31 octobre 2007
Quatorze

Comme tous les ans, une semaine exactement après mon anniversaire, cette date qui revient, cet appel au temps qui passe : Papa est mort.
C'était il y a quatorze ans.
C'était hier.
Mais j'avance. Je ne reste plus cloîtrée entre quatre murs à me morfondre, à m'interdire de vivre ce jour-là. Réaction idiotement humaine, hélas.
Pas besoin d'une date pour penser à nos morts. Jour "anniversaire" (quelle expression !), Toussaint, Halloween... Une citrouille pour se faire peur, une plante sur une tombe pour avoir la conscience tranquille : tout cela me semble inutile et dérisoire.
Prenons soin de ceux que l'on aime tant qu'ils sont vivants. C'est déjà une tâche de poids. Et c'est bien plus satisfaisant que de saluer des cendres au vent ou du marbre.
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