27 août 2014

Le temps de la reprise

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Voilà, le retour s'est effectué, non sans mal :

  • avion bloqué à Saint-Denis presque trois heures à cause d'un problème de jauge (nous étions déjà à bord)
  • donc le trajet a duré quatorze heures au lieu de onze
  • le tapis à bagages s'est bloqué presque trente minutes
  • le périphérique était fermé pour travaux; en empruntant les maréchaux, il y a eu de petits bouchons à... 23h30

Mais tout cela n'est que le prix à payer pour des vacances de ce type. 

Depuis le retour, je gère le décalage horaire (seulement deux heures, mais c'est plus gênant parfois que des décalages majeurs); je trie les photos (album photos à découvrir); je commence à angoisser pour la rentrée (premier cauchemar cette nuit), comme chaque année; je remets tout à niveau (le frigidaire, les cartons, l'isolation des fenêtres, le nettoyage...).

Il va aussi falloir que je prépare mes cours de début d'année. Je repousse un peu l'échéance, je le sais.

Là, le nez de la Tour Eiffel est perdu dans les nuages, et même si c'est l'hiver à la Réunion, je regrette la douceur de l'air et les averses vespérales qui nous berçaient.

Comme j'étais "chez l'habitant", nous avons pu tranquillement sillonner sur l'île. Il reste encore beaucoup à découvrir, mais voici l'essentiel de mes périples réunionnais :

  • la côte est, de Bras-Panon à Saint Pierre (avec les coulées de lave, entre autres)
  • le cratère du Piton de la Fournaise, grandiose
  • Saint-Denis, ses maisons coloniales, son musée Dierx, ses boutiques
  • la distillerie-surcrerie de Bois-Rouge, l'une des deux seules restantes sur la quarantaine de l'île qui ont fermé progressivement...
  • Saint-Gilles (la plage, juste une journée)
  • Kelonia et ses tortues, magnifiques
  • les musées Villèle et Valliamé, qui permettent de deux façons fort différentes de comprendre l'esclavage, le mode économique de l'île comme colonie, et de voir de très belles demeures
  • Hellbourg et la maison Folio, la seule maison de ce type que l'on peut visiter sur l'île. Le jardin, malgré des araignées que je n'ai pu éviter du regard, est splendide et contient toutes les espèces endémiques de la Réunion, même les plus rares. Leurs orchidées sont superbes.
  • les temples hindous, chinois et autres, qui montrent que les communautés se mélangent sans que cela tourne à l'animosité (le temple du Colosse est le plus impressionnant)
  • le village de La Nouvelle dans le cirque de Mafate, uniquement ravitaillé par hélicoptère ou par la marche (2h30 aller et idem au retour). Hors du temps, coloré, isolé, modeste, le village allie de nombreuses qualités. J'y aurais bien dormi une nuit, mais cela n'a pas été possible.
  • la vanilleraie Roulof, l'une des très rares à tout produire et à vendre la vanille de façon indépendante. La vanille de la Réunion est considérée comme la meilleure au monde. Pour avoir une première gousse, il faut six ans de travail et de patience...
  • tous les repas en famille, ainsi que le mariage qui était la raison initiale de notre voyage, m'ont permis de goûter à mille choses (ma curiosité culinaire semble avoir fait plaisir) : le songe gris, les rougails les plus répandus et les plus rares (saucisse, ti jacques, chevaquine...), les bichiques, les petites bananes, le palmiste, les letchis (ils avaient été congelés, car ce n'est pas la saison), le pinpin, le fruit à pain, la confiture de papaye maison, le gâteau de patate douce, et j'en passe...

J'ai fait le grand tour sans entrer trop dans les détails de mon quotidien là-bas. Je réfléchis toujours à une solution adéquate pour mon blog, et pour l'instant, je pense à le mettre en blog privé avec mot de passe à me demander par mail... Je n'ai pas tranché.

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28 juillet 2014

9000 km et des poussières

Nous partons ce soir "en" Réunion pour trois semaines.

Merci de laisser un message après le biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip.

Réunion carte

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25 juillet 2014

"Faire le mal est plus aisé que faire le bien" (Hugo)

Malgré le fait que je sois en vacances, je ne m'y sens pas encore : je n'arrête pas. Nous continuons à nous installer (c'est sans fin !), et nous préparons notre voyage prochain en même temps (départ lundi !).

Dans nos dernières installations, il y a eu un grainetier acheté d'occasion, qui a été chargé par nos petits bras dans le coffre dans ma Twingo, attaché par des sangles multiples. J'ai aussi fait le tri dans mes breloques, et remis à neuf une boîte à bijoux qui date de l'époque où mon père était vivant, c'est dire. 

photo

A gauche, c'est briqué; à droite, pas encore.

 

Frotter les cuivres et l'argenterie prend du temps, j'avais oublié. En donnant de l'huile de coude, j'ai pensé à la série Downton Abbey (la saison 3 a été engloutie en peu de temps ces derniers jours) dans laquelle on voit les domestiques briquer l'argenterie, parfois. Je vais avoir du mal à patienter pour voir la saison 4, d'ailleurs.

Sinon, nous sommes allées à la Comédie Française voir Lucrèce Borgia, avec Guillaume Gallienne dans le rôle titre. J'avais miraculeusement réussi à avoir des places il y a quelques mois, et j'étais impatiente d'y assister. Ce ne fut pas du tout une déception. Volontairement, je n'avais lu aucune critique pour être vierge de tout a priori (jai bien fait, car F. Pascaud se lâche gratuitement, par exemple).

Gallienne Lucrèce


J'ai trouvé Gallienne crédible de bout en bout. L'arrivée de son personnage est très belle : poitrine offerte, il avance lentement au fil des planches placées sous ses pas, sur une musique sacrée. Puis, on l'habille progressivement d'une robe noire (de Christian Lacroix) pendant les premiers dialogues. La question du travestissement est particulièrement intéressante dans cette mise en scène, d'autant que le rôle de Gennaro est tenu... par une jeune femme.

Une ou deux scènes étaient un peu moins réussies que les autres, mais le pari d'être entre "le sublime et le grotesque" de Hugo était amplement tenu. Il n'est pas évident de ne pas sombrer dans le ridicule avec un tel texte.
L'ovation finale, très longue, était assez parlante, même si le public qui va assister à ce genre de spectacle est souvent acquis avant le lever du rideau.

Dans un tout autre genre, j'ai vu hier soir au cinéma Qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu ? : je craignais la caricature, et c'est ce qui s'annonce au début, mais le film s'améliore progressivement, et, il faut bien le dire, s'avère drôle -parfois malgré soi. Chantal Lauby est irrésistible. Quant au fond, on ne peut pas dire que l'on ressort perturbé dans ses fondements, mais je comprends le succès populaire de ce film : c'est un reflet comique de la société française brassée aujourd'hui, avec ses faux tolérants, ses idées préconçues, ses mélanges, ses échecs et ses réussites.

A part cela, je tenais à vous dire que je songe très sérieusement à rendre ce blog accessible uniquement sur autorisation. Au fil des années, je sais que j'ai gardé des lecteurs fidèles et indulgents, mais d'autres sont moins bienveillants. Par ailleurs, pour la première fois depuis que j'ai lancé ce blog (qui a presque douze ans !), je réfléchis beaucoup trop avant d'écrire : je commence à me censurer. 
Il ne me reste que peu d'alternatives : soit je débute un tout autre blog, mais je tiens à celui-ci; soit je restreins les accès (et cela signifie ne plus être visible pour de nouveaux lecteurs); soit j'arrête tout. Concernant cette dernière possibilité, je la récuse pour l'instant par principe : je ne vois pas pourquoi (et surtout pour qui) je m'empêcherais de tenir un blog, aussi futile fût-il (ah ah).
Je me donne jusqu'à septembre pour décider. D'ici-là, vous pouvez me donner votre avis : je serais ravie d'avoir d'autres regards sur cette question qui me turlupine depuis un moment.

 

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14 octobre 2013

Tunnels

Submergée, tel est le terme. Je suis toute la semaine dans un tunnel, en espérant en voir le bout. Mais le vendredi soir, je sais que je n'ai pas fini : cours toute la journée à la fac le samedi. Je l'ai choisi, je l'assume. Pourtant, je commence à me demander si je gère correctement mon planning. Je suis déjà en retard sur mes lectures d'agreg. Bref, je délaisse le blog, hélas.

Il y a une liste mentale des sujets que j'aimerais aborder ici :

  • la suite et la fin de notre voyage au Cap-Vert
  • le dernier album de Juliette
  • les films Alabama Monroe, Mother
  • les cours et les élèves, avec les bonnes surprises, les désespoirs, les questionnements
  • les échos de mon inspection et le tutorat qui s'achève
  • les petits plats de Cally pour nous, pour moi
  • mon père

 

Voilà ce qui me vient à l'esprit.

Et les copies m'attendent désespérément, la préparation de la semaine de cours aussi. Je tâcherai d'en sortir pour préparer des surprises culinaires pour Cally.

C'est par où, la sortie du tunnel ?

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 Edit de 17h10 : une tarte meringuée aux deux citrons cuit au four, et mon parmentier de courgettes attend patiemment son tour. C'est bon de faire autre chose que de travailler pour le lycée ou l'agreg...

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28 août 2013

Cap-Vert II

Je passe sur la transition à Mindelo (j'ai ajouté dans l'album n°1 des photos de contre-jour que j'aime particulièrement) et j'arrive au vol pour Fogo.

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Fogo

Nous devons passer d'abord par la capitale, Praia, pour effectuer un transfert vers Fogo. Les vols locaux sont particuliers : ils ne sont aucunement prioritaires, et on doit attendre qu'un avion atterrisse pour pouvoir le prendre. Les liaisons se font ainsi. Et pendant que les voyageurs arrivés attendent leurs bagages, on charge d'abord l'avion avec le fret et les passagers suivants; PUIS on met les bagages en attente sur le tapis... Leur rythme est totalement différent du nôtre, donc.

Nous survolons Fogo, et nous voyons aisément son attraction principale : le volcan Pico. Il est impressionnant (2890m) malgré l'altitude de l'avion.
On nous emmène à Sao Filipe, dans une ancienne résidence coloniale. La ville est petite, escarpée et fort calme : ce samedi-là était férié. Nous avons même du mal à trouver des bouteilles d'eau à acheter pour le lendemain : nous avons choisi de grimper en haut du volcan, le grand Pico (le petit est possible aussi) pour 60€ par personne et 40€ de guide. On ne plaisante pas avec un volcan : il faut absolument un professionnel.

On passe nous prendre le dimanche à 6h pour parvenir au point de départ de la grimpe à 7h. Grand luxe : nous sommes seules. L'arrivée dans la caldeira est splendide, avec un soleil rosé et déjà haut pour l'heure. On voit la dernière coulée de lave (de 1995), le grand et le petit Pico, fiers et semblant inaccessibles.
Le guide est prêt, mes bâtons de marche aussi, nous partons... Ascension prévue en trois heures, avec un dénivelé de 1700m environ. Pour être honnête, j'ai cru ne pas y parvenir : je me flagellais, pensant être lente. En digne percheron, je l'étais, mais je ne me rendais pas compte que j'avançais. Les pentes étaient souvent raides, et la terre volcanique ralentit, comme quand on marche avec des raquettes dans la neige.
Grimper au-dessus des nuages et vers le soleil, dans un paysage lunaire incroyable, où seul le bruit de mes pas m'emplissait, m'a donné plusieurs fois les larmes aux yeux.
Je maugréais, et pourtant l'expérience m'était fabuleuse. L'altitude pesait aussi sur la montée. Une fois là-haut, à presque 3000m, j'étais incrédule : la caldeira immense (20km de circonférence) s'offrait à moi, entre deux rafales de vent et une lumière écrasante. Le ciel m'appartenait. Nous sommes restées dix ou quinze minutes peut-être, puis il a fallu redescendre (ce qui prend deux heures). Sur 700m environ, il fallait courir/sauter/s'envoler/glisser sur des cailloux volcaniques. Je n'ai pas réussi à lâcher prise malgré cette aubaine et je ralentissais ma course, un peu crispée.
Une fois en bas, j'ai constaté que mes poches de pantalon étaient pleines de roches (j'en ai rapporté, du coup), et je ne vous parle même pas de l'état des chaussures ! Encore aujourd'hui, la poussière de cendre se répand sur mes chaussettes malgré des époussetages vifs.

Un brin fatiguées et incrédules, nous avons déjeuné au pied du volcan d'une cachupa (plat national), puis nous sommes revenues à l'hôtel. Le lendemain, direction un cimetière portugais abandonné, que nous étions les seules folles à visiter (pour y accéder, contournez les ronces d'acacia...). Puis limonade et jus de bissap dans un bar sénégalais : l'Afrique se fait de plus en plus sentir au fur et à mesure que nous avançons dans notre périple. Le Cap-Vert est un étrange mélange entre le Portugal, l'Afrique, l'Europe, les DOM...

 

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Cap-Vert I

Il est des voyages que l'on ne peut pas oublier. Celui au Cap-Vert en fera partie. Nous avons parcouru six îles sur neuf : Sao Vicente, Santo Antao, Fogo, Santiago, Boa Vista et Sal. Chacune de ces îles, qui appartient pourtant au même pays, a son identité propre. Je vais tâcher de vous en donner une petite idée, même si cela sera confus.

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L'avantage premier de cette destination, c'est qu'elle commence à peine à être touristique et à la mode. On en a les avantages et les inconvénients. Nous sommes parties en saison basse (la haute va d'octobre à décembre), ce qui nous a permis d'être relativement tranquilles et d'avoir des espaces magnifiques rien que pour nous certains jours. Le service est parfois à améliorer mais notre côté roots n'en a pas souffert, sauf dans un seul hôtel (je descendais à l'accueil quatre fois par jour pour demander à avoir de l'eau dans la douche ou du papier wc...).

Nous avions choisi un parcours itinérant incluant les transports, les transferts, les nuits en hôtel et le petit-déjeuner. Pour le reste, nous étions libres et c'est cette liberté que j'ai adorée. Le séjour s'est terminé par du farniente sur l'île de Sal, réputée pour ses plages magnifiques -ce qui est vrai. Mais commençons dans l'ordre...

Sao Vicente

C'est l'île de Cesaria Evora, et l'aéroport a même été rebaptisé à son nom. Nous avons atterri là-bas après une escale par Lisbonne. Le paysage était lunaire, ou martien, au choix. Terre sèche et assez rouge, du plat et du relief, du vent. Transfert jusqu'à la ville de Mindelo où nous nous sommes installées, pour sortir aussitôt voir la ville.

Nous avons dîné dans un restaurant où l'on jouait de la musique (Cesaria, évidemment !) et nous avons découvert la carte et les habitudes culinaires qui ne nous quitteront guère du séjour : beaucoup de poissons, servis avec du riz à profusion, et des légumes (courge, chou, manioc, carotte...).
Le lendemain, un dimanche, la ville était calme mais nous avons refusé une excursion attrape-touristes (genre énorme buffet à volonté au bord d'une plage pour environ 30€ par personne). Premières photos, découverte d'une plage dans le centre-ville, et nous avons suivi une sorte de carnaval improvisé avec percussions jusque dans les "quartiers où vous ne devez pas aller" (dixit le guide qui nous prenait pour des idiots).

Le lundi matin, départ en ferry pour Santo Antao. Traversée d'une heure trente environ, où l'on constate que les locaux sont vite malades sur ce mode de transport. Les Français se regroupent et nous collent, alors que nous aurions voulu être seules. La frustration de ne pas pouvoir faire comme beaucoup de couples (se tenir la main ou par l'épaule pendant la traversée) se fait sentir, aussi. On nous interroge et l'on s'étonne que nous ayons trois semaines et six îles à parcourir : notre délit de faciès juvénile et notre look les trompent...

Santo Antao

Pour rejoindre la ville de Ponta do Sol, nous empruntons la route pavée des cordes : elle traverse l'île dans les hauteurs et est très impressionnante. Nous traversons même les nuages... Cela dure entre une heure et une heure trente, quand même. La petite ville est très calme et modeste. C'est le point de départ de diverses randonnées. Nous déjeunons dans un restaurant face à l'océan, entre les pêcheurs et les baigneurs. C'est une Française qui tient l'établissement, et je me demande ce qui amène quelqu'un à s'installer dans un coin aussi perdu du monde.
Le lendemain, nous partons vaillamment pour une randonnée de 11km le long de la côte, entre Ponta do Sol et Cruzinha. Nous partons assez tôt et nous faisons bien, car la chaleur grimpe vite. Le chemin est loin d'être plat. A l'arrivée, nous prenons un aluguero (taxi collectif) pour revenir par la vallée. Nous sommes contentes de nous. Notre récompense : un restaurant modeste qui ressemble plus à un cabinet de voyance qu'autre chose, à la cuisine raffinée et très peu chère. La cuisine maison, comme on en rêve, quoi.
Le second jour, nous allons en aluguero dans les petites villes avoisinantes de Ribeira Grande et Vila das Pombas. Il pleut un peu mais nous finissons dans une sorte de cantine sympathique. Nous avons aussi grimpé en haut d'un rocher pour voir la statue de Saint Antoine (?) et admirer la vue sur la mer. C'est à notre retour de ce périple que nous avons dû changer d'hôtel car il n'y avait pas d'eau pour prendre une douche, etc. Nous effectuons donc le transfert vers notre nouvel hôtel en fin de journée, avec l'aide du contact local. Le soir, direction un restaurant sympathique tenu par notre hôtesse, une sorte de Simone Signoret autochtone, une vraie patronne. Ce soir-là, il y a un groupe qui joue pendant le repas : le chanteur est magnifique de simplicité et transcende tout ce qu'il chante.
Une Italienne nous donne aussi le fou rire : habillée en Barbie ras les fesses, avec un faux Panama, elle se met à danser et à allumer tous les hommes de la salle, devant son mari, apparemment ravi. Elle prenait les applaudissements du chanteur pour elle...

Nous poursuivons le lendemain notre périple randonnée : départ tôt pour la caldeira et la vallée de Paùl. Le guide papier annonce deux heures, donc on se programme mentalement pour ça. Par hasard, nous tombons sur un petit groupe d'Espagnols des îles Canaries (que des profs !) avec qui nous partageons le transport ainsi que la rando.
Beaucoup de nuages dans les hauteurs, la caldeira est belle, le chemin assez raide en descente vers la vallée. Mais ce qui n'était pas annoncé, c'est que du bas de la montagne, il fallait encore rejoindre la côte, donc Vila das Pombas. Le guide nous a floué (c'est leur façon de faire là-bas : "presque" signifie "encore sept kilomètres", par exemple). Le soleil commence à bien taper, et je ne bois pas assez. Une Espagnole abandonne et prend un aluguero pour finir. Nous ne sommes plus que cinq à marcher d'un bon pas sur la route pavée, en descente.
Lors d'une pause, Cally me fait boire et me dit de manger un gâteau : je refuse car j'ai mal au coeur... Je résiste, je résiste, sans sentir que c'est trop. J'achève la rando jusqu'à la ville. Nous reprenons l'aluguero qui nous attendait. La route sur la côte me donne encore mal au coeur. Parvenues à Ponta do Sol, je m'impatiente de rejoindre notre hôtel : je suis définitivement mal. Et pour cause : une insolation fourbe a raison de moi (malgré un foulard sur la tête, mais c'est la nuque qui a pris). Bilan : je n'ai pas mangé pendant deux jours. Chose étonnante : pas de migraine !

Il a quand même fallu reprendre le ferry pour Sao Vicente, car un vol intérieur nous attendait le surlendemain pour Fogo... Mais ce sera l'objet de ma prochaine entrée !

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26 août 2013

Back from paradise

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Boa Vista, plage de Santa Maria

 

Je suis de retour, bien vivante et gorgée de soleil, depuis samedi midi. J'encaisse encore le décalage horaire et les effets néfastes du retour (ménage, courses...) mais j'ai bien l'intention de vous faire partager mes images qui, à ma grande joie, reflètent vraiment ce que j'ai vécu et vu.

Accordez-moi un peu de temps pour faire le tri et écrire une entrée digne de ce nom.

A très vite...

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24 mai 2013

"Ce matin y'avait de la givre !" dit une dame dans une boutique

Voilà, je sature. J'en ai assez de penser à mille choses à la fois, de courir après le temps, de sombrer sous les copies qui s'entassent telles le tonneau des Danaïdes, sans fin. Les secondes m'insupportent au point que je m'étrangle par moment en cours. Du coup, j'ai la voix cassée (aphone ce we ?). 

Comme j'ai rendu ce matin mes descriptifs de bac, pas peu fière du travail accompli, je suis allée me balader en sortant de cours : cette semaine m'a éreintée. Et quand je vois ce qui me pend au nez pour les quinze jours à venir, je préfère m'acheter deux paires de baskets pour oublier...

Alors, si je reprends dans le désordre, j'ai envie de vous parler tout d'abord du dernier conseil d'enseignement en lettres, qui a eu lieu vendredi dernier. J'ai été stoïque : je ne voulais pas m'élever contre le diktat d'Asa toute seule. Mais mes collègues sont montées au créneau sans prévenir, en étant courtoises et directes,  sans langue de bois. Asa refuse de laisser une seconde européenne, qu'elle se garde depuis au moins trois ans... Nos arguments, fort sensés et cohérents, n'ont rien changé : nous étions face à un mur. J'ai pu constater que cet accroc a permis de libérer la parole de nombreux collègues, qui n'en peuvent plus de l'autoritarisme donneur de leçons d'Asa. En gros, elle a des" vrais projets" et mérite de bonnes classes, elle... Elle a par ailleurs mis en avant le fait qu'elle passait l'agreg (pour la troisième année consécutive), mais il s'agit d'une décision personnelle à assumer, ce me semble.

Pour ma part, mon service serait plus original que je ne croyais : deux secondes (après quatre années à ce rythme, je maîtrise le niveau, je vous le dis !) avec ECJS, et les deux terminales L. A cela s'ajouterait une partie de la coordination, ce qui me fait plaisir. En plus, nous serions deux profs pour les terminales, et les cours seraient annualisés : cela me permettrait de pouvoir bien travailler l'agreg jusqu'aux écrits.

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A part ça, il y a eu ma semaine sur Budapest ! J'ai été frappée par les traces visibles de la guerre (la ville a été détruite à 60%) et du communisme dans ce pays. Par instant, on retourne cinquante ans en arrière (l'expérience du métro avec les poinçonneurs-contrôleurs est édifiante). On voit aussi partout de l'art déco, des façades burinées par le temps, de beaux vélos (des fixies)... Nos visites nous ont conduites dans des musées (holocauste, palais des arts), dans un cimetière semblable au Père Lachaise, le long du Danube marron-rouge, dans le quartier juif (la grande synagogue est impressionnante) et... à l'opéra.

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Le deuxième soir, nous sommes allées voir Madame Butterfly de Puccini. Je n'avais jamais assisté à une réprésentation de ce type, et j'ai adoré. On prendrait vite goût à ces sorties...
Et puis il y a eu l'expérience des bains. Je me suis baignée dans des thermes aux eaux pleines de vertus (c'est fou comme la peau travaille), entre 30 et 38°; le tout soit en plein soleil car il faisait très beau, soit en intérieur dans des galeries anciennes.
Côté culinaire, les plats sont bons mais ce n'est pas forcément très fins, plutôt familiaux. J'ai goûté un verre de Tokay blanc délicieux (même s'il le serve bien trop froid); j'ai tenté la réputée "maison du strudel" (celui aux cerises noires et chocolat paprika était délicieux, meilleur que les versions salées au saumon, par exemple); nous avons bu pas mal de bières et de limonades, et goûté au goulasch (la météo française en ce moment s'y prêterait particulièrement).
Donc, malgré le manque d'amabilité à l'égard des touristes, c'est vraiment une destination à recommander.

Et comme vous avez été fort patients, je vous ai mis en ligne un album photo idoine... ;-)

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30 avril 2013

Les dames de coeur

Demain, à cette heure-ci, je serai dans l'avion. Il m'emmènera vers un pays de l'est que je ne connais pas du tout, et dont on me dit le plus grand bien. Sept jours de dépaysement seront les bienvenus : étant donné ce qu'il me reste à affronter après, ce ne sera pas de trop.

Et puis construire avec Cally est important. Nos quatre mois se dérouleront là-bas, en terre étrangère.

J'angoisse quelque peu sur le plan financier car ce n'est pas le bon mois pour partir (impôts + charges), mais y a-t-il de bons mois pour cela ? J'ai envie de vivre, et je sens que Cally m'y aide et que je m'épanouis.

J'ai corrigé un paquet de copies sur cinq avant de partir : dérisoire, mais c'est déjà ça. Côté agreg, je stagne mais Montesquieu est très fin et très agréable à lire.

Sinon, j'ai découvert un autre restaurant gastronomique, dans lequel j'ai été invitée par ma délicate compagne. Il s'agit de "La dame de Pic" d'Anne-Sophie Pic, rue du Louvre. Il faudra que je prenne le temps de vous en parler...

Là, je dois encore aller à la Poste, passer à la médiathèque, faire ma valise, ranger l'appart. Si j'ai le temps, je poursuivrai cette entrée, promis !

 

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14 mars 2013

Crokete !

Malgré un retour à N+1 à cause de la neige française, me voici chez moi après six journées passées à Amsterdam. Il y avait longtemps que je désirais aller là-bas, pour voir les canaux, et le musée Van Gogh, je l'avoue. J'ai glissé cela dans une conversation, et Cally me l'a proposé très rapidement après.

Nous avions un hôtel dans le quartier des musées, au sud de la ville. Le temps était vraiment froid (entre -1 et -4°), mais cela ne nous a pas empêchées de nous promener longuement en ville, et de profiter au maximum tout en prenant notre temps. Nous avons parcouru plusieurs musées (Van Gogh, Riejmuseum, Rembrandt, Heineken, Foam...), découvert de multiples cafés bruns, mangé tout ce que nous désirions goûter (croquettes salées et panées, apple pie, soupes, boulettes de viande, waffels, plats locaux, frites...), bu plusieurs bières (la Chouffe belge a eu raison de moi un soir, d'ailleurs).

 

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Choses étonnantes vues là-bas : évidemment le quartier rouge avec les femmes en vitrine; les coffee shops (je reste naïve mais voir de la drogue présentée et achetée comme en hypermarché, cela m'étonne); les habitants quasi invisibles (pas de familles avec poussette, pas d'adolescents, de gens faisant leurs courses...); le design de l'intérieur des maisons; les façades des maisons qui penchent; la notion de trottoir pour piétons presque absente (celui-ci appartient aux véhicules de toute sorte, du vélo hollandais au camion); les copeaux ou grains de chocolat (vendus par petits paquets) mangés par les amsterdamois sur leurs tartines du matin; le climat humide qui a un effet étonnant sur mes cheveux.

Sinon, j'ai les lèvres gercées par le froid mais aussi par mes sourires continus, je crois.

Et puis j'ai quand même travaillé un peu, la preuve :

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D'ailleurs, d'après mon planning, j'ai jusqu'à demain soir pour finir cet ouvrage plus ardu qu'il n'y paraît...

Pour finir cette note, sachez que je suis revenue avec : environ 250 photos, ce qui est peu; une mug de la laitière de Vermeer (le tableau est superbe, vraiment); des cartes postales des musées; un décapsuleur offert par Heineken; des bulbes à offrir et pour moi (tulipes et jacinthes), du FROMAGE (à la truffe, vieux et au basilic) et c'est tout. Le reste, et donc l'essentiel, n'appartient qu'à Cally et moi...

 

PS : L'album est en ligne... (edit du 15/03 à 12h30)

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