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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
18 avril 2010

L'école est finiiiiiiiiiiiiiie !

Enfin, pour quinze jours, car il nous restera la dernière ligne droite jusqu'à juillet... Ceci étant, j'ai tâché de profiter de mon premier après-midi de repos hier : dans un premier temps, j'ai fureté dans des boutiques de rollers. Car oui, madame monsieur, j'ai décidé de rouler sur le bitume, de m'envoler sur les pistes, de citronner des pieds ! Inutile de dire de qui me vient cette envie, n'est-il pas ? Rouler seule est bien moins amusant, cela est évident...
Voici le modèle qui a pour l'instant toutes mes faveurs :

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Mais je pense aller dans une boutique spécialisée en banlieue pour confirmer ou pas cet achat un peu conséquent. Car oui, madame monsieur, je suis raisonnable.A suivre, donc, cette histoire de roulettes.
Ensuite, après mille pérégrinations, j'ai rejoint Pumpkin pour un pot dans Paris. Pot qui s'est achevé en soirée sur un restaurant que je vous recommande particulièrement : "La tête de goinfre". L'idée est que la carte est essentiellement composée de plats au cochon.


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Les assiettes étaient belles et délicieuses. J'ai choisi une andouillette, qui ne ressemblait à rien de ce que j'ai pu connaître et manger sous ce nom. Et pour finir, des petits suisses frais.

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Retour au bercail pas trop tard, avec la fatigue qui se pose. Gros dodo, pour enchaîner ce matin sur un grand ménage. L'appartement en avait bien besoin ! Là, il faudrait que je fasse mes abdos, prenne ma douche, descendre bricoler sur mon vélo, pour enfin l'utiliser... Il fait grand soleil, en plus.
Pourtant, quelques angoisses trainent ça et là, dues à des relations compliquées avec S., et à la douleur de ma mère de voir sa propre mère vivre sans doute ses derniers instants. Je risque de paraître dure aux yeux de certains, mais cette mort ne m'atteindra pas : je ne suis pas du tout attachée à cette grand-mère. Si l'amour était génétique, cela se saurait...

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9 avril 2010

Un air de printemps

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Un pot de pensées de mon balcon

Comme je me sens un peu mutine et que le printemps me titille méchamment, j'ai décidé de déplacer mes cours de demain matin (entre autres à la demande des ES, les pauvres chéris sont fatigués le samedi en ne faisant rien) à mardi et de filer vers le sud... Enfin, de filer rejoindre Flûtine pour le week-end. Je renonce à la soirée déguisée des profs sur les seventies.
Donc, ce soir, à l'heure où les carrosses se transforment en citrouilles, j'arriverai le long du fleuve en souriant. Mon sac est prêt, moi aussi. 

Il faut quand même que je vous dise que j'ai atteint le chiffre symbolique des dix kilos perdus, je crois que c'est officiel, maintenant. Il paraît que je rayonne et que ça se voit beaucoup... J'ai encore quelques difficultés à m'adapter à ce "nouveau moi " mais j'écoute les amis qui me l'assurent. Et puis je dois continuer, car j'en ai encore au moins autant à perdre, ne l'oublions pas.

Sinon, autre bonne nouvelle, les interventions de l'association de lutte contre l'homophobie se sont très bien passées. Les élèves ont eu l'air d'apprécier de pouvoir parler librement, de poser des questions, de lutter contre des a priori. Pour ma part, j'ai eu du mal à me taire et je m'interroge évidemment encore plus sur ma "visibilité" dans le cadre du travail -ou pas.

Côté boulot, il y a aussi le cas Kracoukass. Il rumine un rdv avec l'adjoint, demandé par ce dernier (à cause de plusieurs erreurs de jugement de Krak, mais celui-ci semble ne même pas en avoir conscience...) : Krak estime que je mets le nez dans ses affaires (dixit) -c'est-à-dire la gestion des élèves de seconde que nous nous partageons, hum- et que je ne le soutiens pas. Il commence à avoir un sérieux problème, et canalise sa paranoïa sur moi. Je le trouve un brin inquiétant. Nous ne pouvons discuter de rien. Mes collègues commencent aussi à voir qu'il va très mal. Ce qui m'a le plus agacée aujourd'hui, c'est qu'il a remis en question mon intégrité en sous-entendant que je causais à la classe derrière son dos. Vais-je perdre patience ou rester dans une forme de compassion ? Ceci étant, je tâche de ne pas trop m'attarder là-dessus, car il en fait déjà une montagne. Il parle du "sujet qui nous préoccupe", et je ramène cela à de simples "désaccords".

A part ça, il fait doux, les chats se baladent sur le balcon, mes premiers bulbes manifestent leur joie en pointant dans les jardinières, et j'ai changé de parfum. Enfin, je suis revenue à un ancien parfum.

Je suis entrée dans une nouvelle ère, je crois. Dans un nouvel air, aussi.

6 mars 2010

State of emergency

Voilà, depuis hier je range, je trie, je jette. Il y en avait vraiment besoin : j'ai même retrouvé des bulletins de salaire de 2008... La cuisine a été renouvelée d'une certaine façon, aussi : j'ai un petit plan de travail, maintenant. Je voulais la rendre plus fonctionnelle et plus agréable. C'est chose faite, je crois.
Ensuite, il y a eu le bardas du salon avec les piles de papiers. Ce matin, l'aspirateur. Il me restera les poussières, mais je reporte à demain ou lundi, tant pis.
Car, ne l'oublions pas, j'ai un métier, mesdames et messieurs. Et je n'ai quasiment rien fait jusque-là pour le lycée. A part deux paquets d'interrogations plutôt rapides à corriger, et une lecture de Zweig, j'ai tout laissé au point mort.
D'un autre côté, il me fallait essayer de décompresser : je vais devoir traiter (comme tous mes collègues, ce qui est rassurant quelque part) la moitié du programme en un trimestre. Deux objets d'étude (et pas des moindres) en moins de quatre mois : le roman et la poésie.
Donc, au programme de ce week-end, préparation des cours pour les deux prochaines semaines avec contrôles de lecture à la clef, deux paquets de copies de seconde; entre deux,  abdos, fessiers et un tour chez Monop ainsi que chez Naturalia (jusque-là, j'ignorais même l'existence de cette boutique près de chez moi...).
Je trouve que c'est déjà pas mal, en fait.
Ah, et puis lundi, si j'en ai le courage, un tour au Bihètchvi pour investir dans un furet.

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Pas celui-là, non. Plutôt celui-ci.

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Parce que jouer à la mare aux canards quand je prends ma douche, je trouve ça moyen.

15 mars 2010

Un joli collier

Il y a longtemps que je ne vous ai fait faire un petit tour dans les dernières perles de mes élèves... Détendons-nous donc un peu, ça peut pas faire de mal, comme dit Guillaume Galienne.

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1ère, bac blanc sur le théâtre absurde
* les personnages de Beckett sont très débiles
* le sorte d'ascenceur émotif
* on ne dit pas d'un arbre qu'il est mort
* il débute un monologue qui à la fin clôture la pièce
* sa bernoire (= baignoire), des sabaux (= sabots)
* Voltaire avec Géminale...
* contrement à celle qui la cache sous des implicites très aigus que seul les académiciens peuvent décryptés
* cette pièce n'était pas prisonnière de fixation / cette pièce est un état pur d'imagination
* Née le 16 janviers 1993 (date de naissance de l'élève, marquée deux fois en entête)
* Ionesco (1912-1994) est un auteur du XVIIIème siècle
* faisons comme si nous étions au XXème siècle
* Ionesco a donc pointé son doigt sur l'originalité de son texte
* cet extrait a une fonction réclamatrice
* obtenir la paix de cette guerre
* les hommes et les femmes sont pareils, il y a juste le sexe qui change
* toutes personnes à les mêmes droits
* cela mauribile de voir cela
* des pièces on était reprise
* chacun percevra et comprendra d'une manière différente à quelqu'un d'autre
* le théâtre peut erroner les idées exposées
* crechendo / l'acte de noeud
* Bartholo montrant Marceline en la doigtant (no comment, j'en suis tombée de ma chaise en corrigeant)
* il montre la profitation d'un homme sur une femme
* le pronom subjective "je"

1ère, interrogation de lecture sur Iphigénie de Racine
* se mettre les dieux à dos
* t'en bien que mal
* Achille, le captivateur d'Eriphile
* on retrouve la notion du valet du maître amoureux de l'homme de la maîtresse

Seconde, interrogation de lecture sur Fahrenheit 451 de Bradbury
* ils ont une vie de fuiyares
* l'histoire se déroule vers 1790
* la ville se retrouve anéantie car la guerre explose
* transgraisser la loi (je l'adore, celle-là !)
* ce livre est une littérature / ce livre est un livre qui parle de livres (et c'est pas faux !)
* des otodaffés
* de la valeur alarmante
* ils s'enfuisent
* des hopitales psychatrique

23 février 2010

Je guette dans la nuit

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Par une journée de pluie, planquée sous un vasistas et la couette, je décide d'écrire un ti peu ici... Etrange d'abandonner  plus ou moins mon blog, si important pour moi. Mais être ailleurs que chez soi, c'est assez plaisant pour laisser des traces, ici et là...

Alors samedi matin, après le pot pour Tinette (j'ai résisté aux larmes, oui oui), j'ai filé ranger ma voiture au parking, puis je suis partie, valise fuschia à la main, pour aller vers Flûtine. J'avais rendez-vous non loin de Bastille pour un voyage en covoiturage.

Dans mon train de banlieue, j'ai eu droit à un prêcheur totalement mystique, qui avait un débit impressionnant et continua de parler même après le terminus. Ensuite, un chanteur espagnol de niveau karakoé m'a écrasé les tympans dans le métro. Arrivée en avance, j'ai guetté mes compagnons de covoiturage avec une certaine distance, car on ne sait pas vraiment sur qui l'on tombe.
Au bout d'un moment, deux jeunes hispanos m'accostent relativement froidement mais de façon correcte. Une autre passagère arrive. Nous attendons la dernière dans le froid pendant presque 30mn, ce que je trouve moyen. L'équipée de cinq est enfin au complet. Ils sont tous très jeunes. On me demande ce que j'étudie... puis quel est mon secret pour avoir l'air aussi jeune ! L'ambiance est très moyenne, mais je m'en moque : je veux juste que nous quittions Paris, et que nous roulions, roulions, roulions...

Ah ben ça pour rouler, nous avons roulé : au bout d'une heure, nous n'étions qu'à 35km de Paris. Et tenez-vous bien : il n'y avait AUCUN bouchon. Nos conducteurs, parlant sans cesse en espagnol, ce que je trouvais inconvenant, décident de faire un détour pour récupérer un sac au fin fond du 77, mais sans nous prévenir. J'avais senti le truc venir, parce que je regardais la route et le gps, mais aussi parce que je tendais l'oreille. Je leur demande si effectivement nous allons sortir de notre trajectoire initiale. Réponse par l'affirmative, avec une excuse à deux francs cinquante. Je commence à grincer des dents. Les jeunettes n'osent trop rien dire.
Une fois arrivés à destination pour la livraison de ce paquet, on nous laisse toutes les trois sans un mot à l'arrière de la voiture (j'ai inévitablement pensé aux toutous que l'on laisse avec une fenêtre entrouverte pour qu'ils respirent) pendant... plus de vingt minutes. Ce qui signifie qu'entre le détour, l'attente, et le temps de reprendre la bonne route, nous avons perdu une heure sur le trajet.
Enfin revenus sur l'autoroute, au bout de dix ou quinze minutes, je sens la voiture ralentir. J'ai peine à y croire : le plein n'avait pas été fait, et le conducteur décide aussi de regonfler ses pneus. Je ronge mon frein une fois de plus, sans en penser moins : mes yeux le disent pour moi, je crois.
Nous poursuivons enfin la route, et je constate sur les prévisions du gps qu'en étant partis à 14h30 (au lieu de 14h), nous parviendrons à destination à... 20h, au lieu de 18h30 comme prévu initialement. Je suis verte. Au bout de trois heures de route, je demande un arrêt pipi. Heureusement, sinon je crois que nous aurions tout fait d'une traite. Là aussi, je trouve que c'est moyen niveau communication.
A la toute fin du trajet, je commence vaguement à respirer tant mon impatience était grande de  retrouver Flûtine, mais je vois que le gps se bloque, et le conducteur ne sait plus penser : plutôt que de se diriger vers le centre-ville, il bifurque sur une bretelle d'autoroute... Là, soudain, j'ai des envies de meurtre. Nous perdons encore dix minutes. Le pire, c'est que l'on nous dépose à l'autre bout de la ville, sans nous demander si cela nous arrangeait ou pas.

Flûtine vient gentiment me chercher, puisque je ne connais rien à cette immense ville. Il fait nuit, un peu frais, je la guette dans la nuit, elle apparaît, et mon voyage pénible s'efface d'un coup...

Depuis, j'ai flemmardé délicieusement (je commence tout juste à décrocher vraiment du boulot et à prendre conscience que je suis en vacances), fait une balade dans la ville nouvelle hier (photos à venir, mais je ne sais pas trop quand), mangé bio.

Voilà pour mes dernières nouvelles...

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2 février 2010

Puzzle

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J'ai laissé mon coeur par la fenêtre, ce matin. Non : j'ai lancé mon coeur par la fenêtre, ce matin. Non plus : mon coeur est resté derrière la fenêtre, ce matin. Oui, c'est mieux. Pas encore tout à fait cela, mais mieux.
Après, il a fallu entamer les oraux blancs de Bac. A huit heures, la première candidate a planché. Mon coeur était toujours à deux kilomètres.
J'ai eu droit très vite à la plus jolie perle de la journée, vers 9h : "Rousseau faisait partie d'un club d'intellectuels sur l'académie de Versailles, qui posait des questions. Il y répondait. Et après, il a eu le prix Nobel".
J'ai repoussé un rire. De toute façon, mon coeur vibrait ailleurs.
Vers 10h, j'ai tenté de rallumer mon portable déchargé (j'avais bêtement oublié le dit portable au fond de mon sac tout le we...). J'ai entendu sa voix, et mon coeur a un peu respiré. J'ai raccroché, il le fallait bien, et remis le coeur à deux kilomètres.
J'ai poursuivi vaillamment les oraux; j'ai déjeuné en me faisant gentiment taquiner par Tinette qui parlait de mon air fatigué et de mon cerveau en yaourt; je suis retournée dans ma salle, frigorifiée. Impossible de me réchauffer depuis des heures. Je savais mon coeur dans le train vers loin.
J'ai repris le fil des études de texte. Rien de brillant ni de fort drôle, mais j'ai assuré ma partie comme il le fallait. Quinze candidats en une journée. Un élève ne s'est pas présenté, j'ai donc fini plus "tôt". J'ai récupéré mes 42 copies de type Bac, qui s'ajoutent à mes six paquets à corriger en moins de dix jours...
Et pourtant, et pourtant, les copies sont loin... de mon coeur.
Rentrée en ayant un peu peur du vide, une page rapidement écrite laissée par terre pour m'accueillir. Mon coeur était là, en petits morceaux, mais heureux.
Oui, heureux.
C'est étrange, un coeur en miettes, et plein.
J'ai retrouvé quelques morceaux de mon coeur, ce soir. Non : j'ai soigné mon coeur, ce soir. Non plus : mon coeur a été soigné ce week-end. Pas encore tout à fait ça, mais mieux.

4 février 2010

No smoking area

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Aujourd'hui, encore quinze élèves de passés à l'oral. J'ai commencé par un 04/20 et fini sur un 05. Grandiose.
Les plus belles bourdes ont failli me faire vraiment rire :

" _ La Fontaine a écrit pour le Dauphin, qui allait devenir roi. Mais qui était son père ?

_ Napoléon Ier !"

Au cours de l'analyse de la scène d'exposition de Dom Juan, dans laquelle Sganarelle parle du tabac... "Toute la scène parle du tabac parce qu'au XVIIème siècle, on fumait devant les gens. Et à cette époque on a fait une loi pour interdire de fumer dans les lieux publics. C'est pour ça que Molière en parle dans sa pièce au début".

Voilà pour les perles du jour... Sinon, mes STG semblent s'être illustrés à l'oral, bien évidemment, en arrivant sans textes, en retard, etc. Les ES sont pile dans la moyenne nationale : 10/20, et la moitié d'entre eux a réussi son oral. Il y a eu quelques bonnes surprises. Reste l'écrit qui, aux dires de mes collègues qui ont commencé les corrections, est catastrophique. Je verrai ça ce we...

Heureusement, demain soir, pour décompresser un peu après notre semaine d'oraux, petit cercle littéraire avec mes coupines profs chez moi ! On sera crevées (je suis cuite comme la salade, ce soir) mais heureuses de papoter ensemble.

Allez, je vais préparer mes dernières fiches de passage pour demain, faire mes abdos, et rêver...

21 janvier 2010

Mode planeur on

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Allez, je vais laisser le planeur surfer dans les airs, et tâcher de reprendre pied...
Au programme du jour : m'occuper du linge, de moi, des courses chez Karouf (wouèèèèh), un rdv rapide pour rendre des affaires, un cours particulier, un rdv avec Flutine...
Il faudrait aussi que je corrige un paquet de copies, car je ne vais pas sortir la tête des corrections pendant trois semaines. Gloups.
A part ça, grâce à Peps, j'ai investi dans des prises télécommandées avec variateur, et je trouve cela génial. J'allume mes lampes à distance, sans avoir besoin de sortir du lit, par exemple. Non pas qu'il s'agisse d'être fainéante, mais le côté pratique me plaît beaucoup (surtout quand je lis).

Je ne sais que dire d'autre... J'ai envie de garder ma joie pour moi, mais aussi de l'étaler. Je suis entre deux eaux, entre de multiples sentiments, et je n'ai pas non plus envie de les analyser. Juste les vivre. Juste vivre.

C'est cela : vivre.

10 janvier 2010

Perle de Paris (avec photos)

Il est 11h20 et je n'ai toujours pas pris ma douche MAIS :

  • une galette des rois au chocolat trône dans la cuisine et son odeur emplit l'appartement (photos ce soir);
  • je viens de faire 130 abdos matinaux;
  • j'ai passé l'aspirateur, vidé le lave-vaisselle, rangé la cuisine, mis le cidre au frais, refait le lit.

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Maintenant, je peux me préparer et m'occuper de moi, car Peps m'attend chez elle pour déguster son curry de poulet avec des nans maison !

A ce soir, fidèles lecteurs. Je vais filer dans le ciel de perle qui répand ses richesses sur nous depuis quelques jours...

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Edit du 11 janvier, 10h10 : J'ai ajouté quatre photos de la bête. J'ai du faire des choix...

20 janvier 2010

De l'amour et des endives

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Me voici enfin de retour sur le net... Mes fidèles lecteurs, parfois amis, se sont inquiétés de mon silence radio.
Oui, j'ai déconnecté pendant presque trois jours. Il faut dire que j'avais commencé avec les coups de fil nocturnes, et les échanges diurnes dès lundi dernier.
Par où débuter l'histoire, sans la déflorer ? Flutine et moi avons de nombreuses choses en commun, dont un certain parcours scolaire, la musique, les références culturelles. Mais outre cela, qu'en serait-il une fois que nous serions en face l'une de l'autre ? Un peu folle, je décide de lui proposer de débarquer pour le we chez elle, à environ 500km d'ici... On hésite -peur d'être déçues-, on parle, on en meurt d'envie : je prends le volant.
La découverte est étrange dans un premier temps. On s'habitue aux regards, on cherche la trace de l'autre dans les rares photos que nous avions échangées.
Et puis la tendresse obsédante émerge, hors de contrôle. Le we entier se passe dans la douceur, la fougue, les rires, les échanges, les longs regards, la musique, l'anglais, des dinettes en guise de repas... Le détail de tout cela nous appartient.
Rentrée lundi soir tard, je décide de m'occuper de moi, de ne plus être qu'au service de moi-même.

Depuis, j'ai raté une heure de cours en pensant commencer à 10h au lieu de 9h; je souris bêtement; j'ai l'air fatigué mais je suis heureuse. Je profite totalement de cet état de grâce, car je sais que les premiers moments sont les plus merveilleux.

Je revois Flutine très vite. La vie est si courte, et ce type de relation si rare...

Là, je vais ranger l'appartement un peu négligé, nettoyer, installer de nouvelles prises électriques, regarder la pluie tomber sans devenir mélancolique, puis faire une sieste. Je m'endormirai en souriant, comme c'est le cas depuis plus d'une semaine...

PS : Ah, et puis l'amour motive : j'ai perdu presque 4kg en quinze jours.

11 janvier 2010

Ô mes théâtres

Il y a bien longtemps que je n'ai pas causé lektur... Cet après-midi, j'ai relu en diagonale Iphigénie de Racine et en son entier Maison de poupée d'Ibsen. Du théâtre, donc. Racine, c'est, pour moi, l'un des plus grands poètes. J'ai demandé à mes ES de lire cette tragédie du sacrifice, dans laquelle, finalement, le rôle tragique n'est pas forcément celui de l'héroïne éponyme, mais plutôt celui de la servante Eriphile, jalouse, amoureuse, invisible aux yeux de tous, et qui n'existe que par ce qu'elle voit...
Sinon, LA pièce à lire absolument, c'est Phèdre, bien entendu. Je m'en délecte toujours. On touche à la perfection, à mon sens...

Ibsen

Quant à Ibsen, je ne l'avais jamais lu, je l'avoue. Et j'ai dévoré sans pause cette pièce qui se révèle féministe avant l'heure, simple d'accès et fine, dès le début.

A part ça, j'ai enfin terminé Fuck America d'Hilsenrath. Etrangement, là aussi, c'est la fin du roman qui fait sens. On avait tourné autour, par allusion, et la Shoah, l'Holocauste, on se les prend dans la figure dans les derniers chapitres. L'amertume, l'indifférence, le prosaïsme s'expliquent mieux et se comprennent. Ce roman est le plus autobiographique de l'auteur.

J'hésite sur mes lectures prochaines. En attendant, voici un titre qui me plait beaucoup, d'un chanteur au carrefour de beaucoup de styles très sixties et seventies : Arnaud Fleurent-Didier, "France culture".

3 janvier 2010

Au pied de Montmartre

Pas d'entrée longue ce matin : début de migraine au réveil... Elle trainait depuis des jours en vague mal de tête. Et la voilà qui débarque. Je vais m'occuper à d'autres choses pour l'oublier : je dois vider mes jardinières déprimantes, repasser, corriger des copies (en serai-je capable si la migraine persiste ? mystère), établir ma liste de courses pour Karouf demain...
Hier soir, je suis sortie dans le froid pour aller dîner avec Pumpkin au Léon de Bruxelles de la place de Clichy. En l'attendant, j'ai lu un historique de cette place (qui va être cette année entièrement réaménagée, ce qui provoque moult embouteillages) très étonnant : le cinéma Pathé était pendant la guerre un foyer pour soldats allemands, le Castorama était le cinéma Gaumont Palace, le plus grand du monde en 1931 (6000 places !). J'ai aimé voir les photos anciennes reproduites sur une sorte de cube, au milieu de la place. On y voyait des omnibus à plateforme, le fameux foyer allemand, les anciennes enseignes...

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Je vous les mets dans cette entrée. Pour ceux qui la connaissent, cette place populaire, vivante, celle que j'ai arpentée pendant un an alors que j'étais en khâgne à Jules Ferry, cela devrait vous étonner... Pour les autres, le charme des photos anciennes agira, je pense.

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Edit de 17h20 : j'ai malgré tout réussi à corriger 29 questions de corpus de type Bac, entrecoupées d'une sieste de migraine, de champignons qui avaient pourri ce midi, d'un thé Fauchon Mai 68 (délicieux), et là je vais tenter un peu de wii fit...

31 décembre 2009

2009 glisse sur moi

Entre une légère insomnie hier de 3h à 5h, et le cauchemar de cette nuit, avec réveil en sursaut à 6h30 (des araignées sur moi... brrrrr, j'en frissonne encore), je me dis que je ne suis guère reposée malgré les vacances. Un mal de tête traîne, du coup. Et puis je me dis aussi que la peluche Pluto a ses limites. Mais que faire ?

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Sinon, à part ça, j'ai fait environ 300 abdos hier (matin et soir), et je vais enchainer ce matin encore. Cloch m'admire dans ces moments-là. Elle a raison, car c'est plutôt drôle de me voir souffler comme une femme enceinte faisant ses exercices de respiration (n'était-ce pas dans Friends que Rachel devait "faire le chien" et qu'elle envoyait balader Ross ?)...

J'ai eu aussi mes derniers cadeaux de Noyel déposés dans ma boîte aux lettres...Un livre de cuisine/mail art, une Wonderbox, un carnet Moleskine rouge. Pourquoi certains cadeaux ont un goût douceâtre doux-amer, parfois ?

Et puis là, on vient de sonner à l'interphone. "J'ai un paquet pour vous". Une surprise ? Un envoi imprévu ? Non, juste ma montre Fossil réparée...

Allez, abdos, ménage, douche, copies (ah ben non, pas le courage, finalement), préparatifs pour ce soir. Et pendant ce temps-là, S. skie pour oublier un peu 2009...

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Serre-Chevalier, 2006

6 janvier 2010

In or out ?

Rentrée de cours désabusée, ce midi. La boîte à lettres était vide de tout, même de publicités pour les soldes. Clochette avait fait plein de bêtises dans le salon. Les secondes sont à un stade de larvitude avancée, les STG me désespèrent. Je suis dans le même état qu'avant les vacances, je crois.
Je suis étrangement fatiguée, j'ai froid (le lycée est très mal chauffé, je suis gelée), et je ne sais même pas si j'ai envie de sortir cet aprèm pour fouiner dans les soldes. D'autant que j'ai toujours ces satanées copies à corriger, et que les cours du Louvre reprennent ce soir.

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Soit j'opte pour larver à mon tour autour d'un thé, après une sieste, avant d'aller au Louvre; soit je laisse tout tomber et je branche le pilote automatique pour filer dans Paris, au risque de m'abrutir et en devant rentrer ce soir en train plutôt qu'en voiture (normalement, je me gare près d'un métro pour aller au Louvre, ce qui fait qu'au retour, j'ai les fesses au chaud).

Voilà, je viens de finir de déjeuner, et je ne sais que faire. Est-ce propre à la femme d'être si indécise ?

Edit de 13h45 : je suis glacée, je ne parviens pas à me réchauffer. J'irai demain dans boutiques pour me changer les idées. Là, sieste...

23 décembre 2009

Je voudrais des Zelle

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J'aimerais faire une entrée qui déchaînerait les foules, provoquerait de multiples réactions, et tout et tout, mais je n'ai pas grand-chose à me/vous mettre sous la dent, là.
Hier, je suis allée rendre une visite de courtoisie à Comtesse et Zelle (qui est en forme, il faut bien le dire). Au programme, thé, photos et livres.
Il faisait particulièrement froid sur le scooter, mais j'ai quand même vu les illuminations de Noyel dans Paris, et ça, c'est chouette.
Aujourd'hui, au programme, courses pour le réveillon, et théâtre... Je prévoirai une entrée pour vous en parler dans la soirée.

Le souci, c'est que j'ai une grande flemme depuis le début des vacances. Je me sens très fatiguée le soir, mais j'ai du mal à m'endormir avant minuit, voire une heure. Du coup, je me lève vers 8-9h, en ayant sursauté à 4h et 6h30... Je m'explique aisément le dernier horaire, mais pas le premier. Bilan : une envie de dormir en journée irrépressible, et contre laquelle je lutte.

A part cela, rien de neuf sous le soleil d'hiver... Et vous, what else ?

19 décembre 2009

Où t'as eu ton béret ?

Voilà, après deux heures de sieste, quelques mails et un chocolat de Noyel, je peux enfin m'atteler au clavier.
Tout d'abord, ma soirée de littéraires a été très chouette. Jeanne est arrivée plus tôt, sous des flocons lourds et légers à la fois, chargée de mandarines, de vin, de pain, de bruschetta... Elle découvre donc en premier mon appartement, qu'elle a l'air d'apprécier. Je lui prête des chaussettes de rechange car la neige avait envahi ses bottes; on cause, on écoute du Juliette Gréco, on parle musique. Nous constatons une fois de plus que nous avons beaucoup de goûts en commun, malgré nos caractères complètement différents, et une petite différence d'âge de six ans.
Je l'initie rapidement à la photographie numérique; elle fait mumuse avec mon boîtier pendant que la table se dresse gentiment et que je repasse manu militari la nappe qui était froissée. Jeanne me propose un voyage en avril à l'autre bout de la terre...

Dolly arrive ensuite à l'heure dite, armée, elle, d'un parapluie couleur macaron de rose, aux fleurs rouges éclatantes, mais aussi de charcuterie. Asa la suit de prêt, avec du champagne et une salade de petites tomates cerises aux airs d'orient. Enfin, Tinette, pimpante, qui est en charge du dessert : mini cannelés et petits fours, avec en sus du vin rouge.

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La soirée peut commencer, d'autant que nous avons toutes faim. Tout est truculent : le repas, les conversations, les rires... Le niveau sonore touche parfois à l'extraordinaire, surtout pour moi. L'appartement est plein de vie, et cela lui va bien. Parvenues au dessert après une raclette ronflante et sans fin, je m'octroie un moment et tend les petits paquets prévus pour mes copines. Elles ont l'air très étonné et semblent touchées. Les livres sont choisis au hasard et tombent bien, je crois. Je les avais accompagnés de rochers au chocolat. J'ai droit à la tournée de bises, et à une véritable émotion, très différente de ce qui précédait, et tout aussi agréable.

Je me confie un peu, beaucoup, alors que jusque-là, je n'avais pas vraiment parlé de moi. Elles ont cette franchise des amis que l'on connaît depuis des années, ce qui me bouleverse et les désarçonne à certains moments. Il y a quelque chose de beau, de touchant dans ces rencontres, auquel je ne m'attendais pas. Elles non plus, d'après ce que j'en ai su plus tard. Tinette l'a résumé parfaitement et je vous l'ai déjà écrit hier : c'était plein d'amour (on ne se lasse pas de ce genre de phrases, non ?).

Vers minuit trente, j'étais couchée. J'avais du mal à m'endormir. Jeanne m'avait serré dans ses bras avant de partir en s'excusant d'avoir peut-être été brutale avec moi dans son discours (elle m'a même rappelé le lendemain soir pour ça). Tinette était guillerette en partant. Asa et Dolly, toujours fringuantes.

Je ne pensais pas trouver cette satisfaction et cette reconnaissance auprès de collègues aussi vite. Pour moi, la preuve "ultime", c'était hier soir, après la pièce de théâtre (avant aussi, puisqu'Asa a voulu que l'on se retrouve à l'avance pour grignoter ensemble). A la sortie, il y avait beaucoup de monde. Tinette et moi sortons. Nous attendons un peu, mais le froid nous glace, et décidons de rentrer malgré l'heure pas trop tardive. Je marche donc vers chez moi, lorsqu'à mi parcours, je décide de prendre en photo une sculpture de glace sur la place de la mairie. Mon portable étant en silencieux, il se met à clignoter. C'est Dolly :"Eh, Virgibri, où es-tu ? On te cherche pour prendre un pot au café du théâtre !" Leur regret de me voir déjà partie était un fort joli cadeau de Noël.

181220091932

Sinon, dans un autre genre, mes jeux de ce matin avec les élèves se sont avérés... comment dire ? saoulants et un peu décevants. Comme je m'en doutais (même si j'espérais quelque peu un mouvement, un signe), je n'ai rien reçu de leur part, à peine quelques mercis disséminés de ci de là (enfin j'exagère ; j'ai eu UN chocolat et une élève m'a prêté un CD). Je ne faisais pas tout cela pour qu'ils me le rendent au centuple, mais je vous donne un exemple de réplique qui me laisse un brin d'amertume en bouche...

Camomille a 18 de moyenne avec moi, et se trouve dans le peloton de tête de seconde. Pour le fameux baccalauréat spécial, je distribue des points avant les chocolats. L'équipe de Camomille est en tête avec trois points. Je vois l'heure tourner, je décide donc de distribuer mes petits cadeaux sucrés. Je me dirige vers la droite avec le paquet dans les mains, et là, Camomille dit d'un ton sec, et très spontanément : "Mais c'est nous qui gagnons !" Je la regarde effarée, et lui dit sur un ton calme que cela ne change rien, et que tout le monde aura des chocolats. Elle a quand même rougi de sa réaction vive, à cause des autres élèves indignés plutôt que de moi...

Ou encore, en ES, au moment de leur donner les fausses pièces de monnaie, un élève me dit qu'ils ne font pas la manche. Je précise ES = économie donc argent, donc pièces. Pour le clin d'oeil, quoi. Pas dans le but d'une humiliation ou d'un rapport hiérarchique, pensai-je. Mais pourquoi voient-ils le mal là où il n'est pas, et réciproquement ?

Sinon, une ou deux perles splendides entendues ce matin. Je vous rappelle qu'en première, j'avais un quizz de révisions sur notre programme.

* Quel théâtre a été offert par Louis XIV à Molière ?
_ L'Opéra Garnier !
_ Tu regardes trop les pubs de shampoing, toi !

Deux perles en dix secondes, j'étais comblée.

* Citez, toutes époques confondues, trois auteurs femmes.
_ Simone Sartre, Simone de Bovey.

Beauvoir_SArtre

* Qui a écrit Ubu roi ?
Gauvry, Jarvy, Ulbech.
_ Oh, mais madame, Gauvry et Jarry, c'est pareil ! On n'a pas le point ?

* Quel prix a gagné F. Beigbeder cette année ?
Le prix Nobel, un prix d'écologie.

J'ai fini de distribuer mes papillottes en salle des profs. Même Krakoukass, mon co PP, semblait content. C'est dire.

Et puis, last but not least : je suis en vacances ! (Eh, Emy, ça c'est de l'entrée, hein ?)

19 décembre 2009

Elle attend...

Pour le défi 85, je n'ai pas vraiment fait un texte littéraire, mais plutôt celui d'un souvenir... Le sujet portait sur l'attente, et il fallait glisser quelques épices dans notre production. Le titre de la mienne : "Oh, n'arrivez pas trop vite..."



Cela ne date pas d’hier. Et ça ne cessera pas, je le sais, malgré mes airs désabusés, mes déceptions, et le reste.

Il y a longtemps, bien avant internet et sa simultanéité, il y avait les lettres. De vraies lettres. Les enveloppes étaient enluminées, les timbres vivaient leur vie colorée et gracieuse, l’écriture emplissait mon regard et donnait souffle à ses pages souvent parcheminées, de vélin délicat, de grenat, de curry ou d’une tonalité quelconque.

Et la magie opérait : pour une lettre envoyée, il y avait un retour. Je comptais les jours : deux voire trois pour la réception de ma missive, autant pour recevoir un écho splendide à mes bafouillages. Il fallait donc une semaine au minimum. Généralement, l’attente fébrile n’était jamais déçue.

J’avais beau savoir que rien n’arriverait avant huit jours, dès le lendemain du petit cliquetis de la boîte qui avait avalé ma production épistolaire, je guettais. Je savais que le facteur passait vers onze heures. Parfois, je descendais pour une quelconque raison nos quatre étages, et je m’armais de cette petite clef sur le trousseau, bien tenue dans la main, pour ouvrir la boîte aux lettres magique. Le moment le plus délicieux était celui où, plantée là, devant les casiers du hall, je voyais un pli épais dépasser de la fente. Ou celui où j’imaginais que la boîte était remplie de surprises.

Plusieurs de mes amis fonctionnaient sur le même mode. J’avais donc aussi des chances de croiser les courriers, et d’en recevoir un alors que je venais d’en poster un autre.

Parmi ces amis, il y avait une danseuse, une calligraphe, une photographe, des camarades de colonies de vacances, des amis Sénégalais, d’anciens professeurs… Une multitude de possibilités et de merveilles à découvrir.

Et je rêvais de recevoir une lettre d’amour, un courrier extraordinaire de quelqu’un que je ne connaitrais pas et qui me dirait comme il m’aime… Parce que, de toute façon, les lettres sont toujours des lettres d’amour.

Il y a eu cette fois où mon amie V. a dû se faire opérer du genou pendant les vacances d’été, en 1997. Je partais trois semaines travailler en tant qu’animatrice de colonie de vacances : je savais que je n’aurais pas le temps de lui écrire. Alors j’ai anticipé : j’ai créé environ quinze courriers à l’avance, sur lesquels j’avais fixé des post-it. Ma mère avait les dates auxquelles il fallait les envoyer. Une lettre tous les deux jours. Quand V. a émergé après l’anesthésie, il y avait une pile de courriers sur son chevet.

Ou encore, quand j’ai passé l’Agrégation en dilettante, et que j’ai écrit une lettre sur une copie, au lieu de composer en dissertation…

Copie_agreg

Aujourd’hui, on estime qu’internet, c’est de la communication. Mais rien ne vaudra jamais le bonheur de l’écriture reconnue, l’attente fébrile avant d’ouvrir délicatement une enveloppe, le bruit du papier frotté contre les doigts impatients…

Je ne me vois pas imprimer mes mails ou mes sms, aussi beaux fussent-ils. J’ai gardé des dizaines de courriers au goût de cannelle dans des boîtes d’archives.

Parfois, bien plus rarement qu’autrefois, je me fends de ce qui est un effort au lieu d’être seulement un plaisir, et j’écris. Une amie a survécu à cela, même si nos échanges sont de plus en plus sporadiques.

J’écris pour être lue, pour donner et pour recevoir. Pourtant, je ne descends plus au courrier juste pour cela. J’allume mon ordinateur…

Mais ça ne cessera pas, je le sais, malgré mes airs désabusés, mes déceptions, et le reste.

14 décembre 2009

Tout schuss

gaston_tortues

En ce moment, je ne fais quasiment rien d'autre que travailler, travailler, et travailler. Nous en sommes tous là, me direz-vous, mais je ne fais rien de mes week-end, par exemple.
Là, S. est sur les pistes de ski, terminant ses journées par des séances de spa. Je donnerais cher pour sentir l'air frais me fouetter les joues, et entendre à nouveau le son des skis glissant sur la neige fraiche... Mais moi, j'annule un rdv avec Micahuète aujourd'hui parce que je ne m'en sors pas. Le pot de samedi après-midi avec Emy relevait du miracle : je m'en suis émerveillée comme si ma blogamie m'emmenait à Disneyland. Si je regarde bien, depuis presque trois semaines, je ne fais RIEN à part avoir la tête dans le guidon.
Après ce chocolat chaud, je n'ai pas eu envie de rentrer : mes copies et mes cours m'attendaient. Je ne pouvais pas non plus faire de shopping : quand toutes mes factures sont déduites de mon salaire, il me reste au pire 100€, au mieux 200€ pour me faire de menus plaisirs. Vous vous doutez bien qu'avec Noyel -même si j'ai considérablement réduit le nombre de cadeaux- cette marge a été réduite à néant.
Alors je regarde mon joli sapin tout en bossant...
En plus, je trouve que l'appartement a des airs de bazar : tout s'y entasse. Il faudra que je fasse un grand ménage et grand tri avant que mes copines de lettres ne débarquent jeudi soir pour une raclette. Ce sera là notre soirée oxygène, car nous n'en pouvons plus.
Donc, aujourd'hui, je dois finir un paquet de copies en urgence et en corriger un autre. Je dois préparer un commentaire pour les secondes, ainsi que rédiger mon projet de lutte anti homophobie pour la commission de demain après-midi.
Il faudrait aussi que j'aille à la poste et, c'est trop la fête, que je fasse un tour au Monop pour des achats palpitants du type déodorant à bille. Le mieux aurait été d'aller chez Karouf, mais là, je tournerais masochiste, je crois. Je dois aussi espérer ne pas sombrer dans une sieste de deux heures comme hier pour parvenir à tout effectuer...

Ah, et puis je vais faire comme à la télé : j'ai un pti message personnel à diffuser, ça ne prendra qu'une image... C'est pour Val.

anniversaire

(Ouf, il y a du positif dans cette journée !)

Edit de 14h : mon projet est rédigé pour demain, un paquet de copies est corrigé, un sujet de seconde est prêt. Là, je vais enfin me laver avant d'aller faire des courses. Pfffffffff !

3 décembre 2009

Orangina rouge

Mon amikea n'a pas été gentil : je me suis déplacée pour rien. La vente des sapins débutera samedi (alors que sur leur site, ils l'avaient indiquée à compter du 1er décembre). J'irai donc choisir mon Nordman après la réunion parents-profs de seconde... En voilà une idée qu'elle est bonne ! (Sauf qu'il y aura énormément de monde)
Du coup, j'ai acheté pour ma mère les bambous qu'elle voulait, et j'ai investi dans des boules de Noyel super classe : un assortiment noir. Mon sapin va être cette année un résine killer : il sera noir et vert... Comme Robin des Bois !

Robin_des_bois

Après cette déconvenue, j'ai filé sous des trombes d'eau chez Karouf. Ouèèèèèh ! Leurs sapins étaient chers et pourris.  Mais je me suis offert une guirlande clignotante avec huit programmes pour accrocher à une fenêtre. Je rêverais d'en installer en extérieur sur le balcon, mais je ne peux faire passer la prise à l'intérieur...
J'ai fait des courses, en ayant l'impression (erronée) d'y passer un temps dingue. J'ai beau être seule, je suis maintenant armée au cas où des gens débarqueraient à l'improviste : j'ai une réserve de fromage à raclette, ainsi que des blinis, du tzatziki et de l'houmous, sans compter deux pomelos chinois. Comment ça, je ne mange que ce fruit ? Ben quoi, il est de saison, au moins !

Ensuite, je suis rentrée, chargée comme un bourricot. La nuit était quasiment tombée. Dans une rue toute proche de chez moi, je dois souvent jongler pour passer : elle est à double sens, et des neuneu se garent un peu n'importe comment. Une voiture en face de moi arrive, ralentit et me laisse déboîter. Ce que je fais. Mais au même moment, un piéton émerge de nulle part et longe la voiture mal garée. Je me range à nouveau de mon côté, je suis en première, et je klaxonne gentiment le piéton pour le prévenir du danger.

Et là, stupeur : il se retourne, et frappe sur ma voiture ! Je me mets à l'arrêt, je baisse ma vitre pour lui expliquer que c'est pour lui que je klaxonne, à cause du danger (le code est très précis là-dessus, d'ailleurs) et je me fais incendier. Tous les conducteurs sont mis dans le même panier; je peux à peine en placer une. Je ne suis même pas certaine qu'il ait entendu mes "arguments". Je suis restée effarée au volant, le voyant s'éloigner d'un air renfrogné et agressif. Comment est-il possible de vivre le même événement de deux façons si opposées ?

Et puis d'abord, pourquoi sont-ils si méchants ?

orangina_rouge

Edit de 18h10 : ma guirlande encadre la fenêtre de la cuisine, et je suis contente comme une gosse, malgré le côté kitsch de la chose. Elle clignote multicolore, et cela laisse les chats perplexes...

27 novembre 2009

Aïdez-moi

Aujourd'hui, c'était l'Aïd. Mes STG l'ont tous fait. Certains ont dû se convertir hier. Mouarf.
Pas grave : j'avais mille choses à faire, dont le pré conseil de ma seconde avec mon co PP. Cela n'en finissait plus, et je sentais la moutarde me monter au nez progressivement. Il faut dire que sur le plan pédagogique, nous sommes aux antipodes. Par exemple, une élève qui a des difficultés bosse comme une folle. Elle parvient à plus de 10 dans pas mal de matières, sauf en math. Par ailleurs, j'ai appris en rencontrant sa mère que celle-ci avait perdu sa soeur en septembre. La gamine vit très mal la mort de sa tante. Je propose d'envisager les encouragements, pour lui redonner confiance et lui montrer que nous sommes là. Et puis mince, pour le moral, quoi ! Cela ne nous coûte rien. Eh bien, non : monsieur coincé (il faut que je lui trouve un surnom : z'avez des z'idées ?) refuse. Il ne veut pas entendre qu'il ne s'agit pas que de notes...
Le pré conseil a duré 1h40 et a failli me déclencher une migraine tant je luttais pour faire bonne figure par instant... Bon je l'admets, à d'autres, je l'ai envoyé dans la ligne des trente mètres. Je me flagellerai avant de dormir.

horloge_math

Comble de tout, une heure après, nous étions convoqués chez l'adjoint pour préparer le conseil (oui, c'est donc un pré pré conseil...). J'avais des envies de me pendre : entre l'adjoint qui a deux de tension et mon co PP rigide, j'avais l'air d'une danseuse du french cancan en comparaison... D'autant que le matin, mon collègue avait tenté de justifier les réclamations des élèves à son égard, et craignait, je pense, d'être houspillé. Hum.

Pour finir ma journée, j'ai enregistré les notes des commentaires composés de ES et rentré leurs moyennes : un désastre. Deux élèves ont au-dessus de 10.

Enfin, j'ai pris le temps de répondre à une amie de ma petite élève gay. Cette dernière servait de pigeon voyageur, et m'a transmis un texte écrit par sa copine d'une autre classe. Donc, sans savoir son nom, je lui ai répondu. J'espère que demain elle ira voir Jeanne, sa prof de français, qui est déjà au parfum... Mais le texte, je l'ai gardé et j'ai été la seule à le lire. C'est peut-être naïf, mais cette confiance me touche.

Allez, il est temps de dîner, je pense. Mon cher collègue lancerait son chronomètre de montre pour calculer en combien de temps je mange, peut-être : tenez-vous bien, quand la sonnerie de récré retentit, il l'enclenche. Il a programmé sa montre pour qu'elle bippe au moment de remonter en classe...

25 novembre 2009

Piment

guillon


Je reviens du tout nouveau spectacle de Stéphane Guillon : il est comme ces croûtes que l'on voulait toujours gratter quand nous étions enfants, et qu'on aimait arracher même si elles étaient moches et qu'elles faisaient mal.
J'aime son audace, son franc-parler et sa finesse face à l'actualité et au monde politique.
Un peu de poil à gratter en ces temps où il faut passer la brosse à reluire, le lustrant et le cirage, ça fait un bien fou ! Il va loin et n'a peur de rien, semble-t-il.
J'aurais aimé une carrière d'humoriste acerbe et acide, mais toujours drôle, tiens.
Bonne nuit, les petits !


Stéphane Guillon : vive la France !
envoyé par franceinter. - L'info video en direct.

11 novembre 2009

Ecris mais tais-toi

J'avais déjà du mal avec le fameux débat sur l'identité nationale, aux commentaires ultra modérés.
Mais là, j'ai découvert avec stupeur aujourd'hui ce qu'un député UMP avait osé demander à Marie NDiaye, prix Goncourt 2009 (et au ministre de la culture) : obéir à un droit de réserve parce qu'elle a quitté la France pour aller vivre à Berlin après l'accès à la présidence de N. Sarkozy, qu'elle avait critiqué assez ouvertement mais de façon plutôt feutrée, je trouve.
Les relents nationalistes aux accents pétainistes ou frontistes, l'horreur des termes choisis par ce député, l'image de la France réclamée par ce dernier, et le rétro pédalage absolu d'un gouvernement français à l'égard de ses artistes, me dégoûtent. J'en ai des frissons de peur.
Je ne pensais pas connaître cela de mon vivant. L'artiste, en France, a toujours été auréolé de sa liberté d'expression et n'a jamais eu besoin de justifier ses positions politiques, sauf lorsqu'elles étaient retorses (je pense à Drieu La Rochelle, par exemple, et encore).
Mais des gens comme Zola, Eluard ou Sartre se sont engagés politiquement, sans qu'on vienne leur dire : vous ternissez l'image de la France et vous devez vous taire. Vous devez vous taire...

censure

On a pu leur reprocher leur engagement, mais jamais ces airs de censure ne sont venus taquiner les prix littéraires.

La réponse de Pivot a été magistrale, je trouve : "Le devoir de réserve qu'il [Raoult, député UMP] invoque n'a jamais existé, n'existe pas et n'existera jamais, pas plus pour le lauréat du prix Goncourt que pour le lauréat du prix Nobel de littérature".

Et celle de Marie NDiaye sur le président aussi : "Je ne crois jamais qu'un seul homme puisse faire un pays."

Français, tremblez : on marche sur toutes vos valeurs et la censure s'étend. Après la presse écrite, la télévision, les prix littéraires, les pancartes lors de manifestations ("Casse-toi pauv' con") ou les petites phrases aux airs innocents ("Sarkozy, je te vois !"), quoi d'autre ?

Edit du jeudi matin 8h15 : Marie NDiaye maintient ses propos, suite à la découverte de ceux d'Eric Raoult. C'est beau, quelqu'un d'engagé.

Edit de 9h30 : Et le ministre de la culture, qui s'était pourtant prononcé aussi sec sur l'affaire Polanski, décide qu'il n'a pas à se prononcer dans ce cas... Son oncle doit se retourner dans sa tombe.

2 novembre 2009

Nourritures terrestres

Une fois n'est pas coutume, en sortant de chez le médecin (pas malade, c'était presque une visite de courtoisie pour des triptans et des beta bloquants), j'ai décidé de faire quelques courses d'appoint chez Monoprix. J'en connais un toujours désert, où je peux me garer facilement.

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Initialement, j'y entrais pour du pain et une pâte à pizza. Au final, j'ai flâné dans les rayons, étant moi-même une caricature de la trentenaire parisienne au charme raffiné, choisissant avec amour ses pomelos chinois -qui n'auront indubitablement pas le même goût que ceux de chez Karouf. Armée de ma veste verte, mon écharpe multicolore et de mon sac gris en cuir, j'aurais pu jouer dans un film !

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J'achète chez Monop' différemment. J'ose les queues d'écrevisses, les tomates séchées, les mousselines de carottes ou de petits pois, les crevettes roses, le jambon fumé, la mortadelle, le pain platine, la brioche parisienne... Les courses n'ont vraiment pas la même saveur que chez Karouf. Je m'y sens presque aussi délicieuse que leurs sauces Monoprix gourmet (tomates, asperges et parmesan, par exemple...).

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Je sens le goût du luxe populaire, et je l'assume parfaitement parce qu'il est rare. D'un autre côté, je ne vais pas non plus chez Fauchon, et je dois relativiser. Je me disais aussi, en me sentant la Pénélope Jolicoeur des rayons alimentaires, que je pourrais boire un petit verre de vin blanc de mes réserves de temps à autre sans culpabiliser pour autant : si j'attends de "grandes" occasions, mes bouteilles vireront au vinaigre avant...

Qui veut dîner avec moi, maintenant ?

8 novembre 2009

Aspiro power

J'ai déjà mon gros cadeau de Noyel ! Je l'ai acheté ce matin. Comme on a les rêves que l'on peut, sachez que c'est un cadeau ménager : un aspirateur. Pas n'importe lequel. Je le voulais depuis longtemps, mais son prix me freinait : un Dyson, sans sac, spécial animaux.
Sur un prospectus Boulanger, j'avais vu qu'ils faisaient une promo dessus : réduction de 150€, et un kit d'accessoires  d'une valeur de 49€. Mille pièces disponibles sur toute la France. Pfffff.
Alors voilà, ce matin, après une nuit de sommeil longue et agitée (couchée tôt hier soir, cauchemars, levée tôt), j'ai décidé de le voir de mes propres yeux, avant de filer chez Leroy Merlin.
Forcément, la bête m'a attirée.

dyson


Ma mère participe à cet achat pour moitié, qui sera donc mon Noyel. Je sais que cela vous paraît sans doute assez stupide de se réjouir pour ce type d'achat, mais tel est mon cas... Je vais le déballer après avoir fini de manger, puis l'essayer ! J'aimerais me tenir à un certain rythme hebdomadaire de passage d'aspiro, parce qu'avec deux chats, c'est coton...
J'ai donc acheté le joujou Dyson, puis suis allée chez Leroy Merlin. J'ai tournicoté pas mal, ne trouvant pas forcément tout ce que je cherchais. Mais je suis revenue quand même avec des tuteurs en bambou, une jolie ventouse (je vous assure que ça peut être joli, un déboucheur) et un pot pour la plante miraculée de mon père ("plantapapa" sonnerait assez bien, en fait).
En effet, cette plante avait offerte par mon père à ma mère il y a, disons, environ... vingt ans. Il l'avait achetée chez l'épicier Comod, au dernier moment, pour la Saint Valentin. Comme il n'accordait pas d'importance aux dates, mais ma mère oui, il improvisait toujours pour ce genre d'occasion... Cette plante était la seule chose "vivante" qu'il me restait de mon père. Elle a failli mourir l'an dernier, suite à un rempotage sauvage effectué par les mains maternelles. Plantapapa a été sauvée par miracle grâce une amie de la Fée, prof de SVT. Bref, depuis elle a fait sept feuilles, une huitième pousse, et je voulais un très beau pot pour la replanter encore afin qu'elle s'épanouisse comme elle le mérite et semble le chercher...
Dès que j'aurais fini de faire mumuse avec mon Dyson, je vous montrerai le dit pot avec la plante, si je fais cela aujourd'hui, promis. Et ma ventouse !

Edit de 14H40 : ayè, j'ai joué avec ma nouvelle arme ménagère ! Dorénavant, l'aspiro restera sorti pour être opérationnel à tout moment. Na.

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Et vous pouvez admirer ma ventouse, mon vase aux reflets changeants et mon destructeur de poussière !

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15 octobre 2009

Ils z'ont des chapeaux ronds...

Promis promis, demain je raconterai mon week-end breton, mais et je vous fais visionner en exclusivité mondiale l'album y attenant !

Départ le samedi après quatre heures de cours le matin. Valisette fuschia prête, je file prendre bus, métro puis train après avoir déjeuné rapidement. Je regarde le tableau des départs avec un brin de... de quoi, d'ailleurs ? J'allais écrire nostalgie, mais non. Tendresse ? Bof. Je vais continuer à chercher.
Après trois kilomètres de quai à parcourir, j'arrive enfin dans le wagon de tête, direction Vannes. Je suis cernée soit par des Anglais, soit des vieux, soit un cumul des deux. L'un d'eux a parcouru autant de quai que moi et semble en avoir souffert : son repose-tête dégouline de sueur. D'instinct, je regarde le mien car cela m'écoeure...

Ipod sur les oreilles, je m'endors. Ma semaine a été longue, j'ai cumulé pas mal de stress avec l'histoire des rasoirs, le résultat est donc logique. Je corrige quand même quelques copies au réveil.
Je retrouve Ga à la gare. Petit tour au bord de l'eau, mais c'est marée basse. Retour chez elle, on attend ses amis avant d'aller dans une crêperie locale succulente.

Coucher un peu tardif, donc réveil itou. Petit-déjeuner brunch vers 10h30 le dimanche. On se prévoit plein de choses et nous sommes prêtes à... 16h ! Grande flemme, essayages de chapeaux et masques, et bavardages ont eu raison de nous, je l'avoue. Direction la foire fouille pour trouver un jeu de tarot (oui, ce magasin est très local et j'ai fait le voyage juste pour ça).

Ensuite, café et gâteau conceptuel chez une copine de Ga. Celle-ci a trois enfants, dont un hyperactif. L'aînée a douze ans et mesure environ 1,75m... Mais ce n'est encore qu'une petite fille dans sa tête, heureusement. Elle me balance quand même : "Ouais, je savais que vous étiez prof : vous avez une tête de prof. Et puis les habits, tout ça... Et la façon de parler." Damned, je suis donc si facile à démasquer ?

Retour le soir chez Ga pour un poulet-frites maison, en matant et en commentant "Nos plus belles années", que je n'avais jamais vu, shame on me.

NOS_PLUS_BELLES_ANNEES__1973_

Dodo, réveil le lendemain pas tard car Ga doit emmener son titi joli à l'école. Ensuite, j'aurais dû l'accompagner à la piscine mais j'ai été prise d'une grosse crise d'angoisse, et j'ai laissé mon canard gonflable, mon maillot anti sexy et mes lunettes grâcieuses dans la valise...

A la place, j'ai fini de corriger des copies en attendant le retour de Ga. Puis direction la Mc Do parce qu'on en avait bêtement envie. Achat de maquillage, parfum et CD à graver. Direction la mer. Le temps passe trop vite. Ga somnole sur le sable. Moi, je parle, je parle, je parle, pour la maintenir à flot : l'heure de mon train approche...

_ Euh, Ga, il est 15h20 ?
_ Mmmgrpghmmmm.
_ Ah oui, quand même. Je pars dans 30mn.
_ ... On va y aller.

Et là, racing surréaliste de Ga dans les rues de Vannes. Raccourcis, virages en tête d'épingle, excès de vitesse. J'ai mal au coeur mais je n'ai pas peur. Les minutes défilent. On rigole quand même.

Les pneus crissent, on arrive en courant presque et nous entendons la délicate voix de la dame de la sneufeu : "Tintintintinnahhh... Mesdames et messieurs, le TGV en direction de Paris Montparnasse prévu à 15h56 aura environ dix minutes de retard..."

Aouch ! J'ai failli vomir pour rien ! Au final, je suis bien arrivée, sauf que j'avais oublié dans le coffre, après notre course citadine, le maquillage acheté l'après-midi.

Piouh, ayè, j'ai fini de raconter mes petites histoires océanes !

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