne fonctionne que fort rarement. Ce léger laisser-aller me va bien actuellement.

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Ce matin, j'ai fait un peu de rangement dans l'appart, deux trois mails; je n'ai toujours pas pris ma douche et je réfléchis encore à ce que je vais faire cet aprèm. Peut-être aller du côté de St Michel. Ou pas. J'ai le choix : j'adore ça !

9 juin 2009

Ma journée

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Playlist : Nougaro, Raphaël, Saez.
Travaux domestiques et administratifs : Poste, banque, linge, repassage complet, tri pulls d'hiver.
Photos : pluie et chats.
Efforts : wii fit une heure.
Bonnes nouvelles : la Fée entre dans une grande prépa parisienne.
Blues : réflexion sur l'amitié.

What else ?

Nothing.

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3 juin 2009

Carnet de voyage : city trotteuse

La consigne des défis cette semaine était d'envoyer des extraits d'un carnet de voyage, imaginaire ou pas... Voici mon texte, intitulé City trotteuse. J'en ai eu l'idée en rentrant de mon périple parisien hier...


Affiche_oeil

Je suis de tous les voyages, quand je le désire. Je vogue dans l’espace et dans le temps.

Ce matin, j’ai commencé par l’Espagne avec un jus d’orange, puis saut de puce vers les Caraïbes, avec un yaourt citron vert coco. Et l’Italie, comme tous les jours, avec mes deux espresso.

Puis direction la ville lumière en scooter.

Quand j’enfourche mon fidèle destrier à moteur, je me sens comme une jeune femme outrancière du XIXème siècle qui osait monter à cheval à la cavalière. Une fois mon casque mis, je deviens pilote d’une 500cc, ou encore spationaute, peu importe.

Ma galaxie est vaste.

Place Péreire, Villiers, Malsherbes, Saint Sulpice, Madeleine, Opéra, le Louvre : quartiers chics, mais leurs pavés tape-cul qui fanfaronnent tout du long me projettent en Inde ou en Afrique.

Le long des quais, j’ai droit à ma petite madeleine proustienne, qui me ramène des années en arrière, quand je me baladais là, à pied…. Mais quand était-ce ? Un été parmi tant d’autres sans doute.

Le bazar de l’hôtel de ville, empli de bourgeois bohème, de vieilles dames qui cherchent un tapis d’évier, mais surtout de touristes, me rappelle où je suis. Des housses de coussins splendides m’emmènent encore en Inde, et le thé Kusmi en Russie…

L’hôtel de ville en lui-même, d’où je ressors armée de paquets, sous ce ciel divinement parfait, me fait penser à la piazza Navona, à Rome...

Je prends le temps de tout admirer avant de repartir. La tour Saint Jacques, sur le trottoir gauche de la rue de Rivoli (encore l’Italie), et c’est Breton avec sa clique. Desnos. Soupault.

Auber, Place de Clichy, boulevard du même nom : me voilà au Moyen-Orient, avec le roi du poulet hallal, les odeurs de merguez, Tati qui m’appelle. Ben J, le roi de la frite, fait ses livraisons.

Tout est parfait… Jusqu’au moment où une berline blanche se réinsère sans prévenir. Paris. Les voitures qui déboîtent, les deux roues qui défilent, qui défient la ville, qui finissent en boîte…

Tati m’offre une huile de lotus qui m’envoie en Egypte, des maillots de bain bariolés dignes de Miami, des marshmallows américains, des t-shirts faussement punks qui me ramènent à Londres, alors que je suis au milieu du quartier musulman…

Je repars, toujours chargée, avec un sac posé tant bien que mal sur le siège arrière et tenu par un tendeur : je suis sherpa à moteur.

Le temps est parfait. Ni trop chaud, ni trop frais. A peine une brise pour de temps en temps me caresser le visage. Je pourrais être à Madrid, Rome ou ailleurs. J'aurais presque envie de pleurer devant tant de beauté.

Je finis mon voyage sous le soleil de mon balcon, devant une assiette italienne. Mon petit New-York me fait face, sans un nuage pour lui donner de l’ombre. Je termine sur deux ou trois gâteaux que ma mère a rapportés d’Algérie : cornes de gazelle, pâte d’amande, fleur d’oranger… Et sur un verre de menthe et de citron, qui pourrait être un mojito… sans alcool.

Je suis en France. Je suis partout. Je suis bien : je ne vivrais nulle part ailleurs.

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(Musique ici)

14 mai 2009

Montagnes russes

Montagnes_Russes

Je hais les jeudis. Ils n'ont rien de spécial, hormis le fait qu'il y a deux heures avec la 6ème sport. Et j'arrive à la limite avec eux. Est-il normal d'avoir des envies d'agir "physiquement", au-delà des mots, avec certains d'entre eux ? Ce matin encore, les cours ont été terribles.
En montant dans la voiture, avant de quitter le collège, j'ai dû suspendre mes gestes et écouter le silence avant de démarrer. Je me dis juste après les cours que je vois la vulgarité mal dégrossie, l'humanité au stade de charbon et qui refuse de devenir diamant.
Ou alors, c'est moi qui déforme les choses.
Parce que j'ai peur d'être retombée dans une période de dépression, sans l'avoir vue venir, celle-là. Chaque après-midi, je ne fais rien. Sauf une sieste. Ou quasiment. Et en me forçant. Par exemple, là, je vais des oeufs durs, et c'est un exploit... Je néglige un peu l'appartement (mais pas trop, hein).
Chaque soir, j'ai des angoisses au sujet des cours du lendemain. Aller au collège est ma victoire quotidienne. Tenir en cours aussi.
Ce soir, la Fée joue au théâtre. J'aurais dû aller la voir. Mais je m'en sens incapable. Impression de décevoir beaucoup de monde.
Et pourtant. Pourtant je devrais aller bien, comme diraient certains. J'ai la santé. Un boulot. Tout ça.
Objectif de demain : faire quelques courses d'appoint. Et m'obliger à sortir l'après-midi, pour ne pas comater comme je le fais depuis des jours.
Oui, je sais, c'est dérisoire. Mais il faut commencer quelque part...

30 avril 2009

Lierre tombant

Ce matin, j'avais des angoisses avant de faire cours.  Aucune envie de retrouver ceux qui sont inatteignables, sans doute par fatigue. J'ai dû renvoyer deux élèves de la 6ème sport pour la seconde heure avec eux. Bizarrement, sans eux, le profil de la classe est vraiment très différent. Cela m'attriste, aussi.
Sinon, je suis enfin allée chez Karouf pour sauver mes  petits-déjeuners. Et j'ai aussi acheté des fleurs pour mes jardinières : des géraniums lierre rose presque fluo ! C'est une première : je m'étais toujours refusée aux géraniums, trouvant que ça fait plante de vieux... Mais là, je n'ai pas résisté.

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Sinon, j'ai appris en consultant le premier planning de l'année au collège pour les deux derniers mois (cherchez l'erreur) que le jeudi de l'Ascension et le vendredi me seraient fériés. Ainsi, à partir de mercredi midi jusqu'au mardi soir suivant, je serai libre. C'est bête : je n'ai personne à emmener au bord la mer ou au plus bêtement au restaurant. Avoir une aubaine pareille et ne rien prévoir vraiment... Pffff !

Bon, je vais admirer mon balcon, tiens.

21 mai 2009

La vie en bleu

Dernièrement, j'ai décidé d'améliorer encore mon intérieur. Mais c'était sans compter sur le hasard et mon sens des affaires.

J'ai depuis quelques semaines (tenez-vous bien, cela va être passionnant) des soucis d'abattant de toilette. Impossible de faire tenir l'une des vis. L'abattant se balade donc d'un côté à l'autre. N'en pouvant plus, je décide lundi d'aller en acheter un relativement cher chez Alinéa. Je l'avais repéré au moment de mon emménagement ici.

abattant

Après les cours, donc (oui, je sais, le suspense est insoutenable : je fais concurrence à Papistache dans les entrées ennuyeuses), je file chez Alinéa. Placardées à l'entrée, des affiches concernant de possibles soldes incroyables. Je suis toujours dubitative dans ces cas-là.

Je passe le seuil de l'entrée, je veux aller directement au rayon qui m'intéresse, mais mon regard de shoppeuse professionnelle se fixe sur un coin "bonnes affaires". Je découvre alors deux matelas indiens, l'un en 140 l'autre en 190, d'un bleu turquoise satiné, affublés de leurs coussins magnifiques. Je regarde le prix. Je le regarde à nouveau. (Buvez un verre d'eau si vous avez le coeur fragile, et reprenez votre souffle tant vous êtes fascinés et haletants...)

Tenez-vous bien : le grand matelas, intialement à 155€ passe à 25€ et le petit qui valait 115€ tombe à 20€.

Oui, vous avez bien lu. Enthousiaste, je pense aussitôt à mon pauvre canapé d'angle et à ses matelas rouges qui n'en peuvent plus. Si seulement les mesures étaient bonnes... Mais comment le savoir ? J'appelle ma mère, qui fonce illico chez moi. Je vois les clients acheter comme des petits pains les dits matelas.

Ma mère me rappelle : tout cela colle à la perfection ! Je vous épargne ensuite le récit des allées et venues pour les transporter, les déplier, les installer... Il a aussi fallu charger à bloc la voiture de ma mère des anciens matelas rouges et de leur dizaine de coussins.  Au final, c'est comme si j'avais un canapé neuf pour 40€ (ce n'est pas de ma faute si le grand matelas est passé en caisse à 20€ lui aussi...).

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Les chats l'adorent et moi aussi. Petit détail qui a son importance : sur le site d'Alinéa, mes achats sont soldés mais seulement de 30€ chacun environ... C'est le modèle Gipsy, si cela vous intrigue. Ah, et puis je n'ai toujours pas d'abattant neuf. ;-)

Autrement, j'ai aussi décidé de redonner une seconde vie à mon ensemble chaises/table de balcon. C'était un achat de mon amikea effectué il y a au moins deux ans. Le bois se fatiguait. J'ai choisi pour le traiter une teinte bleu pacifique. Je n'en suis qu'à la première couche. Dans les jours prochains, deuxième étalage de teinture puis cire incolore. Mais voici quand même deux photos pour vous en faire une idée :

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Avant

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Première couche

Alors, qui peut mieux faire comme entrée de blog inintéressante ?

12 mai 2009

Impuissance

prof_et_jagger

www.dadoubd.canalblog.com

C'est moi, ou ce genre de nouvelles se banalise ? Je commence à me dire qu'à force d'effectuer des remplacements un peu partout, j'ai opté pour une prise de recul vitale mais pas toujours efficace.
Mon collège actuel, je n'en parle guère, parce que chaque cours heure passée sans trop de fracas me semble être une victoire. Je suis flic, pas prof. Je ne vois même pas ce que j'enseigne vraiment... Et pourtant, vous me demanderiez de vous décrire ce qui ne va pas, ma description paraîtrait presque ridicule aux yeux de certains lecteurs. Tout ce que je peux dire, c'est que j'ai souvent l'impression de vivre dans un monde parallèle, où mes règles de vie basiques ne sont qu'illusion : leur absence de limites m'effraie, parfois; me peine, toujours.
Alors oui, il m'arrive de cesser de couvrir leurs voix, de les regarder s'agiter sans que cela les perturbe, d'attendre de reprendre pied pour recommencer à lutter... C'est ça, ou j'en attrape un par le col. C'est ça ou je tombe dans la déprime. C'est ça ou je pleure en cours.

Et pourtant, pourtant, comme dit Peps, et tout le monde ne comprendra pas cette contradiction, c'est le plus beau métier du monde...

Edit du 13 mai à 13h30 : encore aujourd'hui, une agression...

19 avril 2009

NY 7 : incredible trip

Je sais que vous êtes impatients de lire mes dernières aventures mais voilà le tableau : levée hier à 7h30, rentrée à 1h30; 21 km parcourus (et non 8 comme j'avais compris !); les pieds ensanglantés; un coup de soleil sur l'épaule; levée il y a une heure; rien à manger pour le petit-déj...
Je vais prendre ma douche et je reviens développer tout cela as soon as possible !


Bon alors, pendant que Kim et Juan sont chez mon amikea (si si, il y en a aussi à NY !), je vais tenter de résumer la journée d'hier.

Donc lever à 7h30, pas de petit-déj (youhou), je trouve à côté de l'évier un cafard sur le dos, mort. On file prendre normalement le métro, mais finalement on fait une station à pied pour rejoindre un arrêt de bus. Impatients et de crainte d'être en retard, Kim et Juan décident que nous allons prendre un taxi pour nous rendre à la station de métro d'une autre ligne, assez éloignée. Prix de la course : 20$ avec le tip.

Samedi_18

Nous enchaînons donc avec la ligne 1 pour aller jusqu'à l'extrême pointe nord de Manhattan, sur la 215th, dans Harlem. Et là, nous attendons les autres... plus de trente minutes. Un petit groupe de sept personnes se forme. Ensuite, le périple commence... Et ma douleur.
Car, tenez-vous bien, nous avons descendu presque... 300 rues ! 21 km. Le tout en 9 heures.

Harlem, Trebeca, Soho, Chelsea et tant d'autres lieux ont été traversés que je n'en ai qu'un souvenir confus. Nous nous sommes arrêtés pour prendre un brunch dans le quartier dominicain, puis une bière (enfin un soda pour moi, petite joueuse). Les gens sont fort sympathiques et causent facilement. Faut dire que dans notre groupe, il n'y avait que deux Américains pure souche. Pour le reste, Espagnols, Néo-Zélandais, Mexicain, Française, Italienne... Tous des amis de Kim et surtout de Juan.

Vers 17h, les deux Espagnols nous quittent pour nous préparer le repas des guerriers le soir. Le groupe se modifie, tourne, change mais reste compact.
Nous poursuivons en passant par Chelsea, le quartier gay et branché (dans lequel je compte retourner seule), nous croisons Christopher Street (rue dans laquelle se trouve le fameux bar à l'origine de la gay pride), Trebeca, Wall Street puis l'extrême pointe de Manhattan où j'étais avant hier : vue sur l'océan et la Statue de la Liberté. Le soleil se couche, c'est splendide. Photo souvenir pour fêter notre victoire ("We did it !").

Samedi_18__52_

Retour en métro sur Trebeca pour rejoindre l'appartement de Benjamin, situé dans un ancien entrepôt réaménagé. Au programme : parmesan, brie, bières, vins (un Sauvignon de Nouvelle-Zélande, du Rioja espagnol...), tapas, tortillas, gâteaux au chocolat...

J'admire l'intérieur épuré et artistique de l'appartement et me régale de tortilla. Les autres boivent beaucoup et dansent. Trois d'entre eux dans la journée m'ont félicitée pour mon anglais. Cela me flatte, même si j'ai peine à le croire.

Mes jambes sont très raides et mes pieds douloureux. Je découvrirais une fois dans ma chambre, à 1h30, qu'ils ont saigné...

Je finis là mon entrée, et vais remettre de nouvelles photos en ligne.... Bone soirée à tous !

27 avril 2009

Miss Paris

masque_oxyg_ne

Ayè, je suis de retour. Le truc drôle, c'est qu'hier soir, nous avons décollé avec 1h15 de retard à cause d'une avarie concernant la climatisation. Qui a dit que j'avais la poisse ? J'ai donc fait 8 heures de vol au lieu de 7. Je sens encore les effets de la pression sur moi, je crois.
En rentrant, déjeuner léger, ménage, cadeaux, papotage...
Le collège a été très cool, apparemment. Comme mon jour de repos est le mardi, je ne reprendrai que mercredi. Ouf ! Car je risque d'être bien décalée demain.
Là, j'ai un début de migraine sans doute dû au stress des deux derniers jours et au manque de sommeil : j'ai dormi moins de deux heures dans l'avion, et suis arrivée sur Paris alors que pour moi il était 6h du matin...
Je ne suis guère causante, mais je vais vous mettre une bafouille écrite hier en salle d'embarquement, tiens...


C'est drôle comme, en avion, face à un ciel bleu limpide, sans l'ombre d'un nuage, on peut nous annoncer des perturbations.
Un peu comme dans la vie, en somme. Mais le souci, c'est qu'on n'a ni ceinture de sécurité, ni masque  oxygène qui tombe automatiquement devant nous. Et encore moins de gilet de sauvetage.
Dans la vraie vie.

25/4/09, Toronto, 19h55

22 avril 2009

NY 10

Petit coup de calgon ce soir, sans doute le mal du pays, malgré tout... Je pensais trouver pléthore de commentaires suite à mes deux entrées, mais cela s'est réduit à une peau de chagrin. Tout le monde est en vacances, of course.
Donc l'entrée de ce soir sera plus légère.

Je suis allée au Met ce matin. Le musée est dans les beaux quartiers de l'Upper East Side (les immeubles avec des gardiens en costume, tout ça), pas tout près du métro de la 86th. Enfin, je dis ça sans doute parce que mes jambes tirent un peu. Le musée en lui-même est assez beau. Pour l'entrée, on donne ce que l'on veut, et en échange, on arbore une sorte de pin's à la couleur du jour (vert today) pour prouver que l'on a payé. On recommande à l'entrée 20$, mais je ne pouvais pas, honnêtement.
Je ne peux pas dire que j'aie "fait" le Met car, tout comme le Louvre, il faudrait plus d'un an pour le parcourir... Je me suis concentrée sur les peintures européennes, de la Renaissance au XXème siècle. Et c'est déjà pas mal : environ trois heures sont nécessaires au minimum pour les voir.

Cette fois-ci, j'avais prévu le coup et j'étais partie sans sac à dos -et donc sans mon boîtier Nikon. Je n'avais "que" le numérique de poche Fuji. Vous verrez dans l'album que la qualité s'en ressent pas mal pour prendre des toiles en photo.
J'ai redécouvert Courbet, et Vuillard m'intéresse décidément beaucoup. Renoir, quand j'avais environ douze ans, me plaisait. Aujourd'hui, je le regarde sans déplaisir mais il ne correspond plus à ce que j'attends sans doute.  Cependant, sur une toile de bord de mer, j'avais l'impression d'entendre le roulis de l'eau et les mouettes qui chantent...

Met_mardi_21__23_

J'ai revu la merveilleuse et incroyable odalisque grise d'Ingres, qui m'avait fascinée à l'expo Picasso du Grand Palais (cf décembre 2008). Mais mon plus cadeau ce matin a été de retrouver pour la deuxième fois LA toile qui me fait vibrer, qui m'émeut à un point que je ne pouvais imaginer avant de la découvrir une première fois à Paris. Et je la recroise ici... En deux jours, j'ai failli pleurer deux fois...

Met_mardi_21__78_

J'en avais parlé antérieurement lors d'une expo Vollard que j'avais faite (cf. 14 septembre 2007). Et là, la photo est de moi.
Je crois que mon coup de blues a pour origine ces tournesols : j'étais nouée et émerveillée à la fois. Je ne peux pas vraiment m'expliquer ce tour de force qu'accomplit Van Gogh. Alors je vais créer un album pour le Met, et m'arrêter là, je crois...

Edit de 20h50 heure locale : le nouvel album est prêt, concernant le Met.

5 avril 2009

RMN

louvre33


Les musées nationaux sont gratuits depuis hier pour les enseignants (enfin, ils le redeviennent, quoi) ! Alors je vais peut-être en faire un aujourd'hui. J'irai, brandissant ma carte de prof et une fiche de salaire, puisque le fameux Pass Education ne doit être encore mis en place. D'ailleurs, pour rire, je le demanderai demain au collège. Gniark gniark gniark !
Ah que mon été sera culturel, à défaut d'être sous le soleil des tropiques... (Oui, je fais partie de la tranche du Français sur deux qui ne partira pas cet été en vacances)

2 mars 2009

Règle N°1 : ne pas répondre au téléphone.

telephone


Il a sonné, j'ai décroché. Et vlan, affectation en collège segpa dans un établissement à la réputation chaotique... Emploi du temps de dix heures, travail le matin quatre jours sur cinq, uniquement avec des sixièmes... La lycée sera loin pour moi.
Dans ce cadre, le Rectorat est en droit de m'envoyer en complément sur un autre établissement pour que j'aie un plein temps. Nous n'en sommes pas encore là, je le sais.
Donc je ne retournerai pas sur le poste de Sakapus, même si elle bazarde tout du jour au lendemain.
Je risque de commencer dès mercredi, puisque j'ai rendez-vous demain matin.
Pour tout dire, le collège ne me motive absolument pas, après un an et demi de lycée. Et dire que j'ai encore les listes de Bac à faire pour mes anciennes classes...

2 mars 2009

Au culot !

Tenez-vous bien : Sakapus, la veille de son retour, m'a fait son show hier soir, encore...
J'avais fait des mails collectifs avec proposition de corrigé d'un sujet, tableaux de statistiques de mes corrections de copies, tout ça. Mais moi, trop gentille (trop c...e ?), j'ai fait en plus un mail à Sakapus pour lui dire tout ce que j'avais déposé dans son casier. Et là, c'en est suivi un petit échange croustillant, qui laisse l'administration, mes collègues et moi-même à la fois effarés et furibonds.

 

minnie_en_colere

 

Flash back : j'avais laissé deux paquets de copies sur quatre (cf. entrée du 10 février) pour elle et j'apprends hier de Sakapus qu'elle... les a renvoyés à l'administration comme si de rien n'était, parce qu'elle ne reprend son service que maintenant (dixit). Techniquement, je résume : son congé allait jusqu'au 13, et donc mon arrêté aussi. Cela signifie que je n'aurais jamais dû corriger ni travailler pour le lycée pendant les vacances, si j'applique la logique sakapusienne. Evidemment, je me suis fait un plaisir de transférer son mail à l'adjoint du lycée et à la coordinatrice de lettres.
J'avoue que leur soutien rapide et clair m'a fait du bien. L'adjoint m'a dit que ses paquets l'attendaient dès demain, qu'elle se mettait l'équipe à dos, et que selon lui, je n'aurais pas dû dans ce cas remplir les bulletins qui sont destinés aux conseils... d'après les vacances. La coordo m'a répliqué aussi qu'elle était estomaquée, et que corrigés et barèmes étaient prêts pour Sakapus. Gniark gniark !
Mais Sakapus ne s'est pas arrêtée là. Réaction suivante : elle dit que si vraiment elle doit corriger ces copies, elle prendra tout son temps car, la pauvre, n'a pas de barème, ni de corrigé. Vous savez quoi ? Nous non plus n'en avions pas ! Et je crois que lorsqu'on enseigne en lycée, on est capable de s'adapter un minimum face à des sujets (elle les as eus !) , surtout que nos élèves sont loin d'être brillants.
Enfin, selon elle, "en principe, [j']aurais dû prendre en charge le tout". Fameux culot et mauvais calcul pour son retour : l'équipe ne peut déjà pas l'encadrer mais alors là, ça va être le pompon !

 

Cerise sur le gâteau ? Allez, je suis magnanime ce matin ! Elle me propose, comme elle est à cinq ans de la retraite, et pleine d'une fabuleuse expérience, de me faire parvenir pour m'aider (!) sur un futur remplacement quelques unes de ses lectures analytiques par mail... Ah ah ah ! Elle ne sait pas joindre un document à un mail; je n'estime pas son travail; et j'aurais pu crever la gueule ouverte en attendant ses documents au début du remplacement... Elle est bien bonne, celle-là, de vouloir m'aider au bout de six mois sur un autre remplacement !

 

Là, j'ai une pensée émue pour "mes" premières S qui sont en cours avec elle... Et j'enrage de savoir qu'à cause d'elle, des élèves n'auront pas leurs copies. Jusqu'au bout, elle n'aura pensé qu'à elle.

8 février 2009

Décompte

Aujourd'hui...

La Reine aurait eu 95 ans.
Clochette a neuf mois.
Cela fait presque un an que j'ai quitté S..
Il me reste sans doute quatre jours de cours, soit environ vingt heures, avant de quitter mon poste.
Le gadget Vista me dit que dans 61 jours je décollerai pour New-York.

Et pourtant, j'ai du mal à me projeter d'un jour à l'autre. Je ne vois rien de précis dans mon avenir.
Mais c'est peut-être mieux ainsi : c'est la porte ouverte à l'aventure, au sens premier du terme.

HommeSablier

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