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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
20 mai 2009

Marathon (suite et fin)

Et voici mes trois autres textes, toujours classé dans l'ordre chronologique...

automne_nuit


Puzzle


Carrés de thé

Feuilles de chocolat

Brin de cheveu

Brosse à herbe

Crayon à soie

Ver à papier

Tasse à repasser

Table à café

Carafe à pain

Machine d’eau

Bouquet à bulles

Enveloppe de fleurs

Chat de bien

Homme de race

Mise de plain-pied

Maison en demeure

Bille à pied

Verre en verre

Flûte de textes

Cahier en bois

Sans revoir

Au lieu



Silences

« Chut », dit-elle doucement, tout doucement pour éviter de répondre. Ou pour assagir. Ou pour rassurer. Ou pour éviter d’admettre qu’elle pleure.

Elle imagine toujours ce chut comme un murmure, dit avec un sourire.

Rien d’autoritaire dans ce vœu de silence.

Mais comment le faire comprendre au travers d’une simple fenêtre de messagerie illuminée dans la nuit ?

Il manque la voix, le souffle, les lèvres qui se plissent dans un rictus doux comme un nuage, les yeux qui abaissent les paupières lentement, pour les relever ensuite sur un regard sucré, presque implorant…

« Chut », dit-elle. « Chut », dis-je… sur une messagerie qui sera toujours en-deçà de la voix..



Feuillets d'automne

Octobre peut être rouge. Ou brumeux. Jaune d’or aussi.

Octobre est souvent gris, pour moi.

Octobre est le mois de ma naissance. Je suis une fille de l’automne. Une fille aux feuilles qui brunissent et volètent.

Octobre est le mois de ma mort. Je suis morte et j’ai dû renaître de mes cendres juste avant la Toussaint, il y a quinze ans.

Octobre est un mois que je redoute toujours. Et un mois que j’aime pour ses couleurs.

Octobre est le mois où mon anniversaire précède toujours celui de la mort de mon père. Comment peut-on d’ailleurs parler d’anniversaire de mort ? Je me suis toujours posé la question.

Octobre : mois d’or et de cendres.

Je suis la fille de celui qui m’a protégée avec ses branches nues. En toute saison.

Je suis la fille aux cheveux dans le vent froid de l’automne, aux feuilles qui volètent au gré des souvenirs.

Je suis celle qui meurt et renaît chaque année, chaque mois, chaque automne, chaque jour.

Le sommeil est mon passage de l’un à l’autre.

Je vais m’y engouffrer, et vous laisser là pour cette fois…

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Commentaires
P
Ah, pas du tout.<br /> C'est juste que... pourrais-je vous envoyer un courriel pour terminer mon propos "technique" ?
Répondre
V
Vous êtes bien plus technique que moi, Papistache : j'ignore tout des réformes orthographiques ! Je trouvais simplement cette forme plus jolie, plus "aérienne"... On y voit l'aile qui se déploie... non ? Mais préféreriez-vous que je corrige ?
Répondre
P
J'aime bien vos textes : vous "marathonez" dans la douceur.<br /> Oh, je lis "volètent". Enseignez-vous l'orthographe réformée de 1990, alors ? Votre réponse m'intéresse vraiment.
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L
Les yeux sont enfin revenus en plus !
Répondre
L
Mon texte préféré, c'est le dernier.
Répondre
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