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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
3 février 2009

Souris !

chat_souris

Je ne sais ce qui m'a pris ce matin, mais je me suis retrouvée la tête dans le frigo à nettoyer et ranger celui-ci parce que je sentais bien qu'il en avait besoin.
Par ailleurs, j'ai récupéré sous le lit : neuf souris, une balle rebondissante, un livret du Littré déchiqueté, une boule quiès en mousse orange, des résidus de compost d'orchidée, trois mouchoirs en plusieurs morceaux. Merci qui ? Merci le petit sushi de requin qui miaule comme une souris !

Clochette_18

Maintenant, je vais pouvoir me préparer avant de filer du côté de Saint Laz' pour chercher un sac de rangement de portable et une mini souris (décidément !).
Au fait, Sakapus, la prof au genou fou, semble vouloir ("devoir" serait plus juste) revenir après les vacances de février. Elle me demande de lancer des trucs absurdes pour les classes. Et si elle ne revient pas, je me les coltinerai. Et si elle revient, je plains les élèves... Parce que Butor, Proust, Camus, c'est loin d'échelonner les niveaux...

Et forcément, cette fin potentielle de remplacement m'angoisse un peu... D'autant que je récupère environ 110 copies à corriger à cause de la semaine banalisée. Mais Sakapus me souhaite bien du courage. Ah ah.

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13 janvier 2009

Soldat inconnu

Irland_Topographie

Pimprenelle est presque en face de moi, assise à une table en salle des profs. Elle organise un voyage en Irlande dans trois semaines à peine. Un accompagnateur s'est désisté. Elle cherche quelqu'un. Ohlala, mais qui prendre ? Qui pourrait venir à la place ? Quel souci, blabla. Elle parle à quelques profs, dont moi.
Moi, qui ai deux classes qui partent en Irlande, justement.
Moi, la prof de lettres de cette seconde X et de cette première.
Moi, qui me débrouille en anglais.
Moi, qui pourrais partir, sans grosses contraintes.
Moi, la TZR inconnue.
Moi, le soldat inconnu de l'Education Nationale.

Quelques minutes après, ma copine de math, L., me regarde corriger des copies. "Tu as les secondes X, toi ?" Ben oui.
Je la regarde se lever, chercher Pimprenelle un peu partout mais discrètement. Je l'aime bien, L. Elle fait le lien, entre la classe, le voyage, le désistement, et moi. Pas comme Primprenelle. Quoique cette dernière a dû "refuser" de faire le lien.
L. s'éloigne en salle informatique, semble discuter avec Pimprenelle.
Et puis rien.
Je pars faire cours.

Deux heures plus tard, j'entends Pimprenelle s'exclamer auprès d'une autre prof : "Au fait, Bidule nous accompagne en Irlande ! C'est chouette !"

Je crois que Bidule n'a pas les classes qui partent en tant que prof.

Ce n'est rien : une simple humiliation quotidienne de TZR. Une de plus pour moi.

Moi, la TZR inconnue.
Moi, le soldat inconnu de l'Education Nationale.

Rest in peace, teacher.

7 février 2009

Grumpy

Gricheux

Suis ronchon parce que :

 

  1. Personne ne m'a reçue au lycée afin de convenir des décisions à prendre en fonction du potentiel retour de Sakapus après les vacances. Je suis donc relativement coincée. Une secrétaire m'a dit faussement gentiment : "Et on ne peut pas continuer et finir les cours la semaine prochaine comme d'habitude ?" J'aime beaucoup le "on" et la notion d'habitude, qui n'existe guère quand on fait cours. Bref, c'est débrouille-toi mémère, et improvise comme tu sais le faire.
  2. Une surveillance hier annoncée aux élèves et à moi-même comme durant une heure trente est miraculeusement passée à deux heures une fois le sujet distribué. Je n'ai rien dit mais je n'en ai pas pensé moins.
  3. Durant cette épreuve, j'ai corrigé quelques copies. Je n'avais pas senti que la table penchait. Mon stylo Mont Blanc a roulé sans prévenir et est tombé. Bilan : la plume est voilée. Je suis furibarde, inquiète, triste. J'irai au magasin Mont Blanc des Champs pendant les vacances sans doute.
  4. Les chats m'ont empêché de dormir à partir de 5h. J'ai sommeillé jusqu'à 8h. Suis fatiguée.
  5. Je vais devoir trouver des solutions miracles pour la semaine qui vient et je ne veux pas bosser ce week-end. Comment faire ?
  6. J'ai très exactement 197 copies à corriger avec mon travail en cours de route, les Bacs blancs et les épreuves communes de seconde.
4 janvier 2009

Au demeurant, c'est joli, une fouine

fouine

Comment vais-je faire ? C'est la question que je me posais faiblement hier, et la première qui m'est venue à l'esprit au réveil.
Parce que je me suis levée chaque matin des vacances entre 8h30 et 9h30 (chose qui ne m'arrive que rarement), je ne vois pas où je vais trouver la ressource demain de me lever à 6h20 et faire ma plus grosse journée de la semaine.

Comment vais-je faire pour :

  • Me lever ?
  • Me motiver pour faire cours aux STG et à la seconde frappée ?
  • Leur expliquer que leurs copies ont sommeillé durant 15 jours ?
  • Avoir le sourire et me forcer à prononcer le fameux "bonnannée" d'un bloc en ayant l'air d'y croire un tant soit peu ?
  • Etre prête avec mes cours que je bosse seulement depuis deux jours ?
  • Accepter d'aller en cours demain alors que mon arrêté n'a pas été renouvelé ?

Voilà mes interrogations et mes premières angoisses pour 2009.

Ah et puis je dois ranger mon linge, repasser, rendre à la cuisine un aspect sympathique. Bref, tout comme un mercredi, jour de "repos" (je sais, je l'ai bien cherché en ne faisant rien des vacances. Mais comme j'ai rêvé cette nuit que je giflais la Fouine en seconde frappée, je me dis que si je n'avais pas fait relâche, ce rêve aurait été prémonitoire...).

20 décembre 2008

Culture pub

Je débute mes vacances avec une migraine. Ben oui, j'ai trop dormi (le comble quand on est fatigué). Wouèh.
Alors pour y moins penser, je vais faire ma revue quotidienne dans le désordre...

Hier soir, j'ai dîné chez Sandy. J'ai vu sa petite princesse de deux mois et demi et son chipouillot -qui porte bien son surnom. Cela m'a fait du bien de pouvoir enfin aller la voir. J'avais laissé mon costume de prof au vestiaire juste après la fin des cours, puis filé dans Paris pour cette visite de Noyel. J'ai pris quelques photos mais sans mon boîtier. Je vais voir ce matin ce qu'elles ont donné.

Il y a une publicité placardée un peu partout en ce moment que j'aime beaucoup sur le plan esthétique : c'est la dernière campagne pour "J'adore" de Dior, avec une photo de Charlize Theron. Je n'apprécie pas vraiment les blondes, mais j'avoue que cette image me trouble. Il faut dire qu'elle a dû être soigneusement retouchée au niveau des couleurs (or, mordoré). J'ai essayé de la trouver sur le net, mais elle doit être trop récente pour être en ligne. Je tâcherai de la prendre avec mon portable dans la rue prochainement. Voici quand même la précédente :

Dior_Theron_1

En parlant pub, cela fait un moment que j'ai envie de m'indigner un bon coup sur des publicités affligeantes, qui jouent sur le mauvais goût. Il y a eu la campaillette, un nouveau type de baguette.

campaillette

Le texte sous-entend en gros que "plus c'est long et gros, plus c'est bon". No comment.

Ensuite, il y a eu dans le métro des slogans pour une boîte d'assurance auto illustrement inconnue. Cela donnait à peu près ceci : "Mon mari en a une grosse" et "Mon mari sait bien s'en servir". Outre le fait que l'on associe uniquement aux hommes l'objet voiture, je trouve évidemment cela grossier. Pas même drôle.

Enfin, c'est Orange qui m'a agacée très récemment avec leur campagne sur les portables. En substance, leurs forfaits sont géniaux blabla et, entre autres, ceux-ci qui permettent de rester connecté à tout (et n'importe quoi). J'ai donc lu un matin ceci : "Laissons-nous envahir par la télévision". Ben moi, ce genre de pub, ça me ferait fuir. Parce que se dire que l'on peut regarder la télé sur son portable et que nous devons nous laisser envahir par celle-ci, c'est assez flippant, à mon sens. J'y lis plutôt : "Laissez-nous vous lobotomiser pour l'année".

Je préfère largement me laisser aller à regarder Charlize en or... D'autant que je ne porte pas ce parfum.

Edit de 19h35 : voici la dite photo de l'affiche, en piètre qualité, certes, mais c'est pour se faire une idée de mon extrême vulgarité...

20122008415

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12 décembre 2008

Mouche-toi avant de dire bonjour à la dame

lotus_menthol

Entre les toussotements des élèves, de mes collègues et les miens, on se serait crû dans un sanatorium, aujourd'hui. Tout le monde semble malade, fatigué, et reste emmitouflé dans des écharpes, des doudounes et des polaires.
Je vais poursuivre d'ailleurs ce we puisque je pars sur Strasbourg pour le marché de Noyel avec ma mère. Météo prévue demain matin : -5°...
Je reviendrai encore plus épuisée car nous faisons le trajet en voiture, et ma mère est -comment dire ?- explosive...
La dernière semaine de cours s'annonce terrible, je le crains.
Remarquez, celle-ci s'achève sur la changement d'établissement de l'agresseur au couteau en seconde, frappée sur un début de bagarre entre Barracuda et un autre illuminé au début de mon cours, et, toujours dans cette classe, sur deux élèves convoqués par le proviseur suite à des propos obscènes laissés dans leurs copies de... français, évidemment.

A part ça, tout va bien.

Bon, je vais préparer ma valisette, histoire de dire que je suis une fille organisée et pleine de dynamisme.

Hum.

11 novembre 2008

Ghost busters

GhostBusters

Pour éviter d'entendre les fantômes cette nuit, j'ai enfoncé mes trucs en mousse orange au fond de mes oreilles, ce qui m'a permis de dormir du sommeil du juste cette nuit -grâce à la passiflore, aussi. Toujours un oeil qui s'ouvre vers 4h, mais j'ai fait un effort pour me rendormir vite, sans bouger.
A 8h, j'ai perçu quelques bruits sourds : un tournoi de boules (oui, oui, vous avez bien lu) a lieu en face de chez moi... Encore une raison de fuir et d'aller me balader pour m'aérer la tête. Je n'ai plus de démaquillant, voilà une super excuse pour faire les boutiques.

Mon texte d'hier a provoqué quelques réactions off the record. Mais peu de commentaires, finalement.

Sinon, bonne nouvelle : ça se confirme, mes élèves de S sont plutôt bons. Et pour le coup, ça me change.
A propos d'élèves, Coquille d'oeuf (cf. entrée du 06 novembre) m'a fait un mail ce week-end pour me faire parvenir son commentaire composé. Ah ah : il a été tapé sur un logiciel inconnu au bataillon, et il est donc non lisible. Par ailleurs, le fameux mail ne contenait qu'une pièce jointe, pas un seul mot d'accompagnement, aucune excuse, "ni bonjour ni merde" -comme j'ai souvent entendu dans ma famille. Je le lui ai signalé poliment mais fermement. Toujours aucun écho, évidemment.

Envie de faire un effort vestimentaire aujourd'hui, histoire de ne pas me trouver trop moche, pour une fois. Même si cela ne sert à rien.

Bon, Mère-grand va manger son yaourt pour lutter contre le manque de calcium des femmes vieillissantes, et ensuite se préparer pour sortir. Le paquet de copies se terminera ce soir, pas avant, je pense.

Danone_nature

1 décembre 2008

Be strong

fisherman


Cette nuit, je sais que j'ai cauchemardé. Sommeil agité. Réveil difficile, donc.
Journée épuisante là-dessus. Sept heures de cours, deux gros blocs à enchaîner, la voix qui fatigue. Seconde frappée vraiment frappée par instant. STG au mauvais esprit et pas bosseurs pour deux ronds.
Pas la force d'aller au tir ce soir, encore. Je devrais corriger et préparer des cours. Mais je n'ai jamais ressenti autant de lassitude qu'actuellement.
Envie d'écrire à C. sur ma vie de prof. Lirait-elle la lettre ?
Un mal de tête traine. Je flirte avec la migraine. J'ai faim dès 17h30. Envie de dormir vers 19h.
Mais tout cela passera sans doute. En attendant, il faut "tenir". Tenir quoi, au fait ?

12 septembre 2008

Pape... Où ?

J'ai eu la bonne idée d'aller aujourd'hui sur St Michel. Il y avait des poulets partout. Ceux-ci m'ont empêchée de traverser au niveau de Châtelet pour passer devant Notre-Dame. Sur le moment, je n'ai pas compris pourquoi. J'ai donc trouvé une astuce pour accéder à l'autre rive. Une fois en face, il y avait de grands écrans installés le long des quais, des grilles partout, et un policier tous les trois mètres (je n'exagère pas). C'est après avoir croisé une armada de scouts que j'ai compris : le Pape me bloquait la circulation. Heureusement que je ne l'ai pas croisé, parce qu'il me fait peur...

ratzinger

Bon, finalement, j'ai réussi à aller chez Gibert. Je me suis garée devant quatre cars de la police. Tous les agents mangeaient leur tupperware à l'intérieur.

J'ai réussi à résister au "Danube pavot-cerise" de la pâtisserie viennoise de la rue de l'Ecole de médecine (qui  est passé à 2.70€ quand même).

J'ai découvert béate les nouveaux Ipod. Ils sont tout fins, splendides (on a envie de les avoir tous) et avec un écran couleur.

iPod_nveaux_2008

Et puis me voilà de retour à la maison. J'ai eu très envie d'un panaché (allez savoir pourquoi), mais je me contente d'un Pepsi max.

Et j'écoute une émission sur Pascal, podcastée depuis France Culture.

J'aime bien le contraste.

3 septembre 2008

Faux départ

mill_nium

Alors, si je fais le bilan de ce tout début septembre, ça donne :

Je n'ai aucune nouvelle du Rectorat, comme depuis trois rentrées. Sachant que les remplacements à l'année seront donnés en priorité aux néo tit', je crains le pire au moindre coup de fil (genre remplacement d'un mois à 60km de chez moi dans un établissement "difficile"). En attendant, je suis en décalé face à mes amis collègues. Je crois que c'est cela le plus pénible, finalement.

Je devrais avoir honte de le dire, mais je suis fatiguée : je dors mal, je ne suis pas partie du tout cet été, et j'ai -pour changer- des angoisses et des inquiétudes d'ordre personnel.

Je compte me remettre au tir à l'arc.  Il faut donc que j'aille chez un médecin pour avoir le fameux certificat de non contre-indication blabla. En bref, je dois changer de médecin référent puisque j'ai déménagé et cela me saoûle. En plus, on ne se sait jamais sur qui on tombe...

J'attends toujours ma nouvelle voiture. Redonner l'autre me fera tout drôle, mais je réaliserai certaines économies. Au prix de l'essence aujourd'hui, je n'ai guère le choix.

J'ai entamé la fameuse trilogie de Larsson, Millenium. On m'en avait tellement parlé que je suis forcément un peu déçue : j'ai mis 200 pages à "être dedans". Je vais achever le premier tome ce matin, je pense.

Je réécoute du classique. Hier, c'était les arts florissants de William Christie. Envie de La Callas, aussi, toujours et encore.
Ce que je viens d'écrire est stupide puis que je vous ai bassinés avec Vivaldi et le baroque ces derniers mois. Je n'ai donc jamais cessé d'écouter du classique. Il faut relire la phrase en commençant par : "Hier j'ai écouté les arts florissants..." etc.

Allez, je vais me préparer "au cas où" le Rectorat m'appellerait...

9 septembre 2009

Mi figue, mi raisin

Bon, ben voilà. Je fais des efforts pour faire des entrées qui tiennent la route sans trop en sortir, mais il y a des soirs, des jours où ça va moyennement.
Je me sens encore et toujours impuissante face à la mort, dont je parviens à parler en cours de façon presque détachée (merci, Blaise et ses Pensées), mais la réalité revient systématiquement, laide, implacable et inacceptable. Alors je rumine, je me tais, je m'agite, je suis dans le remuement (dixit Blaise, again) pour éviter de sombrer.

Voilà, c'était la minute vérité.

Sinon, les cours n'avancent pas trop mal. Je donne beaucoup de mon énergie dans ces premiers jours pour ne rien laisser passer, pour élever le niveau et mettre le nez dans le guidon. Et puis je maintiendrai au maximum tout cela jusqu'à juin. Je me forge ma réputation, ne l'oublions pas.
A propos de guidon, j'ai eu moult compliments sur ma Harley sans moteur. Tout le monde se demandait à qui était ce petit bijou cyclo sur le parking des profs (oui, placé bien en vue, devant la porte de la salle desdits profs).

Tout à l'heure, une élève de STG m'a fait mal sans le savoir. Je commence une phrase par "Dans notre foyer culturel, européen et judéo-chrétien...", ce qui la fait bondir. Je m'y attendais, certes. Je prends toujours de nombreuses précautions quand je parle de "notre" culture. Elle se braque un peu et me dit : "Ce n'est pas la mienne ! Et je la refuse !"
La prof de l'école publique républicaine que je suis a eu mal d'entendre cela. A la fin de l'heure, je lui en ai touché deux mots. Elle a été étonnée de voir que j'avais été blessée et s'est excusée. Le plus important, c'est qu'elle a entendu ce que je lui disais : au sein de l'école, on lui offre la culture du pays dans lequel elle vit, et, qu'on le veuille ou non, la société dans laquelle nous vivons découle de ce foyer religieux et culturel. L'échange s'est fini sur : "Cela ne peut pas faire de mal de s'ouvrir un peu...", avec un sourire. Qu'elle m'a rendu.

Eiffel_expo_universelle

A part ça, je suis déçue parce que mon blog pour les élèves ne tourne pas pour l'instant. Je m'acharne quand même (comment cela, je suis têtue ?) et continue à publier des entrées avec les devoirs à faire, etc.

Et vous, comment ça va ?

3 septembre 2014

Rentrée, réunions, révoltes

Ce qui aurait dû être une rentrée comme les autres, avec son lot de paroles inutiles, d'impressions de vacances, d'observation et d'accueil des nouveaux, et de toutes les réjouissances et angoisses habituelles, s'avère être bien plus rocambolesque et rock'n'roll que prévue.

rentree2014

Comme nous le craigniions (et surtout comme je le craignais mais je refusais d'y penser pendant l'été), notre nouvelle adjointe -plus si nouvelle que cela- a massacré les emplois du temps. Dit ainsi, vous pourriez croire que c'est une énième râlerie de prof. Que nenni : je parle des plannings des élèves, et des incohérences notoires rencontrées au fil des jours, et des constats des uns et des autres.

Florilège :

  • il n'y a plus d'aide personnalisée
  • des élèves de terminale scientifique ne sont pas inscrits dans la spécialité choisie
  • une classe de terminale technologique n'avait pas du tout de philo
  • mes élèves de S ne peuvent déjeuner le lundi 
  • les sections euro sont mises sur un emploi du temps, dans une classe où il n'y pas d'euro, et réciproquement
  • les cours en classe entière sont placés en fin de journée jusqu'à 18h à la place des cours en demi groupe
  • deux terminales L existent : l'une à 28 élèves, l'autre à...7

Vous l'aurez compris, on cherche à résoudre une équation impossible depuis lundi. Résultat : le ton et la colère montent. Comme vous n'en aurez pas du tout l'écho dans les journaux ou ailleurs, j'en parle un peu ici. Demain, nous voterons en AG si nous décidons de débuter les cours avec des emplois du temps faux.

Ya d'la joie...

15 octobre 2014

Chinoiseries

J'ai eu la chance, mercredi dernier, de visiter l'exposition sur la Chine aux arts décoratifs. Dans cette visite guidée privilégiée car uniquement destinée aux enseignants, j'ai pu constater que j'étais de loin la plus jeune... Aurais-je des goûts de vieille ? On me chambre déjà vite sur Barbara, Gréco et consorts, là, je risque gros.

Bref, j'ai écouté une prof anglaise des arts déco totalement habitée par son sujet, et ne résistant pas à l'envie de passer par les expositions temporaires pour nous faire plaisir -ou se faire plaisir.

Je n'ai pas voulu prendre de notes, mais voici ce que j'en ai retenu.

La porcelaine chinoise (et non japonaise) craquelée a été inventée uniquement pour les Européens, qui étaient friands de nouveautés et d''exotisme. La plus belle porcelaine, blanche quasi transparente, émet un son de cristal quand on la fait tinter.

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Seul l'empereur avait le droit de porter des vêtements couleur or, et d'arborer un dragon brodé à cinq griffes. Le nombre de griffes est variable selon le statut de la personne qui porte le vêtement. 

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En décoration, les Chinois ont créé le motif de "la glace brisée" qui représente le monde, dominé de bout en bout par l'empereur.

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Les fonctionnaires, classsés selon neuf échelons, sont reconnaissables à des sortes d'armoiries représentées sur le torse et dans le dos. Ainsi, l'on savait comment saluer chacun d'entre eux, puisque les règles étaient strictes en fonction de la hiérarchie.

Pour le reste, j'ai admiré les techniques folles et la recherche de perfection des artistes chinois, souvent anonymes. 

Le musée des arts décoratifs est souvent "oublié" alors qu'il regorge de merveilles. Faites-y un tour, pour vous faire une idée.

 

24 janvier 2014

Sur le grill : J - 4

Comme mon chef a été gentil, et qu'il sait que je n'abuse pas, j'ai eu deux jours de révisions accordés (même si récupérer tous les papiers à l'administration a été rocambolesque, passons). Hier, ma journée était consacrée à Stendhal. Aujourd'hui, Eluard. Je me cloître, et mon assistant noirot me soutient, en venant à peu près toutes les heures réclamer un câlin.

Je lis aussi un sujet au moins de didactique par jour. En gros, je rattrape comme je peux le temps "perdu" - mais est-il retrouvé, comme dirait Marcel ?

Vous vous doutez bien que j'oscille entre un brin de confiance et de grands doutes.

Ce rythme ne me permet aucunement de faire le ménage correctement, et la maison ressemble à une sorte de grand bazar, caché comme l'on peut.

Dans cinq jours, vers 17h, j'aurai passé la première grande étape. J'ai eu l'impression de voir filer le temps pendant six mois environ, et de l'observer passer... en même temps.

Clock

Je vous laisse : Eluard m'appelle.

24 décembre 2012

A little bit lost

Flûtine au téléphone hier près de deux heures.

Je ne sais plus trop où j'en suis.

Mamie Nova est un épiphénomène, et n'est pas sa maîtresse comme je l'ai crû. (J'ai quand même toujours envie de lui péter le dentier.) Dans ma colère, j'ai omis pas mal de choses.

Flûtine doit m'écrire tout ce qu'elle m'a dit noir sur blanc. Je suis incapable de le retranscrire. Si elle a changé, et que je change aussi, nous rencontrerons-nous ? Le problème, c'est que je l'aime. Bon sang, aimer est un problème !

J'ai regardé hier soir "Cendrillon" à la télé. Un brin sentimentale, un brin rêveuse, un brin méfiante, un brin perdue.

Je vous souhaite à tous un bon réveillon.

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18 décembre 2012

A terre sans me taire

Puisque je tais ma douleur au lycée, que je tais ma colère sauf auprès des proches, je vais évacuer sur cet espace qui est le mien pour tenter de moins souffrir. La vérité sera évidemment entre ici et ailleurs...

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***********************

La femme que j'aime me refuse l'amour. Elle est partie pour une autre que je connais, et dont je rêve de péter les dents -et plus si affinités.
Je déteste la facilité avec laquelle elle a manoeuvré, la facilité que lui a laissé Flûtine à entrer dans nos vies, dans la sienne, et à forcer le destin. Je déteste le fait qu'elle vive dans la même ville que celle que j'aime, alors que je suis à cinq cents kilomètres -des années-lumière.

Je me sens humiliée, bafouée, niée, écrasée.

Le pire s'est passé dans les derniers jours : Flûtine niant notre histoire d'amour, voulant en faire une histoire d'amitié. Prenant un ton quasi neutre, presque de psy, m'expliquant que nous pourrions continuer sur la tendresse, puisque nous vivions sur ce mode depuis deux ans.

J'ai alors compris le travail de sape de l'autre. J'ai compris surtout qu'il y avait une autre, bien plus qu'un trouble qui avait été évoqué il y a deux semaines.

Révulsée à l'idée de l'imaginer avec une autre, sa bouche contre celle d'une autre, son corps offert à une autre, son rire déclenché par une autre.

Et il aurait encore fallu que j'applaudisse et dise amen.

Ma colère est immense. Ma douleur aussi.

Et je dois les amoindrir pour ne pas m'effondrer en cours, pour ne pas éclater en salle des profs, pour ne pas tout envoyer balader, pour ne pas rester prostrée au fond du lit ou de mon canapé, trop grands pour moi seule. J'ai décidé de tout couper : je refuse l'amitié alors que je rêve du corps de Flûtine, de ses yeux amoureux, d'engagement.

La femme que j'aime me refuse l'amour. C'est insupportable.

J'ai si souvent dit en cours ce que la logique m'imposait : aimer à sens unique, c'est ce qu'il y a de pire. Je le vis aujourd'hui. Je ne le dirai plus jamais de la même façon. Et je dois finir ma séquence de première sur les scènes de rencontres amoureuses, avec Flaubert, Madame de Lafayette et Aragon. Parler d'amour quand on veut crier celui-ci pour se faire entendre d'une sourde, quelle ironie du sort ! Parler d'amour sans y mettre une certaine acidité, sans tomber dans l'ironie, sans être écoeurée.

La femme que j'aime me refuse l'amour.

Qui suis-je pour mériter ça ? Etre le dindon de la farce, et depuis quand exactement ?

Envoyez-moi des références de textes, de films, de chansons sur ces amours perdues qui font mal, que je mette des mots, des images sur ma peine au lieu d'en avoir d'autres qui me rendent malade.

En attendant, je dois étouffer mon amour pour celle qui n'en a pas voulu.

6 novembre 2012

Des vacances, vraiment

Il y avait bien longtemps que je n'avais pas profité de mon repos ainsi, et cela me fait le plus grand bien.

Je reçois des amies à la maison, et j'adore passer de l'idée à la concrétisation (l'achat de l'appartement avec une chambre en plus pour recevoir me motivait beaucoup) : je les promène dans Paris, je me balade aussi, je cuisine, nous causons... Actuellement, c'est Ed qui dort encore qui est ici. Nous avons vu ensemble l'expo Hopper hier. Je reconnais que je suis un brin déçue par rapport au foin auquel nous avons eu droit dans les médias. Quelques toiles m'ont touchée, mais l'ensemble est très varié, composé de nombreuses oeuvres d'autres peintres que Hopper (ses maîtres, ses contemporains, ses amis, ses concurrents...) et j'ai du mal à identifier clairement la "patte" de ce dernier : il est passé par diverses étapes, parfois étonnantes (la plus frappante est celle où l'on croirait voir du Manet).

Les peintures les plus célèbres sont en fin d'exposition, et tout le merchandansing autour oublie le reste... Par ailleurs, la scénographie manque totalement de logique et n'est pas bien pensée : la façon dont les panneaux explicatifs sont mis crée des "bouchons" dans les couloirs des galeries. Malgré tout, je pense que l'expo mériterait une deuxième visite, que je ferai avec Flûtine, d'ailleurs (vive la carte Sésame !).

Georges_de_La_Tour_la_Diseuse_de_bonne_aventure

J'ai vu aussi l'autre expo du Grand Palais, "Bohêmes" : intéressante, surtout la partie sur le XIXème siècle avec une mise en scène assez juste (murs au papier déchiré, par exemple). Et j'ai enfin vu en vrai la toile de Georges de la Tour, avec le jeune homme qui se fait joliment trousser par "La diseuse de bonne aventure".

(Ma note sera à continuer mais Ed s'est levée depuis le début de ma rédaction à 9h, et je dois me préparer avant d'aller voir "Dans la maison" d'Ozon cet aprèm et il faudra aussi que je vous parle de Melody Gardot, de L'Avare et de Racine par la Racine... Teasing !)

12 septembre 2012

Au-delà des frontières du réel

Je pensais que cela venait de moi, étant donné que mon été n'a pas été de tout repos, et que je dois me lever quatre jours d'affilée à six heures pour partir à sept, mais non : mes collègues étaient dans le même état que moi ce matin. Au quatrième jour, nous avons des cernes. Les premières semaines sont toujours très intenses, car il faut trouver ses marques, repérer les élèves, lancer le programme, fixer des règles et s'y tenir jusqu'à juin, reprendre le rythme...

On oublie vite l'énergie phénoménale que cela demande. Pour l'instant, je constate que l'une de mes classes de seconde va être explosive, et que certains se veulent particulièrement pénibles. Ils ne connaissent pas de limites, et quand on les fixe, cela les dépasse. Il y a donc eu deux haussements de ton hier après-midi, un élève pris à part, et un autre qui a fui ce matin pour ne pas que je lui parle entre quatre yeux. Le tout dans la même classe, sinon ce n'est pas drôle.

La classe dont je suis PP avec Hype est beaucoup plus sympa, et ma première aussi, quoique faible, je le sens bien. J'écris cela et je repense à deux élèves qui m'ont testée et scotchée en même temps, même si je n'ai rien montré. L'un m'a demandé si l'on pouvait comparer Oenone dans Phèdre à Narcisse dans Britannicus... L'autre, si en parlant des passions, on pouvait évoquer la poésie élégiaque... J'ai ronronné intérieurement et j'ai répondu du tac au tac, sans sourciller. Donc, il y a de l'espoir.

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A part ça, les tensions semblent quelque peu apaisées en salle des profs, mais méfions-nous de l'eau qui dort. Ou alors, c'est le nouvel adjoint qui a double effet kiss cool sur l'assemblée.

Je n'ai pas grand-chose d'autre à raconter car mes temps de "repos" sont consacrés au travail, et j'ai le nez dans le guidon... Ah si, je suis allée au cinéma, et il faudra que je vous en parle !

 

21 juin 2012

Plein de pépettes !

Voilà, c'est officiel : j'ai signé ma demande de prêt, et je change de banque. Etrangement, je vis cela comme un soulagement : tout est lancé, et dans très peu de temps, j'aurai mon accord et les fonds.

J'ai même fait un tour dans des magasins d'ameublement et je reconnais que je craque pour un canapé Chesterfield hors de prix, évidemment. Et pour un fauteuil club rouge...

Demain, je partirai rejoindre Flûtine avec une soixantaine de copies sous le bras. La commission dans laquelle je suis a décidé stupidement d'avancer la date de retour des copies : rien de tel pour qu'on nous charge d'année en année, et qu'on nous en ajoute. Là, nous allons devoir bosser furieusement pour rendre les copies tous en même temps, car certains flemmards veulent partir en vacances avant le 9 juillet. Je mettrai mon grain de sel dans tout cela dès que je le pourrai.

Je viens de me dire en écrivant que je n'avais rien de prévu pour la fête de la musique, ni pour "fêter" ma signature de prêt. C'est vraiment dommage. Je compenserais ce we sans doute. Et puis ce soir, je vais me faire du pain perdu, tiens !

Bon, je vais préparer ma valise pour pouvoir filer rapidement après la récupération des copies demain.

valisemimi

14 mai 2012

Mens sana in corpore sano

Je suis là, je suis là, mais j'ai repris activement mes recherches immobilières et cela occupe pas mal mon cerveau. Il y a eu aussi la gestion de ma première ST2S avec ses aléas (un conseil de discipline qui m'a déplu, deux démissions coup sur coup...), un petit passage à vide, et puis sinon, je cours, je cours : trois joggings de 24mn (soyons précis) ces derniers jours.

D'ailleurs, ça donne faim : je voudrais dîner !

I'll be back tonight or tomorrow...

 

Edit du 16 mai : je sais, je sais, je ne suis pas revenue... Mea culpa (ça commence à faire trop de latin dans ce post, c'est louche). Mais après le lycée, je suis allée chercher Georges chez What else ? (comprendra qui peut), j'ai voulu me racheter un lecteur dvd car le mien me lache mais je n'ai pas pu utiliser mes chèques-cadeaux Keufna avec mon iphone (idem pour la compréhension). Ensuite, j'ai filé chez le dermato, puis j'ai voulu être belle des sourcils; j'ai récupéré mon seau de 5kg d'agave au relais colis et là j'envisage d'aller... courir. Ben voui, je ne cours pas assez, en journée.

 

baskets

21 mai 2012

Impédimenter : enquiquiner, alourdir, agacer. "Tu m'impédimentes, là !"

Alors que je rêvais depuis plusieurs nuits d'immobilier, les propriétaires de l'appartement parfait sur le papier m'ont enfin rappelée : je vais en faire la visite demain. Je couperai court à la énième réunion inutile qu'on nous impose au lycée, je passerai prendre Flûtine, et nous irons voir ce bien qui est bradé, en raison d'une urgence financière... Il y aurait des travaux à faire, mais le coup de chance de l'année est peut-être pour moi, qui sait ?

Je dois cependant garder la tête froide, et tout peser.

En attendant, je gère mon quotidien en travaillant pas mal pour le lycée (descriptif du bac à faire ce week-end, les recueils de poésie pour les secondes, les révisions de fin d'année qui ne sont pas bradées...).

Et puis hier, avec Flûtine, nous sommes allées au Grand Palais voir l'expo Helmut Newton. J'en avais très envie depuis un moment, et je n'ai pas été déçue. Je compte même y retourner avec Miss R.
Newton était photographe de mode pour les grands magazines de type Vogue, et ses images ressemblent à tout sauf à des photos de mode, justement. Il oscille entre sensualité, amusement, gêne, érotisme, mise en abyme, fétichisme, drôlerie... Il a par ailleurs le génie de se moquer de lui-même souvent, et son sens de la construction photographique est aigu. Nous avons été emballées par cette exposition, donc. A tel point que Flûtine m'a offert l'affiche de l'expo, splendide, et que celle-ci trône dans ma chambre, maintenant.

helmut-newton-grand-palais

Donc si vous en avez l'occasion, allez voir à deux (on a envie de réagir, de partager ses impressions) ces images troublantes à plus d'un titre. D'un autre côté, ce n'est vraiment pas le genre de sortie que l'on fait avec grand-maman. ;-)

5 mai 2012

Demandez le programme !

IMGP0337

Concert du 1er mai, photo prise par mes soins !

Cette semaine, je suis allée voir en concert Rachael Yamagata. Tombée par hasard sur une date de concert il y a quelques mois, j'avais pris des places pour la voir au "Point éphémère" dans le Xème arrondissement. Flûtine ayant un empêchement, j'ai bidouillé avec S. et sa copine, et nous nous sommes retrouvées là-bas. Ambiance trentenaires bobo voire underground, à laquelle je ne suis pas toujours habituée.

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Idem !

Ceci étant, malgré des places debout (pas d'autre choix !), j'ai beaucoup apprécié la prestation très vivante de Yamagata. Elle crée une atmosphère bien particulière, chaude, sympathique et parfois grisante. Sa voix enveloppante est identique à celle des albums, et cela est fort rassurant en live.

J'ai aussi retrouvé là-bas une ancienne élève : je l'avais eue en cinquième, et elle est aujourd'hui en... master. Gros coup de vieux. Elle préparait avec beaucoup de motivation le Capes d'espagnol, et elle m'a appris qu'avec toutes les réformes, les bâtons dans les roues, et le reste, elle renonçait à ce projet... Ou comment dégoûter les potentielles jeunes recrues de l'EN en cinq ans.

Par ailleurs, il y avait en première partie du concert CléoT, une chanteuse française aux textes anglophones, à la voix troublante, avec un univers très beau et envoûtant, me faisant étrangement penser à Tim Burton.

[Attention à la transition époustouflante que je vais vous faire]

D'ailleurs, je vais voir cet après-midi l'expo qui lui est consacrée avec d'anciens copains archers et leurs proches -que je ne connais pas. Rendez-vous surprenant après toutes ces années, que je dois à Fessebouc : comme quoi, ce machin a son utilité.

Sinon, je n'ai pas très envie de parler politique : je sature quelque peu, mais surtout, surtout, ALLEZ VOTER demain !

12 décembre 2011

Encore une semaine

Encore une semaine à tenir, nez au vent. Ce soir, réunion parents-PP pour la remise des bulletins de ma classe de première techno, de 17h à 20h si tout va bien. Avant, ménage, courses, copies -dans le désordre.

Demain, gros bloc de cours, puis encore des rdv parents (réitérés en fait quasiment chaque soir).

Mercredi, apnée le matin, entre cours et commissions éducatives, puis le chauffagiste viendra me dépanner dans l'après-midi : nous nous ébouillantons à chaque douche, ce qui est moyennement agréable, vous en conviendrez.

crevettes

Jeudi et vendredi, rebelote cours et rdv (sauf si je fais grève jeudi), en tâchant de "tenir" les fauves, excités à l'idée des vacances. Et révisions d'agreg.

On pourrait croire que je serai en vacances à ce moment-là, mais non : concours blanc de sept heures samedi, en dissertation de littérature.

Ensuite, seulement, je pourrai respirer. D'ailleurs, nous avons un premier concert dimanche soir...

A part ces jérémiades, je ne vois qu'ajouter pour l'instant. Ah si : je crois que je suis jolie, là, tout de suite.

15 décembre 2011

Mots passants

J'ai décidé aujourd'hui de faire grève, pour toutes les fois où je ne l'ai pas faite en raison du retrait d'une journée de salaire : j'en ai assez de ce chantage pécuniaire. Et je ne veux pas être notée à la tête du client par un chef d'établissement non plus.

D'un autre côté, je me sens particulièrement fatiguée, aussi. Et je dois avouer que j'avais besoin d'une pause, même si les vacances s'annoncent : le concours blanc de sept heures m'achèvera samedi. Alors je me suis levée ce matin quand mes yeux l'ont exigé, vers 9h30. J'ai même pris deux tranches de mon délicieux pain d'épices (je commence à être au point !) avec mes cafés serrés.

Ensuite, j'ai travaillé : je suis parvenue à enfin rédiger une correction de commentaire, j'ai préparé divers documents pour mes premières. Je n'ai touché à aucune copie malgré mes quatre -demain cinq- paquets qui m'attendent. J'ai opté pour un classement de mes cours d'agreg, et quelques révisions. J'ambitionnais de porter mon attention sur Maupassant et La Fontaine, mais je n'ai pu finir que le premier, aidée par les chats.

photo

Côté agreg, il y a aussi une autre nouvelle que je trouve assez inquiétante : le programme de 2013 ( agreg_int_lettres_mod2013 ) est sorti. Jamais il n'était paru aussi tôt, et surtout avant l'écrit. A titre indicatif, quand il est paru l'an dernier en mars-avril, c'était déjà une révolution. Il y a deux ans, c'était en mai... Que doit-on comprendre ? Que le concours sera avancé d'autant, c'est-à-dire de six mois pour la session 2013 ? Je ne compte pas préparer l'agreg trois années de suite si je ne l'ai pas cette fois-ci, mais tout cela est dérangeant quand même...

A part ça, je suis heureuse de parvenir enfin à une vraie pause : l'ambiance au lycée se dégrade, et le travail me submerge, comme chaque année en cette période. Dans un peu plus d'un mois, je passerai à nouveau les écrits de l'agreg : j'ai d'autres chats à fouetter que gérer les querelles adolescentes des uns et des autres.

 Noyel sera fort simple cette année, je crois. Cette idée me plait. Je n'ai même pas acheté de sapin pour le balcon...

PS : j'ai plein d'envies de lectures hors agreg, comme je n'en avais pas eu depuis longtemps. Et cela me réjouit !

 

5 décembre 2011

ça ira mieux lundi

conseil classe

Je m'apprête à partir au lycée, pour gérer mon conseil de classe d'adaptation, avec des moyennes tournant à... 5.

Je fais la révolution au sein de l'équipe de lettres, en disant tout haut ce que je pense tout bas depuis quelques semaines. Asa et moi passons pour des rebelles -ou des emmerdeuses enquiquineuses.

Je lis les nouvelles, et je trouve que ça va de mal en pis. De Poutine aux propos racistes, en passant par les affaires obscures et la présidentielle, ce vomi d'informations -toutes plus dégoûtantes les unes que les autres- m'accable.

Je me soigne petitement et je suis fatiguée. Pas encore usée, mais ça pourrait venir, un jour.

Je cherche du temps et de l'argent pour sortir, m'aérer, me changer les idées. Plusieurs théâtres/concerts/expos prévus en décembre m'y aideront.

J'ai rêvé, cette nuit, que je jouais un rôle d'homme (Arlequin ?) dans une pièce de Marivaux, avec Tinette. La situation m'angoissait car je ne connaissais pas assez mon texte, surtout une tirade célèbre et immense. Je crois que nous jouions dans le réfectoire du lycée...

 Bon, je vais me soigner en allant travailler un lundi.

 Edit de 17h35 : j'ai géré de main de maître le conseil, face à un proviseur parfois bourru, et souvent obscur. En salle des profs, je suis devenue transparente pour certains de mes collègues de lettres. Un grand blizzard ridicule m'entoure. Après, je suis allée à la Keufna récupérer tous les billets des pestacles et ça m'a remonté le moral.
Dans le magasin, j'ai jeté un oeil, voire deux, et j'ai eu envie de tout cela : la complète de Six feet under, le dernier album d'Adele, celui de -L-, un nouveau boîtier Nikon, le (la ?) manga sur le vin Les Gouttes de Dieu, de DVD avec Romy Schneider et d'autres avec Meryl Streep. (Et ailleurs envie d'une cocotte minute.) Je suis ressortie sans rien.

adele 21

Une fois à la maison, j'ai cherché Adele et -L- d'occasion. En fait, le site de la Keufna vend un peu moins cher en ligne qu'en boutique. Alors je me suis offert les deux albums neufs pour 28€. Et je suis contente de ce cadeau de Noyel de moi à moi.

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