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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
11 octobre 2006

I'm your man

Je viens de me lever, et j'ai rdv avec ma kiné à 10h15, mais dès mon retour je vous raconte tout tout tout ! Sachez juste que George a assuré comme un beau diable, et que son show était à la hauteur de mes attentes...

12h20 : Voilà, je suis de retour.

Alors, bien évidemment, je suis ra-vie de ma soirée : G. Michael a une voix en or, suave et étonnante de variations (Maurane fait la même chose, dans un autre registre). Ce live n'a fait que me confirmer ce que je pensais : qu'il était un vrai chanteur.
Je dis ça, parce que pas mal de personnes dans la fosse tournaient la tête vers notre droite pour voir... le carré VIP. Ben oui, on a George sur scène pour la première fois à Paris en 25 ans de carrière, mais le plus important est savoir si Lorie a un nouveau copain, et si les gens de la Star ac' 15 vont bouger leurs fesses sur les rythmes michaeliens.
Le seul VIP intéressant était Jean-Paul Gautier. Et encore. Parce que le voir à dix mètres n'a rien changé à ma vie.
J'en reviens au concert. Une belle scénographie a été mise en place, sobre mais efficace : un immense rideau central sur lequel passaient des montages vidéos; sur les côtés, à trois étages différents, les musiciens et choristes (uniquement de formation gospel, je pense, aux voix donc chaudes et riches : il y a beaucoup d'inspiration de musique noire et afro-américaine dans les oeuvres musicales de G. Michael); enfin, deux grands écrans sur les extrêmes bouts de scène afin de suivre en direct l'action, quand on est coincé dans la fosse, et/ou loin du chanteur.

Pour vous faire une idée :

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Si si, George est bien là, je vous jure ! Bon OK, une photo prise sur le net sera plus parlante que celles de mon téléphone :

George_Bercy

Il était exactement comme ça. Elégant sans trop en faire. Certes, il a vieilli (comme nous tous), mais l'ensemble reste fort séduisant.
Côté prestation, rien à redire : deux heures de concert, avec une pause de 20 mn qui a clôt la chanson "Shoot the dog", très engagée politiquement : George a hautement décrié la politique de Blair, et il en fait un bulldog qui pratique une fellation sur G.W. Bush...

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Provoquant, mais engagé, comme j'aime. Le Bush s'est gonflé en trente secondes maxi, sur une chanson fort rythmée.
George n'en est pas à sa première provoc', et c'est tant mieux. Son "I'm your man" (1985, ça ne nous rajeunit pas) l'était déjà, et enflamme toujours autant le public.
Etonnamment, nous n'avons pas eu droit à "I want your sex", autre scandale des années 80.

Quant au public, j'ai eu droit à un frère et une soeur descendant des kangourous, sautillant et s'agitant à tout va. Elle, version simplette et superficielle d'un mélange Lorie/Patricia Kaas, ne cessait de passer sa main dans ses cheveux tout en bougeant frénétiquement sa dite tête vers la droite (la carré VIP, souvenez-vous).
Lui s'étonnait de me voir porter mon sac à dos par devant (la poche kangourou ?). Ben oui, il a fallu que je protège mon pied toute la soirée, quand même. Une heure par terre dans la fosse; tout le monde debout à 20h sans savoir pourquoi, et patientant jusqu'à 21h10 (au lieu de 20h30) pour le début du concert. Fin des rappels à 23h30. Si je compte bien, ça me fait quatre heures sans béquille. Le pied était bien raide quand il a fallu se diriger vers la sortie.
Mais je ne regrette rien absolument rien (sauf peut-être l'achat idiot d'un t-shirt souvenir). Si le live sort en CD, je l'achèterai, c'est sûr.

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16 décembre 2005

Bouleversée à chaque fois

Raphaël, "Et dans cent cinquante ans", Caravane (2005) :

Et dans 150 ans, on s'en souviendra pas
De ta première ride, de nos mauvais choix,
De la vie qui nous baise, de tous ces marchands d'armes,
Des types qui votent les lois là bas au gouvernement,
De ce monde qui pousse, de ce monde qui crie,
Du temps qui avance, de la mélancolie,
La chaleur des baisers et cette pluie qui coule,
Et de l'amour blessé et de tout ce qu'on nous roule,
Alors souris.

Dans 150 ans, on s'en souviendra pas
De la vieillesse qui prend, de leurs signes de croix,
De l'enfant qui se meurt, des vallées du tiers monde,
Du salaud de chasseur qui descend la colombe,
De ce que t'étais belle, et des rives arrachées,
Des années sans sommeil, cent millions de femmes et
Des portes qui se referment de t'avoir vue pleurer,
De la course solennelle qui condamne sans ciller,
Alors souris.

Et dans 150 ans, on n'y pensera même plus
A ce qu'on a aimé, à ce qu'on a perdu,
Allez vidons nos bières pour les voleurs des rues !
Finir tous dans la terre, mon dieu ! Quelle déconvenue.
Et regarde ces squelettes qui nous regardent de travers,
Et ne fais pas la tête, ne leur fais pas la guerre,
Il leur restera rien de nous, pas plus que d'eux,
J'en mettrais bien ma main à couper ou au feu,
Alors souris.

Et dans 150 ans, mon amour, toi et moi,
On sera doucement, dansant, deux oiseaux sur la croix,
Dans ce bal des classés, encore je vois large,
P't'être qu'on sera repassés dans un très proche, un naufrage,
Mais y a rien d'autre à dire, je veux rien te faire croire,
Mon amour, mon amour, j'aurai le mal de toi,
Mais y a rien d'autre à dire, je veux rien te faire croire,
Mon amour, mon amour, j'aurai le mal de toi,
Mais que veux-tu ?...
   

 

Si quelqu'un a enregistré le concert privé de Raphaël sur RTL2 jeudi soir, je donnerais cher pour l'avoir...

2 novembre 2005

L'eau, ça mouille

Toujours pas de nouvelles de ma poignée Samick, et rien au courrier aujourd'hui encore pour les wraps. Snif.

Ce matin, dépôt d'un dossier de réclamation aux impôts (j'ai parfois l'impression de vivre la même journée plusieurs fois de suite, moi), puis course pour ma mère au BHV. J'en ai profité pour regarder à un abat-jour : ma lampe champignon a explosé par terre il y a peu de temps. Donc, cet après-midi, atelier lumière . Un peu de lecture de Claudel (affreusement mortel, son théâtre, pour ne pas dire autre chose), aussi.

Retour en scoot' du BHV sous la pluie. Pas la mort, mais on est mieux chez soi. Pas le courage de ressortir pour aller chercher un colis Redoute au fin fond du dédale de ma ville. Zut.

17 juillet 2008

Clochette

La petite Clochette est arrivée dans son nouveau bercail lundi soir. Après être restée prostrée sous le lit, entre les tiroirs, pendant quasiment 24 heures, elle s'avère être une minette intrépide et particulièrement coquine ! Elle grimpe partout, fait mille bêtises adorables et se laisse même papouiller, maintenant. Elle adore voler dans les plats pour le simple plaisir de voler (ce matin, c'était de la confiture de cerises, et hier soir de la pizza au chorizo... N'importe quoi, j'vous dis), elle dort derrière l'écran télé, et poursuit avec ferveur le noirot, qui en deviendrait presque audacieux.

Bref, pour la prendre en photo, c'est galère ! Mais voici en exclusivité la première image de Clochette, âgée de deux mois et une semaine :

SP_A0105

Demain, j'essayerai de basculer les photos faites avec mon boîtier Nikon pour que vous l'admiriez et restiez béats !

28 avril 2008

Bourse aux noms

Oyez, oyez, braves lecteurs !

chaton_chartreux


Une petite chatte chartreux entrera sous mon nouveau toit fin juillet. Je lance donc une bourse aux noms ! Proposez ici ceux qui vous paraitraient les plus appropriés, les plus beaux, les plus originaux...
C'est l'année de la lettre D, mais il n'y a aucune obligation de la respecter, évidemment !

A vos claviers et à vos souris !


chartreux_adulte

J'ai oublié de dire que j'inscrirai au fur et à mesure les propositions ici :

Zéphyr
Zéline
P'tit Gourou
Douchka
Diotime
Dzhari
Déesse
Didon
Danaé
Cassiopée
Virgule
Darjeeling
Olympe
Sapho
Yseult
Daïquiri
Diva
Diérèse
Dolce
Duchesse

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7 novembre 2007

Veille de reprise

La Poste a des tarifs prohibitifs et j'ai eu envie d'exploser contre un de ses employés. Je me suis abstenue.

Mon sachet de poisson de chez Monsieur Picpic a explosé, lui, dans mon micro-ondes. Il y a de la sauce beurre-citron partout.

J'ai réussi à tenir quatre heures hier après-midi en correction de contrôles de lecture sur des nouvelles de Zola. Il m'en reste au moins autant à faire, puis j'attaquerai les copies de BTS (je compte environ 16 heures...). Bref, ils n'auront pas leur copies demain.

Mes cours ne sont pas prêts. Je suis censée entamer le cours sur la poésie. Pas le genre de sujet qui s'improvise.

Mon scooter a besoin d'essence hors de prix.

Mais l'argent de mon cours particulier de ce matin est passée dans des courses d'appoint (et en frais d'envoi postaux). Deux petits sacs ridicules = 32 euro.

Il y a des livres partout dans l'appartement. C'est un vrai foutoir.

Ouais, je suis ronchon. Et le premier qui me dit que c'est le propre de tout prof / de toute femme, je le .

1 septembre 2005

Pré-rentrée

proviseur2

Voilà : Télérama brandit un slogan limite démago cette semaine ("Profs, on vous aime !"), pile-poil pour le pré-rentrée de ces derniers. Merci pour cet amas indigeste de sondages archi surinterprétés à votre sauce, et qui me restent en travers de la gorge pour cette pré-rentrée 2005-2006...

 

La mienne a été fort longue (arrivée à 8h45 après 1h10 de trajet, pour m'entendre dire que le rdv était à 9h30, "ah bon ? tu ne savais pas ?") puisque je ne suis parvenue chez moi qu'à 17h. Le comble, c'est que je n'ai même pas de poste là-bas !

 

Le lycée m'a beaucoup plu, tant au niveau de l'ambiance d'équipe que de l'accueil, mais je n'y aurai pas l'ombre d'une heure de cours. Le Proviseur fut très drôle, très fin, et son adjointe, plus discrète mais fort dynamique, m'a accueillie grâcieusement, chose que je n'espérais guère...

 

Drôle d'impression d'être entre deux eaux (zoos ? why not ?), puisque les gens me parlaient et s'inquiétaient de mon sort, alors que je ne les reverrai peut-être pas de l'année.

 

Je prends les choses finalement assez sereinement : le Rectorat viendra à moi, puisque je n'ai plus à aller à lui.

 

Toujours aucun poste en vue. Je croise les doigts pour ne rien avoir avant la rentrée des élèves, donc demain : si c'est le cas, et qu'une affectation arrivait plus tard, j'aurais alors droit à une prime spéciale au kilométrage entre mon RAD et les établissements dans lesquels j'enseignerais (conditionnel très marqué).

 

Il y avait une autre TZR aujourd'hui (de S.V.T. : sciences et vie de la terre pour ceux qui ne connaissent pas; donc, en gros, biologie), qui est encore plus malchanceuse que moi : elle est de Marseille, avait demandé l'académie de Montpellier en poste fixe, et se retrouve Tzeureuh dans le 95, comme moi...Elle était fort collante (et un peu nunuche), comme s'il y avait une union sacrée entre nous parce que nous avons le même statut. Je n'avais pas envie de m'isoler et de me mettre à part à cause d'elle; j'ai donc fait ma petite vie malgré tout.

 

En gros, je fais "mon trou" et essaye de me faire connaître. Je crois que cela pourrait m'être salutaire, à terme, surtout avec ce statut "bâtard".

1 avril 2005

Passé dépassé ?

m_morial_shoah_murMe voilà de retour de cours, déprimée et quasi apeurée par mes troisièmes : je ne sais comment je pourrais rendre compte de leurs propos absurdes, diffamants, infamants et de leurs pseudo blagues sur le génocide juif durant la Seconde Guerre Mondiale. Je suis épuisée d'avoir tentée -vainement- d'expliquer à certains d'entre eux leur illogisme. Ils mélangeaient tout : Rwanda, suicide, génocide, femmes tondues (appelées "prostituées", même après discussion, c'est dire)...

Un élève d'origine arabe condamnait ces femmes (ayant vécu pour certaines une histoire d'amour avec un Allemand) comme "des putes", je cite, et "si c'était avec un Allemand, elles étaient des traitresses", ou bien "on les avait payées, non ?". Ils n'ont pas pu envisagé un seul instant qu'il puisse y avoir des sentiments amoureux entre une femme française et un officier allemand. Bonjour l'ouverture sur la mixité et la tolérance.

Bref, je me dis que soit je suis une prof trop nulle pour faire passer certaines choses (ma tutrice, ce matin : "Je n'ai pas assisté à une leçon, là. Ce n'était pas un cours"), soit je suis à côté de la plaque (pourtant, c'est la première fois qu'une classe de 3ème réagit de cette façon sur la poésie engagée), soit ces jeunes ont un gros problème de réflexion et de prise de recul ("c'est le passé, y'en a d'autres des génocides aujourd'hui et on nous gave avec celui-là", dixit). Ou les trois à la fois.

Je voulais ne pas me lever ce matin en sentant mal cette journée. J'avais raison.

23 février 2005

Meuh

J'ai vu des affiches pour le prochain salon de l'agriculture. On parle tellement de ce salon tous les ans que j'ai l'impression qu'il a lieu tous les six mois maximum.

Et sincèrement, voir Chirac tapoter le cul des vaches, c'est pas mon truc. Encore moins d'entendre Raffarin parler de "la France d'en bas" et du Poitou, me direz-vous...

3 novembre 2004

Copies or not copies ?

couverture_time_magJusqu'à hier, je culpabilisais grandement de ne pas pouvoir rendre leurs copies à mes élèves dès le premier jour de la rentrée, c'est-à-dire demain. Mais je me suis dit que j'avais encore le choix, alors qu'après, en période de conseils de classe et de bulletins, ce ne sera plus le cas.

J'ai donc favorisé mes cours (les fameuses "séquences" chères aux Inspecteurs d'Académie...) et la préparation des contrôles de grammaire à venir (5 pages chacun...). Ainsi, je peux encore vaguement profiter du temps libre qu'il me reste...pour faire mes courses chez Carrefour (l'extase), agrémenter mon blog, ranger un peu mon foutoir de prof, télécharger mon Ipod, et faire mumuse sur mon ordi.

Et constater amèrement que Bush Junior risque d'être réélu. Beurk. Etrangement, en cherchant des photos pour illustrer mes propos, j'ai constaté que je ne pouvais avoir accès au site officiel de Bush, alors que celui de Kerry m'était ouvert... "Accès interdit, vous n'avez pas les autorisations nécessaires pour accéder à ce site". Because I'm french ?

"Mais Bush Jr est très "open-minded", my dear ! I don't understand !"

No more comment, I'm seak.

14 novembre 2005

Flash back

Vous vous souvenez du Chirac maire de Paris, ou bien encore "jeune" politique avec de grosses lunettes rectangulaires il y a vingt ans ?

Il les a ressorties ce soir pour son allocution télévisée ! J'ai crû être tombée dans "retour vers le futur" !

Comme je n'ai pas pu copier la photo que j'ai vue sur le net, j'ai voulu vous donner un aperçu en avant première...

5 octobre 2005

Kaput

Grande balade dans Paris, côté grands magasins... Pas d'achats intempestifs, malgré la découverte d'une marque de chaussures très féminines et rétro (Parcours Paris) : juste des barrettes et un protège-doigt pour le tir à l'arc (acheté chez Puma, et habituellement porté par les p'tits loulous basketteurs des banlieues, arf !).

J'ai découvert que Chanel faisait de très belles chaussures. Moyenne de prix : mini 300€, bottines à 750€... Gloups. Paye-t-on seulement la marque ou la qualité aussi ? J'ai tendance à me dire, moi qui aime les produits de luxe, je dois l'avouer, que la qualité est rarement optionnelle pour ce genre de marque.

En tout cas, en maquillage et produits de beauté, il n'y a pas photo.

21 décembre 2004

Bon sens

Enfin un truc drôle sur une affiche du métro ! Marre de voir le visage niais de Laëtitia Casta, la femme-enfant qui fait fantasmer les hommes, mais que je trouve extrêmement banale. Heureusement, quelqu'un a eu une illumination en la regardant en cette période de Noël !

En fait, sur la série de publicités réalisées par Jean-Paul Goude, il n'y en a qu'une que j'aime bien : celle sur laquelle L.Casta est transformée en homme...

30 octobre 2004

Cancale

bijouxAvec une amie collègue de math, nous avons pris cet après-midi un pot au "rocher de Cancale", rue Montorgueil. A force de blablater sur nos chers petits, et moi de demander des nouvelles du collège de V........., nous en sommes arrivées à nous dire qu'au lieu de dire des brèves de comptoir, nous pourrions écrire des "brèves de prof". Succès quasi garanti (?) !

Sinon, juste avant, jeu de patience à "La Droguerie" (queue de 45mn avant d'être servies), au milieu de toutes ces parisiennes branchouilles, qui customisent leurs chapeaux, sacs, t-shirts et autres babioles avec des boutons, des fanfreluches divines et des accessoires étonnants... Elles font aussi leurs bijoux et leurs barrettes de cheveux. Plusieurs d'entre elles ont massacré de jolies plumes en faisant elles-mêmes leur choix, alors que seules les vendeuses ont normalement le droit de servir. Ces dernières semblaient d'ailleurs assez exaspérées de voir des clientes indécises et girouettes...

Dommage que je ne sois guère douée pour ce genre d'aptitude "artistique", car je deviendrais avec délices une parisienne BO.BO., qui améliore ses objets quotidiens en les rendant uniques, et donc beaux...

Dire que je ne sais même pas coudre un bouton ! Comme m'a écrit une ancienne élève récemment à propos de mes qualités, "on ne peut pas être bon partout !". Sous-entendu, sur ce coup-là, je n'ai pas assuré une cacahouète. :op

12 octobre 2004

Open collège, 24h/24h

raffarin_comrpess_Paraîtrait qu'on ne bosse pas assez, nous, les profs. Alors, Monsieur le Ministre, j'accepte de faire des heures supp' aux conditions suivantes :

1) Je veux être payée en fonction de ce nouveau travail, c'est-à-dire autant que les enseignants anglais ou suédois (environ 17.000 frs, pardon, 2600 euro). Actuellement, je suis à 1200 euro, et l'an prochain ce sera Byzance : 1300 euro.

2) J'aimerais vous faire parvenir la moitié des copies que nous avons à corriger afin que vous nous aidiez, car le temps consacré à la présence en collège est du temps de pris sur les corrections.

Rapide calcul : pour une rédaction donnée à mes quatre classes, j'ai 3,5 heures (moyenne de temps consacré aux corrections) x 4 = 14 heures de corrections. Que je multiplie par le nombre de devoirs trimestriels, c'est-à-dire environ huit pour moi : 14 (heures de correction) x 8 (nombre de devoirs par classe et par trimestre) x 4 (le nombre de classes) = 448 heures au total par trimestre. L'équivalent de dix-huit jours et demi de travail fait à domicile. Non payés, évidemment.

3) Par conséquent, me faire payer mes heures de correction, qui me lèsent et qui pèsent sur ma vie sociale et familiale. Je me contenterai d'un taux horaire moyen, rassurez-vous.

4) Que des relevés de présence soient faits pour les professeurs, car il serait injuste de payer autant les tir-au-flanc que les honnêtes enseignants. A bas l'injustice !

Dans ces conditions, je reverrai peut-être mes positions.

Cordialement,

NO RAFFARAN

12 octobre 2004

Perles du jour

1) Les élèves se mettent à ma poser des questions sur l'orientation et les études, suite à une remarque que je leur ai faite sur la différence entre un/une/des mémoire(s) (tout leur est bon pour faire dériver le cours, mais je tiens bon la barre malgré tout !). Je venais de leur dire que, par exemple, en maîtrise, à Bac +4, on rendait un mémoire.

Là, une élève lève la main en faisant une petite moue, qui indiqpuma_mostro_compress_euait qu'elle désapprouvait ce que je venais de dire :

_ On n'arrête pas de nous dire ces trucs-là... Mais ça existe pas le Bac sans + ? J'veux dire, un Bac normal, quoi !

Comment faire pour ne pas craquer devant une telle logique et une telle naïveté ?

2) J'évoquais le mot "blasphèmer" à mes élèves, et leur en donnait la signification :

_ Blasphémer, c'est insulter Dieu. Par exemple, quand vous dîtes "nom de Dieu" c'est un juron et vous blasphémez.

_ Ah bon ? Et c'est comme en anglais, avec "Oh my God !", Madame ?

_ Non, ça c'est "Oh mon Dieu !".

Petit silence. Puis un élève lève la main :

_ Mais alors, Madame, quand on parle des chaussures, les "godes" (NdE : régionalisme pour "godasses"), en fait c'est un blasphème ?

Là, je n'ai pu m'empêcher de rire, et les élèves avec. Surtout que cette remarque venait d'un élève très perfectionniste et considéré comme un "intello", ce qui a réjoui la classe.

Bref, Dieu est une chaussure, ou bien la religion catholique est au ras des semelles...

1 octobre 2004

Vérité antique

platon "Lorsque les pères s'habituent à laisser faire les enfants, lorsque les fils ne tiennent plus compte de leurs paroles, lorsque les maîtres tremblent devant leurs élèves et préfèrent les flatter, lorsque finalement les jeunes méprisent les lois parce qu'ils ne reconnaissent plus au-dessus d'eux l'autorité de rien et de personne, alors, c'est là en toute beauté et en toute jeunesse le début de la tyrannie."

PLATON

3 janvier 2008

Wake up, please

coigny_christian_le_reveil_4800247


Depuis le début des vacances, il m'est impossible de me lever avant 9h. Ni le réveil, ni S. partant au travail ne m'aident. C'est une cata en prévision de la semaine prochaine.

Mes objectifs du jour sont : corriger 26 commentaires composés (une pure folie, je sais); faire tourner des machines; aller à la Poste.

J'y vais de ce pas, d'ailleurs, avec beaucoup d'enthousiasme, comme à chaque fois...

Ajout de 22h35 : je viens de corriger la 26ème et dernière copie de ce paquet !  Plus que 86...


NB : si si, j'insiste, c(e n')est (pas) moi le modèle de la photo. :-p

21 avril 2005

Sky, my inspectrice!

Je me doutais que mon inspectrice était douée (je crois que c'est le plus grand esprit que j'aie jamais rencontré), mais en faisant une recherche sur le net, j'ai découvert qu'elle avait un CV long comme mon bras, des prix internationaux de poésie, la Légion d'honneur (hier, je n'étais pas certaine que ce fût cela sur sa veste et je ne pouvais guère regarder librement), et j'en passe.

J'ai enregistré certains de ses textes pour les lire à tête reposée, et j'en achèterai d'autres d'occasion.

Je dois bien reconnaître qu'elle fait là le genre de carrière qui ne me déplairait pas...

31 décembre 2007

Alone

2008

Je serai seule, ce soir. J'ai laissé S. partir à une soirée à laquelle je ne suis évidemment pas invitée. Pas de vie sociale, moi.

En même temps, j'ai des haut-le-coeur, alors je ne serais sans doute pas d'une charmante compagnie. Je ne sais même pas ce que je vais manger.

Faudrait pas non plus que je pousse le vice jusqu'à corriger des copies ce soir ! Quoique... 31 ou pas, ça ne change absolument rien à mon infortune.

Je suis presque blasée, en somme.

Bonané kifodire, i' parait.

Ajout de 20h45 : je ne me laisse pas aller pour autant : tarte maison comme je sais si bien les faire (et vlan, un compliment pour bien commencer l'année !), roquefort, petit pot de glace, le tout arrosé d'un vin blanc de derrière les fagots. Faudrait pas croire que je vais céder au blues du réveillon.

Ajout du 1er janvier, 10h45 : finalement, au lieu de lire le dernier Pennac, j'ai papoté avec la Fée Clochette, en écoutant Ella Fitzgerald, Vivaldi et Paolo Nutini. Il y a pire, je trouve. ;-) Et à minuit, nos vies ont changé radicalement pour aller vers le Bien absolu. N'est-ce pas ?

15 janvier 2007

Chasse : la battue

Je l'ai vue, cette lueur de satisfaction dans leurs regards, se disant : "On l'a eue !", et projetant un "Achevons-la !" pendant que j'étais à terre. Ils se gorgent du sang frais de leur victime, renchérissant dans l'absurde et la violence de leur indifférence.
Satisfaits d'eux-mêmes, croyant à douze ans tout maîtriser, me faisant comprendre que je ne leur sers à rien (c'est bien là la seule valeur qu'ils connaissent : il faut leur servir à quelque chose, dans le but de dominer ou de gagner de l'argent plus tard), et qu'ils ne me respecteront jamais.
"Je veux être utile/A vivre et à rêver" me murmurait Gréco sur le chemin du retour, les yeux encore piquants de larmes.

Mais pourquoi ?

Miss_tic

25 octobre 2006

Ascenceur social

manet


Demain, je vais visiter un appartement qui nous conviendrait parfaitement, je crois... J'ai fait un tour dans le quartier ce matin : les beaux immeubles de standing poussent comme des champignons dans cette ville dite "populaire". Si nous parvenions à y emménager, je passerai du nom d'un auteur du XVIIIème siècle à celui d'un peintre du XIXème, sur lequel j'avais fait un exposé il y a quelques années. Cette UV sur "Les poètes et les peintres" m'avait passionnée. Outre la matière, la prof était excellente : passionnée, un peu allumée, lumineuse.
Bref, je suis en train de rêver à un déménagement rapide, bousculé, lourdement administratif, mais pour passer de 31 à... 71m2 (avec parking et petit balcon, en plus).
Respire, respire...

23 octobre 2006

Vroum vroum

Ma mère a pu se racheter une voiture avec le remboursement de l'assurance. Ouf ! C'est une très jolie 1007 bleu récife, avec toutes les options.
Je l'ai emmenée ce matin chez un revendeur Peugeot. Du coup, j'ai dû conduire. Ce n'est encore ça : ce soir, j'ai mal au pied. Mais j'essayerai peut-être d'aller au tir jeudi soir... Alléluia (?).

1007_02

18 octobre 2006

Envies

ce_quiHouwelandtFalaisesSaramago

Je reviens d'une balade dans Paris, avec les pieds fatigués... J'ai acheté quelques livres : John von Düffel, Les Houwelandt dont j'ai lu le plus grand bien; Vincent Delacroix, Ce qui est perdu, un coup de coeur impulsif; Olivier Adam, Falaises, qui vient de sortir en format poche; José Saramago, L'Autre comme moi, prix Nobel de littérature 1998; Paul Valéry, Dialogue de l'arbre, car F. m'en a parlé ce midi à propos des larmes; et le dernier Bobin (Une Bibliothèque de nuages), une sorte de vieil ami que j'avais perdu de vue et qui semble revenir :

"Je ne vois pas la mort comme une montagne de cendres mais comme un fleuve qui sort de la poitrine du mort, une barque chargée à ras bord de fleurs odorantes, une extase dans le noir, la vie à son zénith." (Quatrième de couverture)

Val_ryBobin

11 septembre 2006

Fatal error

lemonde_une


Je croyais que la presse écrite faisait de la résistance. Que les mots, imprimés sur des feuilles de papier qui noircissent au contact des doigts, avaient leur importance et qu'on les respectait. Et puis, à la lecture d'un article sur le site du Monde, je suis perplexe : j'ai compté trois fautes assez grossières.
Ledit article est paru dans l'édition du 12/9. Ma question est : est-ce la retranscription depuis le journal écrit, ou bien l'article tel quel ? Parce que maintenant, si je ne peux plus me fier à la presse écrite réputée "sérieuse", je fais quoi, moi ? Je m'appuie sur qui et sur quoi pour dire aux élèves : "Regardez autour de vous, et voyez ce que l'on attend de vous : de la réflexion, de la rigueur, du travail, savoir écrire et parler..."
Ce n'est pas la fin du (M)onde, mais peut-être le début de  la fin. Ou le contraire. Je ne sais plus trop.

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