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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
27 juillet 2008

Divers et pas varié

hokuzai_Fuji

Cet après-midi, la Fée m'offre une longue séance de papouillages pour que l'on se détende. La dite séance était prévue de longue date (à l'époque où mon dos me faisait souffrir -qui a dit "somatisme" ?), mais elle arrive à point nommé : j'ai vraiment du mal à lâcher prise et la période de transition vers ma nouvelle vie n'est pas toujours évidente à gérer...

Sinon, j'ai vu Sandy hier et découvert son joli ventre rond : elle attend une fille pour octobre. Nous n'avions pas réussi à nous voir depuis des lustres. Du grand n'importe quoi.

Mardi, il y aura l'état des lieux dans l'appartement vide. Demain, je dois y faire du ménage et récupérer encore deux trois choses.

J'espère pouvoir faire cette semaine l'expo consacrée à Hokusai. Et puis une journée à la mer, pourquoi pas ?

Allez, je retourne m'occuper de Clochette l'intrépide, et vous laisse dans le calme estival pour aujourd'hui.

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5 septembre 2008

Nouveau vroum

Y'a pas à dire, les concessionnaires font les choses bien. C'est vrai que les temps sont durs pour eux, mais je ne crois pas avoir eu droit à un traitement de faveur.
J'ai eu un café, beaucoup de formules de politesse et un bouquet de fleurs (si, si !).
Ma petite voiture m'a été présentée sous un beau drap épais, comme s'il s'agissait d'une Ferrari... Il y avait même un panneau devant avec mon nom, tout ça. Une véritable exposition, quoi. Les voitures sont-elles les oeuvres d'art du capitalisme ?
La présentation du véhicule a été complète, et le gentil monsieur m'a même tout programmé selon mes désirs (radios, options, etc). Il m'a sorti la voiture du sous-sol, chose à laquelle je n'avais pas eu droit ailleurs.
Mais tout cela était peut-être fait uniquement pour me faire patienter : le chèque de reprise de l'ancien véhicule qu'ils devaient honorer ne sera envoyé que sous huit jours... Moi qui pensais le déposer illico, c'est râté.
Bon, sinon, la voiture est chouette.

Ferrari_599_GTB

A part ça, je me sens fort fatiguée.

14 août 2008

Tri sélectif

Alors, tout pêle-mêle :

Je vais aller chercher aujourd'hui mes billets pour Mickey ! Je n'ai jamais fait le parc Disney.

Mickey_Mouse_Posters

J'ai fait des dépenses plus ou moins nécessaires ces derniers jours : deux jeans (les miens craquent à force d'usure), un appareil photo numérique de poche (parce que le boitier Nikon dans le sac, ça le fait moyen...), des t-shirts, un rouleau à tarte en silicone orange, des plantes pour mes jardinières...

FUJI_Finepix_Z20fd_Vert_Cactus_

Les tarifs EDF et GDF augmentent. Ben ça m'inquiète, toutes ces dépenses, alors que les salaires n'augmentent pas.

Je gère mes ex comme je peux en ce moment. Voui, j'ai mis un pluriel. Certes, il y a S. qui vit une période difficile, mais il y a aussi le retour de A., le seul copain que j'aie jamais eu, il y a quinze ans... C'était trèèèèèèèèèèès compliqué avec lui. Il m'a retrouvée via internet, et veut me "dire des choses importantes". Cela fait plusieurs mois que je repousse, mais la curiosité l'emporte. Je crois que cela va m'amuser quelque peu... Pour info, A. se prenait pour un viking et un être supérieur... (Ne me jetez pas la pierre, j'étais avec lui à une époque pas vraiment "marrante" pour moi et je n'ai rien vu -dans un premier temps)

vikings3

Je compte encore les jours avant de retrouver la Fée. Son ex à elle, c'est tout un poème aussi...

J'ai amélioré encore la déco de mes WC. Je me demande même si je ne vais pas les prendre en photo, tiens.

2 août 2008

Choc estival

On se promène nonchalamment dans la rue, en respirant l'air tiède de la saison, écoutant les petits oiseaux chanter,quand soudain, au détour d'une rue, c'est le choc.

Incrédule, je me suis avancée pour vérifier, en me disant que mes yeux de trentenaire me jouaient des tours.

Mais non.

Francis Lalanne va bien interprétrer Lorenzaccio à la rentrée. Et le comble du kitsch, c'est l'affiche... Comment des conseillers en communication et des responsables de théâtre peuvent accepter ça ?

lalanne_musset

31 juillet 2008

Pifou

pas_glop

Ben voilà : j'ai beau être chez moi et ne pas partir en vacances, je poste peu sur le blog. Pour plein de raisons sans doute, allez savoir.

Je me retrouve pour la première fois vraiment seule et presque inactive dans l'appartement (les 5 jours après l'emménagement comptent pour du beurre : je n'ai pas arrêté de ranger). Avec trois chats. Puis deux à compter de dimanche soir : S. reviendra d'Espagne et récupèrera la Siamoise...

Ah, et puis j'ai des idées contradictoires : impression d'écrire mal et sans style sur le blog (quand je vois Aleks, Polysémie, 22, etc ça me calme), mais j'ai retrouvé un début de "roman" pour lequel je m'étonne de découvrir ce que j'y avais écrit. Comme si je lisais une autre.

Dans le même genre, j'ai de la culpabilité face à ma séparation et je me dis aussi que j'ai fait le bon choix.

J'ai des envies de dépenses mais pas vraiment de sous.

Et pour finir, je me sens vaguement en vacances, mais je rêve déjà de rentrée...

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29 novembre 2013

Wish list

Petit papa Noyel,

Ze voudrais bien pour dans pas longtemps :

  • un peu de repos
  • de zentils zélèves qui apprennent ce que je leur apprends et ouvrent de grands zieux zémerveillés en m'entendant déclamer des vers, par exemple
  • des sujets d'agrégation pas zinaccessibles, juste assez pour me contenter
  • moins de tensions dans la salle des profs, enfin, si l'on peut le dire ainsi, car je m'y sens bien, là-bas
  • du temps avec Cally, vraiment
  • pis quelques cadeaux passekeu j'ai le droit de rêver : les derniers albums de Jaroussky (offerts par Cally pour nos onze mois !) et Paul Mc Cartney, un câble ipad/VGA pour saouler les élèves en cours en m'excitant comme une folle avec mes images, la saison 4 des Mad men, des vêtements à ma taille (je commence à me voir telle que je suis, il serait temps), une paire de baskets (ça fait longtemppppppppppps que je n'en ai pas acheté !), le dernier professeur Layton sur Nintendo DS, une chaîne de fond de tarte, un casque Marshall, une  nouvelle télé pour que je voie enfin l'écran.
  • et des repas avec les amis, puis j'oubliais presque : un bel appartement tout près de Paris, passekeu ça me manque vraiment, et que la voiture me fatigue.

Nan, nan, je ne t'en demande pas tant que ça, petit papa Noyel !

Suffit de t'y mettre, quoi ! Bouge ta hotte ! Agite ta barbe ! Ch'te promets, j'ai été sage.

21 novembre 2013

Au hasard de mes épuisements

Je sais bien que vous passez par là de temps à autre, mais je n'ai ni le temps ni l'énergie de me consacrer comme je le souhaiterais au blog. Je ne sais si cela est bon signe, car je ne travaille pourtant pas assez l'agreg, par exemple. Mais à 21h, chaque soir, je m'effondre comme si j'avais tenu plusieurs nuits blanches d'affilée, et je n'ai le temps de rien...

Alors vous pouvez toquer à la porte, cela me fera plaisir et me raccordera à un autre monde que celui dans lequel je ne cesse de courir. En attendant que je revienne parfois, telle un chien errant...

 

26 juillet 2009

Débranche tout !

Ayant passé une bonne partie de la journée à trier, ranger, classer tout ce qui est possible dans l'appartement (avec l'aide de ma mère, sinon j'aurais manqué de courage sur la fin), je vais pouvoir consacrer mon lundi à repasser et faire ma valise pour partir à la mer mardi matin. Micahuète, affolée à l'idée que je puisse dire à la pré-rentrée "Ah ben non, je ne suis pas partie en vacances", me sauve en m'ouvrant sa porte, dans le sud-ouest...
Absente durant deux semaines -je reviendrai le 11 août-, j'espère décrocher du net et l'oublier pendant ses jours de vent et de sable...

BA_1__1

D'autant que j'ai fait une overdose d'ordimini hier : suite à une mauvaise manipulation de ma part, j'ai effacé tout mon dossier d'images. J'ai bêtement crû qu'il s'agissait de copies, allez savoir pourquoi. Passé le moment de colère contre moi-même et d'intense désespoir (la corbeille ne pouvait contenir autant de fichiers, ils ont donc tous été supprimés totalement d'entrée de jeu), j'ai téléchargé un logiciel de récupération super efficace. A tel point, qu'il récupère aussi le moindre bouton, la moindre bannière contenue dans un mail (imaginez sur des emails commerciaux du type Redoute...). Bilan : 23.000 fichiers à trier, reclasser et renommer. Car les images existaient à nouveau, mais n'étaient plus dans leurs jolis dossiers. De 9h à 21h, j'ai entièrement refait ma boîte à images sur l'ordi. Et je suis passée par des souvenirs plus ou moins agréables, d'ailleurs...
Le comble, c'est que j'ai un disque dur, mais je n'avais pas fait de sauvegarde récente. Hum.

En plus, à mon retour, je bosserai pas mal sur l'ordimini pour préparer mes coloriages et mes gommettes, afin d'être opérationnelle pour la rentrée.

Je verrai si malgré tout j'essaye de vous préparer à l'avance des entrées... Je ne promets rien, d'autant que vous survivrez très bien sans cela, je pense. ;-)

17 juillet 2009

Viens, je t'emmène au vent...

Entre deux rafales, je suis retournée du côté d'Auber pour fureter dans les soldes mais aussi et surtout pour me faire retirer un antivol oublié -qui sonnait en entrant dans le magasin, chose dont je me suis aperçue tout à l'heure, mais pas en en sortant.
Je suis ravie car :

  • j'ai résisté à l'appel des baskets alors que la paire que je portais aujourd'hui me lache. Il y avait pourtant une paire de puma sympa à 32 € (notez que je n'écris plus euro(s) : je suis passée au symbole pour éviter toute incommodité linguistique).
  • j'ai trouvé une chouette trousse rouge intense de la marque Eastpak, qui est passée à 9 € en caisse alors qu'elle était affichée à 16 et pas du tout placée dans les bacs de produits soldés. Cela suffit à me rendre contente (d'autant qu'elle trônera devant moi toute l'année scolaire !).
  • j'ai aussi résisté à un maillot de bain une pièce Athena, noir, chic mais à peine bradé (35 € au lieu de 45).
  • j'ai pris quelques photos dans Paris (que je chargerai sans doute demain sur l'album photo hébergé ici).
  • et puis j'ai écouté mon ipod rouge tout en marchant et en pensant à NY...

Alors la journée n'a pas été surchargée mais plutôt tranquille. Là, petite douche pour me remettre de la lourdeur habituelle subie dans les boutiques et dans le train.

Ma vie est fascinante, vraiment. Lion

22 juin 2009

Profixe

Le 22 juin 2009 ne sera pas le jour historique où le pléniprésident a fait joujou devant le Congrès.
Le 22 juin 2009, c'est la date à laquelle j'aurais eu ma mutation, après une immense frayeur devant un mail daté d'hier qui me disait que je restais TZR. Mais non : le SIAM en a décidé autrement aujourd'hui.

JE VAIS TRAVAILLER EN LYCEE JUSTE A COTE DE CHEZ MOI !!!!!

Grad jump aroundRaise The Roof 1RollNa-na-na-naGrad throw capBounceGrad jump around

22 mai 2009

Avaler la route

Tu le dois j'aurais dû
M'engouffrer dans le soleil
Descendre pour mieux remonter
J'aurais dû impossible
Découvrir les vallées
Riantes et apaisées
L'embouchure de l'amitié
La musique m'aurait portée
Le sourire aux lèvres
Vers de nouveaux visages
Vers de nouveaux rivages
Partir je range la voiture
Le silence aurait primé
Peut-être
Gêne complice
Complices gênées
Partie remise
Les dés étaient pipés
Je regrette le soleil
D'un sourire
Caché  encore
Un peu


Voiture

 

11 février 2009

Régression

vatican_condoms3


Qu'un pays aussi raffiné que l'Italie puisse tomber dans ce type de revendications et de honteuses réflexions, et qu'un chef d'Etat tienne de tels propos, me paraît totalement aberrant à notre époque.
Tout cela est à lire ici.
Parfois, je me dis que la religion, dans ses excès, ressemble à une immense secte. Et cela fait peur.

3 décembre 2008

Tambours

sapin

Je devais voir Sandy cet après-midi mais un mal de tête + la pluie + le froid + le boulot ont raison de moi...
J'ai dormi assez tard (8h30, c'est beaucoup pour moi) pourtant hier soir Pumpkin, sa moitié et moi-même avons été sages (même si l'on a bien ri) : j'étais à la maison à 23h. Congelée car rentrée en scooter, mais rentrée.
J'ai fini un paquet de copies (il m'en reste quatre); je dois faire un corrigé de commentaire (que je retarde depuis des jours par peur d'en faire un mauvais); je dois remplir les bulletins de S; faire mon planning et recopier mes listes d'élèves sur un nouveau carnet de bord car le mien est fini.

Pourtant, j'ai envie de me reposer. M'arrêter un peu. Respirer.

Demain, après les cours, j'irai voir pour m'acheter un sapin. Il sera sur mon balcon. Ce sera ma petite bouffée d'oxygène.

Et puis dimanche matin, je vais au cirque !

11 septembre 2008

Ce que l'on n'entend pas...

Des profs titulaires sont dans les situations suivantes (je n'invente pas, je ne fais qu'écouter mes amis collègues) :

  • une prof d'espagnol fait sa dernière année de carrière au CDI : pas d'heures pour elle dans son collège...
  • une TZR d'EPS est sans poste : elle vient tous les jours dans son établissement de rattachement et trace les lignes des couloirs d'athlé, nettoie le matériel...
  • des enseignants en poste fixe se retrouvent sur deux ou trois établissements à la fois, sans que les chefs des dits établissements parviennent à se mettre d'accord sur leur emploi du temps...
  • d'autres encore sont recrutés au CDI, à la distribution des livres, à la surveillance... Ou alors restent chez eux, en n'osant pas faire grand-chose puisqu'ils sont d'astreinte, et attendent sur le pied de guerre...

Et quand nous aurons chacun un poste, il sera certainement de courte durée et bien pourri. Darcos et son "La rentrée s'est très bien passée" me donnent des nausées.

darcos_samedi

7 juillet 2014

Qui donne des points ?

Ne croyez pas que je flemmarde tranquillement, car nous sommes en fin d'année scolaire. Une fois les copies ingurgitées, j'ai découvert la réunion d'harmonisation ou "pêche aux points", concernant tous les professeurs d'un même jury, toutes matières confondues.

Je craignais un bac bradé, mais dans cette commission, les délibérations m'ont semblé justes. Pas de quoi s'indigner ou se révolter. Les dossiers scolaires s'avèrent être fort utiles pour trancher sur les cas tangeants. Mais faire passer 242 dossiers de candidats d'affilée, cela abrutit quelque peu, je vous l'assure.

En littérature, nous sommes trois enseignantes, et nous nous sommes mises d'accord très rapidement pour le rattrapage. J'en suis deux après-midi, aujourd'hui et demain. Ce sera mon baptême du feu. J'ai préparé de jolis petits papiers dans deux enveloppes pour laisser (un peu) le hasard faire.

Je sens que je vais être plutôt bienveillante, comme on nous le demande, si je vois de la bonne volonté et du travail. D'autant plus que j'ai vu mes élèves de TL vendredi, ceux qui vont justement au rattrapage, et que l'inquiétude dans leurs yeux m'a rattrapée...

Allez, je vous laisse, je dois me préparer pour ces ultimes épreuves.

rattrapage bac

 

NB : j'ai aussi géré la répartition des classes pour l'an prochain, ainsi que la poursuite de notre installation dans l'appartement. Il faudra que je développe certains exploits...

23 décembre 2013

Charlottez-moi

Au menu de Noyel, pour deux personnes qui s'aiment :

Foie gras au cognac Xo, accompagné de son pain d'épices aux cerises noires et piment d'espelette

Poularde fermière aux fruits confits, accompagnée de riz sauvage, riz blanc et poêlée de champignons variés

Roquefort de petit producteur ou camembert au calvados, pain aux noix

Charlotte aux litchis frais de la Réunion et framboises, coulis framboises/mûres, groseilles en décoration (mon ambition est là)

Le tout servi au champagne ou avec un verre-de-vin-qui-va-bien.

Nous ne sommes pas Robuchon ou Conticini, mais je crois que notre menu se défend assez bien. Et je précise que tout est fait maison.

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19 avril 2013

L'enfant des bois et l'ovni d'Israël

Pour nos trois mois, outre des gâteaux divins, j'ai eu droit à un album qui me faisait méchamment de l'oeil : celui de Woodkid. Entendu sous forme de single d'abord sur le net, le phénomène s'est répandu partout, dans les magazines, les boutiques culturelles, les critiques.
D'abord séduite par l'ambiance, j'ai depuis mieux écouté. Malheureusement, un papier m'a orientée dans mes goûts : on parle beaucoup de "fake" concernant Woodkid, comme le Canada Dry. Woodkid semble être génial, ça a l'air novateur et décoiffant, ça dépasse X ou Y, et finalement, ça fait pschitt.

Woodkid-The-Golden-Age

Disons que la vérité oscille entre génial et banal : à force de l'entendre, j'ai l'impression d'avoir un mélange entre Antony & the Johnson d'un côté, et Muse de l'autre. Ambiance à la fois sombre et éclairée, morceaux intimistes et symphoniques, mix de mélodies simples ou orchestrales. Sauf que la voix, justement proche d'Antony, reste parfois sans saveur : il y a une sorte de monotonie qui ne rappelle pas les fragilités délicieuses du modèle premier.

Pourtant, certains morceaux, ou plutôt certains passages de quelques titres me serrent la gorge, comme cela peut arriver.

Bien moins qu'avec Asaf Avidan, autre ovni musical de ces dernières semaines. Inutile de dire que je m'abstiens certains jours de l'écouter, car il me bouleverse trop. Et, par chance, j'irai voir Avidan en fin d'année.

En attendant, ce soir, concert offert par ma banque : j'ai gagné deux places pour le zénith de Damien Saez, excusez du peu. Voir une sorte de Baudelaire musical déjanté du XXIème siècle, j'ai hâte ! Même si je n'aurais pas acheté les places moi-même, je suis très curieuse de voir Saez sur scène. En gros, soit je déprime après le concert, soit je l'encense. Ou alors il y aura une troisième voie...

Allez, au moment où la note est publiée, j'attends l'arrivée du chanteur sur scène...

5 mars 2013

Mon futur tatouage : "Agreg forever"

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Voilà, c'est décidé : je rempile pour la dernière fois . La session 2014 me tend les bras.

J'ai un peu moins de onze mois avant l'écrit pour me préparer. Premier planning de lecture établi jusqu'à juin. Le marathon commence...

Je vais tenter de retrouver cette fraîcheur, cette envie de me décapsuler le cerveau, comme j'avais à la session 2011. Ce ne sera pas évident car entre temps il y a eu l'échec à l'oral, et l'année bulldozer avec Asa...

Mais là, ce matin, j'ai travaillé sur le net pour récupérer les premiers documents de travail et de recherches sur le programme. Et demain, j'irai acheter les livres en compagnie de Cally. J'ai voulu prendre la décision en parlant avec elle hier et en lui exposant tout ce que cela entrainerait de reprendre du collier. C'est important d'aller avec elle acheter les livres, symboliquement.

Première lecture en vue : Madame de Sévigné. La Hollande y sera donc associée...

22 janvier 2013

www.jemelaraconte.com

Selon les dires de mon inspectrice (mais je n'ai pas pris de notes ni tout retenu), je suis "main de fer dans gant de velours"; parfaite sur le plan de la pédagogie pure (j'ignore totalement ce que c'est); souriante et à l'écoute; dans l'accompagnement des élèves; je dois continuer à faire ce que je fais; et je vais devenir conseillère pédagogique...

Bref, n'en jetez plus, sinon je finirais par prendre la grosse tête !

super prof

J'avais besoin d'être enfin reconnue dans ce que je fais au feeling depuis dix ans, en ayant appris sur le tas. Et tout cela me conforte dans ce que je pense : il n'y a que dans  ce métier que je me sente vraiment à ma place.

Je déboucherai une bonne bouteille samedi, du coup.

7 janvier 2013

These moments...

La vie est étrange : en cinq jours, j'ai pris énormément de recul par rapport à la situation, et surtout pris conscience du joug mental dans lequel je m'étais enfermée.

Je me suis rendu compte que je pouvais plaire telle que je suis, sans condition, et cela m'a grandement perturbée. C'est très agréable, aussi.

A suivre...

 

Jeudi 23 (10)_1

24 septembre 2012

Potirons & C°

potiron

Après deux jours de cuisine et de repas amicaux, je me dois de travailler. Mais commençons d'abord par le menu : dégustation de fromages avec chutneys et tapenade; lasagnes de potiron/potimarron, avec ou sans fromage frais et des herbes. Le tout, accompagné d'une salade de mâche et sa vinaigrette aux graines de tournesol et vinaigre de Modène. Pour finir, cheesecake citronné maison, sur fond de speculoos émiettés, servi avec un café. Les repas ont été arrosés de Cabernet-Saubignon, de Chassagne-Montrachet, de Sauternes, ou de Bordeaux blanc selon l'humeur et les envies.

Evidemment, la compagnie était de bon goût, tant samedi que dimanche. Malheureusement, Peaceandream et Micahuète n'ont pu venir. Il faudra donc que je cuisine à nouveau, ohlala. ;-)

Sachant que samedi matin, nous avions la première réunion parents-PP de seconde au lycée, l'activité cuisine a primé. Je n'ai rien vu passer. La preuve en est que je n'ai aucune photo des repas !

Aujourd'hui, c'est donc la punition : remplir pronote alors que pas grand-chose n'est au point sur le logiciel (mes classes n'apparaissent pas pour le relevé de notes; les emplois du temps sont erronés et les semaines paires et impaires inversées); achever le travail de PP suite à la réunion de samedi; corriger des copies (trois paquets m'attendent déjà, joie !); préparer mes cours pour la semaine (oui, j'agis au coup par coup depuis la rentrée, je ne parviens pas à faire mieux pour l'instant).

Mais la présence de Flûtine allège tout cela de façon magique. Papistache avait peut-être raison en écrivant que j'évoluais dans le Pays Merveilleux de Virgibri.

 

Edit : aujourd'hui, mon noirot a douze ans, et cela m'émeut sans doute car j'ai cru qu'il allait mourir cette année.

IMG_1529

4 juin 2012

Immobilier & C°

Ma mère m'ayant délicatement réveillée aux aurores par un sms anodin, mes yeux ont beau rester quelque peu obturés, j'ai décidé de vous parler enfin de mes zaventures zimmobilières.

Vous vous souvenez peut-être que j'étais en attente de la visite d'un appartement fabuleux sur le papier. C'était fin avril : j'avais repéré une annonce sur un site de particuliers, au prix étrangement alléchant. J'appelle le propriétaire illico, qui répond gracieusement à mes questions et sent bien que je guette le piège : c'est un T4 transformé en T3 en bord de Seine, avec balcon, buanderie, rangements, traversant, au premier étage, etc. L'explication du prix (presque 40.000€ en dessous du marché) est la suivante : les propriétaires ont tenté de vendre leur bien au prix du marché fin 2011, en vain. Là, ils sont pris à la gorge et ont besoin de vendre vite : le seul moyen de se démarquer est de baisser le prix. Soit.

Je demande donc à le visiter. Et là, première complication : le couple vit en province, à environ deux heures de Paris, il y a des locataires dans l'appart, et la femme est en déplacement à l'étranger. Elle doit revenir le 6 mai. Puis-je patienter ? Soit.

Les jours passent, je me fais forcément des films en imaginant que c'est peut-être une magnifique opportunité, blablabla, et je reste calme aussi, car tant que je n'ai pas vu le bien, rien n'est imaginable.

Le 6 mai et les jours suivants, je n'ai aucune nouvelle. Je refais un mail à l'époux, pas de réponse. Ma mère propose d'appeler pour avoir des informations. Le mari, à nouveau très poli et délicat, s'excuse et dit avoir bien reçu mes messages mais sa femme a été retenue plus longtemps que prévu au Cameroun. Monsieur ne s'occupe pas de tout cela car le bien semble être à sa femme, et les occupants (sans bail... détail important pour la suite) sont ses "amis". Elle doit revenir le 20 mai, c'est sûr. Admettons.

franc-cfa

Le 21, je reçois un appel de la propriétaire. Nous nous mettons d'accord pour une visite le 22, après mes cours. Elle doit me confirmer le rdv en m'appelant vers 14h le jour même. Ce jour-là, nous avions une plénière au lycée. J'ai guetté l'appel pendant deux heures trente : rien. Je commençais à fulminer de tant d'inconstance (et d'autres choses m'ont aussi énervée pendant la dite réunion). Je sors de la réunion, très agacée, et je tente d'appeler la dame. Même pas de répondeur. Une demie heure plus tard, le répondeur fonctionne. Je laisse un message plutôt aimable en regard de mon impatience. Elle me rappelle au moment où je sors du lycée : les embrouilles continuent. Le locataire qui est dans l'appartement n'est pas présent car il est à la préfecture, il y a beaucoup de monde, elle n'a pas les clefs mais elle va aller voir s'il est revenu pour lui ouvrir et elle me rappellera dans trente minutes. Sentez-vous comme moi que cela commence vraiment à puer ? Vous n'êtes pas au bout de vos peines...

Je rejoins Flûtine qui était sur le pied de guerre pour visiter ensemble. Je laisse jaillir ma colère concernant la réunion et le rdv raté. La proprio me rappelle au bout d'une heure dix et non trente minutes. Elle est dans l'appart, on peut venir. Je prends mes clefs de voiture, nous filons au milieu des bouchons car ce sont les heures de retour de bureau. Au bout de dix minutes, coup de fil à nouveau. Je conduis, donc Flûtine répond.

_ Mmmm, c'est-à-dire ? Mais vous êtes dedans, là ? Les deux chambres sont fermées... à clef ?! Nous sommes en voiture comme prévu. Pouvons-vous le visiter au moins pour nous faire une première idée ?

Oui, vous avez bien lu : les chambres étaient fermées. Cela sentait de plus en plus mauvais. Flûtine a fait exprès d'insister.

Nous arrivons enfin, je me gare. Devant l'immeuble, je passe un coup de fil à la proprio comme prévu. Elle décroche : "Aïe, aïe, aïe... (bis) Vous êtes devant la grille verte ? J'arrive, ne bougez pas. Aïe, aïe, aïe..."

Dix minutes passent. C'est long, quand on imagine que la personne est juste au-dessus, au premier étage. Sauf que non : une femme se gare sur les bateaux de la chaussée, en warning. Elle sort, souriante, et m'interpelle par mon prénom tout en me vouvoyant (encore heureux), ce que je n'apprécie guère mais je reste affable : en faisant la naïve, on obtient beaucoup plus.

Et là, c'est un festival d'histoires : le locataire n'est pas là, il est en Italie pour acheter des chaussures et ne reviendra que dimanche; une petite fille était dedans mais elle a eu peur et a fait ressortir la proprio; en plus les locataires ne parlent pas français mais anglais, etc. Elle n'a pas de double de clefs (ce qui est le comble pour une propriétaire) et me jure que : "Vraiment, l'appartement est maaaaagniiifiiiique, avec des murs ivoire et les plafonds blancs... C'est un trèèèèès bel appartement."

Sauf que nous sommes restées dans le hall d'entrée de l'immeuble, point barre. Nous apprenons au passage que les locataires payent au black "1200 francs par mois" (CFA ?). Aimablement mais fermement, je lui ai dit que tout cela était bien compliqué, que j'étais venue pour rien et que j'aurais aimé plus de clarté et d'honnêteté. Tout miel et sucre, elle me propose de revenir la semaine prochaine, une fois que le locataire sera revenu d'Italie, blablabla. Pour éviter d'autres complications, je dis oui et nous la quittons.

Bilan : je pense qu'il y avait des sans-papiers dans l'appartement et qu'elle ne savait pas comment faire. Cerise sur le gâteau, je demande à Flûtine d'appeler une agence qui a le bien en vente le lendemain : l'appart a été dévasté par les locataires et TOUT est à refaire (il y a même des taches... au plafond !). Les charges sont bien plus élevées qu'annoncées, aussi. Tout n'a été que mensonges et tentative de manipulation. La proprio a voulu m'appeler le lundi suivant, qui était férié : elle a fait sonner cinq fois mon portable en trois heures, sans laisser aucun message. Le mardi, j'ai reçu un mail du mari, courtois mais pas à l'aise. Je lui ai répondu par le menu très poliment et fermement que tout cela ne sentait pas bon et que je déclinais leur proposition de visite. Depuis, aucune nouvelle.

En revanche, j'ai poursuivi mes investigations immobilières : deux T3 dans des tours de ma ville, le quartier où mes élèves habitent, juste pour voir. Niet niet niet. Et là, à moins de dix km du lycée, je suis en recherche et j'ai eu un coup de coeur pour un appartement... Deuxième visite dans l'aprèm avec ma mère, pour voir si nous lançons une offre... Je crois que je suis prête à entamer une nouvelle vie, plus au vert et sereine. A suivre...

 

19 décembre 2011

Ilo veCa Mille

Hier soir, j'ai (re)découvert une artiste que je croyais plus ou moins connaître par la grâce de certains titres, mais en concert, bon sang de bon-soir !, elle est extraordinaire : Camille.

CAMILLE concert

Il faut passer sur la première partie, menée par son frère, d'une platitude absolue, et très répétitive. Dès que Camille entre en scène, quelque chose se passe -ou passe-, et les effets de mise en scène, qui paraissent fort simples (une ampoule, des jeux d'ombres et de lumière), créent une poésie, une magie assez incroyable.

Mais Camille ne reste pas dans cette gamme, et elle bascule aisément dans la dérision, la drôlerie, avec une aisance déconcertante. Ce qui est encore plus déroutant, c'est sa technique vocale. J'ai rarement entendu quelque chanteur/chanteuse de cette trempe. Moi qui adore m'amuser avec ma voix, j'en suis restée médusée. Aigus, graves, lyrique, imitations...

Je n'ai pas vu le temps passer, malgré le manque de confort déplorable du café de la danse. Une fois revenue pour les classiques rappels, il y a eu comme un deuxième concert : plus de six chansons ajoutées, dont "Ta douleur" avec percussions effectuées au pied, ou une reprise extra de Michael Jackson.

Et tout cela avec une énergie et une concentration rarissimes, à mon sens. Comble de tout : le concert s'achève, et comme il s'agit de la dernière, elle nous propose de faire comme en 2005 où elle finissait sa tournée dans cette même salle : c'était le printemps, il faisait doux, et tout le monde l'a suivie sur le pont des arts en chantant. Dont acte hier, dans le froid et sous le bruine, mais quelle délicieuse folie !


Camille pont des arts

Nous étions presque deux cents, je pense, à chanter dans les rues, dans le métro, sur le pont, dans un esprit bon enfant et un enthousiasme, une simplicité qui m'ont ravie. Voir cette foule débarquer dans la nuit et chanter un air répétitif et entrainant, cela relève de l'inouï. Camille a même rechanté sur le pont une de ses chansons, alors que la foule faisait le choeur, d'une douceur infinie... Une sorte de magie de Noyel, quoi. Et oui, j'ai le droit de m'extasier sur cette générosité de l'artiste, et "l'événement humain". C'est si bon, dans la grisaille ambiante.

Bref (c'est un mot à la mode), si vous le pouvez, courez voir Camille en concert.

(Si j'y parviens, j'insérerai une des vidéos que j'ai faites hier soir...)

 Edito de 19h40 : oh la vache ! Il y a un article dans Libération ce soir à ce sujet, et ils ont choisi ma vidéo ! (sans me demander)

3 décembre 2011

"La paresse est un moteur du progrès."

Cette semaine, j'ai participé à deux conseils de seconde d'affilée, et il a fallu que je sorte de la salle pour éviter l'étouffement. Dans la nuit de mercredi à jeudi, j'ai tant toussé que je n'ai quasiment pas dormi. Inutile de dire que j'étais épuisée.

Je dois préparer mon conseil de classe en tant que PP demain, car il a lieu lundi... sur mon jour de repos.

Pantagruel

Aujourd'hui, j'ai suivi des cours à la fac toute la journée : cinéma + Rabelais. Je crois que je ne comprenais plus grand-chose sur la fin.
Ceci étant, j'apprécie beaucoup la prof seizièmiste, qui m'a reçue en rdv il y a peu pour faire ma "purgatio" de l'oral sur Montaigne. Très bénéfique expérience, qui me permet de dire, qu'enfin, j'ai avalé le plus gros de la pilule.

Je suis aussi allée voir samedi dernier une mise en scène d'une pièce du XXème au programme, Juste la fin du monde de Lagarce. Dans le public, l'agrégatif suintait de partout. J'ai apprécié la sortie (avec Asa, Tinette et Flûtine), mais j'ai encore beaucoup de mal à apprécier vraiment le texte. Quoique cette pièce est bien plus intéressante que l'autre, Derniers remords avant l'oubli.

Hier soir, Asa et moi avons travaillé sur un sujet de didactique ultra méchant, et donc palpitant. Un défi, quoi. Ensuite, nous devions dévorer diner dans une crêperie, mais le restaurant en bas de chez moi était plein. Incroyable, dans une ville si modeste. Alors nous avons mangé indien. (Ce que je raconte est bien moins palpitant que notre sujet d'agreg, j'en ai conscience, rassurez-vous.)

 Je sais que j'avais songé à vous raconter plein d'autres choses, que j'ai oubliées... :-/

 

4 novembre 2011

Casser la voix

micro

Ce matin, je suis allée au lycée pour éviter à mes secondes d'avoir permanence dès 8h. Je savais que je ne tiendrais pas la journée. Ils se sont installés, j'ai écrit au tableau : "Bonjour à tous". Etonnés, ils ont lu ensuite : "Je suis aphone". Et là, forcément, j'entends certains : "Ça veut dire quoi ?".

J'ai alors fait les mêmes gestes qu'un chef d'orchestre au début d'une oeuvre délicate (je m'en rends compte maintenant), et j'ai murmuré, très bas et doucement : "Je n'ai plus de voix. Je suis à mon maximum." Ils ont souri, pas par méchanceté, mais de l'originalité de la situation.

J'ai écrit les consignes de travail, suis passée dans les rangs pour les aider. Le silence était exceptionnel. De façon drôle, quand nous avons corrigé les exercices, les élèves répondaient très bas, par mimétisme. J'ai trouvé cela amusant.

A la fin de l'heure, je les ai libérés, et suis allée voir l'adjoint du proviseur. J'avais à peine ouvert la bouche, qu'il me libérait à son tour. J'ai laissé des consignes pour mes premières, et j'en ai collé deux pour ne pas laisser traîner cette décision qui date du jour des vacances, puis je suis enfin rentrée chez moi, avant de repartir chez le médecin.

Bilan rapide : j'ai une laryngite aigüe. Finalement, j'ai eu raison de m'arrêter aujourd'hui et de dormir cet après-midi. Demain, grosse journée : quatre heures de surveillance le matin, et trois heures de cours à la Fac l'après-midi.

J'avais oublié que ça troublait autant de "perdre" sa voix, du moins de ne pas la maîtriser.

A vous les studios !

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