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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
24 novembre 2011

Aux armes, citoyens !

drapeau-europeen

Hier, chez GAP, j'ai crû que je rentrais enfin dans des pantalons en taille 40. Ivre de joie, je me pavane devant Flûtine.

Qui m'annonce qu'il s'agit de la taille européenne, à laquelle il faut ajouter 2. C'était donc du 42. Ben, ça a ruiné ma foi en l'Europe.

Edit du 26/11 : damned, c'est à n'y rien comprendre : j'ai encore perdu 500gr !

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22 juin 2011

Des chiffres et des lettres

53 candidats à l'oral à partir de demain.

56 copies de ES/S. Avec des consignes de correction aberrantes du type : si l'élève n'a pas cité le texte, ce n'est pas grave, du moment qu'il semble l'avoir compris...

1h30 x 2 : le temps moyen que je vais mettre pour faire 35km x 2 tous les jours d'examen.

5h15 : l'heure du lever pendant 5 jours.

40€ : tous mes produits frais et les fruits et légumes, achetés dans une sorte de "braderie verte" que j'ai tentée aujourd'hui. Je compte me faire des paniers repas maison pendant le bac, car l'EN ne nous rembourse rien.

2 sacs pleins pour vider mon casier.

4 élèves passés "à la feuille" alors qu'ils auraient dû redoubler. Je l'ai appris cet après-midi. Pas envie de connaitre les noms des maheureux élus.

15€ : ce que j'ai donné au total pour les différents départs des collègues cette année. Impossible de faire plus.

4 : le nombre de points maximum en guise de sanction pour l'orthographe/la syntaxe sur les copies de Bac. On veut nous obliger à réduire en demandant "10 fautes par feuille" et non par copie. Personne ne s'y pliera dans mon jury.

ortho Pivot dictée

7 descriptifs de Bac, contenant chacun environ 20 textes à travailler. Et donc autant de problématiques à trouver que de candidats.

Vous savez quoi ? Je suis déjà fatiguée par tout cela...

29 mai 2011

Scrignoufade : n.f. égratignure plus ou moins marquée, et qui brûle la peau.

Après mon footing de fin de matinée, j'ai décidé d'aller voir ma mère à vélo, par ce beau temps (l'idée d'encenser une fête inventée par Pétain ne me réjouissait guère, mais ma mère avait envie de me voir, alors bon...). Auparavant, je donnais un cours particulier aussi.

vtt_dessin

Alors que le soleil brillait, que les oiseaux devaient chanter (impossible à entendre en cette ville), et que je pédalais tranquillement, j'ai décidé de me placer sur le large trottoir afin d'éviter les risques. Las ! La roue arrière de mon VTT rouge presque pimpant a glissé le long dudit trottoir, et je me suis ramassée méchamment sur le bitume.

Le côté droit de mon corps presque svelte a douillé, mais j'étais quelque peu sonnée pour m'en rendre tout à fait compte. Un charmant couple s'est arrêté sur la voie bus pour m'aider. Les lunettes de travers sur le nez, me tenant la tête et sentant mon bras droit endolori, j'ai fait ma vaillante dix secondes tout au plus.

Ils m'ont aidée à me relever, m'ont proposé de mettre le vélo dans leur voiture et de me déposer quelque part, d'appeler quelqu'un (un ami ou le 50/50 ?) et j'ai même ouvert grand la bouche pour la dame à qui je disais que j'avais mal à une dent à cause du choc...

J'ai repris mes esprits grâce à ces gens sympathiques et serviables (je m'étonne trop de cela, vous croyez ?) et je suis repartie très doucement. Comme j'avais prévenu la mère de mon élève, elle m'attendait presque avec le brancard, la scie médicale et les compresses. J'ai tenté de laver la plaie, mais tout me picotait affreusement (et je ne crois pas être douillette).

Encore maintenant, je n'y parviens pas. Je sautillai sur place chez ma mère quand celle-ci voulut simplement asperger mon bobo... d'eau claire. Je pense en fait que mon bras a des micro-coupures et que la peau a "brûlé" (je pense fortement aux motards qui tombent...). Bref, je me tortille sans pouvoir faire grand-chose.

J'ai mis un pansement contenant un désinfectant pour protéger le tout, mais si vous avez des idées/suggestions, n'hésitez pas...

En bref, y a-t-il un médecin dans la salle ? ;-)

10 avril 2011

J-1

Histoire de vous tenir au courant, un petit peu...

On m'a attribué un numéro de candidat, j'ai noté mes heures et jours de passage, j'ai même pris en photo les feuilles affichées pour être bien sûre. Demain, littérature comparée. Mardi, explication de texte/grammaire. Mercredi, leçon. Il n'y a pas grand-chose à en penser, hormis que le gros morceau, le plus physique (6h de préparation, 40mn d'oral, 10 mn d'entretien) arrive en dernier. Je vais devoir me préserver, tout en donnant mon maximum sur chaque épreuve.

J'ai relu mes cours ce matin, et je vais sortir cet après-midi pour ne pas m'y perdre.

jury

L'épreuve de grammaire m'inquiète particulièrement. Et puis j'ai rêvé cette nuit que j'avais Charles d'Orléans en leçon mais que le sujet m'était totalement obscur...

Sinon, je n'ai jamais été aussi peu angoissée, nouée que maintenant face à des telles épreuves. Et puis je me dis que face à des candidates qui demandent au président de jury "euh, est-ce qu'on peut porter des jeans pour les épreuves ?", j'ai mes chances. Ceci étant, il n'y avait aucun absent à la réunion : ça donne le ton.

10 octobre 2010

Le prochain épisode

Finalement, hier, je suis rentrée plus tôt que prévu : le cours sur Rimbaud (six heures d'affilée !) n'était que remarques linéaires, toutes basées sur une interprétation relevant de la masturbatintellectuelle. Néologisme compréhensible, je crois, mais je développe quand même.

rimbaud_par_ernestpignonernest_1

En effet, le professeur voit du s*xe (évitons les moteurs de recherche glauques ici) partout chez Rimbaud, même dans les recoins les plus cachés. Nous étions, je crois, tous fort sceptiques à force d'entendre parler d'onanisme dès l'âge de sept ans, de rêve de perte de virginité chez les jeunes filles, de sod*mie et j'en passe.
Nous savons effectivement que Rimbaud semblait avoir peu de complexe vis-à-vis du s*xe, mais de là à lire toute son oeuvre en fonction de ce paramètre, je ne suis pas d'accord.
J'ai donc quitté le cours vers 16h30. Il paraît qu'ensuite, les propos du prof sont passés du s*xe à Dieu, pour parler d'Une Saison en enfer. Pendant ce temps-là, je filais sur mon scooter, en me disant que j'adoptais une attitude quasi rimbaldienne en m'échappant ainsi d'un cours d'agrégation...

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6 octobre 2010

Give me the music

Musique

En ce moment, mes petites bulles d'air sont musicales. En revanche, une fois que je serai sur mon scooter (rhaaaaaaaaa, je l'aurai demain !), niet.
Alors là, j'oscille entre Coldplay (sans originalité peut-être), Antony & the Johnsons (une voix transcendentale), La Callas (tout, mais surtout les opéras italiens) et Zazie (un album qui commence à dater, car j'accroche peu avec les derniers). J'ai tenté Billy Joel, en vain. Il y a eu aussi au début du mois Benjamin Biolay, en boucle. Parce que mon souci est là : en voiture, je varie peu et suis capable d'écouter le même album, voire le même morceau, pendant des semaines. Je ne sais si cela tient de la douce folie.
J'ai des envies de musique, auxquelles j'obéis. Alors aujourd'hui en cours, j'ai un petit peu dérivé en évoquant le fameux RN&B actuel, de la soupe, et j'ai dit aux secondes d'aller écouter sur le net de la soul, du funk, des standards noirs américains pour qu'ils entendent de la musique. Je suis peut-être passée pour une vieille schnock, mais tant pis !

Heureusement que je me donne ces récréations, car je m'éclate fort peu avec les secondes, que j'ai l'impression de voir tout le temps...

8 mai 2010

3, 2, 1

"Le défi de cette semaine avait un thème court : trois. Voici ma production, au titre résolument scientifique : "3 – 1 = 2 = 1 + 1 = 1"

La chambre se situait au rez-de-chaussée. Je savais qu’il était là, car j’avais vu, de dehors, la lampe de chevet allumée. Le réceptionniste regardait la télé en somnolant. Il n’avait pas prêté attention à mon passage, et encore moins à mon immobilité, dans le hall.

Je l’avais observé, portant un débardeur au blanc douteux, sa calvitie recouverte par une mèche grasse. L’archétype même du réceptionniste miteux.

Je m’étais assise sur un fauteuil défoncé, dont je sentais les derniers ressorts attaquer mes muscles fessiers et mon dos. Je tenais mon sac serré contre moi. Contre mon ventre. Mon ventre. Il l’avait réchauffé. Empli. Fécondé.

Et puis tout avait été vide.

Il était dans la chambre 3. Des bruits d’émissions télévisées minables parvenaient à moi. Comment était-il descendu si bas ? Lui. Lui, l’homme qui avait posé ses mains sur moi et m’avait promis une si jolie vie. Lui qui devait conquérir le monde. Avec moi. Avec nous.

Il était dans la chambre 3 et regardait sans doute la télé. Avait-il une bière à la main, aussi caricatural que le type de l’accueil ? Non, impossible.

Je me suis levée lentement, comme pour vérifier cette contre-vérité. Le sac toujours collé à mon ventre. Mes mains se crispaient sur les anses. Le réceptionniste n’a pas bougé d’un pouce, et a à peine levé les yeux sur moi.

J’avançais avec précaution dans le couloir. La moquette, bien qu’ancestrale, atténuait mes pas.

Chambre 1. Peinture écaillée sur la porte. Le pas de celle-ci est décoloré. La moquette n’est même plus visible. Un homme semble ronfler à l’intérieur. Ou alors je confonds avec quelqu’un, dans une autre pièce du couloir.

Chambre 2. Elle est entrouverte légèrement. J’aperçois une femme en nuisette, assise sur un tabouret, les yeux dans le vide, et fumant une cigarette fine et longue. Sa bouche est épaisse et très rouge.

Chambre 3. J’y suis. Je colle mon oreille contre les éclats de bois de la porte. Je colle le sac contre mon ventre, encore. C’est une jolie besace vernie, un peu fatiguée, mais qui a cet aspect patiné par le temps que beaucoup de maroquiniers tentent en vain de donner à leurs produits.

Chambre 3. Pas de bruit particulier. Je peux encore faire demi-tour. Mais je n’ai aucune hésitation. J’attends juste la bonne respiration. Le souffle juste. Celui qui est au-dedans de moi me le donne.

Chambre 3. Je fais glisser délicatement la fermeture usée de ma besace. Ma main droite y plonge en douceur. J’ai le temps. Je ne suis pas pressée. J’ai déjà beaucoup patienté. Le sac est maintenant suspendu à mon avant-bras. J’avance la main gauche et la pose sur la poignée ronde et cuivrée de la porte.

Chambre 3. Je serre cette poignée qui ne me résistera pas.

Chambre 3. Nous allons entrer tous les deux ; il me verra ; et mes ongles vernis, écarlates, luiront dans la chambre. Il ouvrira sans doute la bouche pour parler, mais je ne lui en laisserai pas le temps.

Chambre 3. Ma main droite caresse la crosse.

Chambre 3. J’ouvre la porte.

Ma besace de carmin verni tangue sur mon avant-bras.

cabas_rouge_vernis

 

26 avril 2010

Roulez jeunesse !

J'avais repéré une super paire de rollers (les noirs et dorés, dont la photo avait été mise en ligne le 18 avril) dans LE magasin spécialisé de Paris. Samedi, avec Flûtine, nous nous y rendons et, évidemment, leur site internet n'était pas à jour : le modèle repéré n'était plus disponible.
Au final, j'ai trouvé mes rollerblade sur ebay, vendus par un professionnel, neufs, de 2008. Il s'agit d'un déstockage. Voici les bêtes :

rollerblade_rando_sugar_free_malibu_2008

Ces rollerblade m'ont coûté 115€, frais d'envoi inclus alors que neufs ils valaient 190€. Ceux que j'avais repérés en boutique étaient à 160€. Et je suis allée ce matin investir dans des protections pour pouvoir les essayer vite ! Ils seront livrés chez Flûtine d'ici deux jours, et nous les réceptionnerons puisque je repars demain avec elle...

A part ça, je dois finir de raconter nos aventures normandes, mais je me dis que je ferai peut-être ça de chez elle, pendant qu'elle travaillera. Et puis sinon, j'ai encore vraisemblablement perdu environ 700gr. Une fois que je me mettrai au roller, ça va défiler encore plus vite, les kilos (?).

Allez, le devoir m'appelle : je corrige des copies, quand même. Il ne faut pas imaginer que le travail passe à la trappe, loin de là...

9 décembre 2009

Excès de Zelle

DSCF3628

Rhalalala ! Le rythme de fin d'année fait fondre mes entrées (et vos commentaires, nanmého).
Entre le conseil des STG d'hier, catastrophique (le visage de l'adjoint se décomposait progressivement), les copies, les réunions par ci par là, les DST et les surveillances qui vont de pair, la vie courante et la casquette de SOS Miaou*, j'ai du mal à tout gérer.

Enfin, non : je gère mais j'attends les vacances, je le reconnais. Pas Noyel, les repas, et tout le tralala, non. Juste les vacances.

Allez, je vais déjeuner pour compléter peut-être ensuite cette entrée...

* Oui, parce qu'il faut expliquer que Comtesse a dorénavant une nouvelle habitante sous son toit, douce et coquine (non, ce n'est pas moi). Je l'appelle Zelle. Mais avant d'en arriver là, il y a eu de multiples appels de Comtesse auprès de la spécialiste ès chats...

081220091896

Soir

31 octobre 2009

Scorpions

piccolini

Clochette a la tête couchée sur les pattes avant du gentil noiraud. La télé est évidemment éteinte. J'ai mangé des piccolini  mini farfalle pour les enfants au roquefort, agrémentés d'un demi verre de vin blanc -reste du repas de samedi dernier. Entre régression et âge adulte, quoi.
Là, je mâchonne des bonbons halloween. La cuisine est en désordre. Un peu comme mon esprit. La nuit dernière a été pénible et douloureuse. Du coup, j'ai été assez molle dans mes démarches shoppinesques avec Micahuète aujourd'hui. La preuve, nous n'avons RIEN acheté du tout, l'une comme l'autre -c'est dire.
Heureusement, nous nous sommes délectées d'un délicieux japonais (l'un de mes deux préférés) le midi.
Au retour, vers 16h, j'étais décidée à faire la sieste puisque j'avais failli m'endormir dans le train. Mais rien à faire.
Demain, je tâcherai de me noyer dans le boulot, au milieu d'une journée morne, grise, froide, triste.

***

Il y a très longtemps, quelques jours après la mort de mon père, je suis tombée sur une cassette audio qu'il utilisait pour enregistrer à la va vite, comme nous pouvions en ce temps-là, des chansons qu'il entendait à la radio. Je m'étais effondrée, en larmes, agenouillée par terre, en tombant sur celle-ci, non seulement parce qu'elle est belle, mais aussi parce que je me suis dit à ce moment-là que j'ignorais beaucoup de lui, et que je ne saurais jamais ce qu'il aimait en cette musique, lui, l'amateur des grandes orgues de Notre-Dame... Il y avait aussi Kim Wilde...
Que de silences à jamais vides...

27 octobre 2009

Trop de patients tue les patients

Comme tout bon prof qui se respecte, je suis rarement malade en période de cours. Cependant, je suis malade au moment des vacances. On met toute son énergie dans les dernières lignes droites, puis on s'effondre dès que le repos s'amorce.
J'ai un simple rhume avec de la toux. Rien de bien méchant, mais juste assez pour sentir mes sinus exister et être groggy. Etant donné que depuis mon installation ici, je n'ai jamais eu besoin d'aller chez le médecin (mon traitement de fond est toujours donné par mon ancien docteur, à 5 km de chez moi...), j'ai systématiquement évité de me choisir un nouveau généraliste.
Mais à force de quémander mes ordonnances renouvelables, je me suis dit que je devrais peut-être m'activer un peu. J'ai demandé conseil à une collègue qui habite à deux pas de chez moi. Elle m'a recommandé deux médecins.

medecin_traitant

Au réveil ce matin, je me sens prise des sinus et j'ai la tête dans un étau. Allez, cela me servira de bonne excuse pour un premier rendez-vous chez un nouveau docteur. J'appelle le cabinet médical. Je choisis mon horaire, je donne mon nom. Seul souci : on m'apprend que le Dr X ne prend pas de nouveaux patients. Ah. "Mais que faut-il faire pour devenir un nouveau patient ?" Queutchi. On me demande si je veux un rendez-vous avec quelqu'un d'autre. Je propose le deuxième nom. "Ah non, le Dr Y ne prend pas de nouveaux patients non plus !" Hélas, trois fois hélas, et je raccrochai, dépitée.

Celle-là, on ne me l'avait jamais faite, je dois bien le reconnaître. Je suppose que c'est pour des raisons de surmenage, mais aussi d'amendes éventuelles quand il y a trop de prescriptions... Je vais donc me soigner par moi-même pour cette fois. Tant que je n'ai pas la grippe A, tout va bien, n'est-ce pas ?

15 septembre 2009

J'ai la tête comme un ballon, mais j'gagne pas des millions

(Mes titres s'allongent, la faute à Papistache, d'abord.)

Ma tête est énorme, oui. Non du savoir qui en découle, soyons modeste, mais bien de la gestion pendant deux heures des groupes de TPE en première. Mon collègue d'histoire-géo -parfait, d'ailleurs- a été convoqué à la session de septembre du bac et n'a pu m'aider cet aprèm... J'ai donc géré tout ce petit monde au mieux. Je ne suis pas mécontente de moi, mais parler non stop, alimenter les "idées" de ces esprits encore verts, les aider à mettre en place l'ombre d'une ébauche d'organisation, et leur donner au pied levé des références littéraires et culturelles, ça use.

bisounours

A part ça, je suis bien embêtée : je n'ai pas encore trouvé de cas parmi les collègues, dont je pourrais dresser le portrait. A croire que je suis chez les bisounours, ou que mon sens de l'observation pâtit de ma joie intrinsèque (due, je le rappelle pour ceux du fond de la classe, à mon affectation en poste fixe).

Promis, je vais tâcher de faire attention.

Là, je dois me reposer un peu, je crois : je vois des bisounours partout, malgré les forces que j'ai récupérées ce midi, grâce à la plâtrée quenelles/frites/ratatouille.

3 septembre 2009

Y'a bon

Allez, ça faisait un bail, et puis après ma journée non stop sur l'ordi pour préparer les cours, je n'ai pas la courage de faire mieux pour l'instant...

220820091506

Le ministère de la santé et/ou la SNCF ont un problème avec l'orthographe. Trois fautes grossières dans ce type de message à caractère médical et national, cela me dérange.

290820091548

Et ça, c'est le Starbuck estival...

17 juillet 2009

Horcruxe

Harry_Potter_6

Ayè, j'ai vu le dernier Harry Potter ! Et dans des conditions étonnantes... En effet, la salle étant archi comble, il y a eu double vérification des billets afin d'éviter les mauvaises surprises et que des resquilleurs ne s'immiscent dans la salle. En attendant la double vérification, nous étions sous une verrière et tout le monde suait... Ça sentait le bouc.
D'autant plus  au moment de l'installation : une vraie ménagerie. Beurk.
Ensuite, poireautage pendant 30mn alors que le film était long (2h30), ce qui amenait à minuit la fin de cet épisode.
Le film commence, sombre, et se met en place progressivement. Pas mal de passages du livre sont changés ou détournés, soit. Des traits d'humour égayent le tout, les histoires d'amour se mettent en place, la mort rôde... Et aux deux tiers du film, vlan, gros blanc : l'écran s'éteint, la salle s'allume en partie ! Les gens s'agitent, certains en profitent pour aller faire une pause pipi/cigarette/glace/boisson, d'autres jouent à la PSP, quand deux appariteurs interviennent : dehors, c'est le déluge, il pleut trop et la salle se retrouve privée de courant.

A ce moment-là, j'ai regretté de ne pas avoir écouté la petite voix en moi qui me disait, avant de partir : "Et si tu prenais la voiture ? Il y a des risques d'orages..."

Heureusement, le film a repris au bout de quelques minutes. On se remet dans l'ambiance, on cherche les liens avec le roman, ou ce qui change. Le film s'achève. Il est presque minuit. J'ai envie de voir la suite, déjà. Puis il faut s'arnacher pour ressortir en scooter. On espère que la pluie a cessé. Que nenni.

En moins de vingt secondes, je suis trempée. Mon blouson me colle à la peau, et la menue grêle qui tombe me fouette le cou en roulant. Bilan à l'arrivée : blouson trempé, qui a déteint sur le t-shirt, qui a lui-même mis en mode essorage le soutien-gorge; jean trempé, de mi-cuisses jusqu'à la ceinture.

Ce qui m'a amusée, c'est que des jets d'arrosage automatiques étaient en marche sur le bas-côté, mais orientés vers la route (à cause du vent ?). Je riais sous le casque de ce déluge !

Une météo digne de celui-dont-on-tait-le-nom...

11 juin 2009

Le professeur imaginaire

Moli_re_malade_imaginaire

Au collège A la garderie, les élèves ne tiennent plus en place. Et les conseils, c'est seulement la semaine prochaine... La fin des cours, le 26. Vais-je tenir survivre ?
Ce matin, petite initiation au genre théâtral. Les questions fusent. Les plus belles :

* Madâââme, ça existait les avions au temps de Molière ?
* Et le Coca-Cola ?
* Et les voitures ?
* Ben oui, les voitures ça existait, espèce de teubè ! Tu crois qu'ça vient d'où les Ferrari ?
* Madame, Molière, c'est avant Jésus-Christ ?

J'en ai oublié d'autres, vous m'excuserez... Mais au bout de trois heures, j'ai la tête farcie de Ferrari à manivelle, entre autres.

Sinon, mon amie la secrétaire du principal tarde à envoyer mes demandes de remboursements kilométriques : il faut faire parvenir chaque mois un bilan de mes jours travaillés. Celui de mai n'a toujours pas été fait. Elle accusait une certaine impatience face à mes réitérations polies mais je sens que je vais devenir plus sèche, à force : le Rectorat a déjà quatre mois de retard de traitement. Ce dont se fiche la secrétaire, qui traitera ça "quand [elle aura] le temps, et puis de toute façon, ils feront un rappel d'un coup". Mais oui, et la marmotte, elle emballe le chocolat.

Ah et puis ce soir, à minuit, les résultats des mutations tomberont. J'y crois sans y croire tout en y croyant un peu mais pas trop hein. Faudrait pas espérer.

Quoique...

5 juillet 2009

Une image en cache une autre

Ce matin, j'ai fait l'expo du Grand Palais qui se termine demain (comment cela, j'attends la dernière minute ?) : "Une image peut en cacher une autre".

Max_Ernst

Max Ernst, "L'ange du foyer", 1927

Le truc, c'est que j'ai la carte Sésame, qui vaut pour un coupe-file.  Normalement, on passe à gauche de la queue, mais à dix heures, il y avait aussi de l'attente côté Sésame. Les gens s'entassent. Et s'agacent. C'est vrai que niveau communication, on a fait mieux. Car l'attente dure : j'ai poireauté environ 45mn.
Et pendant ces trois quarts d'heure, j'ai supporté les commentaires et les agressions de mes voisins de derrière, au bord de l'envie de vomir à certains moments. Florilège obligatoire.

A chaque personne qui s'avançait en longeant la queue pour aller parler à l'appariteur, une dame beuglait : "A la queueeeeeeeeeeeee ! On ne double paaaaaaaaaaaaaas ! On attend  nous aussi ! Pas de triiiiiiiiiiiiiiiiiche !" Et ses amis de renchérir en cherchant à faire de l'esprit :

_ Nan mais t'as vu celui-là ? Il double ! Quoi ? Il serait invalide ? Mouais, tu parles, il a pas l'air très invalide...

_ Ils ont un sur-Sésame ?

_ Mais que fait Mitterrand ? Et Carla ?

Délicat envers une femme obèse, en pouffant :  "Et celle-là, elle est invalide aussi ? Ah ah, au-delà de 80 kg, on est invalide !"

Un autre, reprochant à l'appariteur de ne pas bloquer tel un rugbyman les resquilleurs : "Ah ça, aux Etats-Unis, ça n'arrivera pas ! On rattrape ceux qui doublent et on les renvoie au bout de la queue. (Un temps) Faut dire que ce sont des spécialistes de la queue, là-bas".

En fait, il y avait une panne d'électricité. Il était donc impossible non seulement de voir les toiles, mais aussi de les protéger. "Ben, laissez-nous entrer gratuitement ! On a fait 120km aller-retour, je travaille demain moi, je ne peux pas revenir ! Et j'ai fait la queue", couinait encore la gueularde de service. "Moi, j'suis une râleuse ! Les gens, i's taisent. Pas moi !"

Bref, elle voulait jouer à "j'ai un truc à dire sur tout" et "que fait la police ?", donc jouer elle-même à la fliquette. Il y a quand même des gens qui ont été agressés et lui ont dit gentiment de baisser d'un ton et de ne pas s'énerver aussi facilement.

Au final, le musée a ouvert ses portes, et pour contenter les grincheux, ils ont laissé entrer plein de monde d'un coup. Pas glop : plein de bruit, d'odeurs nauséabondes, de commentaires ineptes, de gens qui poussent... Oui, je sais, ça fait grincheuse. Ben tant pis !

L'expo en elle-même est ludique mais je ne dirais pas que c'est l'expo du siècle. Il y avait de beaux Dali (certains inconnus au bataillon) et un Ernst splendide. C'est déjà ça.

Dali_paranoia

Dali, "Paranoia"

24 juin 2009

Another woman

Mais keski m'a pris aujourd'hui ? Aujourd'hui, premier jour des soldes, je le rappelle. Après les cours, retour sur la maison mais je m'arrête avant pour garer la voiture et prendre le métro direction Saint Laz'. Je m'achète un sandwich et part un peu endormie, ipod dans les oreilles.

Ma quête première était pour ma mère : lui trouver le fameux cabas Lancel dont elle me rabat rebat les oreilles -encore elles- depuis des semaines, et ultra soldé, évidemment. Printemps, Galeries, nada. Il y avait un monde fou. La crise ? Qui a parlé de crise ? Je n'ai pas vu autant de monde depuis des lustres pour les soldes. Ou alors les gens en ont marre d'entendre parler d'économie en récession, de chômage, tout ça, et tâchent d'oublier en dépensant, justement. C'est très féminin, ça. Une sorte d'achat compulsif de masse, là.

Après la recherche du sac perdu, j'ai failli rebrousser chemin et rentrer. Oui, moi, la reine du shopping, j'ai failli céder. Mais non. I'm strong.

En voulant revenir au métro, j'ai fait deux trois crochets, dont un par André. "Il faudrait être fou, il faudrait être folle, pour dépenser plus plus plus !" (éh, les djeuns, foncez voir les anciennes pub Eram)...
Et c'est là que mon billet touche au fantastique : dans la foule, la chaleur, au milieu des forcenées de la bride et du talon, j'ai essayé des chaussures... féminines. Oui, justement, des paires à talons. Et comble du comble : j'en ai acheté deux paires (à 50% et 70 %, tout cuir, of course) ! Pour celles et ceux qui me connaissent, cela relève de l'exploit. Si si. Parce que je suis initialement la reine de la basket (en plus d'être celle du shopping et des tartes -no comment-).

bottines_annabel_winship_pour_andre

C'est la paire de droite : noire et bleu foncé...

240620091340

240620091341

Après cette épopée, je suis repartie maison comme E.T.. Mais en fait, alpaguée par ce que j'avais reluqué chez Monop' hier, je me suis garée non loin et j'ai passé un certain temps là... Bilan : j'ai reposé une jolie sacoche en cuir taupe mais j'ai pris deux jolis pots très déco en noir et blanc, des serviettes éponges épaisses et douces en turquoise pour aller avec ma salle de bain, deux verres verts (mouarf), deux plateaux en mélaminé, un lot porte-mine, gomme, mines pour ma rentrée et un corsaire pyjama rigolo. Le tout pour 64€. Et je n'ai rien acheté de ce que j'avais repéré hier !

Du coup, j'ai eu chaud et me suis bu un Ricqlès (qui connaît encore cette boisson ?) en rentrant. Promis, je mets des photos de tout ça as soon as possible.

Ricqles_155k

10 juillet 2009

Décidément, tout se perd...

Brentano_s


Une autre mauvaise nouvelle pour les livres et les bilingues... Brentano's ferme ses portes. Je ne sais pourquoi, mais je trouve cela tristement emblématique de notre époque.

Il reste le très anglais Shakespeare & C°... seulement.

Edit du 11 juillet, à 9h20 : cela n'a pas grand-chose à voir, mais toujours dans ce qui m'inquiète, il y a Hadopi 2, aussi...

20 juin 2009

Buller or not buller ?

Je voulais me remettre à l'ordi plus tôt mais...

j'ai installé ma belle imprimante wifi,

HP_C6380

j'ai lancé deux lessives et un sèche-linge mais...

une bouteille neuve de lessive, armée de trois litres d'aloé vera, a décidé de s'étaler sur le sol de ma salle de bain, et...

skip_alo__vera

j'ai déjeuné entre deux nettoyages savonneux.

Alors, forcément, j'ai chaud, je suis assez agacée, et j'ai envie d'essayer l'imprimante malgré tout.

 

Sinon, je n'ai pas oublié ma promesse de photos du Louvre. Je m'y attellerai dès que possible.

17 juin 2009

A tous les vents

Il en est de l'amitié comme du vent.

La douce brise qui enveloppe.
Le cyclone qui arrache tout sur son passage.
Le zéphyr qui caresse.
Le mistral qui emmêle les cheveux et fouette le visage.
Les alizés réguliers.
La bise glaciale.
La bourrasque rapide et soudaine.
Le sirocco si chaud.

Mais le pire, tout marin le sait bien, c'est quand rien ne souffle. Quand aucun soupir ne vient flirter avec les voiles, et que le capitaine patiente, patiente, patiente. En vain.

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12 juin 2009

Obture-la donc !

En me baladant dans le Bihètechvi pour la fête des mères, au rayon photo, j'ai découvert une expo organisée par Canon. Tous les boîtiers de légende étaient là, de l'argentique des années 50 au numérique actuel.
Ma découverte a été un peu gâchée (le terme est fort ?) par deux fautes d'orthographe sur les affichettes exposées...
Rabat-joie, je l'ai signalé à un responsable du rayon, en m'excusant. Aussitôt après, dans les escalators, je me suis dit que j'avais été bien bête (de m'excuser, et non de signaler des fautes d'orthographe sur une expo itinérante).
C'est moi ou tout se perd, ma pauv' dame, mon bon monsieur ? Quand je lis des fautes grossières sur les sites du Monde ou de Libé, je me le dis...

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Et puis d'abord, je suis équipée Nikon, moua !

22 mai 2009

La vie en bleu (2)

J'ai attaqué les étapes suivantes pour la table et les chaises : une deuxième couche de teinte, puis de la cire. Il ne me restera qu'à lustrer demain.

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2ème couche

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Etalage de la cire

Le résultat n'est pas parfait mais me fait bien plaisir.

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Et puis j'ai arrosé mes plantes, mis en route dans de petits pots du persil et de la ciboulette pour cet été.

C'est fou comme de menus travaux manuels permettent de vider la tête en manque d'amour...

9 mai 2009

L'au-delà de la toile

Consigne 59 : écrire un texte à partir d'une toile de Hopper, "Les oiseaux de nuit".

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Phil s’affairait alors que nous n’étions que trois oiseaux de nuit, en plein cœur de cette nuit estivale, à humecter nos lèvres sur les tasses ou à faire semblant. Les cafés refroidissaient souvent trop, mais Phil en resservait toujours du chaud de bon cœur.

Je finissais ma cigarette alors que John et lui parlaient base-ball. Imaginant la tête que j’avais à cette heure tardive, j’ai envisagé de me repoudrer le nez. Tout était lent. Je manquais d’énergie pour aller jusqu’à la porte des toilettes, sur ma gauche. Je savais aussi qu’elle menait aux cuisines, et à l’idée de nager dans des relents de friture, mon cœur se soulevait déjà.

John avait maintenant les yeux dans le vide. Je savais que l’on ne rentrerait pas de sitôt pour autant. Mollement, je me dirigeai vers la porte de toilettes. J’entendis John parler au troisième client, un type que l’on connaissait de vue et qui lisait son journal en mangeant une part de cheesecake.

Etonnamment, je ne plongeai pas dans des odeurs de graillon ou de cuisine : cela sentait presque le propre. Un parfum citronné émergea puis disparut aussi vite qu’il était apparu subrepticement. La porte des toilettes était à gauche. Au fond, celle des cuisines. A droite, une autre porte sur laquelle était inscrit « Staff only » et à laquelle je n’avais jamais porté vraiment attention. Mais là, elle était légèrement entrouverte. J’entendis quelques bruits lointains. Sans savoir pourquoi, prise d’une certaine curiosité, je m’approchai de la porte et penchai la tête.

Il s’agissait des vestiaires pour les employés. La pièce était sombre, à peine éclairée. Mes yeux se sont habitués pourtant assez rapidement. Une employée, celle à qui je devais sans doute la délicate odeur citronnée, me faisait dos. J’aurais dû m’éloigner discrètement, car je devinai qu’elle allait se changer. Mais non. Je restai là, immobile, incapable de bouger.

Elle portait une robe légère surmontée d’une grande blouse blanche aux rayures roses. Au mouvement de ses bras, je devinai qu’elle déboutonnait celle-ci. Sans comprendre, je me mis à frissonner dans ce couloir étouffant. Je suspendis mon souffle. J’aurais presque pu entendre le bruit des boutons pression se décapsulant tour à tour, lentement. On sentait la fatigue de cette femme. Elle soupira en ôtant sa blouse. La robe qu’elle portait était de couleur crème, aussi discrète que la mienne était voyante. Pourtant, je crus deviner ses dessous…

Il fallait que je quitte cet endroit, il était encore temps. Mais non. Aucun mouvement n’était possible. Si je bougeais maintenant, la jeune femme serait surprise et je ne saurais me justifier. Je sentis mon pouls s’accélérer d’un battement d’aile imperceptible. Sa main droite alla masser sa nuque, doucement. J’étais suspendue à cette longue main fine…

Elle s’assit sur le petit banc derrière elle, toujours sans tourner la tête. Elle se pencha. Retira ses chaussures. Et elle massa alors ses pieds délicatement. Je la vis relever ses jambes l’une après l’autre, les appuyer contre les casiers des vestiaires, et ôter ses bas. J’étais suspendue à ces jambes tendues comme un fil…

Les bas pendaient sur le banc, pauvres voiles de tissu morts de n’être plus accrochés à ses cuisses. Elle était toujours assise et ne bougeait maintenant plus. Sa tête était penchée en avant. Elle refit les mêmes gestes que pour ôter sa blouse, mais cette fois-ci avec la robe crème. Le bruit que fit la robe en tombant était splendide. A peine un froissement d’ailes. J’étais suspendue au papillon…

Pourquoi ne bougeai-je toujours pas ? Que m’arrivait-il ? J’étais hypnotisée par les gestes simples de cette femme sans visage. Elle était en dessous et j’eus soudain très chaud. Elle se leva, ouvrit un plus la porte de son casier, et en sortit une robe… rouge. Elle l’enfila presque trop rapidement. J’étais suspendue aux courbes du dos, à la cambrure délicieuse, aux fesses insolentes…

Elle tordit ses bras pour faire remonter la fermeture éclair dans le dos, et noua la ceinture qui fit ressortir sa taille. Je la vis ranger ses affaires, replier les bas, glisser la robe crème et la blouse dans un sac. J’aurais eu largement le temps de m’éclipser. Mais non. J’étais suspendue à la paire de chaussures rouges qu’elle allait enfiler…

Elle glissa ses pieds fins dans les escarpins carmin, ferma la porte de son casier, et fit ce geste renversant d’enfin libérer ses cheveux qui étaient jusque-là attachés. Elle passa ses doigts dans sa chevelure en agitant la tête sur les côtés, comme pour les gonfler. J’étais suspendue à la toison épaisse…

Elle se retourna. Et me vit. Elle ouvrit simplement la bouche en signe de surprise. Se reprit aussitôt. Dignement, elle prit son sac, marcha jusqu’à moi avec ce que je pris dans la pénombre pour un sourire. Je ne savais plus quoi faire. J’étais suspendue à ses lèvres, à ses hanches, au bruit léger de ses talons…

Elle ouvrit la porte en grand. Nous étions face à face. Mon cœur battait la chamade, mon corps battait le rappel.

 

A mon retour dans la salle, John me dit assez satisfait que j’avais repris des couleurs. J’allumai une cigarette en tremblant. Et en souriant.

Mes mains sentaient le citron.

27 mai 2009

L'allemand ne dévie pas

Ayè, mes histoires d'abattant wc prennent fin ! Je n'en pouvais plus d'avoir mon séant dans le vide, jonglant de gauche à droite, à cause d'un pas de vis défectueux.
Là, j'ai investi dans du lourd, du solide, du résistant aux vis teigneuses : Wenko, une marque allemande qui a une certaine assise (mouarf !). Je suis tout émerveillée d'admirer mon joli abattant qui ne bouge pas d'un poil -argh c'est maladroit- d'un chouya.
Et en plus, il est beau :

abattant_patchwork

Je ne pousserai pas la vis le vice jusqu'à vous le prendre en photo ouvert.
Quoique, en y pensant bien...

18 avril 2009

NY 6

Je voulais vous mettre une vidéo en ligne il y a deux jours mais elle est trop lourde. Zut et flute !
Bon, mon journal quotidien va être relativement court puisque mon programme a été changé contre ma volonté : j'ai loupé l'heure ce matin, et suis partie aussi rapidement que possible pour le bout de la ligne de métro W. Je voulais voir Ellis Island et la Statue de la Liberté. Arrivée sur place, je vois au loin une queue faramineuse. Je m'y mets et des gens devant annoncent deux heures d'attente... Je joue le jeu pendant environ vingt minutes. Une responsable du site vient jusqu'à nosu pour demander si nosu avons déjà des tickets. Ce n'est pas mon cas : je dois aller au Castle acheter mon billet. Une famille américaine qui était devant moi propose de me garder la place en attendant. Sympa.
Je contourne donc le Castle et... n'en vois pas la fin. En gros, il y avait plus d'une heure de queue pour acheter le billet, et ensuite au moins deux heures pour prendre le ferry.
J'ai manqué de courage. J'ai opté pour une autre solution : à la sortie du métro, il y a le Staten Island Ferry gratuit, qui passe devant la Statue toutes les trente minutes. Comme il faisait beau (d'où la foule), la traversée dans les deux sens a été douce. J'ai fait de chouettes photos avec le télé-objectif. La Statue n'est pas très haute, en fait : 45 mètres. Je verrai la semaine prochaine si j'ai le courage d'y retourner par temps pluvieux...

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Ensuite, je suis allée voir les écureuils dans le Battery Park, j'ai mangé un bretzel sucré et une boule de glace citron (allez savoir pourquoi, je n'ai pas faim, ici). J'ai vu aussi le globe qui trônait entre les Twins towers, éventré et cabossé, mais encore reconnaissable.

J'ai repris le métro, dans lequel je me suis endormie... Je voulais voir le Disney Store de la 5th avenue et m'acheter une paire de bottes en plastique basses sur la 49th, mais le sommeil m'en a empêchée. Je suis rentrée vers 15h, à la grande surprise de Kim. J'ai voulu faire une sieste mais j'ai pu causer un peu sur MSN (dur de se croiser à cause du décalage horaire), j'ai tapé sur Word mon texte pour le défi du samedi, et me voilà !

Nous allons dîner ce soir dans un restaurant méditerranéen non loin de l'eau, pour rentrer pas trop tard : grande excursion demain d'environ 8km...

Il me reste encore le photos à traiter... Apiouh !

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