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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
17 mars 2009

Livrez-vous (mes réponses)

Petit questionnaire juste pour moi, et même pas issu d'une chaîne ! J'y répondrai ensuite, évidemment... (cf. ci-dessous !)

  1. Quel est le dernier livre que vous ayez lu et quand ?
  2. Votre dernier livre acheté (pour vous) ? Offert à quelqu'un ?
  3. Quel est votre endroit préféré pour lire ?
  4. Votre lecture la plus originale (à prendre dans le sens que vous voulez !) ?
  5. Votre lecture défendue, secrète, interdite ?
  6. Le livre que vous ne lirez jamais et pourquoi ?
  7. La lecture la plus douce ?

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Comme promis, voici mes réponses. Vous pouvez bien sûr encore participer.

 

 

  1. Dernier lu : un roman japonais dont j'ai fait la critique (mot pompeux !) qui s'intitule Parfum de glace. C'était il y a quinze jours peut-être. Je poursuis dans le Japon avec Murakami actuellement.
  2. Dernier acheté : Paul Auster, La Trilogie new-yorkaise et Siri Hustvedt, Tout ce que j'aimais. La chose étonnante, c'est que Siri est la femme de Paul et que je l'ignorais... Dernier offert : Murakami, Kafka sur le rivage. Le tout acheté samedi après-midi dans la super librairie an bas de chez moi.
  3. Malheureusement, je ne peux profiter de mes endroits préférés pour lire puisque j'adore lire dans un fauteuil club en cuir ou dans un canapé profond. Je n'ai ni l'un ni l'autre.
  4. Lectures les plus originales : de la littérature jeunesse en nombre mais que l'on n'étudie pas au collège (Mary Poppins de Travers, Peter Pan de Barrie par exemple, qui sont initialement des romans avant d'être des dessins animés) ou bien Duras que j'ai lue très tôt (vers l'âge de quinze ans). Le choix de l'auteur n'a rien d'original, mais mon âge pour commencer à la lire, peut-être.
  5. Ma lecture interdite : de la littérature érotique. J'ai eu ma grande période, suite à une UE à la Fac sur "Littérature et érotisme" (avec Pauline Réage, Sade, Baudelaire...). Au final, peu de romans sont vraiment érotiques (je vous recommande Vivant Denon, surtout et la littérature érotique asiatique qui est fort surprenante), mais j'ai lu aussi des ouvrages que certains considéreraient vulgaires. Je pense que ces lectures m'ont permis de désacraliser un peu ce qui m'effrayait tant et d'être plus légère, moins "coincée" (ce qui était le cas). Evidemment, ma mère n'en a rien su !
  6. Je ne lirai jamais le Da Vinci code ni d'autres Marc Lévy (un seul m'a suffi !), ni la Saga fascination. Tout simplement parce que je trouve Léry mauvais et insipide, que Brown a été lu par tous et que je n'aime pas faire comme tout le monde (je suis souvent déçue) et que Meyers est la plus grande imposture littéraire qu'il m'ait été donné de voir : c'est nullissime sur le plan de l'écriture (ou alors la traduction est très très très mauvaise, mais j'ai en haute estime le travail des traducteurs).
  7. Lecture la plus douce : de la poésie à haute voix, que l'on me lit soit en direct, soit au téléphone. Mes favoris : Baudelaire, Eluard, Desnos.
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26 février 2009

0 + 0 = ?

picsou5


Lui s'autocongratule (quel jeu de mots, je sais), elle est enfermée.

Lui gagne le jackpot en faisant du film "populaire", elles gagnent trois fois mois que les hommes.

Moi je paye 800 euro de loyer, 800 d'impôts ce mois-ci, et 175 d'EDF-GDF tous les deux mois pour 46m2. Et lui est nommé sans conseil éthique à la tête d'un nouveau groupe bancaire.

Mais moi je peux me regarder tous les matins devant mon miroir sans honte.

Du coq  à l'âne, je sais.

What else ?

20 février 2009

Lot de consolation

consolante

Anna Gavalda, La Consolante, éd. Le Dilettante, 636 p., 24.50€

Anna Gavalda fait partie des auteurs contemporains que je respecte. Pas racoleuse, pas gnangnan, écrivant fort bien et ayant une acuité psychologique étonnante. J'avais dévoré en deux fois Ensemble c'est tout, durant un été ibère. Je l'avais découverte il y a quelques années avec ce recueil au titre merveilleux, Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part.
Alors forcément, quand La Consolante a paru, j'ai frémi d'impatience. Mais mon porte-monnaie aussi. J'ai donc dû attendre. Finalement, je l'ai lu tardivement grâce à ma mère qui l'a emprunté à la bibliothèque.
Mon impression est mitigée : ma lecture étant hâchurée (période de déprime et de fatigue durant laquelle je m'effondrais le soir), mon plaisir aussi. Comme si tant d'attente avait été gâchée. Là, tout de suite, j'ai un souci, par exemple : je voulais vous en faire le pitch, et j'ai un trou de mémoire. C'est dire.
Ce qu'il m'en reste, c'est une grande maîtrise de l'écriture, qui a donné du fil à retordre à ma mère (petite lectrice, elle a abandonné). Il y a de nombreuses références culturelles et architecturales (le personnage principal est architecte), des anglicismes, des jeux sur la narration. Ce n'est pas un livre que je classerais dans les lectures "faciles".
L'histoire d'un retour à la vie en recherchant le passé heureux est assez belle. Les personnages sont très réussis, et l'on retrouve dans leurs portraits -directs ou en pointillés- la sensibilité qui est propre à Gavalda.
Disons simplement qu'à force d'être au top, on espère toujours plus d'un auteur, et que lorsqu'il nous donne six cents pages de talent, nous avons encore le culot d'être un soupçon déçus...

parfum_de_glace

Yôko Ogawa, Parfum de glace, éd. Actes Sud Babel, 304 p., 8.50€

Dans un tout autre genre, j'ai fini hier soir Parfum de glace de Yôko Ogawa, offert par la Fée. Roman japonais assez court et mystérieux, onirique par instant, dans un style tout à fait propre aux romanciers du Soleil Levant : épuré, simple, elliptique, quasi clinique. Nous n'avons pas toutes les réponses aux questions posées par Ryoko, le personnage principal, mais l'intérêt du roman est sans doute ailleurs. L'homme qu'elle aime, Rooky, s'est suicidé, sans que rien n'ait permis de s'y attendre. Il était nez dans un laboratoire de parfumerie. En tentant de s'accrocher à la vérité et à la famille du défunt, elle va découvrir qu'elle ne connaissait pas si bien Rooky, esprit supérieur en beaucoup de points...

Ma prochaine lecture sera sans doute elle aussi japonaise : il s'agira de Murakami, avec Les Chroniques de l'oiseau à ressort. Je reviendrais à mes premières amours en littérature étrangère, moi ?

10 février 2009

La prairie du revenez-y

Tout dans le désordre !

Calimero_Diable

Un élève de STG m'a fait sa crise car je l'ai insulté, paraît-il : dans ma grande ignominie, j'ai balancé vertement et sans ménagement qu'ils avaient des... cerveaux de poissons rouges. Je suis diabolique. Le pire est à venir : "J'ai pas un cerveau de poisson rouge ! C'est tout, voilà !" Et là, affreuse prof que je suis, j'ai rétorqué qu'en effet, cela se voyait à ses notes...

Sakapus revient vraiment après les vacances. Comme elle n'a pas aimé que je lui dise les choses telles qu'elles sont, sans plus, elle m'a fait un mail sec hier soir pour que je distribue à des classes fantômes ses travaux pourris (sorry). Du coup, ce matin, j'ai débarqué à l'administration avec deux beaux paquets de copies tout frais à lui faire parvenir par  voie postale. Comme m'ont dit les collègues, elle doit réchauffer le poignet et "faut arrêter de déconner" (dixit)... Plus sérieusement, ce n'est que justice, car je vais tout lui fournir sur un plateau d'argent (bulletins, cahiers de texte, etc) et me retrouver avec 120 copies alors que je ne serai plus en poste serait une gageure. J'en ai donc dorénavant 60.

La seconde frappée envisage de faire un accueil grandiose à Sakapus, je crois : pour eux, elle a été absente six mois et l'affectif compte, quoi qu'ils en disent. La TZR est devenue "leur" prof. Enfin, je me dis ça aussi pour me faire plaisir, sans doute. Mais les premières S et l'autre seconde semblent se le dire aussi...

J'ai imprimé -je suis machiavélique- les travaux de Sakapus à distribuer tels quels : avec coquilles, fautes et erreurs de pagination. Déjà qu'elle ne sait pas utiliser word et accompagner un mail d'une pièce jointe, je ne vais pas non plus faire son boulot de rentrée à sa place...

barbabidur_diable_

Cela me fait déjà assez mal d'envisager qu'elle puisse flinguer tout le travail accompli avec "mes" classes.

Heureusement, ce soir, je vais à un restau de tapas par temps de pluie avec Pumpkin ! Ouf...

Tapas

15 janvier 2009

Les haricots magiques

La mère d'une élève continue à me courir sur le haricot et poursuit dans l'ironie avec moi. Le pire, c'est que je me sens prise en faute. Et cela m'agace encore plus.
Demain soir, réunion parents-profs à partir de 17h40 pour moi, juste après les cours. Je mise sur 20h30 pour la fin. Joie. Liesse. Allégresse.
Sinon, mon remplacement est poursuivi jusqu'aux vacances de février. J'aurais donc un 42ème arrêté à signer.
Et je n'ai pas la frite. Du tout. Je l'admets.

02122008288

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18 janvier 2009

Tendez-moi les draps

SensInterdit


Après avoir fait les sols ce matin, tourné deux machines et un sèche-linge, corrigé un paquet de copies, préparé mon repas pour aujourd'hui et ma gamelle de demain, je vais attaquer le repassage. Ensuite, ma récompense sera sans doute la Wii.
Le truc bête, c'est que j'ai un peu faim, là. Envie de trucs caloriques. Mais je vais lutter !
Ras la couette des corvées et des interdits...

1 octobre 2008

Vapeurs

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Je me réveille tous les jours à six heures, pour sombrer ensuite (si je suis repos), dans des rêves apocalyptiques et étranges. Cela fait le bonheur de Clochette, qui ronronne comme ma Ferrari au moindre mouvement de réveil de ma part. Repos ou pas, je suis groggy.

Je devais aller chez Karouf ce matin, mais je ne me sens d'aucun courage. J'irai donc demain après les cours. Faut dire qu'avec 1h de seconde Frappés pour finir, même le supermarché me fera l'effet d'une cure de thalasso thérapie.
Je ne sais toujours pas si ce remplacement va se prolonger. Je suppose que je le saurai le 6 pour le 6...
J'ai encore zappé un entrainement de tir lundi, et je n'y suis pas allée la semaine dernière. Il faut résolument que je m'y oblige
demain soir. Cela me fera du bien une fois que j'y serai.
En attendant, mon programme du jour va être modeste : cours particulier en philo pour gagner un peu de sous, préparation/vérification de cours pour demain et vendredi, puis repassage avec ma super centrale vapeur de 5 bars.

Faut pas se fixer de trop hauts objectifs.

7 octobre 2008

Remplacement II, le retour

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C'est officiel : je reprends le même remplacement jusqu'aux vacances de la Toussaint. Je ne commencerai que jeudi pour éviter le "M'dam', j'ai pô mon livre !" et la désertion possible des petits lapins à cause de la grève des profs.
Heureusement, l'administration et mes collègues me soutiennent : ils ont conscience du souci organisationnel (ça en jette, mais c'est juste pour dire : du foutoir immense dans la tête) de la prof malade du genou que je remplace (la prof, pas le genou).
On essaye donc de m'aider, et je ne refuse pas.
Les deux prochaines semaines vont être assez chargées puis que je compte lancer les contrôles de lecture dans toutes les classes, des devoirs en première, la méthodologie des épreuves du Bac, finir une séquence et en commencer une autre...
Mais j'ai le champ assez libre, je trouve. La PP de ma seconde Frappée m'a fait rire : elle m'a dit que je prenais les rênes et que c'est la prof titulaire du poste qui deviendrait ma remplaçante. Arf.
Bon, allez, je file prendre ma douche puis bosser. Cela va leur faire tout drôle, aux élèves, de me voir débarquer avec force polycopiés et travail...

26 septembre 2008

Ma puce, ta puce, nos puces...

En allant chez le vétérinaire pour le rappel de vaccin de Clochette, on a découvert que celle-ci avait... des puces. D'un air entendu et sur cette superbe question oratoire : "Vous n'êtes pas prof de math ?", le véto m'a expliqué qu'une puce pondait cinquante oeufs par jour, blablabla.
Bref, je dois traiter les deux chats pendant au moins trois mois, pour la modique somme de 95€.
Comme je suis atteinte psychologiquement et que ça me gratte partout depuis que je le sais, je viens de faire tourner une machine à laver, je vais changer les draps, j'ai passé l'aspiro et nettoyé les sols. Les chats ont eu droit à leur pipette derrière la nuque alors que je n'avais même pas retiré mes chaussures.

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(Je voulais vous mettre une photo de puce en illustration, mais c'est terriblement moche et ça fait peur. Alors vous avez droit à Clochette.)

15 septembre 2008

En plein coeur de la cible

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Je m'y perds, en ce moment, entre les médailles en chocolat ou pas, être en poste ou d'astreinte, accepter le bonheur ou ne pas y croire, fer ou centrale vapeur, avoir le titre paralympique ou être vice-champion, vérifier si l'araignée énorme en bas des escaliers est morte ou la fuir en courant, cuir noir ou marron, questions ou réponses, et surtout, surtout, compote ou yaourt ?

Oui, mon post ne ressemble à rien.

M'en fiche (?).

Na.

10 septembre 2008

Larsson, et alors ?

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C'est LE livre dont on parle depuis des mois. La trilogie en tête des ventes depuis des lustres. Je m'étais dit que ce serait idéal à lire pendant l'été. La Comtesse me l'avait recommandé. J'ai repoussé pour de multiples raisons, et puis S. me l'a passé. J'ai entamé Millenium fin août, début septembre.
Le tome 1, j'ai mis plus de 100 pages à être dedans. Le tome 2, environ 200. Le tome 3 me tombe des mains, actuellement...
Les histoires d'espionnage ne me plaisent déjà pas à la base, mais alors là, je sature complètement. Le tome 2 s'est achevé dans une débandade de rebondissements. J'ai la désagréable impression que Larsson était totalement parano et qu'il s'est défoulé en écrivant tout cela.

Le pire dans cette affaire, ce sont les lourdeurs des tournures de phrases. Je n'ai malheureusement pas pris le temps de les noter, mais il y a des aberrations lexicales et grammaticales. Je sais le travail incommensurable d'un traducteur, mais le minimum est d'engager des lecteurs pour corriger les erreurs de langue... française.

Je ne vois aucun style particulier à cet auteur. J'irai malgré tout au bout du dernier tome car je veux savoir à quel degré on peut pousser ce genre de récit abracadabrantesque, et pourquoi cela a eu autant de succès.

J'ai eu des relents de maux de coeur à certains passages des premiers volumes. Et je ne crois pas être trop sensible, pourtant. Mais le côté "gore" attire, je le sais.

Si vous avez lu Millenium et que vous avez aimé, n'hésitez pas à commenter : ma critique est acerbe et subjective, je le sais. Je souhaite aussi savoir ce qui vous a plu.

10 août 2008

Il fait un peu frais, non ?

Aujourd'hui, cela fait deux ans que la Reine mère, ma grand-mère paternelle, est morte.

J'ai fait développer pour la première fois des photos prises au numérique. Résultats mi-figue mi-raisin : les photos sont plutôt de bonne qualité, mais pas toutes au même format (à cause des pixels variables, je suppose).

L'équipe féminine française de tir à l'arc est qualifiée pour le demies finales aux JO. Elles affronteront les indétrônables Coréennes (médaillées d'or depuis cinq olympiades...). Cela risque d'être un beau match. Ceci étant, me tenir informée des résultats de tir à l'arc me permet de remettre tranquillement un pied dans "mon" sport.

Et puis je me suis achetée une robe hier. En soi, c'est un non-événement, mais pour moi, c'en est un. Depuis que je connais la Fée, je tends vers les jupes et les robes comme jamais...

robe_esprit_bleue

(Oui, c'est la robe, et non, ce n'est pas moi : je veux bien avoir l'air de sortir de "La Petite maison dans la prairie", mais pas avoir l'air niais du mannequin, quand même...)

8 août 2008

Y'a plus de respect, ma pauv' dame

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Questions :

  1. Le président français se déplacera-t-il à Pékin pour soutenir et encourager les athlètes paralympiques dans un mois ?
  2. Si oui, c'est qu'il y aura des enjeux économiques, non ?
  3. Les journalistes avaient-ils l'habitude de nommer les premières dames par leur prénom avant l'ère sarkozienne ? "Bernadette se rendra à la cérémonie..." C'est marrant, ça ne me rappelle rien.

diplomatie_carpette_chine

25 mars 2011

Dibouïr : Glaner des informations un peu partout sans trop savoir qu'en faire.

Comment vous dire ces journées folles, au cours desquelles les élèves partent en vrille, au soir desquelles je tente de réviser, et au coeur desquelles je me perds et me retrouve tout à la fois ?

IMG_0352

Dans le désordre, voici ce qu'il y a eu ces derniers jours à gérer, à vivre :

  • une réunion parents-profs avec seulement neuf parents sur trente. Il faut donc fixer maintenant vingt-et-un rendez-vous avant les vacances... Totale folie en cette période pour moi.
  • un appel ce soir à des parents tombant des nues : leur fils ne vient plus en cours mais fait semblant de partir chaque matin.
  • une classe qui se décompose progressivement : après l'alcool et l'absentéisme, je demande la falsification de documents, le renvoi de cours, les mensonges éhontés aux parents, les contrôles sabordés, et j'en passe...
  • le racket qui devient omniprésent aux abords du lycée, et l'un de mes élèves qui s'est fait tabassé par neuf individus qu'il connait (il ne portera donc pas plainte), parce qu'il avait défendu un copain racketté l'avant-veille. Bilan : une moitié d'oreille perdue, un trauma cranien et la peur au ventre.
  • des leçons sur Charles d'Orléans, assommantes et inquiétantes si je tombais sur lui.
  • ma convocation pour les oraux : je fais partie de la première vague. Libérée au plus tard le 13 au soir, j'aurai ensuite à patienter cinq jours pour savoir si je débouche une bonne bouteille ou si je reste au pied du podium.
  • une crise de migraine méchante de lundi à mercredi. Je suis restée à la maison mardi, en culpabilisant -et en révisant.
  • le retour de Flûtine mercredi matin, avec l'envie de plonger dans ses bras et de la retenir.
  • le concert de Marianne Faithfull mardi, au Châtelet. Il faudrait que je développe mais, en gros, nous avons passé un moment agréable mais pas transcendant : le tout manquait de préparation, de finitions... (Faites-moi penser à en reparler longuement plus tard, siouplè).
  • une envie de glace assez envahissante.

Et le pire, dans tout ça, c'est que je sens que j'en oublie.

27 mai 2009

IIIII IIIII IIIII IIIII IIIII...

violence__cole

Ce matin, j'ai fait un essai approximatif  avec la 6ème sport : j'ai mis une barre en face du nom de chaque élève, à chaque fois que je devais intervenir pour le reprendre, le faire taire, lui suggérer de copier la leçon, etc.
En 55mn de cours, j'ai comptabilisé au total 45 interventions environ...
Il a aussi fallu que je fasse venir une CPE en cours pour lui demander si ces chers petits pouvaient nettoyer la salle eux-mêmes : du jet de boulettes de papier, nous sommes passés au lancer de marqueur, stylo, règle... Ils s'agitent dès que j'ai le dos tourné. Donc, sur les 55 mn de cours, j'en retire 5 de visite de la CPE. Ce qui nous ramène à une intervention par minute à peu près...

Sinon, sur le grand débat du moment (à lire avec une voix nasillarde et le petit coup de trompette avant : "La violence à l'école"), aux relents politiques douteux, voici un article fort intéressant à lire. J'apprécie en particulier la réponse à la dernière question.

23 juin 2009

Effet gueule de bois

A cinq heures, alors que Clochette tricotait la housse de couette et sautillait sur le lit, je me suis demandé si je n'avais pas rêvé.
A 7h30, en ouvrant un oeil et en câlinant les matous, j'ai compris que non, tout cela était bien réel.
A 8h, face à mon premier café, les yeux encore collés, je suis tout de même allée vérifier pour la dixième fois peut-être sur Iprof, et j'ai découvert avec plaisir un mail de confirmation définitif.Noisemaker 1
Là, à 8h45, je compte me préparer tranquillement, admirer le soleil de cette matinée sereine, puis contacter le lycée. Si je veux préparer dignement ma première véritable pré-rentrée de ma carrière (j'entame la huitième année, quand même), il me faut quelques infos : manuel utilisé, classes que je risque d'avoir, etc.
Je vais aussi réfléchir à une date pour déboucher le champagne, mais je crains de ne pas pouvoir inviter grand-monde : période de Bac/brevet, vacances, distance géographique (pffff, Ed, le CPE, Emy, etc)... Noisemaker 3
Sinon, hier soir, j'ai "fêté" la nouvelle en me buvant un Martini blanc accompagné d'une tranche de citron, et j'ai commandé au japonais mon dîner. Bon, seule, ce n'est pas toujours réjouissant, mais là ça allait. Et puis les messages de félicitations et de joie m'ont fait plaisir. J'ai aussi commencé à créer un nouveau blog destiné à mes élèves... Comment cela, je m'emballe ? Mais je peux m'emballer, maintenant !

Noisemaker 2

Edit de 10h20 : rendez-vous est pris pour jeudi après-midi au lycée... Youhou !

6 octobre 2008

Les effets des causes et réciproquement

shadock_devise

"Il est bien entendu hors de question que je corrige des copies : je ne peux poser le pied par terre."

Ou encore : "Je vous laisse libre de faire la poésie comme vous l'entendez. Néanmoins, il faudrait leur faire lire Le Tartuffe et Antigone".

Et aussi : "Je viens encore d'effacer le mail que je vous avais fait..."

Je crois que je pourrais mettre ces phrases dans une nouvelle catégorie intitulée "Perles de profs".

Mais le souci, c'est que ça me fait moyennement rire depuis hier. Allez savoir pourquoi.

15 juillet 2013

La femme sans visage

Hier soir, Cally m'a montré la photo d'une femme, en me demandant si je la reconnaissais. L'image était petite, j'y ai jeté un oeil, j'ai vaguement lancé, sceptique, un : "Lara Fabian ?". Evidemment, la réponse était tout autre : il s'agissait de Lady Gaga.

Je n'aurais pas pu la reconnaître : je n'identifie jamais son visage (et sa musique non plus, d'ailleurs). Je suis infichue de dire à quoi elle ressemble.

Plus tard, dans la nuit, je me suis interrogée sur ce point. Suis-je la seule à ne pas savoir quel est le visage de cette femme ? Est-ce intentionnel ? Si tel est le cas, je trouve cela perturbant. Comment peut-on choisir d'être méconnaissable, et en faire une marque de fabrique ?

Dans le cas du groupe Daft Punk, les membres ont choisi de cacher leur tête, ce qui me paraît totalement différent : on entretient le mystère, on voile son identité. Mais si le casque est ôté, ce qui est le principe même de cette astuce, leurs visages apparaîtront et seront alors identifiables (ce qui a été le cas récemment). Il me semble qu'ils ont choisi ces casques non seulement pour l'aspect marketing, mais aussi pour que l'on se concentre sur leur musique.

daft punk casques

Dans le cas de Lady Gaga, on dirait que c'est le contraire : l'image prime tellement, qu'on en oublierait la musique. Car si cette femme est bien connue pour quelque chose, c'est pour ses provocations (la fameuse robe de viande périssable et sanguine), pour ses changements de look que les fans ont du mal à suivre, et pour ses goûts souvent douteux. Mais musicalement ? Je ne suis sans doute pas la bonne personne pour répondre à cette question, puisque je n'écoute pas Lady Gaga : elle m'indiffère, car les rares fois où je l'ai entendue, j'ai trouvé que tout se ressemblait et que c'était sans intérêt. Ma petite réflexion pourrait donc être nulle et non avenue, si l'on me disait qu'elle a apporté sa pierre à l'édifice musical du XXIème siècle.

Cependant, comment expliquer le succès d'une femme méconnaissable d'un mois à l'autre si ce n'est par sa musique ? Ou bien, c'est le fait de parvenir à une forme d'invisibilité notoire qui force le respect et l'admiration. Faire parler de soi en étant invisible à force de visibilité.

Cela me fait étrangement penser à nos élèves qui se voilent et se couvrent d'une robe pour devenir invisible aux yeux des hommes, et qui sont stigmatisées au sein du lycée. Et, à force d'être répandues, deviennent progressivement invisibles, par la banalité du fait. Chez Lady Gaga, c'est l'absence de points de repères physiques qui amène à la reconnaissance, aussi paradoxal que cela puisse paraître.

Je me perds sans doute dans mes "réflexions" (que le mot est grand pour si peu !), mais cette histoire d'image renvoyée aux autres me paraît être au coeur de notre monde moderne, et sans cesse mouvante. On pourrait aussi dériver sur l'usage de l'image sur facebook, ou encore sur instagram.

Et tout cela me laisse perplexe.

 

 

20 mai 2009

Marathon (suite et fin)

Et voici mes trois autres textes, toujours classé dans l'ordre chronologique...

automne_nuit


Puzzle


Carrés de thé

Feuilles de chocolat

Brin de cheveu

Brosse à herbe

Crayon à soie

Ver à papier

Tasse à repasser

Table à café

Carafe à pain

Machine d’eau

Bouquet à bulles

Enveloppe de fleurs

Chat de bien

Homme de race

Mise de plain-pied

Maison en demeure

Bille à pied

Verre en verre

Flûte de textes

Cahier en bois

Sans revoir

Au lieu



Silences

« Chut », dit-elle doucement, tout doucement pour éviter de répondre. Ou pour assagir. Ou pour rassurer. Ou pour éviter d’admettre qu’elle pleure.

Elle imagine toujours ce chut comme un murmure, dit avec un sourire.

Rien d’autoritaire dans ce vœu de silence.

Mais comment le faire comprendre au travers d’une simple fenêtre de messagerie illuminée dans la nuit ?

Il manque la voix, le souffle, les lèvres qui se plissent dans un rictus doux comme un nuage, les yeux qui abaissent les paupières lentement, pour les relever ensuite sur un regard sucré, presque implorant…

« Chut », dit-elle. « Chut », dis-je… sur une messagerie qui sera toujours en-deçà de la voix..



Feuillets d'automne

Octobre peut être rouge. Ou brumeux. Jaune d’or aussi.

Octobre est souvent gris, pour moi.

Octobre est le mois de ma naissance. Je suis une fille de l’automne. Une fille aux feuilles qui brunissent et volètent.

Octobre est le mois de ma mort. Je suis morte et j’ai dû renaître de mes cendres juste avant la Toussaint, il y a quinze ans.

Octobre est un mois que je redoute toujours. Et un mois que j’aime pour ses couleurs.

Octobre est le mois où mon anniversaire précède toujours celui de la mort de mon père. Comment peut-on d’ailleurs parler d’anniversaire de mort ? Je me suis toujours posé la question.

Octobre : mois d’or et de cendres.

Je suis la fille de celui qui m’a protégée avec ses branches nues. En toute saison.

Je suis la fille aux cheveux dans le vent froid de l’automne, aux feuilles qui volètent au gré des souvenirs.

Je suis celle qui meurt et renaît chaque année, chaque mois, chaque automne, chaque jour.

Le sommeil est mon passage de l’un à l’autre.

Je vais m’y engouffrer, et vous laisser là pour cette fois…

29 janvier 2009

Jonglerie

jongle

Mon coeur jongle. Un vrai pitre pas drôle.

La mère de Lulu est très remontée -paraît-il- et veut connaître mes "méthodes" parce que fifille avait 14 en seconde.

J'ai fini un paquet de dissertations et fait la correction de celle-ci, qui devrait faire tout drôle aux élèves.

Je n'ai eu aucun élève présent ce matin mais je suis quand même restée au lycée pour recevoir une mère d'élève de S ("merci pour votre disponibilité" ah ah la mère de Lulu m'a reproché le contraire) et subir une réunion pédagogique afin de finir de préparer les sujets des Bacs blancs et épreuves communes.

J'ai rongé mon frein de ne pas faire grave à cause d'une sale histoire d'argent. Parce que de ce côté-là, c'est comme le coeur : acrobatique.

Et je pense que cette manifestation n'a pas dû passer inaperçue... N'est-ce pas, Président ?

19 octobre 2008

Je m'incline

2008_10_15_15102008065


Face à l'amoncellement de copies qui trônent sur ma table de salon, mais aussi parce que je ne suis guère en forme psychologiquement en ce moment, j'ai décidé d'annuler mon premier concours de tir qui devait avoir lieu aujourd'hui.
J'aurais dû partir à 14h30, pour revenir vers 19h30-20h. Un puits d'angoisses pour moi, ça. D'autant que les presque 220 copies me jettent un oeil accusateur, et que je voudrais finir cette semaine certaines choses avec les 1ères (objectif : suite à la séquence sur la poésie, faire une séance musicale : Léo Ferré, Bénabar, Grand corps malade, Juliette Gréco, Mylène Farmer sont prévus...). Mais je ne sais toujours pas si je poursuis dans le même lycée au retour des vacances...
Très facile à gérer, tout cela.

23 août 2008

Dingo (et Donald)

Ouhlalalalala ! Dix jours sans entrée sur le blog, je n'en reviens pas moi-même... Mais la Fée est revenue, j'ai décidé de changer de voiture pour dépenser moins, nous avons fait le parc de Mickey, j'ai revu le Viking, suis allée à la piscine (un événement), nous avons reçu mon couple d'amies Pumpkin et Da, et tout et tout !

twingo


Alors bon, on va dire que vous me donnez jusqu'à lundi pour mettre des photos sur l'ordi et raconter tout cela plus précisément... Si'ou'plé !


Donald_Duck_Posters

9 avril 2014

Is it a dream ?

Depuis lundi, la pilule de l'agreg émet des sécrétions acides et ne passe plus si bien.

Il y a deux nuits, j'ai fait un cauchemar digne de Buzzati, Kakfa, Poe et Villiers de L'Isle-Adam réunis. Des histoires de portes à ouvrir ou à laisser fermées, présentées en étoile; une angoisse étouffante; chaque bruit résonnait et je devais être silencieuse pour échapper à quelqu'un ou quelque chose; et la mort, au bout. Tué par des mains sortant de l'ombre, au corps non identifiable. Je n'ai pas accordé "tué" car, comble de tout, j'étais moi mais dans un corps d'homme : celui de Barton Fink, des frères Cohen...

barton fink

Cette nuit, j'étais admissible à l'agreg mais je m'étais trompée d'heure pour passer un oral : il avait lieu à 14h30 et j'arrivai à 15h30. J'ai cherché en vain à faire changer d'avis les profs du jury. Je sais que je devais passer sur un extrait de Montesquieu.
Et dans ma tête, je me disais (quelque chose de faux) : "Si je ne passe pas cet oral, je ne serai pas bi-admissible !" L'angoisse était à son comble, et je n'osai dire à Cally que je m'étais trompée d'horaire.

Après, comme dans toutes les mauvaises chutes, le réveil a sonné.

Je n'étais pas bi-admissible, mais bien vivante : les douleurs de l'éveil trop matinal me l'ont rappelé.

Sinon, ça va.

 

 

15 septembre 2012

Cinéma, pour une fois

Il est rare que je vous parle cinéma, car je suis une quiche dans ce domaine, et surtout parce que j'y vais très peu. Une fois n'est pas coutume, j'ai envie de vous parler d'un film qui me reste en tête depuis que je l'ai vu : "Du vent dans mes mollets".

du-vent-dans-mes-mollets

Sous des airs légers, cette histoire à la fois tendre et grave évoque la perte, sous toutes ses formes. Alors forcément, on s'y retrouve à un moment ou à un autre. Agnès Jaoui, peu mise en valeur, est très touchante et je la trouve vraiment bonne actrice, tout en nuances. Quant à Denis Podalydès, qui parfois m'agace ou m'ennuie, il est brillant. Et les deux petites filles sont époustouflantes de naturel et de finesse, tout comme Isabella Rossellini et Isabelle Carré, surprenantes.

On ressort de ce film à la fois avec le sourire et un noeud à l'estomac. Etrange mélange, et délicieux résultat. J'ai envie de le revoir, pour voir des petits détails, et prendre le temps d'apprécier à nouveau l'histoire.

Du coup, j'ai aussi fort envie de voir "Camille redouble" qui, d'après Tinette, est du même acabit : faussement léger, finement drôle et profond sous les apparences. J'irai le voir avec Flûtine, qui revient enfin sur la région parisienne, vendredi...

 

6 mai 2012

La peur sourde sourd

J'ai peur de ce que pourrait devenir mon pays si celui-ci était à nouveau gouverné non pas par la droite, mais par ce gouvernement (toute droite n'est pas mauvaise, et les valeurs humanistes n'ont pas de parti). Après avoir viré vers l'extrême avant et pendant l'entre-deux tours, après avoir trainé l'image de la France dans la boue en se targuant de l'aimer et de la défendre pendant cinq ans, après être tombés dans une vulgarité sans nom qui prenait de multiples formes, j'ai peur que ce cauchemar continue.

Une rumeur court fort vite, que j'ai entendue hier dans le métro, que j'ai lue encore aujourd'hui sur fessebouc : le nain repasserait peut-être de justesse avec 50,1% ou quelque chose d'approchant. Info ou intox, cela me glace.

La gauche ne changera pas le monde, elle ne résoudra pas la crise, mais elle devrait au moins avoir de la décence et faire preuve de plus de moralité (ce n'est pas difficile) que le gouvernement que nous nous coltinons depuis cinq longues années.

Je prie je ne sais quel saint pour que beaucoup d'électeurs aient peur et qu'ils aillent voter en ayant la même crainte que moi. Je redoute les votes blancs ou l'absentention des électeurs du FN et du Modem. Je redoute "l'effet Jospin" : que tout le monde pense que l'élection est acquise pour la gauche, et que l'on se casse le nez.

Jusqu'aux résultats, j'aurai peur. Je peux le gérer. Je ne veux pas avoir peur à 20h05. Je ne veux pas avoir peur pendant 1825 jours à venir. Les 1825 qui ont précédés m'ont suffi.

affiche ns fn

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