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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
9 décembre 2013

La lutte de la lenteur

Par manque de temps, d'énergie et parfois d'idées, j'ai déserté le blog depuis quelques mois. Au final, je me rends compte qu'en étant beaucoup moins régulière ici, j'ai perdu environ une quarantaine de lecteurs quotidiens (sur plus de cent). Je les comprends mais je me dis aussi que c'est un signe des temps. Ou du temps.

Il faut que tout aille vite, que tout bouge, que tout soit dynamique, actif, avec un tempo rapide.

J'aime la lenteur. Mes idées viennent au fil des heures, souvent. Sauf en classe, où je suis réactive. Mais tout ce que je "crée", tout ce qui émerge de moi mûrit, s'épanouit avec la lenteur des fruits.

Il paraît aussi que je suis une contemplative. Je pourrais presque le revendiquer. Moi la silencieuse, la discrète, moi qui me saoule de paroles en classe et qui aime tant me taire, je peux juste regarder, observer sans rien dire et m'en contenter largement. C'est sans doute pour cette raison que l'art me plaît tant : il donne droit au silence. On s'en délecte ou l'on décrie, mais c'est en soi et cela ne gêne personne.

Je m'émerveille autant que faire se peut d'avoir à mes côtés une femme aimante et attentionnée. C'est comme du Verlaine : "Et que j'aime et qui m'aime et me comprend"...  Une sorte de miracle de l'existence, dont je sais la valeur.

Alors oui, il n'y a plus grand-chose à lire sur ce blog, et j'en suis souvent désolée. Je vais tâcher de laisser une trace hebdomadaire, pour ne pas perdre le fil (et tout mon lectorat !). Mais quand je ne suis pas devant l'écran, je vis et je contemple cette vie bien étrange qui va si vite.

contempler

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28 juillet 2012

A spoonful of sugar helps the medecine go down

J'ai commencé quelques cartons pour vider mon bureau (vendu aujourd'hui), je vaque à quelques occupations après l'agitation bancaire (moi qui n'aime pas ça, j'ai dû gérer) et je m'angoisse, il faut bien le reconnaître. Ce grand changement en vue alimente des inquiétudes plus ou moins grandes et plus ou moins absurdes : et si je ratais la peinture, et si je manquais de place, et si je ne vendais pas ma cuisinière, et si le proprio me posait des problèmes pour l'état des lieux, et si j'étais toute seule, et si le déménagement se passait mal, et si Flûtine n'aimait pas l'appartement, et si, et si, et si...

Aujourd'hui, j'ai tenté de me reposer un peu. Heureusement, je dors mieux depuis deux nuits, même si certains rêves me perturbent au point d'aller courir avant de prendre le petit-déj, pour être moins patraque...

Je regarde aussi un peu plus la télé : au moment où je dîne, il y a des documentaires sur les plus belles stations balnéaires (sur Arte ou France5, je ne sais plus), datant généralement du XIXème ou du début du XXème siècle. Et l'ouverture des JO, je l'ai trouvée plutôt réjouissante. Je me suis dit que les Anglais, contrairement à nous, savaient s'amuser avec leur culture, et en être fiers, sans pour autant être taxés de nationalistes -ou autre terme peu flatteur.

mary-poppins-

Le lâché de Mary Poppins était délicieux. (Aaaaah, Julie Andrews !)

Ce soir, je serais bien allée au restaurant ou boire un verre en charmante compagnie, mais ma zone est désertée. Alors je vais me préparer un plat de pâtes raffiné, après avoir fait mes 300 abdos devant le résumé des JO.

Et puis sinon, quelque chose me rend plus triste que je ne croyais : le soir de la signature, je serai seule et je trinquerai avec moi-même. En disant cela à Tinette au téléphone, j'ai failli pleurer. Je crois qu'elle ne s'en est pas rendu compte.

19 avril 2009

NY brunch

Comme Kim et Juan ne revenaient pas et que je n'avais rien mangé depuis hier soir, j'ai d'abord composé  : une tasse de Cheerios sans goût et un verre de jus d'orange. Mais ça ne remplit pas vraiment.
Alors direction Mike's dinner pour un "big breakfast". Mais sans avoir bu de café, je perds la raison : j'aurais dû faire moins et penser aux portions énoooooooooooooooormes servies dans ce pays... Il n'empêche que je me suis régalée pour 12$ et que, pour une fois, j'ai mis le régime de côté.

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25 décembre 2008

Sapin sous le soleil d'hiver

Tintin_avec_Sapin_Joyeux_Noel

Mes cadeaux par milliers, pour l'instant :

  • Clochette !
  • une wii fit (+ la wii et deux jeux que je me suis offerts)
  • un porte-clefs Tigrou avec "Prof" brodé dessus
  • une smartbox beauté
  • un roman japonais
  • une petite boîte de Mon Chéri
  • les deux premières saisons de The L word
  • des capsules de café
  • un livre de recettes sur les mini cocottes (c'est méga bon les oeufs en kit !)
  • à venir, may be : un cadeau surprise de ma mère; un ipod nano (???); les saisons 3 et 4 de la série lesbienne tendance pré-citée; une peluche

    Et vous ?
7 janvier 2009

Soldissimo

J'ai affronté la fureur des soldes. Suis partie à 9h, et revenue seulement maintenant. Je n'ai rien acheté en dessous de -50%.
C'est le repos de la guerrière, là.
Dès que j'ai le courage, je prends une photo de mes achats !

17h35 : Bien, alors, j'ai pris le temps de me poser, d'admirer mes achats, tout ça. J'ai surtout cherché un mode d'emploi pour ma nouvelle montre. Parce que j'ai investi dans un modèle que je voulais depuis longtemps : une Fossil dans la gamme Starck.

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Mais attention, comme je suis la reine du shopping, cette montre, qui valait 170€, je l'ai eue à... 51€ ! Oui, oui, -70%. Idem pour une petite Swatch sympa. Que j'ai payée 12€. Mouarf. Le seul souci, c'est qu'à ce prix-là, on n'a pas la notice. Et avec quatre  boutons digitaux qui font bip bip, c'est galère. D'autant que l'horloger qui m'a réglé le bracelet a remonté le cadran à l'envers : je dois donc inverser toutes les instructions trouvées sur le net...

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Bon, sinon, j'ai investi dans des chaussettes anti-dérapantes pas sexy pour deux ronds mais rigolotes (qui ai-je à séduire, de toute façon, moi, la solitaire aux chats ?), deux pulls en V, un gros gilet, un pantalon (sur sept essayés, un seul m'allait, wouèèèèh), une série de t-shirts Monsieur Poulet et Paquita à 9€ (ils valent 35€ pièce minimum normalement), trois caheiers Desperate housewifes très chouettes, et des vêtements d'intérieur tout doux chez Monop'.

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A part ça, j'ai assuré dès le matin 9h15 pour acheter un ensemble sac à dos + compagnon Lancel que ma mère avait repéré. Il n'y avait qu'UN sac. Ben il était pour moi. Enfin, pour elle. Bradé à 50% d'entrée de jeu.

Avec tout cela, me direz-vous, on pourrait croire que les soldes attaquent fort. Sans doute, oui. Mais j'ai estimé qu'on nous lobotomisait pas mal sur cette idée de "les soldes vont cartonner blabla"  : ce ne serait pas du bourrage de crâne pour nous en convaincre et nous auto-encourager à dépenser, des fois ?

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6 décembre 2008

Mon beau sapinnnnn

Chez monamikea, on peut acheter un sapin tel qu'on le désire (grand, touffu, petit, rikiki, maigrichon, fortiche, etc) pour 20€, et si on le rapporte début janvier pour le recycler, on touche un bon d'achat de 19€. Le sapin revient donc à 1€.

Voici le mien, pas encore décoré :

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Logiquement, il passe à la chirurgie esthétique demain.

30 octobre 2008

Régression

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Je me balade encore en pyjama avec un Pluto en peluche accroché à moi. Je me prépare des pâtes à manger avec des Knackis, et je clôturerai mon repas enfantin sur des Floppy Haribo.

J'ai un fond de mal de gorge qui me sert d'excuse pour ne pas sortir.
J'aurais aimé qu'il neigeât au réveil. Il fait froid, c'est déjà ça.

16 novembre 2008

Au coeur de la cible : moi

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Là, tout de suite, alors que certains se reposent du sommeil du juste un dimanche, j'ai décidé de participer à un concours de tir à l'arc à deux heures de chez moi. Il fait sans doute froid, mais tant pis : le grand air me réveillera.
Il s'agit de mon premier concours -tardif- de la saison. Je ne dois pas oublier de m'y amuser, sinon, je serai déprimée par mon résultat.
Heureusement, je retrouve des amis sur place, dont mon Coachbear. Je sais qu'il va m'aider à aller au bout de cette compétition.
Allez, ayez une petite pensée pour moi.
Je rentrerai sans doute tard ce soir.

Bon dimanche à tous !

12 novembre 2008

Chaîne de livres

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Sur le blog de Leto, ce questionnaire a été lancé. Je m'y colle, pour une fois, puisque l'on parle de livres...

Le livre que tu as le plus adoré lire

Bonne question... Merci de l'avoir posée.

Celui que tu as relu dix fois

Aucun... Si tel était le cas, j'aurais tout de suite une référence en tête, non ?

Celui que tu emmènerais sur une île déserte

J'opterais pour de la poésie : Rimbaud et Baudelaire.

Celui que tu aurais voulu écrire

Ensemble, c'est tout de Gavalda, avoir le talent de Marguerite Yourcenar ou de Fred Vargas,  dans un autre genre, aussi. Je me cantonne aux contemporains, c'est plus simple... Ou encore la trilogie de Lilian Hearn, à laquelle j'avais pensé pour la question 1...

Celui qui t'a fait pleurer

Euh, j'ai peu de souvenirs de livres m'ayant fait pleurer. Peut-être La Cicatrice de Lowery quand j'étais ado. Plus tard, quelques Bobin, aussi. Et le journal de Claude Roy, dans lequel il relate toutes les étapes de son cancer.

Celui qui t'a fait rire

La trilogie des Pennac.

Celui qui t'a gavée

Généralement, ceux qui étaient au programme de l'agrégation ! Le dernier lu en date aussi... Sinon, Orgueil et préjugés d'Austen, Crime et Châtiment de Dostoievski.

Celui que tu n'as jamais eu le temps de terminer, et pourquoi

Je n'ai jamais manqué de finir un livre à cause d'une histoire de temps : la lecture, c'est comme le reste, si on veut en trouver le temps, on le trouve.

Celui que tu aurais aimé que ton écrivain préféré écrive

Je n'ai pas vraiment d'écrivain préféré...Cette question -tout comme la première- me fait penser à celle que l'on pose aux enfants : "Tu préfères ton papa ou ta maman ?"

Celui que tu n'as jamais réussi à lire en entier, et pourtant tu as essayé !

J'ai recommencé environ trois fois La Condition humaine de Malraux, en vain. Au bout d'une quinzaine de pages, je m'arrête : je ne comprends pas, je n'accroche pas.

Celui que tu as déjà conseillé à tes amis

Piouh, il y en a pas mal ! Pennac, Vargas, Mishima, Tirtiaux, Bobin, Findley, Yourcenar, Duras, Gavalda, Schulz, Sartre...

Celui que tu conseilles tout le temps à tes amis

Pour faire original, Gavalda ?

Celui que tu as acheté en premier dans ta vie

J'ai sans doute eu droit aux séries incontournables du Club des cinq, tout ça, mais en littérature poids-lourd, j'hésite entre Rimbaud et un Balzac. Ma première Pléiade était pour Rimbaud, et il ne pouvait en être autrement dans ma tête.

Celui que tu as acheté en dernier

Murakami, Chroniques de l'oiseau à ressort.

Celui que tu as lu en dernier

Aderhold, Mort aux cons. Vous pouvez l'éviter. Je vais entamer maintenant le dernier Vargas.

Celui que tu as volé

Un livre d'art sur la couleur bleue alors que je bossais dans un CE... Petite vengeance personnelle car nous subissions un harcèlement psychologique féroce. Oui, c'est petit. Tant pis.

Celui que tu as emprunté et jamais rendu

Euh, là je ne vois pas non plus.

Celui qu'on t'a volé

Aucune idée ! Si tant est qu'on m'en ait volé un.

Celui qu'on t'a emprunté et jamais rendu

M., le mari de C., m'avait emprunté quelques livres dont un volume ancien appartenant à mon père d'un certain J.Claudel, contenant de beaux croquis, schémas, etc du XIXème siècle. Je ne l'ai jamais récupéré.

Celui que tu as perdu

Je ne vois pas ! Ou alors il n'avait guère d'importance. Ceux qui comptent, j'en prends grand soin.

Celui que tu as lu à la Fnac, assis sur la moquette dans un coin du rayon livres

Quelques BD du Chat, de la série "Profs" aussi, ou d'autres bandes dessinées...

Celui qu'on t'a prêté

Sandy m'en prête de temps à autre. Le dernier en date était de Delerm sur les pré-raphaëlites (Autumn).

Celui que tu as lu à l'école et que tu as adoré

Fred Ulhman, L'Ami retrouvé. J'avais même acheté la suite, quelques années plus tard : Lettres à Conrad.

Celui que tu as lu à l'école et que tu as détesté

J'élargis à la Fac, ce sera plus simple : Lucien Leuwen de Stendhal (je n'apprécie pas du tout cet auteur), beaucoup de mal aussi avec quatre lectures du Voyage au bout de la nuit de Céline (même si le talent est phénoménal), Rousseau dans ses Confessions ou La Nouvelle Héloïse. Je vous choque pour une prof de lettres ? ;-)

Celui que tu devais lire à l'école et que tu n'as jamais lu...

Aucun ! Quelle élève sage j'étais...

Bon, ça prend du temps ces questionnaires. A votre tour, si le coeur vous en dit !

31 octobre 2008

Rionz'un peu

En 1ère STG, contrôle de lecture sur Claude Gueux de Victor Hugo

* l'amputation des têtes
* Claude ne mange jamais à sa siété (ma préférée !)
* commaître
* il est incarné dans la prison
* les exécutions à Paris ont lieu à Troyes
* ce livre est inspiré de la peine de mort qui, à l'époque, était très utilisée
* des ciseaux de cantine (= de couture)
* il enfonça 5 fois la hache dans Mr. le Directeur (qui est donc anglais)

Victor_Hugo

31 octobre 2008

A toutes les absences

SP_A0006

Il y a
Les mots qu'on n'a pas dits
Et ceux qu'on ne dira pas
Il y a
La voix qui s'efface
Inexorablement
Il y a
Le grain de la peau
Que l'on recherche
Il y a
Tous les poèmes lus
Ou accouchés
Il y a
Toutes les larmes
Apparentes
Il y a
Celles que l'on retient
Il y a
Le chagrin
Que l'on tente de noyer
Il n'y a plus
Il n'y a plus
Et on doit l'accepter

Il paraît

6 août 2008

Damien et Alanis

Depuis le temps que la Fée vous l'avait annoncé, je vais enfin parler musique !

Tout d'abord, le dernier Saez (en édition limitée) : Varsovie l'Alhambra Paris. J'attendais le retour de Saez avec curiosité. Je ne suis pas déçue : l'aspect sombre, mélancolique, quasi baudelairien de cet auteur-compositeur-interprète, me séduit. L'édition limitée contient trois albums en un. Il reflète les états d'âme de Saez après une rupture amoureuse (thème archi récurrent dans les chansons). Ma préférence va à l'opus parisien, sans conteste.

Saez

Oui, Saez est torturé; oui, sa voix est au bord du gouffre, parfois; oui, ses écrits sont violents et doux à la fois. Oui, j'aime ce chanteur.

SAEZ Jeunesse lève-toi


Puis il y a Alanis Morrisette, avec Flavors of Entanglement (Deluxe edition).

alanis

Après le succès planétaire de son premier album (Jagged little pill, en 1995... Je prends un coup de vieux !), il a fallu que "l'effet Alanis" s'apaise. Je crois qu'on l'attendait au tournant avec ce retour. Personnellement, je suis loin d'être déçue. J'ai reçu l'album samedi et l'ai écouté environ quatre fois. Je vais me pencher sur les textes dans les prochains jours, mais musicalement, c'est toujours aussi efficace. Certaines sonorités sont fort classiques pour de la pop-rock, auxquelles s'ajoutent des percussions très modernes et fort "dansantes", souvent. Les chansons à émotion sont aussi fort présentes.  Quant aux textes, ils semblent toujours aussi engagés politiquement et aussi torturés (aux Etats-Unis, on la taxait d'être déprimante...).

Et puis, ce qui ne gâche rien, je trouve qu'elle a du charme... ;-)

8 août 2008

Soufflerie

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Aujourd'hui, Clochette a trois mois !  Je vais peut-être finir par me détendre...
Quoique les araignées qui viennent me visiter ne me détendent guère (mais que viennent-elles faire en pleine ville, au 3ème étage ?).
Et puis les cauchemars sur la rentrée commencent à être trop récurrents.
Allez, je me vais me défouler sur l'aspirateur et le ménage (gniark gniark, la prochaine araignée va être aspirée !).

Ajout de 11h45 : Ah, et puis l'araignée n'a pas souffert et ne s'est rendu compte de rien !

22 juillet 2018

Et si...

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Et si... Et si je revenais, juste aux origines ? Et si, et si... je reprenais ce blog, seulement en parlant de ma vie de prof ? Et si... Et si tout reommençait, en supprimant certaines catégories, trop personnelles ? Qu'en diriez-vous, gens de passage, fidèles de l'abonnée absente ?

Je suis sidérée que vous soyez environ mille chaque mois à venir ici, après trois ans de silence.

Dites-moi si ce serait une bonne idée...

 

18 avril 2009

NY images

Allez, parce que vous z'êtes zentils et grâce à Tiphaine qui m'a aidée à compresser les images, voici un deuxième album photo ! Vous y verrez des images de ces derniers jours (Chinatown, Little Italy, les vues de l'Empire State building, la Statue de la Liberté vue de bateau...).
J'espère que cela vous satisfera.
Et puis voilà mes pieds pailletés foulant le sol américain :

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15 octobre 2008

Loto du coeur

chiffres

Aujourd'hui, mes parents auraient dû fêter leurs 31 ans de mariage.

Le 31, cela fera 15 ans que mon père est mort.

Dans 9 jours, j'aurai 33 ans -l'âge du Christ.

Je dois tenir 9 jours sans communiquer avec la Fée pour faire un point.

Le 24 au soir, aussi, je serai en vacances. Et seule (1).

J'ai environ 150 copies à corriger en moins de dix jours.

Et j'ai 150 ans dans ma tête.


Et dans 150 ans

 

21 décembre 2005

Jingle bells

La période veut ça : les guirlandes partout, les bonnets rouges dans la rue, le foie gras en gros plan; bref, tout nous dit que l'année s'achève et qu'il faut s'en réjouir (et s'en crever la panse)...

Mais cela signifie aussi que l'on fait un bilan (avant les bonnes résolutions jamais tenues). Je réfléchis actuellement au mien...

A part ça, les gens sont très tendus dans les magasins et m'ont épuisée. Heureusement, ce soir je vois mes anciennes collègues du lycée de V.. Pas eu d'autres relations amicales comme celles-ci dans les établissements suivants...

Et puis j'ai parachevé ma tenue de réveillon : je serai dans le style russe ! Cette idée me plait beaucoup, à moi la bâtarde des pays de l'est, dont on se demande d'où viennent ses yeux en amande (j'ai droit très souvent à l'Asie, même le Mexique, c'est dire ! mais la vérité est plutôt par là : Pologne, Russie, Sibérie, Mongolie ?)...

31 janvier 2008

Etre lu

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"Ecrivain, c'est le métier qui suppose la plus grande liberté, le plus grand oubli, la plus grande paresse, la folie. Il faut être fou pour exposer, comme ça, son écriture. Se mettre dans un livre et vendre le livre. Il y a plus de pudeur chez la pute du Bois de Boulogne qui se montre toute nue. Ecrire est plus impudique. Il y a le livre entre la peau, le corps et le dehors. Et il faut surmonter tout ça."


Marguerite Duras

2 août 2007

Potins estivaux

Certains sont vrais (j'ai mes sources), d'autres à vérifier.
Certains sont récents, d'autres bien moins.
Mais c'est l'époque des Gala, Paris Match et autres papiers wc. Pour qu'Emmy se sente moins seule, je lui confirme que j'y ai eu droit aussi durant mes vacances. Alors, en voici en voilà !

 

Camilla a reçu du prince Charles un cadeau surprenant pour son soixantième anniversaire : un bélier et une brebis, d'une valeur de 446€ chacun...charles_camilla_cp_7437506
Camilla, toujours, se fait appeler par les Anglais "la duchesse de plouc" suite à un article dans le Daily Mirror, annonçant qu'elle aurait des ancêtres domestiques...
Patrick Sébastien aime se sentir à l'aise dans ses vêtements, c'est pourquoi il ne porte jamais de slip...slip
Jack Nicholson adore les Crocs, ces chaussures horribles en plastique dont nous avait parlé Ed à son retour de Londres (j'en ai vu aussi partout en Espagne et à Paris).crocs
Magalie Vaé, l'une des gagnantes d'un télé-crochet racoleur, est devenu l'égérie de... Jean-Jacques Goldman ! Il lui a préparé un album, qui sortira à la rentrée.va_
Saint Zidane a eu de multiples aventures extra-conjugales, dont une avec la chanteuse Nadiya. Il l'aurait payée très très cher pour qu'elle avorte... Son ancienne maîtresse, elle, avait été tabassée par l'entourage de notre modèle de droiture pour qu'elle se taise...zidane_nadiya
Benoît Poelvoorde aurait été tellement dégoûté par l'ambiance du plateau de tournage du prochain Astérix qu'il voudrait arrêter de tourner pendant deux ou trois ans...ast_rix
Agé maintenant de 18 ans, Daniel Radcliffe, l'acteur qui incarne Harry Potter, vient de toucher une partie de sa fortune : 19 millions de dollars...radcliffe_l

Catherine Deneuve est folle de rosiers : elle en a des centaines, et va jusqu'à l'étranger pour en acquérir. Une rose porte même son nom. rose_catherine_deneuve

6 octobre 2007

Monde parallèle

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Je vous "devais" une perle de BTS depuis la semaine dernière. Accrochez-vous, dans le genre, elle est vernie...
Je fais un cours sur l'image, avec une présentation générale de la préhistoire à nos jours, en très gros. On arrive au XIXème siècle, avec l'apparition de la photogaphie. Le beau portrait de Sarah Bernard par Nadar est là en illustration.

_ Evidemment, cela vous paraît étonnant à l'ère du numérique, mais à l'époque, faire une photo, ce n'est pas si évident : le temps de pose est d'environ une heure; l'appareil n'est qu'une grosse chambre noire avec une ouverture; pour développer l'image, on a des plaques en métal sur lesquelles on dépose des sels, etc...

Je poursuivais mes remarques en parlant de la qualité de l'argentique, comme quoi j'avais commencé à l'âge de 15 ans en développant mes photos, blablabla, quand soudain l'une des pipelettes de service m'interrompt brutalement, avec le feu aux joues et l'air incrédule :

_ Mais madame, ce que vous disiez juste avant...
_ Quoi donc ?
_ Le développement avec les plaques...
_ Mmmmmm ?
_ Vous parliez de quel type de sels ?
_ Des sels chimiques, comme... Oh non, vous n'avez tout de même pas crû qu'il s'agissait de selles humaines ?

Si, elle imaginait qu'on étalait des crottes  de caca sur des plaques en métal pour développer des photos. Elle a 20 ans, et c'est une élève post-Bac.

4 août 2007

Sommes à la masse

A Stockholm, la plus grande Gay Pride d'Europe du Nord  

LE MONDE | 03.08.07 | 16h04  •  Mis à jour le 04.08.07 | 08h51        

(Stockholm, correspondance)

Des dizaines de milliers de personnes devaient défiler, samedi 4 août, dans les rues de la capitale suédoise, agitant les couleurs de l'arc-en-ciel à l'occasion de la 10e édition de la Stockholm Pride, le plus grand rassemblement en faveur des droits et du respect des homosexuels, des bisexuels et des transsexuels d'Europe du Nord.

 

L'Eglise protestante luthérienne de Suède participera pour la première fois à cette parade avec un cortège de pasteurs défilant avec le slogan "L'amour est plus fort que tout". Cette présence réjouit les organisateurs à l'heure où le royaume scandinave, pionnier dans la légalisation de l'adoption par les homosexuels, semble s'acheminer vers le mariage religieux de ces derniers grâce à une loi qui pourrait être adoptée début 2008. "Nous ne sommes pas loin de l'adoption d'une loi sur le mariage sexuellement neutre. Une majorité au Parlement y est favorable", affirme Anders Wallner, porte-parole de la Stockholm Pride.

Depuis janvier, l'Eglise suédoise bénit les unions civiles de couples homosexuels, mais elle ne célèbre pas leurs mariages comme elle le fait pour les couples hétérosexuels (en Suède, ces couples peuvent êtres unis par un pasteur ou par un maire, sans distinction juridique).

Cette année, les organisateurs du festival - une semaine de débats et de rencontres qui culminera lors de la parade de samedi - ont choisi de s'intéresser au monde du sport. "Le sport est un univers très homophobe et transophobe. (...) Notre message, c'est que les inclinations sexuelles et le sexe n'ont rien à voir avec la capacité à exercer un sport (...). Quasiment aucun athlète d'élite en Suède n'est ouvertement gay ou transsexuel. Pourquoi ne les voyons-nous nulle part ?", s'interroge le porte-parole.

Dans la vie politique suédoise, en revanche, les penchants sexuels sont abordés plus sereinement, avec au moins deux ministres de l'actuel gouvernement de centre-droit qui ont déclaré être homosexuel ou bisexuel. Au total, neuf ministres participeront à la Stockholm Pride, un nombre record, selon M. Wallner. Le ministre des finances, Anders Borg, et la ministre de l'intégration et de l'égalité entre les sexes, Nyamko Sabuni, ont annoncé leur participation à la parade.

Si la Suède est souvent présentée comme l'un des pays champions de l'égalité entre les sexes, la situation pour les minorités sexuelles peut encore être améliorée, selon les organisateurs de la Pride.

"Il y a des choses à régler. Mais nous sommes conscients d'avoir de la chance de pouvoir organiser ce festival à Stockholm. Nous n'avons pas de problèmes avec la municipalité ou avec la police", relève M. Wallner, évoquant, à titre de comparaison, les cas de la Lettonie et de la Pologne, ou le sentiment anti-homosexuel est fort. En juin la "Gay Pride" de Riga a eu lieu dans un parc fermé, sous les yeux de centaines de policiers, tandis qu'en 2005 et 2006, la parade avait été marquée par des violences.

Environ 45 000 personnes avaient défilé en 2006 lors de la Stockholm Pride et les organisateurs en attendent davantage samedi. En 2008, la capitale suédoise accueillera l'Europride.

21 mai 2007

Hais / Aime

Pendant les cérémonies, l'homophobie continue…

 

 

Le 17 mai, jour anniversaire de la suppression en 1990 de l’homosexualité de la liste des maladies mentales dressée par l’OMS, débats, projections de films, réunions publiques ont célébré dans une cinquantaine de pays la troisième journée mondiale de lutte contre l’homophobie.
Si les actes homophobes ne sont pas recensés officiellement en tant que tels, l’association SOS-Homophobie a recueilli 1332 témoignages en 2006, soit une augmentation de 10% par rapport à 2005 (voir Libération)  Le nombre d’agressions physiques, trois par semaine, est lui aussi en augmentation : 17% par rapport à 2005. Ainsi, selon la Halde (Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l’égalité, 40% des homosexuels disent avoir été victimes d’actes ou de propos homophobes sur leur lieu de travail.

 

L’universitaire Louis-Georges Tin, président du comité IDAHO (International day against homophobia) a lancé en 2006 une pétition en faveur de la dépénalisation universelle de l’homosexualité : aujourd’hui, plus de 70 Etats condamnent encore l’homosexualité, et dans une dizaine de pays la sanction prévue par les textes est la peine de mort. La Pologne a voté cette semaine un amendement pour lutter «contre la propagation de l’homosexualité».

 

J’ai préfacé il y a deux ans le livre d’Eric Verdier et Jean-Marie Firdion Homosexualité et suicide. Les auteurs montrent que toutes les études internationales concordent : les jeunes homosexuels ont six à treize fois plus de risques de commettre une tentative de suicide que les jeunes hétérosexuels.
Et pourtant, beaucoup d’entre vous pensent certainement que l’homosexualité n’est plus une tragédie dans notre pays. Des ministres, des hommes politiques, des intellectuels, des artistes, des vedettes du Loft ou autres télé-réalités font chaque jour publiquement état de leur choix de vie. Avec de plus en plus de simplicité et de tranquillité.
Pourtant la visibilité actuelle de l’homosexualité procure paradoxalement aux adolescents taraudés par le désir homosexuel un sentiment de grande étrangeté, peut-être équivalent à celui éprouvé par ces centaines de réfugiés qui viennent échouer à nos frontières. Savoir qu’il existe un ailleurs où l’on peut manger à sa guise, se soigner et avoir chaud. Mais que pour le moment il faut attendre, et affronter un quotidien difficile. Nous l’avions évoqué à propos de la recrudescence des contaminations par le VIH.

 

De fait, le jeune qui se découvre est confronté à deux groupes sociaux au sein desquels l’homosexualité reste indicible : sa famille —et il sait à quel point son orientation va être pour ses parents une épreuve— et son groupe de pairs  —encore animé à cet âge par l’hyper conformisme caractéristique des bandes d’adolescents. Car l’homophobie ne s’exprime pas forcément sous forme de coups ou d’insultes.

 

Ainsi Christophe, un de mes jeunes patients de 17 ans qui se rend tous les jours à son lycée l’angoisse au ventre. Il n’a jamais reçu été insulté, il n’a jamais été inquiété. Mais une camarade qui vient d’arriver dans son établissement est «au courant» car elle l’a connu avec un ami gay pendant les dernières vacances. Bien sûr, elle lui a juré de ne rien dire, mais il suffit que par étourderie elle en parle à une amie, qui le répétera à untel ou unetelle, et Christophe sait qu’il est foutu. Il n’envisage même pas de remettre les pieds dans ce lycée, qui est pourtant réputé pour sa bonne ambiance. La vie quotidienne de Christophe est un enfer, il surveille tous les regards, traque le moindre sous-entendu. S’il a appris au cours de nos séances à ne pas avoir honte de ce qu’il est et à s’affirmer, qui peut le rassurer sur cette réalité qui est celle de tous les jeunes homosexuels du monde ?

 

Pour la plupart des homosexuels qui reviennent sur les péripéties de leur enfance, et même pour les plus affirmés d’entre eux, ceux pour qui la fierté et la reconnaissance de leur identité est une réalité conquise, ressurgit un passé cristallisé autour du secret, de la honte et de la dissimulation.
Si dépression, suicide et homosexualité se conjuguent avec une telle évidence, c’est au nom d’une logique qui s’enracine dans les limbes de la vie psychique : comment le désir homosexuel a-t-il été perçu, accepté, partagé depuis la plus tendre enfance ?

 

Beaucoup peuvent acquérir l’habitude de se couper en deux, de dénier leurs sentiments, de se sentir en porte-à-faux dans tous les champs de leur vie psychique. Tout au long de ces traumatismes quotidiens liés au rejet social, l’identification à l’agresseur n’est pas loin : on a vite fait d’adopter une merveilleuse ironie sur soi-même et sur la vie en général. Si les gays ont vis-à-vis d’eux-mêmes la dent si dure, c’est qu’ils ont depuis longtemps acquis du métier à cet exercice. La plupart des homosexuels passent, ne seraient-ce que quelques années, par ce bouleversement profond qui leur fait intérioriser la honte de soi et cultiver des sentiments négatifs. Soumis à une attente interminable, leur désir n'a aucune possibilité de se dire ou de s'épanouir au contact d'autrui. Il devient un élément encombrant, un corps mort, abject dont on aimerait bien se débarrasser. C'est ce que l'on appelle communément «l'homophobie intériorisée».

 

Se sentir fier de soi dans tous les aspects de sa vie psychologique et émotionnelle n’est une mince affaire pour personne, mais dans le cas qui nous occupe, chaque expérimentation de perte, de conflit, de rupture risque de réactiver dans un télescopage actuel ces mécanismes précoces d’intériorisation du rejet social, et ce sont toutes les blessures de l’enfance qui ne demandent qu’à se rouvrir.
La «préférence» homosexuelle a ceci de particulier par rapport à d’autres goûts ou d’autres orientations qu’elle va «coller» à l’identité de l’adolescent, recouvrir toute autre préférence ou aspiration pour effectuer une véritable centration identitaire. Ici aussi, ce «collage» est de nature sociale envers un jeune qui n’en demande pas tant. Il revient en permanence sous forme de dérision ou d’insulte rappeler une identité qui le plus souvent ne s’est même pas encore matérialisée par un aveu ou par des actes. Une forme de mort est incontestablement d’enfermer quelqu’un dans son identité.

 

La question de la honte sociale liée à l’homophobie et au secret surgit très rapidement au cours des psychothérapies, si on y est attentif, même chez ceux qui pensent que c’est une affaire réglée depuis longtemps. C’est peut-être vrai socialement, mais pas psychiquement. Le fait de l’énoncer permet de montrer comment ces mécanismes sournois de rejet, d’attaque des liens et de dissimulation peuvent encore être actifs et peser à l’insu dans la vie présente, même si l’impression demeure qu’ils ont été dépassés, qu’ils n’existent plus.

 

Si l’expression quotidienne et banale de l’homophobie ne se résoudra pas uniquement à coup de textes de lois, il va de soi que l’égalité des droits pour le mariage comme pour la filiation est une étape fondamentale vers la visibilité et la «normalisation». L’évolution de la famille fait qu’aujourd’hui des centaines d’enfants sont élevés par deux parents dont un des deux n’a aucun statut légal.
Rappelons à cet égard que notre nouveau président est un fervent opposant à l’homoparentalité. Et que Christian Vanneste, condamné en janvier pour injures homophobes, est candidat CNI-UMP aux législatives.
Mais il ne sont pas les seuls. Et certains de mes confrères s’illustrent avec brio à cet exercice.
Depuis que les homosexuels n’incarnent plus la race maudite du pervers sublime cher à Foucault ou à Genet, et que leurs aspirations peuvent s’exprimer davantage en termes d’intégration, de couple, voire de famille, une nouvelle forme d’homophobie, bien plus sournoise s’énonce en effet au nom d’un savoir scientifique qui ne repose que sur des opinions et des a priori affectifs. Les homosexuels sont des clones, atteints de troubles narcissiques, incapables de respecter la différence anatomique des sexes. Les anathèmes fleurissent et les pires catastrophes sont prédites à la société occidentale. Des psychanalystes parmi les plus sérieux se sont lancés dans une véritable croisade médiatique au nom d’une paternité symbolique menacée par le nouvel ordre homosexuel.

 

Les débats intenses menés sur le Pacs, puis sur l’adoption, ne s’articulent qu’autour de l’enjeu central d’une redéfinition de la figure et du statut de l’homosexuel seul ou en couple dans notre société. Rappelons que la psychanalyse n’a pas pour fonction de dire la norme, mais d’aider les individus à vivre au mieux leurs désirs et leur choix.
La santé psychique de millions d’adolescents ne tient à présent qu’aux conditions de leur visibilité.

• Serge Hefez • Psychiatre

26 mars 2007

En rentrant

coucher_soleil_paris


Je reviens tout juste d'un conseil de classe qui s'est bien passé (ce sera le seul), durant lequel, je crois, j'ai "assis" mes compétences auprès de ma principale. Je pense avoir plutôt bien cerné les élèves en moins de deux mois.
Sinon, certains collègues me font bondir quand ils font des commentaires du type : "huit Zélèves...", "vachement", "super bien" devant notre chef d'établissement et les parents d'élèves. Suis-je trop pointilleuse ?
Un prof de lettres s'est emporté cet après-midi contre un sixième qui lui disait : "J'en ai rien à foutre de votre gueule". Le prof a craqué, puis dérapé en hurlant un mot vulgaire. Malheureusement, la principale passait à ce moment-là devant sa classe... L'élève n'a pas été sanctionné, il me semble.
Sinon, le ciel est magnifique ce soir, dans des tons à la fois doux et intenses. Le soleil fait rougeoyer les toits des pavillons un peu loin. Mes chats sont ravis, le nez collé à la fenêtre.
J'ai ouvert en rentrant trois envois de mail art magnifiques, dont deux créés par des adolescentes canadiennes (15 et 17 ans). Une formidable bouffée d'oxygène. Je compte les exposer sur ma console asiatique, dans l'entrée. Parce qu'ils valent au moins ça.

6 mars 2007

Expresso

bisounours_farce_gd


J'ai enfin rencontré la Principale du collège, au bout de trois mois de remplacement. On a beau dire, un peu de reconnaissance professionnelle, ça fait du bien.
J'ai appris l'histoire de mon Funambule de 6ème; il n'en est que plus touchant.
En 3ème, César est arrivé avec des gants de moto gothiques ET une cravate à carreaux roses et noirs.
La Loreleï me plaît bien : outre qu'elle est toute mimi avec son sac et son pendentif "Jack" de Burton, elle est  intelligente, polie, travailleuse et discrète. Cela aussi, ça fait du bien. Elle a eu 19/20 à son contrôle de lecture sur Enfance de Sarraute, qu'elle "a adoré"... (Soupir de satisfaction) Mais elle ne le sait pas encore.
Avicenne, en 6ème, m'a sorti la perle du jour : il y a des ajectifs numérotatifs. Vous ne saviez pas ? Allô ?

Sinon, mon sondage sur le niveau technique du blog ne m'a pas du tout aidée : la moitié des participants ne sait pas de quoi je parle. Bizarrement, ça me fait penser aux sondages dont on nous bassine à propos des présidentielles.

Présidentielles auxquelles j'ai eu droit en salle des profs. Absence totale de débat réel : "Nan mais attends, putain, je peux pas voter pour la folle: elle est folle !" (figure de style de la répétition, utilisée par un prof de lettres censé apprendre aux élèves l'argumentation)


brokeback


Autre discussion, ce matin, autour d'un café dégueu', à propos de "Brokeback mountain".
_ Nan, t'as regardé ce film ?
_ Ben oui, dit la prof naïve que j'avais remplacée dans un premier temps. Pourquoi ?
_ C'est à chier... C'est une histoire , disons... pour gonzesses, quoi.
_ Ah bon, tu trouves ? (sourire béat et incrédule aux lèvres) C'est une jolie histoire d'amour. (Elle doit encore avoir le bisounours de son enfance)
_ J'ai des échos très différents sur ce film... (Sourire complice)
_ Attends, ça parle de quoi ?, demande le prof exilé du sud avec son accent. C'est juste une histoire d'amour ? Y'a pas d'action ?
Et au milieu de ces répliques de haute volée, ça pouffe avec un air entendu. En gros, c'est un film de pédés, pas pour nous, les hommes, et faut être une gonzesse pour aimer ça.
Heureusement, je ne prends jamais de café à la machine de la salle des profs : je l'aurais vomi sur leurs pompes, je pense.


DISTRIBUTEUR_CAFE_AURORA

15 février 2007

Some way to...

d_o_spray


Dans le désordre...

Suis fatiguée, mais mieux dans mes baskets de prof qui pue moins du cul.
Mon projet de mail art n'est plus un projet : il est actif et a commencé sur les chapeaux de roues.
Un élève de 3ème m'a donné à lire ses textes de science-fiction. C'est plein de fautes et assez obscur, mais en si peu de temps auprès d'eux, ça me fait plaisir qu'il soit venu vers moi.
Les quinze dimanches d'affilée vont commencer demain.
J'ai des élèves qui puent la sueur, agglomérée à des déos bon marché. Une infection. Le pire, c'est que ça touche autant les garçons que les filles.
J'ai envie d'achats musicaux : Zazie, Paolo Nutini, Luchini...
Mes trésors du jour chez IK&A : des couverts à salade, des boîtes en fer illustrées, des cailloux petits et gros très zoulis pour faire de la déco dans mes vases (maintenant que j'ai la place, je ne me gêne plus !), un tapis de bain, un économe violet et des pinces multicolores pour fermer les sachets plastiques (le premier qui me dit que ça fait vieille, je le tape virtuellement).
Plus "que" quatre jours à passer seule.
Je vais m'acheter enfin mes gants de moto demain, histoire de fêter les vacances.

Voilà. Bon, ben j'ai retardé la correction des dictées de mes 6ème, mais va falloir que je m'y mette now.


ikea_bo_es

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