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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
28 septembre 2005

Grumf

Je vous aurais bien raconté ma soirée au Grand Palais, mais une migraine de derrière les fagots me cloue la tête et me coupe toute envie de lyrisme.

Demain, je m'y mettrai donc de gaieté de coeur, mais là, que nenni. En plus, j'ai froid (scooter sous la pluie parisienne ), et les chats sont surexcités car ils ont apparemment retrouvé une souris en fourrure...

Bref, je ne suis pas dans le mood. Sorry.

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28 septembre 2005

Déjà ça

Finalement, face à l'absurdité de la situation, les impôts ont cédé : je ne paierai "que" 546€ au lieu de 753€, car on m'épargne les intérêts de retard et on m'applique gentiment l'abattement de 10%. Ouf ! J'ai environ trois mois pour mettre des sous de côté en prévision. Joyeux Noël de la part des impôts, quoi.

Forte envie d'aller chez le coiffeur, sans attendre le jour de mon anniversaire. J'ai l'impression de ne ressembler à rien (ou du moins de faire vieillotte, ce qui est pire), et je m'attache les cheveux histoire de les supporter.

Ce soir, je vais aller voir avec S. la verrière du Grand Palais. Plus de dix ans que j'attends ça !

Avant, dans l'après-midi, rdv avec D. dans mon ancien collège pour lui prêter des livres : je suis sa bibliothécaire attitrée.

Et si j'ai le temps (mais j'en doute), passage éclair chez Gold Archery pour au moins faire faire une nouvelle corde, car je crains de devoir attendre avant d'investir dans le sac Aurora. Snif.

27 septembre 2005

Day off

Merci, merci Giiiilouuu, de m'oublier en ce moment : je n'ai pas une minute à moi ! Ce matin, levée assez tôt pour me jeter la première au guichet d'accueil de la FNAC avec un courrier et ma carte d'adhérent : j'ai droit à deux entrées pour l'expo DADA de Beaubourg. Vernissage, et tout et tout, le 11 octobre !

Là, je vais filer pour la énième fois aux Impôts afin de résoudre mon problème de sommes versées par l'Education Nationale en 2003. Car, chose exceptionnelle, le Rectorat m'a téléphoné (si, si !) et m'a fait parvenir un récapitulatif de cette année-là.

La dame au bout du fil m'a un peu prise de haut :

"Côôôômment ? Vous ne saviez pas que pour la même année, vous aviez deux dossiers comptâââbles ? Un en tant que vacataire, et un autre en tant que contractuelle. Il ne faut évidemment pas se fier au relevé envoyé en fin d'année avec les sommes fiscales à déclarer, enfin !"

Ensuite, si j'ai le temps, je file en scooter à mon magasin d'archerie pour refaire une corde, et zieuter les prix sur les sacs à dos Aurora.

Puis cours particulier avec un élève de 3ème que je suivais déjà l'an dernier. La mère m'adore (elle me rend presque responsable du passage de son fils en classe supérieure), et je l'adore car elle me paye rubis sur l'ongle.

Ne pas oublier de prendre rdv avec Peugeot pour voir si je ne peux pas changer ma sublime 307 contre une mimi 107, entrée de gamme de la marque, qui me permettrait de ne pas me retrouver sans voiture et de faire des économies (assurance, essence, leasing).

Piou !

6 septembre 2005

Pédagogo

J'ai reçu une lettre de Giiiiiiiiiiiiiiiiiiiiilles ! Recto-verso. Dès les premières lignes, imbuvable de démagogie.

Gilou me dit que mon métier est beau et grand, et que sa grandeur tient à sa difficulté : "...quelle magnifique mission que la vôtre, que la nôtre !" Car  notre mission, que nous devons accepter et qui ne va pas s'autodétruire, est d'épanouir les jeunes, et de leur permettre "d'acquérir les outils de (leur) autonomie et les clefs de (leur) insertion dans la société".

Ben voyons. C'est aussi simple que ça.

Vient ensuite une liste de projets, de réformes, d'écueils à éviter, au cours desquels nous serons accompagnés par Gilou, et tous les emplois de vie scolaire (vraie-fausse invention : on change les termes, on garde les mêmes, Dieu merci, et on en rajoute autant : à peine ce qu'il faudrait). Merci, Gilles.

La missive s'achève quand même sur ceci : "la République doit davantage manifester sa reconnaissance envers celles et ceux qui ont choisi un métier qui donne beaucoup de joie, certes, mais exige tant de qualités, d'efforts et bien des servitudes". Là, je m'attendais à ce que Gilou aligne les euro sur une feuille, en m'expliquant que le pouvoir d'achat des profs est un des plus faibles des dix dernières années, et qu'il allait nous augmenter, enfin.

Beuh non. Il veut juste changer l'image des profs.

Je ne sais qui lui a pondu cette lettre, ni ce que ça a coûté au gouvernement, mais au final, ça sert à quoi ? Et il y a une chose que j'aurais aimé lire : la part de contrat que les élèves doivent accomplir de leur côté pour réussir à "s'épanouir".

Idéaliste, moi ? Que nenni. Juste exigeante. Et râleuse.

Prof, quoi.

4 septembre 2005

God bless America

ouragan

Outre la violence de l'ouragan, des hommes, des femmes, des enfants subissent la violence de leurs congénères, la violence de la situation, les alligators et les requins, la lutte pour une survie parfois improbable ou pour un peu d'eau et de nourriture...

Qui sommes-nous pour juger la politique de Ferme-ta-Bush ? Si la même chose arrivait en France, ne tomberions-nous pas dans les vols, les pillages et les viols de la même façon ?

Mon amie texane, originaire de Louisiane, héberge des membres de sa famille qui ont survécu et échappé par miracle à "l'après" Katrina. Elle n'a pas de mots assez forts pour m'expliquer l'état des choses là-bas...

Extraits d'un article Reuters, par Mark Egan :

"LA NOUVELLE-ORLEANS (Reuters) -

Ignorant le vrombissement, au-dessus d'eux, des pales de l'hélicoptère présidentiel, les laissés-pour-compte de la Nouvelle-Orléans ont volontiers décrit les meurtres, les viols, la faim et les menaces de mort qu'ils ont affrontés dans leur abri improvisé après avoir échappé au dévastateur ouragan Katrina.

Brisant l'isolement auquel ils avaient été réduits depuis le passage lundi de l'ouragan, des Gardes nationaux ont distribué des rations militaires et de l'eau à des milliers de personnes évacuées de leurs habitations inondées.

Dans le centre de conférences où certains dorment depuis lundi flottait une odeur de mort, tandis que l'on jouait des coudes, à l'extérieur, pour la distribution des rations, sous la surveillance de soldats de l'armée de terre munis de mitrailleuses.

"Ils sont morts ici-même, en Amérique, en attendant qu'on les nourrisse", s'emporte Fouchea en se dirigeant vers le Hall D, où ont été stockés les corps pour qu'ils ne pourrissent pas au soleil.
Selon lui, on a laissé les gens mourir sur place sans leur donner de nourriture parce qu'ils sont pauvres et les premiers efforts d'évacuation ont concerné le quartier français de la Nouvelle-Orléans "parce que c'est là qu'il y a de l'argent".

Un Garde national interdit l'accès au Hall D.

"Pas besoin de voir ça. C'est une morgue improvisée", explique-t-il à un photographe de Reuters. "Nous ne laissons plus entrer personne ici. Si vous voulez prendre des photos de cadavres, allez en Irak."

La nourriture a donc fini par arriver dans le centre de conférences - le jour de la visite du président Bush dans la ville sinistrée - mais ce n'est pas de joie qu'une dame âgée et son mari se sont évanouis vendredi, c'est sous l'effet de la chaleur.
Valenti et son mari, qui font partie des quelques rares blancs présents dans ce camp de réfugiés presque exclusivement noir, affirment avoir été, à l'instar d'autres Blancs, menacés de meurtre jeudi.
D'autres rescapés livrent des récits terrifiants d'agressions sexuelles et de meurtre.

Assise en compagnie de sa fille et d'autres membres de sa famille, Trolkyn Joseph, 37 ans, affirme que des hommes ont rôdé la nuit dans les recoins du centre de conférences pour violer et tuer des enfants.
"Elle a été violée pendant quatre heures, jusqu'à ce que mort s'ensuive", sanglote Joseph. "Un autre enfant, un garçon de sept ans, a été retrouvé mort dans le congélateur de la cuisine la nuit dernière. Il avait été violé."
Un jeune homme avoue son appréhension à l'idée de passer une nouvelle nuit dans le centre de conférences, et se demande quand la situation s'améliorera. "C'est comme une prison ici", dit-il. "Il y a des meurtriers, des violeurs, des tueurs, des voleurs. Tout ce que vous voulez." "

 

"In God we trust"

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3 septembre 2005

Master classes

Toujours aucune nouvelle du saint Rectorat : pas de poste, pas d'élèves. Je connais pourtant des établissements où ils manquent de profs de lettres, mais je ne peux pas y aller : c'est hors de ma zone de remplacement ! Aberrant, mais c'est ainsi.

 

Cela crée une situation assez étrange et très nouvelle pour moi. J'attends un poste, tout en poursuivant mes vacances et en m'inquiétant d'une affectation à la va-vite. Entre plaisir et angoisse, quoi.

 

"Prof, un métier d'avenir" qu'ils disaient sur les affiches d'un couloir du Rectorat...

manuel

5 mai 2006

Dédouanée

Corvée administrative à envisager trois mois avant un voyage : le passeport. Etant donné que je gagne allègrement ma vie en tant que fonctionnaire, je n'ai pas fait de lointains voyages, et donc pas fait renouveler mon passeport depuis sa date de péremption -avril 2005.

passeport

Mais avec le championnat d'Europe d'août, pas moyen d'y couper. Je lis donc les formalités à remplir sur le site de ma ville. On a carrément un document d'une page avec les consignes pour la photo : le visage doit tenir sur 75 à 85% de l'espace photographique, prise sur fond clair, ne pas sourire, fixer l'objectif en face à face... Bref, ils font tout pour je ressemble à Nikita ou à une terroriste.
Pas grave : j'intensifie le maquillage, je me pomponne comme pour mon premier passeport (j'adorais ma photo là-dessus, on aurait dit une espionne... Mais je dois rendre l'ancien pour avoir le nouveau. Grumf.). Et j'ai de quoi faire... En me maquillant, j'ai pris une baffe virtuelle : the next one sera pour mes quarante ans... Screugneugneuhhhhhhh.....

Ajout de 11h10 : j'avais tout ce qui'l fallait sauf...une copie intégrale d'acte de naissance... Bientôt il leur faudra la longueur de mes pieds (en pouces et centimètres), la taille de mes oreilles, mes mensurations complètes (censuré) et mes préférences au petit-déj'. Si ça me donne droit à un expresso et un croissant dans l'avion, je veux bien, remarquez.

2 mai 2006

Back

Retour au train-train quotidien : courses à faire, factures à payer, moral à gérer... Le site handisport fonctionne bien; il ronronne et se fait connaître. Mon blog perso est moins "fracassant", mais il vit sa vie aussi.
Le tir à 70m n'est toujours pas ma tasse de thé, mais le fait de m'être vue en vidéo a été presque perturbant : je ne pensais avoir autant évolué dans mon tir. J'ai beaucoup épuré le geste, qui me paraît efficace (même si les points ne suivent pas pour l'instant). Agréable surprise, quoi. Reste plus qu'à trouver la confiance en soi, et là, c'est une autre paire de manches car il ne s'agit pas de traiter ce problème uniquement dans le tir à l'arc.
Tout comme continuer à s'interroger sur les cheveux courts : ai-je une hésitation parce que je n'ai pas assez confiance en ce que je suis ?
Mystère, mystère...et boule de gomme.

boule_de_gomme

25 avril 2006

Nota bene

J'ai ajouté dans la colonne des liens quelques adresses pour les frileux et/ou curieux de la langue française. Des doutes en grammaire ? Une conjugaison barbare en vue ? Des mots Zinconnus ? Heureusement, mon blog est là pour vous venir en aide !

alphabet

Décidément, comme disent mes copains d'Integralsport, je suis une GrammarGirl (issue de Grand'Ma'Girl lors de mon trentième anniversaire...).

23 avril 2006

J'ai encore...

...rêvé d'elle, l'amie de la Butte. Logique, après mon vadrouillage d'hier. Mais je n'ai généralement pas besoin de cela pour y penser. Elle revient, sempiternelle, depuis plus de dix ans, au creux de mes silences. Lui envoyer, peut-être, le petit texte fait hier. Un signe dans le vide de plus, qui n'aura pas d'écho.
Pour une qui aime le silence, je trouve le sien pourtant terrible : car il est choisi. La vie est là;  l'espoir aussi, mais elle a décidé de se taire et d'ignorer mes appels aux explications.
Quand je fais cours, souvent je m'inspire -sans le vouloir sur l'instant- de l'enseignante que j'ai vu officier, qu'elle était et qu'elle doit toujours être. Je mets à rêver, parfois, qu'elle est peut-être fière de ce que je suis devenue et que nous aurions dû partager, comme promis.
Comment tourner la page, quand on est seule à la tourner, et qu'elle est si chargée ?

montmartre montmartre_brassai

22 avril 2006

Remember

Il y avait si longtemps. Si longtemps que je n'étais venue ici.
A mon arrivée, un son de clochette m'arrête. C'est un chat. Le chat du luthier que j'avais pris en photo des années auparavant. En remontant la rue, je m'aperçois que la lutherie a fait place à un magasin de souvenirs japonais. Reste l'enseigne. Le chat boîte.
Le libraire de la rue Yvonne Le Tac offre une rose pour un livre acheté. Des citations parsèment sa devanture. Les bonne soeurs achètent des cartes postales. Le carrousel du Sacré-Coeur brandit Amélie Poulain pour vendre plus de tickets. Les mimes et autres joueurs de guinguettes semblent immuables.
Face à l'atelier de Picasso, les cerisiers sont en fleur. Des femmes appellent leur chien qui crotte sur la pelouse "Mon amour".
Je redescends vers le bateau lavoir. Une équipe de ciné est installée là pour le tournage d'un film sur Piaf. Au loin, la dernière demeure de Dalida attire plusieurs groupes de touristes.
Aux fenêtres de mes anciens amis, même si le bureau est clos, des jonquilles. C'est bon de savoir que la poésie de certains ne s'éteint jamais, quoi qu'il arrive.

22 avril 2006, Montmartre, 16h45

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22 avril 2006

Feelings

Hier, j'ai finalement décidé d'aller m'entrainer sur le terrain. Mes encoches avaient été refixées, il faisait 22°C et j'étais plutôt motivée.
Histoire de retrouver mes sensations, quelques volées à 50m. Je m'applique, peaufine les réglages (qui sont encore approximatifs), et ça rentre à peu près comme je veux.
Passée à 70m, rien ne va plus : au début, tout est trop bas; un coup à gauche, un coup à droite. Aucune logique dans tout ça, sauf peut-être de se dire que je ne tiens pas assez mon bras d'arc après le lâcher. Mais non.
Impression de plutôt bien tirer, pourtant. Alors je me demande si l'impact psychologique (je n'ai pas envie de tirer à 70m et en D2) n'est pas la cause du problème.
J'ai remballé après quelques volées supplémentaires dispersées sur la cible sans raison apparente. Pffff, ça promet.

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Diane, pas loin de la gare de Londres...

20 avril 2006

Claudie Gallay

claudie_gallay

Claudie GALLAY, Seule Venise,
Actes Sud, Babel, 8.50€


Voilà un roman de la lenteur. Des phrases courtes comme des blessures; des silences; des pauses, des chapitres succincts. La narratrice se retrouve à Venise, un peu par hasard, en plein hiver, pour fuir la douleur de l'abandon. Son amour l'a quittée. Alors Venise devient l'échappatoire. Initiatique, aussi. Les personnages de la pension vénitienne sont crédibles et très attachants.
Il faut juste s'accorder le temps de l'adaptation à cette écriture (qui pourrait être la mienne, tant il semble difficile d'être dans la longueur pour cet auteur) et savourer ces instants où la vie revient.

"Que c'est triste Venise/Au temps des amours mortes", dit la chanson. Triste et beau. La vie, quoi.

18 avril 2006

Impressions

La migraine m'a (ac)cueillie ce matin. Mais elle ne m'empêche pas de m'attarder sur les travaux administratifs nécessaires à l'après stage. Le brouillon de l'article est fait; les photos sont téléchargées; je n'attends plus que le feu vert du chef. ;o)
Petite forme, sinon. Passage déprime dimanche soir.

migraine

Impression toujours aussi forte de ces cheveux envahisseurs, qui alourdissent ma tête et ne m'avantagent pas.
Pensées variées qui tournent autour de mon père. Encore une autre phase de deuil à passer ? Etrange, le processus de l'esprit, après toutes ces années...

14 avril 2006

Départ

Mon week-end de Pâques va se dérouler dans l'Yonne, avec des archers déficients visuels, pour notre stage de pré-sélection au Groupe France. Derniers préparatifs aujourd'hui : valise, arc (je voudrais essayer de tirer avec un bandeau, comme eux...), documents, fichiers, appareil numérique, etc.
Mise en situation plus directe qu'au championnat de France salle, et c'est tant mieux.

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En plus, je vais devoir me dépasser pour aller au-delà de ma déprime ambiante.  M'oublier. Vacances de l'esprit.

13 avril 2006

Silencio

Parler m'est difficile depuis quelques jours. Pas tant sur le fait de formuler des phrases, mais parce que cela m'épuise. Ecrire, même peu, m'est d'un grand réconfort. Comme si la difficulté s'amenuisait dans l'écriture. Ecrire sur un blog appartenant au domaine virtuel, est-ce encore écrire, pourtant ?
Je sais que je replonge dans une de mes périodes d'angoisses. Savoir combien de temps cela dure est toujours une énigme. Le silence est mon refuge, mon repli, ma caverne, ma patrie. J'ai toujours singulièrement aimé les silences. Ce qui rend parfois mon métier douloureux : continuellement dans le bruit, la parole répétitive, la lutte des mots et du sens de ceux-ci.
J'ai fini hier soir un ouvrage dont je parlerai prochainement sur le sujet, justement. Lecture-refuge, aussi. Entre soi et le livre, il n'y a rien d'autre que sa lecture. Le retrait. Le monde que nous créons lors de la lecture est tellement à part. Personne ne peut, ne doit y entrer (quand "l'alchimie" fonctionne, évidemment; sinon, c'est lettre morte).
Pas évident de définir cet état de lecteur. J'avais eu un cours là-dessus en Maîtrise. A la fin de l'année, nous étions repartis avec beaucoup d'interrogations sur cet élément de notre passion et de notre futur métier. Lire est complexe.

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Parler aussi.

12 avril 2006

Politique ?

Berlusconnerie, oui !

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En faisant une simple recherche photographique sur cet arnaqueur international, je suis tombée sur de nombreux sites caricaturaux et critiques italiens. L'Italie serait-elle plus incisive que la France, qui a aussi un voleur à sa tête ? :o/
Cela en fait, des chefs d'Etat qui devraient être en prison...

10 avril 2006

Deambrosis

deambrosis

Mercedes DEAMBROSIS, La Plieuse de parachutes
Ed. Buchet Chastel, diffusion Seuil, 12€

Il est rare qu'un livre m'empêche de dormir et me tienne autant en asphyxie. Lu cette nuit, d'une traite. C'est lié à mon histoire personnelle, certes, et j'en ai conscience.
Mais les critiques que j'avais lues sur cet ouvrage étaient très bonnes, aussi. L'écriture est particulière : pour respecter un semblant d'anonymat (qui se comprend en deuxième partie du livre), l'auteur "cache" les noms par des points de suspension; utilise des pronoms personnels assez nombreux pour qu'il y ait un semblant de confusion. Mais ce n'est qu'une astuce d'auteur.
La Plieuse de parachutes n'est  pas un roman comme les autres, et il est difficile de le résumer correctement. Disons que la mort est au centre, la misère humaine au milieu, l'espoir et le désespoir sur les côtés. Le langage y brille par son impuissance.
Comme nous sommes dérisoires, dans cet univers. Notre vie tient à des riens.
Et c'est pour ses riens que je survis.

7 avril 2006

www.handiteamfr.canalblog.com

ffhlogo


Voilà, c'est officiel, le nouveau site de tir à l'arc handisport est ouvert à tous ! Merci de diffuser l'information autant que possible à propos de ce nouveau média.

La commission est heureuse de proposer un blog à tous les archers, CTFR, clubs, dilettantes, curieux de France et de Navarre. Nous espérons qu'il sera une plateforme incontournable à l'avenir, et que tous nos lecteurs y trouveront satisfaction.


4 avril 2006

Bip biiiip

J'ai repris mon vroum à deux roues après une longue absence due à la pluie. Comme c'est agréable ! Oui, je sais, vous me direz que c'est la jungle de rouler à Paris, etc. Soit. Mais pour moi c'est devenu un train-train cette folie toute parisienne. Et le pire, c'est que je l'aime !

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Ce qui m'amuse assez, c'est de voir la tête de certains mâles quand je retire le casque. "Quoi, cette donzelle conduit un 125 ?"  ou bien "Mmmmm, c'est sexy une fille sur une moto..." : parfois on peut lire aussi les deux commentaires sur le visage des messieurs. Arf.

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3 avril 2006

Caddies

Exaltante matinée chez Carrefour; aucune place pour décharger la voiture; retour du parking comme un âne, évidemment.

Bonne nouvelle, au fait : pour ceux qui ont suivi, j'avais eu un P.V. absurde (erreur de modèle de voiture) lors du championnat de France d'Eaubonne, début mars.  Après réclamation, la police me l'a annulé ! Le vice de forme était trop flagrant, à mon sens. Héhé, j'adore ce genre de petite victoire sur l'administration.

2 avril 2006

Exploit

Dans mes nouvelles ACE (environ 20€ pièce), il y a eu un décès, hier, à l'entraînement. On n'imagine pas ce que peut faire un simple clou sur une flèche carbone, même à 50 mètres...

01_04_06_1539

Ma flèche est celle du dessous : elle s'est brisée en deux, et nous avons trouvé quatre points d'impact sur l'une des parties restantes... Une grande première dans le club, je crois !

31 mars 2006

Tonton Gilbert

Une journée entre nanas m'attend ! Au matin, vers St Mich', vagabondage dans les livres (faut bien alimenter mes critiques littéraires lol); ensuite, excellent japonais du côté du BHV; enfin, nous furterons dans les boutiques rue de Rivoli, je pense.
Comme me disait S. hier, ça fait un peu "Place des grands hommes" de Patriiiiiiiiick Bruel, là : dix ans (en gros) après la Sorbonne, on se retrouve là toutes les trois...

28 mars 2006

Colette, inlassablement

« Puissé-je n'oublier jamais que je suis la fille d'une telle femme qui penchait, tremblante, toutes ses rides éblouies entre les sabres d'un cactus sur une promesse de fleur, une telle femme qui ne cessa elle-même d'éclore, infatigablement, pendant trois quarts de siècle... » (La Naissance du jour).

« Que j'aurais voulu offrir, à cet ongle dur et bombé, apte à couper les pétioles, cueillir la feuille odoriférante, gratter le puceron vert, et, interroger dans la terre les semences dormantes, que j'aurais voulu offrir mon propre miroir de naguère ; la tendre face à peine virile qui me rendait embellie, mon image ! J'aurais dit à ma mère : "Vois. Vois ce que je fais. Vois ce que cela vaut..." » (La Naissance du jour).

"Depuis quatre heures, le portail béant de la grange encadre la mare verte, son abri d'ormes, un pan de ciel où monte lentement le rose du soir." (La Maison de Claudine)

10 mars 2006

J-1 lol

ski_2

Voilà, tout est quasiment prêt pour le départ matinal de demain (debout à 5h maxi...). Restent le vanity, et les bidules pour s'occuper (Ipod, carnet de voyage, marqueurs, livres, Game Boy...), et hop ! Quelle excitation que ce moment du pré-voyage, où l'on se projette sur les pistes...
Je serai donc en mode silence radio jusqu'à au moins jeudi soir (le 16).
Ne vous inquiétez pas : j'aurai plein de choses à raconter à mon retour, et de multiples magnifiques photos à vous montrer en ligne.  ;o)

ski

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