Arrêt sur image
S. va un peu mieux, mais on ignore toujours l'origine de cette arthrite infectieuse. Le pire, c'est que l'on pourrait rester dans le flou et l'inconnu, et rentrer à la maison sans savoir. Ce qui signifie qu'il y aurait un risque que ça recommence à tout moment.
Bref, pour l'instant, plus de drain, encore une petite ponction à venir, et S. se tient debout et réussit à avancer avec une béquille.
S. se trouve à l'étage où mon père a fini sa vie, il y a presque quatorze ans de cela. Je suppose que ma fatigue nerveuse est sans doute liée aussi à ces flashes back. Avant hier soir, S. m'a "renvoyée" manu militari au bout de deux heures, car j'avais un délit de sale gueule. Paraitraît que j'ai l'air crevé. 
Aujourd'hui, je ne bosse pas au lycée, mais je dois mener de front pas mal de choses pour 24 heures ridicules : acheter des bambous pour ma mère et récupérer un colis pour elle, acheter deux perceuses chez Karouf, me reprendre des capsules Nespresso (ben voui, je ne l'ai toujours pas fait), préparer des légumes farcis avant que la farce ne tourne (initialement, le repas était prévu pour S., qui adore ça), et, évidemment, corriger les copies qui ont trainé toute la semaine, puis préparer mes cours.

Ah, au fait, hier, j'ai fait une folie : j'ai acheté un écran plat en super promo, en me disant que quand S. sera en congé maladie, ça sera mieux que notre écran tout petit. C'est un Samsung de 66cm. J'ai décidé qu'on avait assez d'emm...... en ce moment, et que l'on pouvait bien s'offrir un cadeau. Notez au passage que j'ai choisi de payer la télé avec l'argent que la Reine m'a laissé après sa mort : elle me fait du bien, comme elle le faisait de son vivant.