Coup du lapin

Sais pas trop quoi dire. On tourne, on vire, sans trop savoir ce qu'est cette infection. On a quasiment éliminé l'idée du germe, ce qui est rassurant d'une certaine façon, car celui-ci aurait bouffé le genou de S..
Ceci étant, le reste des pronostics n'est pas réjouissant : arthrite infectieuse, polyarthrite, etc. On attend.
S. souffre et ne peut pas bouger. Pas de sortie de l'hôpital prévue avant fin de semaine prochaine. Antibiotiques et morphine en intraveineuse.
Suis lasse, déjà, et je m'étonne de n'être pas plus solide. Avec ce que j'ai traversé au cours de ma vie, je le devrais. Mais je n'y parviens pas.
J'assure mes cours, pas les copies. Une cata. Et à maxi 22h, je m'écroule dans le lit.
Je n'aime pas être seule quand je sais que S. n'est pas bien. Mon impuissance face à sa douleur me brutalise et me révolte.
Mais je tiens le coup. Je tiens le coup.