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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
17 mars 2011

Je m'ébaudis

Je crois que je dois bien à mes lecteurs fidèles, mais aussi à ceux qui sont cachés derrière le rideau, un petit récit des résultats et un bilan de mon état.

J'ai patienté du mieux que j'ai pu, assez sereine car totalement perdue face aux scenarii possibles. Mardi soir, d'ailleurs, Flûtine m'a emmenée dans un café concert pour me changer les idées et me faire découvrir Francesca Solleville (clin d'oeil à Ed, là). Rentrées tard, levée tôt le mercredi matin, j'étais quand même plus à cran que je ne pense : les secondes atteignant des sommets en ce moment (je vous raconterai plus en détails tout cela mais, en gros, problème d'alcool dans la classe dont je suis PP...), ils ont reçu une volée de bois vert assez rapidement dans la matinée de mercredi. A la pause du matin, j'ai évidemment regardé sur mon iphone si publinet avait fait paraitre les résultats. Rien. Et aucun horaire prévu d'affiché sur le site. Raisonnable, je me suis dit qu'il fallait que je fasse cours jusqu'à 13h sans regarder à nouveau.
Je dois reconnaitre que j'ai écouté parfois d'une oreille distraite les exposés passionnants (hum hum) de mes élèves sur Thérèse Raquin de Zola. NB : sur deux classes, le roman a été choisi... 16 fois par des groupes de deux ou trois élèves : c'était le roman le moins long parmi ma quinzaine de propositions de lecture. Passons.

13h, enfin. Je range mes affaires, je laisse les élèves sortir, et je prends mon téléphone. A ce moment, je vois le doux visage de Flûtine s'afficher sur l'écran :

_ Alors ?
_ Les résultats sont en ligne ?
_ Oui, mais je veux que tu sois la première à les voir...
_ Je te rappelle, à tout de suite.

Fébrile, je me connecte à publinet. Page d'accueil. Résultats et admissibilités. Agrégation interne de lettres modernes. L'académie. Que tout cela me parait long ! Puis l'alphabet. Je clique sur ma lettre. J'agrandis l'écran pour lire les noms. Et là, je me parle à moi-même : "Oh bon sang ! Je suis admissible !"

Je sors de la salle, je cours jusqu'à celle d'Asa, sans savoir pourquoi je commence par ça. Zut, elle est déjà descendue. Je retourne dans la salle, j'appelle Flûtine, puis Tinette, ma super coach, et je rejoins la salle des profs. Dolly, en bas, comprend tout de suite et me fait un immense sourire. Asa est déjà à la cantine, alors elle reçoit mon premier sms. Tout s'enchaine vite : je repasse par la maison pour prendre mes livres avant de filer à la fac. Puis festival de messages jusqu'au soir, et ici sur le blog.

Bilan sur la formation : quinze sont admissibles sur environ 45-50 candidats. Certains ont eu de bonnes notes à la dissertation (10,5 ou 12) mais ont sombré en didactique ( 4 ou 5). Du coup, pas d'admissibilité. La barre était cette année à 9,5. Ce que je trouve élevé.

Au total, sur la France entière, 237 candidats (dont moi, c'est dingue !) sont admissibles sur environ 2000 inscrits. Il y a 106 places cette année. Les oraux ont lieu dans trois semaines environ (durant la première semaine des vacances). D'ici là, tête dans le guidon comme jamais.

jury

Je me suis même inscrite pour une colle en littérature comparée pour samedi matin, sur Neruda (clin d'oeil à Caro). Je viens de la préparer dans les conditions du concours, en deux heures. On verra à quel point c'est la catastrophe samedi.
Je dois lire Césaire, Charles d'Orléans et Hikmet en trois semaines, ainsi que relire tous mes cours, travailler la grammaire et revoir tous les auteurs de l'écrit.

Bagatelle. Hum.

Et puis Flûtine a dû repartir aujourd'hui d'un coup à cause du travail, et cela me plombe un peu. D'ailleurs, je n'ai pas encore fêté cette incroyable nouvelle d'admissibilité, en fait...

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13 novembre 2010

Barnabooth et non Battling

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Six heures cinquante, quatorze pages, cinq textes du XXème siècle, des romans, Larbaud, Aragon, Giraudoux, Gracq, Breton. J'ai rendu ma copie achevée, en sentant des faiblesses sur le plan technique, mais achevée, ce qui semble être en soi un exploit en didactique.
J'ai rarement écrit autant, d'ailleurs. Comme quoi, la malédiction de la copie extrêmement synthétique à laquelle j'étais vouée au cours de mes études serait abolie. J'ai dit tout ce que je voulais dire.
Mais, mais, mais... J'ai fait deux trois recherches ce soir sur Larbaud et Gracq. J'ai confondu le premier avec Vialatte, et réinventé un titre de roman. Quant au second, j'ignorais son lien si fort avec Breton, alors que j'ai justement tartiné sur Aragon et Breton face au Surréalisme. Moi qui adore ce mouvement...
Pour le reste, je n'ai pas pris le temps -et je n'ai pas trop l'envie- de vérifier.
J'ai honte d'avoir commis une telle bévue, et je remets en cause le reste de mon devoir. Il paraît que tous ceux qui ont choisi ce sujet ont ramé comme des galériens. Je ne serais donc pas la seule à potentiellement avoir failli, si j'en crois ce que je lis dans mes mails ce soir.
L'orgueil en prend un coup, mais on apprend de ses erreurs, et non de ses réussites, n'est-il pas ?

8 octobre 2010

Vingt

Il est puissant, doux, souple, imposant, classieux.

Non, je n'ai toujours pas d'homme dans ma vie.
Mais un magnifique scooter tout neuf, avec lequel j'ai fait 20km tout ronds depuis hier soir. Mon assureur a failli me compliquer la vie pour prouver que la bête était assurée, mais je suis repartie avec, fière comme un Artaban, un peu craintive de ne pas "assurer" (ah ah, quel jeu de mots) alors que la prise en main était simplissime.
Il semblerait que je fasse des envieux, malgré mon casque tout pourri (en attendant de recevoir mon beau Nolan accordé à la carrosserie du scooter).

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C'est un vrai bol d'air dans mes semaines chargées. Demain, par exemple, au lieu de m'occuper de moi sur le plan esthétique, je vais passer... dix heures à la fac. De 9h30 à 19h30. Vais-je m'endormir ? Vais-je devenir folle ? Vais-je adorer ?

Mystère... Réponse au prochain épisode.

20 septembre 2010

Révélation

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J'entame ma deuxième lecture des Gommes de Robbe-Grillet. Et là, je comprends les allusions à la tragédie grecque, Oedipe, toussa toussa.
Je sais que j'effleure les notions, que je ne fais que soulever un couvercle, mais c'est bon de se sentir un peu moins bête devant ce type d'ouvrage. Du grain à moudre, chouette !
Allez, je file voir Tinette pour causer de tout ça, puis j'enchainerai avec l'entraînement de tir.

9 septembre 2010

Volupté

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Henri Gervex, "Rolla"

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Bonnard, "Femme assoupie sur un lit"


Si j'avais su peindre les femmes, je pense que j'aurais aimé peindre ces deux toiles, que je trouve bouleversantes de sensualité. Je voulais mettre ces reproductions en ligne depuis le début de la semaine, mais mon passage au commissariat m'a comme qui dirait occupée, ainsi que la rentrée sur les chapeaux de roues, avec des textes du XVIème siècle... Dont le blason du beau tétin, de Clément Marot.
Tout se recoupe, n'est-il pas ?

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30 juillet 2010

Eyquem toi-même !

Je suis là, je suis là, je n'arrête pas, et pourtant je profite de tout : du soleil doux, des chats épanouis, de la voix de Flûtine, du temps à gérer comme je l'entends, des rediffusions d'émissions radio, des rencontres avec les amis, des lectures -quand j'y parviens.
Aujourd'hui, je voulais faire réviser la voiture qui a dépassé les 20000km, mais il n'y avait plus de place. Alors j'ai résolu des soucis administratifs (encore et toujours), en étant très persuasive mais polie. J'ai aussi acheté deux trois choses au monop pour le camping.

Ensuite, retour maison, et après une petite sieste, j'ai montaigneurisé. Environ 65 pages. C'est peu, et c'est beaucoup.

Un brin de jardinage, ou plutôt de nettoyage du balcon.

Et des échos de la famille de Flûtine : j'ai emballé tout le monde, et ce n'était pas gagné ! Comme on disait du temps de Montaigne, il paraît que nous vivons "une belle amitié". J'aime beaucoup l'expression.

montaigne

26 mai 2010

Les sentiments... (2)

Varennes

Moi qui me targuais de ne pas ressentir grand-chose, me voilà embarrassée : je viens de m'éveiller d'une sieste ravageuse par ses cauchemars funèbres. Ma mère était à l'église, et moi à côté d'elle. Je voyais tous les membres morts de sa branche familiale, en me demandant comment ils avaient fait pour venir... Et ma mère les voyait, leur parlait, pleurait sur leur épaule. J'avais mal pour elle de savoir qu'ils n'étaient qu'illusion, et qu'il allaient à nouveau disparaître.
Réveil en sursaut. Cette sieste a donc été agitée. Le sommeil de cette nuit aussi.
L'enterrement de ma grand-mère aura lieu en province vendredi après-midi. J'ai posé ma journée. Etrange situation où je dois prendre un air affecté mais pas trop en annonçant ce décès.
Les cours de ce matin m'ont paru pourtant interminables. Je songeais à ma mère sur la route, et n'étais guère rassurée par la pluie, sa fatigue, son chagrin. Je redoute aussi qu'elle fasse un report sur moi, puisque nous sommes dorénavant la seule famille de l'autre...

Et pendant ce temps, côté travail, je suis coincée pour les orientations de seconde car Kracoukass, en arrêt maladie depuis deux semaines, a gardé chez lui les fiches navette. Les premières finiront aussi ric rac le programme du Bac. Mes descriptifs seront remis demain à l'administration pas Asa, qui s'occupe des photocopies de ceux-ci.

Ce soir, cours au Louvre alors que j'ai la tête farcie et simplement envie de dormir. En plus, l'ambiance est tendue avec S. et Flûtine est à l'autre bout du monde...

Je ne dis pas que je vais mal, non. Il y a juste un coup de mou, un accroc au tissu.

24 avril 2010

Chabadabada

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Sur la plage de Deauville...

Nous avons passé deux jours à la mer : Cabourg, Deauville, Honfleur. Je vous raconterai, mais la journée est trop belle pour ne pas en profiter...
Sachez juste que je suis bien, que je me sens sereine, et que je poursuis ma perte de poids sans trop d'efforts.
A ce soir pitêtre...

16 avril 2010

Balances sentimentales

Il me reste quatre heures de cours demain matin, puis je filerai vers mes vacances... Je serai disponible pour agencer, ranger, nettoyer l'appartement avant l'arrivée de Flûtine. Il fait beau et frais, là. Mes bulbes s'extasient de tant de luminosité sur le balcon.
En fait, je ne sais comment aborder ce que je veux dire dans cette entrée. Sans doute parce que c'est assez flou dans mon esprit.
Alors je ne prendrai pas de chemins détournés.

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J'ai perdu depuis début janvier dix kilos. Le chiffre est beau, tout rond, presque doux. J'ai perdu ces kilos sans souffrance particulière, en changeant mon alimentation, en faisant des abdominaux et des fessiers quotidiens, en vivant mon corps autrement. Voilà, c'est ce dernier point qui me pose problème... Je sais que j'ai minci grâce à deux choses : 1) parce que mes pantalons vont et viennent, que je flotte dans l'un et parviens à rentrer dans l'autre; 2) parce que les gens autour de moi le disent (et j'ai envie de les croire).
Mais je ne sais pas voir le changement, réellement. Ce qui fait qu'actuellement, je me revois comme il y a trois mois... Et le fait que le poids stagne quelque peu participe à cela aussi sans doute. Disons que je ne sais pas m'habituer à ce "nouveau moi", à cette nouvelle image, tellement plus flatteuse...

Je pense que c'est relativement classique dans le processus d'amincissement, mais cela me désarçonne quelque peu. D'autant que j'ai encore environ quinze kilos à perdre...

En résumé, je ne sais si je suis plus jolie, plus mince, tout ça, mais je sens que je m'épanouis. Sentir et savoir... Qui m'aide à allier les deux ?

9 mars 2010

Prétérition toi-même !

Hier soir, j'avais plein d'idées pour une entrée sur le blog. Et puis là, paf, après une journée de cours chargée, j'ai du mal à rassembler mes dites idées.
Je voulais vous parler de la journée de la femme, avec ses bons et ses mauvais côtés.

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Mais aussi de mes petits achats d'occasion : "Dante" d'Abd Al Malik, par exemple.
J'ai aussi regardé une bonne partie des victoires de la musique, et j'aurais aimé voir Maurane en remporter une. Je suis dubitative à propos d'Izia. Contente pour Biolay (que je vais bientôt voir en concert, même si je n'ai toujours pas acheté son dernier album, "La superbe"). Sliimy m'a étonnée par sa prestation. Et j'ai découvert enfin le nom de groupes qui passent à la radio mais que je ne savais identifier (Pony pony run run, Revolver, Yodelice). Surprise aussi par le rappeur Oxmo Puccimo, et édifiée par les paroles de "La crêpe aux champignons" de Ruiz... Ah et puis j'allais oublier Stevie Wonder, qui me semblait parfois ne pas être juste, mais comme il a été suivi par de la soupe (Grégoire), il m'est soudain apparu comme génial. Je crois que le titre que je préfère est "Free".

J'aurais voulu dire aussi à quel point Flûtine m'est évidente.

Et puis aussi que j'en suis officiellement à presque sept kilos de perdus. Sans souffrir.

Ah, ce que j'aime la prétérition !

18 février 2010

"Il s'agit de ne pas se rendre"

Samedi, Tinette donnera ses derniers cours. Elle sera à la retraite début mars, au retour des vacances. Nous avons prévu de lui faire une surprise commune, mais je voulais aussi marquer le coup. Je connais Tinette depuis seulement six mois, et je m'en sens véritablement proche. Alors un cadeau plus personnel me paraissait nécessaire.
Au milieu de l'agitation des dernières semaines, je craignais de ne rien pouvoir faire. J'ai bloqué ma journée d'aujourd'hui pour elle essentiellement. Voici le résultat : une calligraphie fort modeste (les puristes en seraient déprimés), sur un texte de Nazim Hikmat. Je voulais quelque chose de positif, plein d'espoir, pas marqué par l'idée de départ ou d'adieu.

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Il me reste à attendre que l'encre sèche pour gommer les traits de crayon, à coller la photo, à signer et cacheter mon "oeuvre". Si je le peux, je tâcherai de trouver un sous-verre pour lui offrir dignement samedi.

Et ce jour-là, vers 11h, nous serons tous en train de pleurer le départ de la lumineuse Tinette...

10 février 2010

Craque ou casse...

J'ai du mal à garder la tête hors de l'eau niveau boulot, en ce moment... Je corrige même le soir, ce qui est sans doute une première dans ma carrière. Les bulletins sont en attente, actuellement. Et ils vont avoir la priorité sur les copies restantes, tant pis.

telephone_fixe

Sinon, hier soir, j'ai eu un appel de... Krakoukass. Désarçonnée, je n'ai osé raccrocher. Il m'a appelée sur mon fixe alors que je ne lui avais pas donné mon numéro. Hum. Mais comme je ne suis pas cruelle, je l'ai écouté. Je savais que ça sentait le roussi pour lui. Et là, il est déprimé : les parents de seconde ont monté un dossier contre lui, avec des exemples de notation, un relevé des problèmes avec tel ou tel élève, etc. Ils estiment que l'année ne peut se terminer dans ces conditions car "les élèves rient de lui sans cesse".
Le souci, c'est que Krakoukass ne se remet pas en question. Il vit cela comme une agression -ce qui l'est- mais sans prendre conscience qu'il a des soucis avec toutes ses classes (j'ai appris aujourd'hui que ses terminales STG ne s'asseyaient même plus en cours...). Cela fait deux ans que ça dure. Alors hier soir, je n'ai pas eu le coeur à le rembarrer. Je lui ai dit que je ne trancherai pas, que je ne prendrai pas position car j'ignorais comment ça se passait en cours pour lui, et surtout que son opinion sur certains élèves ne correspondait pas à l'image que j'avais d'eux.
Là, il est en souffrance, un peu perdu. Je tente d'être à l'écoute sans pour autant sombrer dans la condescendance, et je ronge mon frein d'être trop franche avec lui...

Le conseil de classe de lundi risque d'être chaud bouillant... D'ici-là, j'aurais appelé une mère déléguée des parents pour causer un peu avec elle, et lui dire qu'il aurait été bon de parler de tout cela avec moi aussi, avant d'attaquer mon collègue devant ses supérieurs...

Là, je vais tenter de remplir quelques bulletins, puis je partirai m'occuper de moi. Activité salvatrice, je pense, avant d'enchainer sur le cours du Louvre (si j'ai le courage d'y aller). Il faudrait plutôt que je termine mon boulot... Pffff.

30 janvier 2010

Donner et recevoir

Pour le défi 91, il fallait raconter un cimetière de son choix... et y insérer une épitaphe que nous aimerions nous attribuer. Voici ma participation, intitulée "Donner et recevoir".

Il y a les gisants et les vivants

Tous ceux qui nous frôlent

Les inquiétants

Les apaisants

Les discrets

Au milieu des gisants

Je trônais

C’était il y a longtemps

Un temps où les appareils photos cliquaient

Où les fenêtres s’obturaient

Un an après la répartition de ses cendres

Devant une plaquette dorée infâme

A son nom, avec ses dates

Je m’étais dit que non

On ne se réduisait pas à ce paquet sombre

J’avais décidé de goûter la vie

Même dans ses amertumes

Tous ses goûts

Sans excès

Chaque détail importait

J’étais au milieu des gisants

Il y a longtemps

Armée de mon boîtier

J’ai trouvé les morts beaux

Une sorte de romantisme

Exacerbé

De la vie dans la pierre

Des femmes de toute beauté

Des inscriptions passionnées

Des amours mortes

Et encore si vivaces

Si l’on pouvait dire

De moi

Elle a aimé

Ou plutôt

Elle a beaucoup donné

Et a su recevoir

Mais je ne sais où je me poserai

Pas de lieu-clef

Pas grand-monde pour me causer

Au-dedans de la pierre

J’étais au milieu des gisants

Il y a longtemps

Moi la demie vivante

Mes yeux vibraient

Mes yeux cadraient

Mes yeux fuyaient

La mort

En la figeant

En noir et blanc

Elle a beaucoup reçu

Et a tellement donné

Qui sera là pour l’écrire

Ou le murmurer

P_re_Lachaise_1994

Père Lachaise, 31 octobre 1994

1 janvier 2010

Retiens la nuit

Ouhlalalala, ma bonne dame ! Je ne suis vraiment plus habituée à me coucher à pas d'heure : au lit à 5h30, levée (en me forçant à dormir plus de quatre heures) à midi et demi, je suis assez déphasée, là...
Pourtant, je n'ai quasiment pas bu, comme à mon habitude. La soirée fut bonne, en compagnie d'Emy et de ses amis. Je dois reconnaître qu'au début, je me suis sentie un peu de trop, pièce rapportée au milieu de ce groupe qui se côtoie depuis des années, assez silencieuse et effacée... Je ne savais pas trop quelle attitude adopter. D'autant que les trois couples présents avaient des enfants, et que l'unique autre célibataire n'était toujours pas arrivée...
Pour tout dire, et Emy a beau me lire, cela ne change rien à ma franchise habituelle, les discussions de parents sur la qualité du sommeil, les biberons, la question du "faut-il préférer la gigoteuse à la couverture ?", et tutti quanti, ce n'est pas ma tasse de thé. Je me suis sentie décalée face à ces trentenaires "standardisés" (pas dans le mauvais sens du terme, simplement socialement bien plus intégrés que moi), et ma position de célibataire homo de 35 ans n'est parfois pas confortable.
J'ai compris que je n'avais pas grand-chose à dire dans ces discussions, ce qui n'aide pas à l'intégration, j'en ai conscience. Ceci étant, les plats défilants, l'alcool réchauffant les esprits, et les blagues du Boubou d'Emy m'ont permis de me sentir progressivement mieux au sein de cette équipée de Saint Sylvestre. Nous avons joué au Time's up à trois heures du matin, ce qui, pour moi, a été le moment le plus sympa.

time_s_up_cartes

En repartant, nous avons découvert que les pompiers étaient dans l'immeuble en raison de l'incendie d'une grosse poubelle verte, sacrifiée en hommage à 2010... A 4h30, j'ai filé dans la nuit silencieuse (la qualité du silence dans ces heures-là est exceptionnelle, je trouve), l'esprit très clair et heureusement, car en voyant les abrutis sans doute éméchés du périphérique et de ma banlieue, je me suis dit qu'il fallait être sacrément réactive pour rentrer en vie.

Les chats m'ont quelque peu disputée de rentrer si tard (ou si tôt, cela dépend de quel point de vue on se place), et je me suis enfin couchée, un peu énervée après cette soirée (vous savez, cet énervement dû à une activité plus intense que d'habitude, qui vous empêche tout bêtement de dormir, parce que vous avez passé les heures les plus difficiles de la nuit).

Et me voilà à 14h, avec le goût du café et des biscottes en bouche, les yeux gonflés, en train de me motiver pour faire mes abdos du jour, et me motivant aussi pour rejoindre des copines à la Tour Eiffel ce soir...

23 décembre 2009

Le point sur ma soirée

Voilà, si vous êtes un de mes fidèles lecteurs, abonné à ma newsletter, vous êtes en train de me lire alors que je suis à l'espace Cardin, tranquillement installée pour assister au spectacle de l'un des plus grands amoureux de la langue et des plus originaux : j'ai nommé Fabrice Luchini.

luchini_point_sur_robert

Je l'ai déjà vu une fois sur du Céline, et cela n'a été que régal. On sent les moments où il improvise de façon grandiose, où il dérive à sa façon si particulière, ceux où il s'abandonne... Je suppose que chaque soir, le spectacle est différent, même si le fond reste le même. J'aurais les moyens, j'irais plusieurs fois de suite le voir.
Ce soir, donc, c'est "Le point sur Robert", avec des textes de Chrétien de Troyes, Paul Valéry, Molière, Roland Barthes...
En voici des extraits, pour vous faire saliver (ou pour vous réjouir de ne pas y être, car je sais que Luchini peut aussi passablement agacer).


Fabrice Luchini Le point sur Robert Petit poème taoiste



FABRICE LUCHINI  - Perceval le Gallois / Le Point sur Robert

 

21 décembre 2009

What else ?

Ma mère a une machine Nespresso. J'en ai une. La mère de S. aussi, ainsi que sa grand-mère. Jeanne, idem. Bref, je suis cernée, et j'en suis ravie.
Celle de ma mère rend l'âme au niveau du bouton de préchauffage. Elle s'arme de patience le matin, et enfonce le bout d'une cuillère pointue dessus pour pouvoir la mettre en route à un moment donné.
Alors j'ai eu une idée lumineuse hier soir (juste avant de découvrir que mon félin noiraud avait uriné sur mon canapé par deux fois...) : en cumulant le bon de 70€ de fidélité envoyé par Nespresso, ainsi que les 20€ de bons d'achat de Boulanger, je pouvais acheter une machine neuve pour moins de 100€ aisément.
J'en ai parlé à ma mère, qui, emballée, me dit de me faire plaisir et qu'elle va récupérer ma machine à café qui, elle, fonctionne très bien.
C'est le genre de chose qu'il ne faut pas me répéter deux fois. Aujourd'hui, donc, direction le magasin, armée de tous mes coupons. J'ai longuement hésité entre deux modèles. Le tout dernier, long, mince, splendide, reprenant l'architecture des builgings new-yorkais, le Citiz noir laqué. Mais il y avait aussi le Cube, noir mat, qui m'avait tapé dans l'oeil dès sa sortie il y un an ou deux. Le match était serré, et l'écart de trente euro.

Citizcube_nespresso

Au final, j'ai acheté les deux ! Le Cube pour moi, et le Citiz pour S. à son bureau : Nespresso m'avait donné deux bons de 70€. Et les machines étaient en promotion pour Noyel (180 au lieu de 230 pour le Cube, et 150 au lieu de 170 pour le Citiz).
Je viens d'installer mon engin à café, et je suis toute contente : il rutile, il s'illumine quand le café passe, le support tasse s'abaisse automatiquement à la mise en route de la bête, et j'ai mon chauffe-tasse. Finalement, que demande le peuple ? Ce sera là mon cadal cadeau de Noyel à moi que je me fais moi-même. Na !

26 novembre 2009

Promenons-nous, dans les bois...

Je viens de rentrer d'un cours particulier, après avoir laissé le plombier me sauver des tuyaux bouchés dans la salle de bain.

chat_violence

Je découvre, atterrée, deux mails du lycée. Le premier, c'est un avis d'exclusion à l'encontre des deux élèves qui sont venus m'agresser verbalement devant la salle des profs. Soit. Je ne sais si cela arrangera les choses, mais au moins une réaction existe.
Le deuxième, c'est un mail du PP des STG qui me tient au courant des événements de la journée. Mes collègues ont débrayé cet après-midi, suite à un acte violent qui a eu lieu à 9h (du mobilier a été lancé par la fenêtre depuis une salle en étage). Apparemment, l'administration aurait réagi en balançant des exclusions et des sanctions pour redresser la barre (on avait l'impression ces derniers temps que les élèves prenaient de plus en plus de libertés et qu'il n'y avait aucun signal fort des chefs). D'où le mail n°1, en fait.
Bon, ben, c'est mega fun et surprenant, la vie au LycéeDésiré !

10 novembre 2009

Y'a des graff' partout !

Comme j'ai été tagguée par Saint-Luc et Micahuète, je fais un effort mais à ma façon : je vais tenter de faire une liste de sept choses que vous ignorez sur moi, mais je ne tagguerai personne et ne récompenserai personne non plus. Na !
Faut dire que j'ai du mal à trouver les fameuses révélations...

UN : J'ai toujours de la menthe sur moi : chewing-gum, bonbons, Frisks, Tic-Tac, Fisherman friends et consorts sont mes amis depuis des années. Non pas que j'aie une haleine de chacal; j'aime juste beaucoup ça. Je disais même régulièrement que j'étais "fournisseur officiel de menthe" à une époque.

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DEUX : J'adore manger Mc Do. Quand je suis dans Paris, souvent, j'y vais seule (mais je n'en dis rien sur  mon blog...). Je vis cela comme un écart, une bêtise, un plaisir anti gastronomique, mais peu importe. Mon sandwich préféré est le Royal Cheese.

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TROIS : Je ne suis pas une fana du brossage de dents, mais des dentifrices qui "arrachent", oui. Je cherche toujours le plus fort, le plus rafraichissant, le "qui pique". Actuellement, je me lasse du Colgate cristaux de menthe (cf. point n°1).


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QUATRE : En dix ans, j'ai grossi de presque vingt kilos.

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CINQ : Je suis à demi Française, un quart Polonaise et un quart Belge. J'ai d'ailleurs rédigé mon mémoire de maîtrise sur "L'influence des auteurs polonais exilés en France au XIXème siècle". Un truc passionnant, soyez-en sûrs.


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SIX : J'ai eu six chats dans ma courte existence. Trois sont morts, un est avec S. maintenant, et les deux autres avec moi.

SEPT : Quand j'étais adolescente, j'étais très possessive avec mon entourage, voire jalouse des relations que mes parents ou mes amis pouvaient avoir avec d'autres. Cela venait de deux facteurs, selon moi : mon manque de confiance, et mon absence d'histoire d'amour "réelle". Depuis, je me suis soignée, même si je ressens encore certains relents désagréables... puisque je n'ai toujours pas confiance en moi-même et reste incrédule quant à l'amour que les autres peuvent me porter.

Voilà, je crois avoir joué le jeu au mieux...

19 novembre 2009

Je suis une arachide

Après un lever tardif à 9h30, j'ai fait du ménage, rangé un peu, imaginé les changements possibles dans l'appartement tout en traumatisant les chats avec l'aspirateur, puis je me suis attelée au travail. Bilan : les plannings des colles pour les élèves volontaires sont prêts (ah, les heures supplémentaires pour les jours de repos ou après une longue journée de cours !), j'ai préparé une liste d'exposés possibles en seconde pour janvier, j'ai rentré toutes les notes sur le logiciel du lycée pour le premier trimestre. Par ailleurs, j'ai fait trois mails sérieux, dont j'attends toujours les réponses.
Et ce soir, je vais donner un cours particulier sur La Peau de chagrin de Balzac.
Il me reste à envoyer mon défi du samedi et à le revoir avant.

lagaffe

A part ces banalités, en voici d'autres : je dors deux heures l'après-midi, j'ai parfois des insomnies le soir (ceci explique cela), et j'ai un mal fou à me lever le matin (idem).
Le Bion 3 n'a pas l'air de faire effet. Ou alors, sans lui, je m'écroulerais, allez savoir...

bion_3_adultes

Et puis je me suis mise aux céréales le matin, à peine nappées de lait sinon cela m'écoeurerait. Je devrais être en mega forme, non ? Bon, en même temps, chez Jordans, il y a trois pauvres noix de pécan dans tout le paquet. Voleurs ! Mais le goût est miam...

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26 octobre 2009

C'est Byzance

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Renoir, Modèle en buste, 1916, musée Picasso

Je suis allée aujourd'hui voir la fameuse expo Renoir au Grand Palais. Renoir, c'est l'un des premiers artistes que j'ai découverts quand j'étais encore adolescente. J'achetais à l'époque, chaque mois, au kiosque en bas de chez nous, la série "Grands peintres". Oui, c'est moyennement culturel les éditions Atlas et consorts, mais cela m'a permis de découvrir Delacroix, Poussin, Renoir, Van Gogh, Watteau, Manet et tant d'autres... On fait ce que l'on peut quand on a quinze ans en 1990.

Mais connaître les noms, les oeuvres des peintres ne signifie pas que l'on y est sensible. Renoir ne m'a jamais émue. Et c'est toujours le cas aujourd'hui. Je respecte le talent mais les toiles "passent" sur moi, en fait. Les sujets sont trop lisses, je crois. Ceci étant, l'homme avait l'air touchant. Une toile m'a plu plus que les autres, mais aucune image n'est disponible sur le net, apparemment : elle s'intitule "La frivolité". C'est un portrait de femme presque blonde, sur fond bleu intense. Elle baisse les yeux en ôtant des pétales de fleur ou quelque chose qui y ressemble. Sa robe est blanche avec des reflets bleus.

Mais je n'ai rien senti de bouleversant. En sortant, passage éclair par l'expo  De Byzance à Istanbul. Je la referai, car j'ai besoin de matériau intellectuel supplémentaire pour tout appréhender... Mes cours du Louvre m'y aideront.

Voilà pour cette journée de vacances...

14 octobre 2009

Espace-temps

femme_double

Il n'y a pas si longtemps que ça, enfin, il me semble, je n'avais pas de cernes bleus lorsque j'étais fatiguée. On ne me faisait pas remarquer non plus que j'avais de "jolis cheveux blancs sur les tempes".
Mes collègues d'une vingtaine d'années ne m'intègrent pas vraiment dans leur groupe. En revanche, les plus âgées, oui... Je psychote peut-être, me direz-vous. Mais je crois que je commence vraiment à vieillir. Mes bientôt 34 ans auront bon sonner "jeune" pour beaucoup d'entre vous, je persisterai à le dire : je change et je ne suis plus aussi résistante qu'auparavant.
Ou alors je m'adapte mal au rythme du lycée. Pourtant, je mange correctement, je dors au moins sept heures par nuit, je m'aère un minimum.
A côté de ça, j'ai des collègues qui me rajeunissent et me disent que je ne fais pas mon âge. Etrange décalage.

Il n'empêche que je dois faire une sieste cet après-midi pour tenir en cours du soir au Louvre, et que je dois aussi aller chez Sephora pour acheter de bons produits efficaces... Bientôt l'anti-rides ?

10 octobre 2009

Nikè et compagnie

Suite à la consigne 76 sur les interviews sportives, j'ai participé timidement aux défis du samedi cette semaine. Il fallait écrire trois versions : en cas de victoire, d'égalité et de défaite.
Voici mon défi, intitulé "Nikè et compagnie".

baskets


« Je tenais le match, je le sais. J’étais à l’aise dans mes baskets Niquele sans lesquelles je ne ferais rien, mais tout a basculé à un moment donné… Il faisait chaud, la sueur me coulait dans les yeux… J’ai cru que je voyais mal… J’ai compris que je perdais le match quand j’ai vu la navette spatiale atterrir… »

« Le problème, c’est qu’eux et nous, nous avions les mêmes baskets Adadas. Alors forcément, pour nous départager, c’était dur… L’amorti, la chambre à air intégrée, le mini frigidaire, l’ABS, les lacets phosphorescents et le GPS vers les buts, toutes ces options ne pouvaient nous départager. Mais la prochaine fois, on aura un autre sponsor, c’est sûr ! Comment ? Nos performances sportives ? Notre entrainement ? Euh… Je dois filer aux vestiaires, on m’attend pour des photos, désolé ! »

« Tout d’abord, je tiens à remercier mes sponsors sans qui rien n’aurait été possible, le maire de cette si belle ville qui nous a ouvert le stade pour une somme modique, ma grand-mère qui m’a donné le goût de l’effort, mon entraineur Joseph qui est un ami et… Pardon ? Non, je n’ai pas changé d’entraineur récemment. Euh, ah oui, c’est Jacques. Donc Jacques qui est mon ami depuis toujours, et mon chien avec qui je cours quotidiennement. C’était un beau match, vraiment. Je sortais d’une blessure au lobe d’oreille, et j’avais vraiment peur de ne pas assurer aujourd’hui. J’ai puisé au plus profond de moi-même, j’ai bien lacé mes chaussures Le Poulet sportif et j’ai foncé ! Non, vraiment, y’a pas à dire, on court vite avec ça. J’ai bien pris appui sur mes cuisses et j’ai couvert les ailes avant. Voilà, tout le secret est là. »

21 septembre 2009

Le poids des mots, le choc des photos

C'est bizarre : j'ai des photos que je trouve très intéressantes, mais je ne parviens pas encore à les mettre en ligne ici. Peut-être parce qu'elles me dérangent, à leur façon. Il s'agit d'animaux que je suppose empaillés, bardés d'objets luxueux. Des visages qui semblent souffrir, au milieu de paysages étranges. Les images en soi sont belles. Ce qu'elles dégagent, c'est autre chose.
Je les avais évoquées dans une autre entrée, il y a peu de temps, en disant que les surréalistes les auraient adorées. Je crains sans doute de vous mettre mal à l'aise. Ou alors ces photographies me renvoient à la mort, si je suis honnête avec moi-même... Images sur papier glacé, images glaçantes, taxidermie, luxe ostentatoire, esthétisme à froid, le beau pour le beau...

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Dans le lot, j'en sors certaines aux reflets changeants et argentés, un ou deux autoportraits extrêmement subtiles, de la déco aux couleurs tendance -noir, blanc, métal-, un gant qui me fait penser à la Nadja de Breton, encore et toujours (c'est fou comme ce texte m'aura marquée !)...

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J'aimerais retourner aux grands magasins, cette fois-ci armée de mon boîtier Nikon, et en faire de véritables images, tellement belles qu'on en oublierait presque leur "obscure clarté"...

Si je n'avais pas été enseignante, j'aurais voulu être photographe.

A vous de voir ce que vous pouvez en déduire... Et moi.

18 septembre 2009

Une journée...

Je sens que je ne vais guère aimer le vendredi. De mon côté, j'ai trois heures les STG. Pour eux, ça ne fait "que" deux heures avec moi. La classe s'avère à la hauteur de nos espérances... C'est triste de se dire que certaines filières ne nous surprennent pas.
Pour couronner l'ambiance délétère de cette fin d'après-midi, après avoir mis environ vingt minutes à chauffer la machine, voilà t'y pas que l'alarme incendie retentit. Ce n'est pas un exercice, il faut donc descendre. Mes chers petits se dispersent mollement, certains n'omettant pas de prendre le plus important : leur casquette NYC. Une fois dans la cour, il m'en manque cinq. Les autres s'éparpillent en une forme géométrique sans nom, alors que je suis face à eux, sorte de figure de proue devant le chiffre de leur classe, peint au sol.
Une fois le feu vert donné par l'administration pour remonter, j'alpague quatre fois de suite ma classe, presque en vain. Même ma voix de stentor n'y change rien. Tant pis, je retourne vers la salle d'un pas agacé dynamique.
Manque de chance, une fois dans le hall, la sonnerie est relancée. Rien de tel pour dézinguer totalement une reprise de cours éventuel. Grand flottement volontaire des élèves, grand flottement des profs tout court. Il nous reste moins de quinze minutes de cours à tenir. Car il s'agit de cela : tenir et les tenir. On disait d'ailleurs ce midi à quel point le métier d'enseignant est physique. Pour ceux qui ne connaissent pas, cette remarque doit leur paraître étrange. Pourtant, notre métier est tout autant d'ordre psychologique et intellectuel que physique. Bref.
Je décide de remonter quand même, malgré le son délicat qui me chatouille les oreilles et va finir par anesthésier mes tympans.
Petit sermon sur leur attitude puis devoirs lancés à la cantonade - car il est impossible de reprendre le cours, évidemment.

Sinon, ce matin, en ECJS, j'ai bien aimé les voir réagir sur le code de la route (classé en "droit") et se poser les bonnes questions, s'interroger, s'offusquer ou bien acquiescer.

Et puis ça y est, c'est officiel, je suis accompagnatrice sur une sortie avec ma collègue d'anglais option européenne.

Demain matin, quatre heures marathon sur la nouvelle, l'argumentation et les fables. Allez, je dois bosser un peu tout cela encore.

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Cette image m'amuse follement !

25 septembre 2009

Mieux vaut avoir un fût qu'un fuseau.

Bilan sur deux jours

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Une crise de larmes.
Un relent de jalousie.
Une sortie en nocturne au musée d'Orsay.
Mon scooter un peu cassé.
Mais pas de délit de fuite.
Un léger mal de tête.
Une pizza.
Un portable confisqué, puis redonné.
Un mot dans un carnet.
Du boulot dans tous les sens.
Quelques commandes sur venteprivee (mea culpa).
Les impôts sont tombés.
Et ça fait mal.
Une entrée pas publiée sur le blog.
Toujours pas de gâteaux arabes sur mon bureau.
Quatre petits livres achetés.
Un courrier en retard.
Des copies rapides à corriger.
Des paquets plus longs en attente.
Des messages d'amitié qui font du bien.
Une bonne nouvelle de prépa.
Une réflexion bien nulle mais pensée.
Des nuits pleines mais lourdes.
Et des réveils difficiles.

What else ? Who knows...

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