A spoonful of sugar helps the medecine go down
J'ai commencé quelques cartons pour vider mon bureau (vendu aujourd'hui), je vaque à quelques occupations après l'agitation bancaire (moi qui n'aime pas ça, j'ai dû gérer) et je m'angoisse, il faut bien le reconnaître. Ce grand changement en vue alimente des inquiétudes plus ou moins grandes et plus ou moins absurdes : et si je ratais la peinture, et si je manquais de place, et si je ne vendais pas ma cuisinière, et si le proprio me posait des problèmes pour l'état des lieux, et si j'étais toute seule, et si le déménagement se passait mal, et si Flûtine n'aimait pas l'appartement, et si, et si, et si...
Aujourd'hui, j'ai tenté de me reposer un peu. Heureusement, je dors mieux depuis deux nuits, même si certains rêves me perturbent au point d'aller courir avant de prendre le petit-déj, pour être moins patraque...
Je regarde aussi un peu plus la télé : au moment où je dîne, il y a des documentaires sur les plus belles stations balnéaires (sur Arte ou France5, je ne sais plus), datant généralement du XIXème ou du début du XXème siècle. Et l'ouverture des JO, je l'ai trouvée plutôt réjouissante. Je me suis dit que les Anglais, contrairement à nous, savaient s'amuser avec leur culture, et en être fiers, sans pour autant être taxés de nationalistes -ou autre terme peu flatteur.
Le lâché de Mary Poppins était délicieux. (Aaaaah, Julie Andrews !)
Ce soir, je serais bien allée au restaurant ou boire un verre en charmante compagnie, mais ma zone est désertée. Alors je vais me préparer un plat de pâtes raffiné, après avoir fait mes 300 abdos devant le résumé des JO.
Et puis sinon, quelque chose me rend plus triste que je ne croyais : le soir de la signature, je serai seule et je trinquerai avec moi-même. En disant cela à Tinette au téléphone, j'ai failli pleurer. Je crois qu'elle ne s'en est pas rendu compte.
