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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
31 octobre 2008

Rionz'un peu

En 1ère STG, contrôle de lecture sur Claude Gueux de Victor Hugo

* l'amputation des têtes
* Claude ne mange jamais à sa siété (ma préférée !)
* commaître
* il est incarné dans la prison
* les exécutions à Paris ont lieu à Troyes
* ce livre est inspiré de la peine de mort qui, à l'époque, était très utilisée
* des ciseaux de cantine (= de couture)
* il enfonça 5 fois la hache dans Mr. le Directeur (qui est donc anglais)

Victor_Hugo

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31 octobre 2008

A toutes les absences

SP_A0006

Il y a
Les mots qu'on n'a pas dits
Et ceux qu'on ne dira pas
Il y a
La voix qui s'efface
Inexorablement
Il y a
Le grain de la peau
Que l'on recherche
Il y a
Tous les poèmes lus
Ou accouchés
Il y a
Toutes les larmes
Apparentes
Il y a
Celles que l'on retient
Il y a
Le chagrin
Que l'on tente de noyer
Il n'y a plus
Il n'y a plus
Et on doit l'accepter

Il paraît

31 octobre 2008

Spleen

ciel_bas

Hier, par bravade, j'ai failli dire que je n'avais besoin de personne. C'est évidemment faux. L'instant d'après, je comprenais que j'avais besoin de quelqu'un précisément, et que mon mal-être venait sans doute du fait que je ne le retrouverais jamais : mon père.
C'est étrange, aujourd'hui il fait quasiment le même temps qu'il y a quinze ans. En dehors de la pluie, tout y est : le ciel gris et bas, "lourd comme un couvercle", un silence digne d'un dimanche.

Quinze ans. C'était hier. C'est aujourd'hui.

Vers 4h30, je me suis réveillée en sursaut, avec des vers en tête que je n'ai pu noter. Ce qui est étonnant, c'est qu'ils ne concernaient pas la mort de mon père : j'étais dans la peau de la Fée, et je m'écrivais à moi-même.

Le mal de gorge s'est intensifié depuis hier. Somatisme ou non, à ce rythme, je parlerai très peu. On est sans doute face à ce que je cherche à atteindre.

Heureusement, les chats veillent sur mes silences.


Quand le ciel bas et lourd pèse comme un couvercle
Sur l'esprit gémissant en proie aux longs ennuis,
Et que de l'horizon embrassant tout le cercle
Il nous verse un jour noir plus triste que les nuits;
Quand la terre est changée en un cachot humide,
Où l'Espérance, comme une chauve-souris,
S'en va battant les murs de son aile timide
Et se cognant la tête à des plafonds pourris;
Quand la pluie étalant ses immenses traînées
D'une vaste prison imite les barreaux,
Et qu'un peuple muet d'infâmes araignées
Vient tendre ses filets au fond de nos cerveaux,
Des cloches tout à coup sautent avec furie
Et lancent vers le ciel un affreux hurlement,
Ainsi que des esprits errants et sans patrie
Qui se mettent à geindre opiniâtrement.
- Et de longs corbillards, sans tambours ni musique,
Défilent lentement dans mon âme; l'Espoir,
Vaincu, pleure, et l'Angoisse atroce, despotique,
Sur mon crâne incliné plante son drapeau noir.

(Charles Baudelaire, Les Fleurs du Mal, 1857)

30 octobre 2008

Régression

2008_10_06_06102008050

Je me balade encore en pyjama avec un Pluto en peluche accroché à moi. Je me prépare des pâtes à manger avec des Knackis, et je clôturerai mon repas enfantin sur des Floppy Haribo.

J'ai un fond de mal de gorge qui me sert d'excuse pour ne pas sortir.
J'aurais aimé qu'il neigeât au réveil. Il fait froid, c'est déjà ça.

29 octobre 2008

Télégramme de ces derniers jours

blues


Absente à moi-même - amour - colères - mensonges - vide -creux - plexus abîmé - mouchoirs - Ladurée - homophobes - décisions - doutes - cheveux trop longs - froid - fatigue - éphélant - chats - pleurs - amour -cris - embouteillages - absente à moi-même...

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24 octobre 2008

TZR floppy

floppy_sachet

Histoire de dire, je poste aujourd'hui là tout de suite maintenant mon 1300ème message. Pfiouh !

Sinon, au rabais, voici ma journée : un début de migraine, un remplacement poursuivi jusqu'à Noël, trois quatre sms, aucun un mail, aucun un coup de fil, ma mère debout à 7h pour me faire 33 bisous, du boulot, environ 200 copies pour les vacances, un passage chez monamikea pour me vider la tête et acheter deux trois choses histoire de me faire plaisir, peut-être un restau ce soir mais ce n'est pas certain du tout.
Ah et puis je me suis racheté hier des Floppy, alors tout va bien.

On y croit.

24 octobre 2008

Dites 33

33

_ Ça fait mal, docteur ?
_ Non, vous verrez, c'est presque indolore, comme les autres fois. Et les élèves n'en savent rien : ce sera donc une journée comme  les autres. Au besoin, allez au restaurant ce soir pour compenser un peu...
_ Oui, vous avez raison : une journée comme les autres...

2008_10_06_06102008048

22 octobre 2008

Allô, Castor ?

sartre_livres

Ayant corrigé en cette journée ensoleillée 32 copies de seconde sur un contrôle de lecture, quelques jours auparavant 66 sur un discours contre le racisme, mais aussi la moitié des 34 copies de première sur les philosophes des Lumières, je m'accorde le droit de vous offrir mes dernières perles...

Seconde, contrôle de lecture sur La Controverse de Valladolid
* le personnage auquel je sympatie
* esclavager les noirs / esclaver
* il ne sécera / inséssant
* leurs idôles imprétionnement laide
* Eve et Aden
* Il bataille en argumentant leur idée pour convaincre un jury de laquelle est la meilleure
* abolissement de l'esclavage
* rachetés par le sens du Christ (il y avait un parcours fléché ? Shit, il ne l'a pas vu !)

Seconde, discours contre le racisme
* des hommes se battèrent contre cette oprimation
* la xénophobie du genre humain
* n'importe quelle personne de ce monde possède un cerveau, qu'il soit Africain, Indien ou même Américain (c'est ma préférée, je crois)
* les amers-indiens
* leur cartier (et leur Chanel ?)
* les personnes andiqués (= handicapées...)
* le français est désormais enseigné dans les écoles primaires (les bambins d'aujourd'hui ont une sacrée chance comparé à nous)
* nous allons parler du xénophobisme
* le racisme se présente sous plusieurs formes : sexuel, religieuse ou la couleur
* une personne de sexe féminin qui veut être lesbienne a le droit de l'être, ce n'est pas pour cela que nous allons la traité de "pute" (trop de choses à dire sur cette perle-là, je passe mon tour)
* sévir sévèrement (encore un sarkozyste ?)
* couleur de peau noire, jaune, beurre ou blanc / qu'elle soit jaune, noire, blanche, violette, bleu
* c'est une cause qui me prend à coeur
* injures, raquette, linchage
* j'ai vaicue
* vis versa
* Ont devraient s'unir comme l'émail d'une chaîne (émail diamant !)
* il hypothétise
* c'est un homme à part amant sans ranqueur
* tré cultiver, il ésai
* auprimé, entrote
* le personnage dont je soutient son débat
* qu'elle sort fallait-il infligeaient au indiens
* le réprésentateur du Pape (Bigard était-il ze représentator de Sarkozy auprès du Pape, tiens ?)
* ils ont étaient crées par Dieu

Première S, articles sur le philosophe moderne
* La philosophie semble s'être fait dépasser par le raisonnement scientifique. C'est donc pour cela que le rôle du philosophe de nos jours est dépassé puisque un nouveau guide est né : le scientifique. (Amen !)
* J.P. Sartre bien qu'étant mort s'exprimait en faveur de la gauche. (Jean-Paul, si tu nous entends, tape trois mots en commentaire sur ce blog !)

22 octobre 2008

Mondes parallèles

Les secondes frappés m'ont tuée hier, comme d'hab'. Je les trouve très vulgaires, mais ils ne comprennent pas où est le problème.

Nous étudiions (le mot est ambitieux pour ce que j'ai fait durant ce cours) une nouvelle qui marche bien d'habitude : "Quand Angèle fut seule" de Pascal Mérigeau.

Voici le texte :

"Bien sûr, tout n'avait pas toujours marché comme elle l'aurait souhaité pendant toutes ces années ; mais tout de même, cela lui faisait drôle de se retrouver seule, assise à la grande table en bois. On lui avait pourtant souvent dit que c'était là le moment le plus pénible, le retour du cimetière. Tout s'était bien passé, tout se passe toujours bien d'ailleurs. L'église était pleine. Au cimetière, il lui avait fallu se faire embrasser par tout le village. Jusqu'à la vieille Thibault qui était là, elle qu'on n'avait pas vue depuis un an au moins. Depuis l'enterrement d'Émilie Martin en fait. Et encore, y était-elle seulement, à l'enterrement d'Émilie Martin ? Impossible de se souvenir. Par contre, Angèle aurait sans doute pu citer le nom de tous ceux qui étaient là aujourd'hui. André, par exemple, qui lui faisait tourner la tête, au bal, il y a bien quarante ans de cela. C'était avant que n'arrive Baptiste. Baptiste et ses yeux bleus, Baptiste et ses chemises à fleurs. Baptiste et sa vieille bouffarde qu'il disait tenir de son père qui lui-même...
En fait ce qui lui avait déplu aujourd'hui, ç'avait été de tomber nez à nez avec Germaine Richard, à la sortie du cimetière. Celle-là, à soixante ans passés, elle avait toujours l'air d'une catin. Qu'elle était d'ailleurs.
Angèle se leva. Tout cela était bien fini maintenant. II fallait que la mort quitte la maison. Les bougies tout d'abord. Et puis les chaises, serrées en rang d'oignon le long du lit. Ensuite, le balai. Un coup d'oeil au jardin en passant. Non, décidément: il n'était plus là, penché sur ses semis, essayant pour la troisième fois de la journée de voir si les radis venaient bien. II n'était pas non plus là-bas, sous les saules. Ni même sous le pommier, emplissant un panier. Vraiment, tout s'était passé très vite, depuis le jour où en se réveillant, il lui avait dit que son ulcère recommençait à le taquiner. II y était pourtant habitué, depuis le temps. Tout de même, il avait bientôt fallu faire venir le médecin. Mais celui-là, il le connaissait trop bien pour s'inquiéter vraiment. D'ailleurs, Baptiste se sentait déjà un peu mieux... Trois semaines plus tard, il faisait jurer à Angèle qu'elle ne les laisserait pas l'emmener à l'hôpital. Le médecin était revenu. II ne comprenait pas. Rien à faire, Baptiste, tordu de douleur sur son lit, soutenait qu'il allait mieux, que demain, sans doute, tout cela serait déjà oublié. Mais, quand il était seul avec elle, il lui
disait qu'il ne voulait par mourir à l'hôpital. II savait que c'était la fin, il avait fait son temps. La preuve, d'autres, plus jeunes, étaient partis avant lui:.. II aurait seulement bien voulu tenir jusqu'à la Saint-Jean. Mais cela, il ne le disait pas. Angèle le savait, et cela lui suffisait. La Saint-Jean il ne l'avait pas vue cette année. Le curé était arrivé au soir, Baptiste était mort au petit jour. Le mal qui lui sciait le corps en deux avait triomphé. C'était normal.
Angèle ne l'avait pas entendue arriver. Cécile, après s'être changée, était venue voir si elle n'avait besoin de rien. De quoi aurait-elle pu avoir besoin ? Angèle la fit asseoir. Elles parlèrent. Enfin, Cécile parla.De l'enterrement bien sûr, des larmes de quelques-uns, du chagrin de tous. Angèle l'entendait à peine.
Baptiste et elle n'étaient jmais sortis de Sainte-Croix, et elle le regrettait un peu. Elle aurait surtout bien aimé aller à Lourdes. Elle avait dû se contenter de processions télévisées.
Elle l'avait aimé son Baptiste, dès le début, ou presque. Pendant les premières années de leur mariage, elle l'accompagnait aux champs pour lui donner la main. Mais depuis bien longtemps, elle n'en avait plus la force. Alors elle l'attendait, veillant à ce que le café soit toujours chaud, sans jamais être bouillant. Elle avait appris à le surveiller du coin de l'oeil, levant à peine le nez de son ouvrage. Et puis, pas besoin de montre. Elle savait quand il lui fallait aller nourrir les volailles, préparer le dîner. Elle savait quand Baptiste rentrait. Souvent Cécile venait lui tenir compagnie. Elle apportait sa couture, et en même temps les dernières nouvelles du village. C'est ainsi qu'un jour elle lui dit, sur le ton de la conversation bien sûr, qu'il lui semblait avoir aperçu Baptiste discutant avec Germaine Richard, près de la vigne.
Plusieurs fois au cours des mois qui suivirent, Cécile fit quelques autres discrètes allusions. Puis elle n'en parla plus. Mais alors, Angèle savait. Elle ne disait rien. Peu à peu, elle s'était habituée. Sans même avoir eu à y réfléchir, elle avait décidé de ne jamais en parler à Baptiste, ni à personne. C'était sa dignité. Cela avait duré jusqu'à ce que Baptiste tombe malade pour ne
plus jamais se relever. Cela avait duré près de vingt ans. Son seul regret, disait-elle parfois, était de n'avoir pas eu d'enfants. Elle ne mentait pas. Encore une raison de détester la Germaine Richard d'ailleurs, car elle, elle avait un fils, né peu de temps après la mort de son père, Edmond. Richard, un colosse aux yeux et aux cheveux noirs avait été emporté en quelques semaines par un mal terrible, dont personne n'avait jamais rien su. Le fils Richard, on ne le connaissait pas à Sainte-Croix. II avait été élevé par une tante, à Angers. Un jour cependant, c'était juste avant que Baptiste ne tombe malade, il était venu voir sa mère. Cécile était là, bien sûr, puisque Cécile est toujours là où il se passe quelque chose. Elle lui avait trouvé un air niais, avec ses grands yeux bleus délavés. Angèle en avait semblé toute retournée.
Cécile était partie maintenant. La nuit était tombée. Angèle fit un peu de vaisselle. Elle lava quelques tasses, puis la vieille cafetière blanche, maintenant inutile, puisque Angèle ne buvait jamais de café. Elle la rangea tout en haut du bahut. Sous l'évier, elle prit quelques vieux pots à confiture vides. A quoi bon faire des confitures, elle en avait un plein buffet. Elle prit également quelques torchons, un paquet de mort-aux-rats aux trois-quarts vide, et s'en alla mettre le tout aux ordures. Il y avait bien vingt ans qu'on n'avait pas vu un rat dans la maison."

Quand j'ai demandé, par exemple, ce que l'on pouvait supposer à propos de la mort suspecte du mari de Germaine, Edmond, j'ai eu droit à : "Sa femme elle avait le sida et elle lui a refilé !" ou encore "Il fumait la pipe donc il a eu un cancer" (erreur sur le personnage, en plus).

Quant à la vraie raison de l'assassinat, ce fameux enfant qu'Angèle n'a pas eu, le pire a été un truc du genre : "C'est de sa faute !" en parlant de la femme. Celui qui m'a dit ça avec l'air benêt et convaincu (il l'a répété plusieurs fois malgré mes remarques) ne comprenait pas que je sois choquée par ses propos d'adolescent du XXIème siècle au style médiéval...
Ensuite, il y a eu l'avalanche de propos sexistes (le sexe faible, tout ça) mais c'est moi qui étais méchante et injuste avec les hommes, selon eux.
Une fois le dos tourné au tableau pour écrire trois mots en guise de réponse à la question, j'ai entendu un sonore "Ta mère la pute !" qui ponctuait un de leurs dialogues...

Bref, j'étais dans un monde absurde. Et j'ai toujours 2 textes de retard avec eux par rapport à l'autre classe de seconde : impossible d'avancer.
En plus de cela, j'avais deux paquets de copies à leur rendre. J'avais prévu 7mn pour le faire, ce qui est largement suffisant. Mais non. Un seul a été distribué sur les deux.

C'est long, 7 minutes entières pour donner 32 copies. Long.

Après cela, bizarrement, j'ai ressenti une douleur au niveau du crâne : une énième migraine.

Heureusement, dehors, le spectacle automnal m'a quelque peu apaisée...

2008_10_21_21102008098

21 octobre 2008

A venir

Je ferai demain un petit récit des horreurs entendues aujourd'hui dans ma seconde frappée... Mais j'ai pleinnnnnnn de copies à  corriger, et le soir, je m'effondre littéralement...

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