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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
18 mai 2006

Rien de neuf

Puisque les "grands" sujets n'amènent pas de réaction, en voici un bien riquiqui :

Petite journée banale et tranquille : ménage du matin; livraison du climatiseur que ma mère m'offre pour cet été (record personnel à mon sixième étage : 37°C dans l'appartement, c'est-à-dire plus chaud qu'à l'extérieur...); quelques pirates pillés sur le net; vente en ligne de livres; courses de secours; dîner avec mon amie V. ce soir.

banal

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17 mai 2006

Littérature buissonnière

belleseigneur

Albert Cohen, Belle du Seigneur,
Gallimard, Folio, 1120p., 9€


Parce qu'une jeune demoiselle m'y a replongée sans le vouloir... Un extrait de Belle du Seigneur, roman troublant-fascinant d'Albert Cohen :
"Attentes, ô délices, attentes dès le matin et tout le long de la journée, attentes des heures du soir, délices de tout le temps savoir qu'il arriverait ce soir à neuf heures, et c'était déjà du bonheur. Aussitôt réveillée, elle courait ouvrir les volets et voir au ciel s'il ferait beau ce soir. Oui, il ferait beau, et il y aurait une nuit chaude avec beaucoup d'étoiles qu'ils regarderaient ensemble, et il y aurait du rossignol qu'ils écouteraient ensemble, elle tout près de lui, comme la première nuit, et ensuite ils iraient, iraient se promener dans la forêt, se promener en se donnant le bras. Alors, elle se promenait dans sa chambre, un bras arrondi, pour savourer déjà. Ou bien, elle tournait le bouton de la radio, et si c'était une marche guerrière déversée de bon matin, elle défilait avec le régiment, la main à la tempe, en raide salut militaire, parce qu'il serait là ce soir, si grand, si svelte, ô son regard.
Parfois, elle refermait les volets, tirait les rideaux, fermait à clef la porte de sa chambre, mettait des boules de cire dans ses oreilles pour n'être pas dérangée par les bruits du dehors, bruits que cette belle pédante appelait des réducteurs antagonistes. Dans l'obscurité et le silence, couchée, elle fermait les yeux pour se raconter, souriante, ce qui s'était passé hier soir, tout ce qu'ils avaient dit et tout ce qu'ils avaient fait, se le raconter, blottie et ramassée, avec des détails et des commentaires, s'offrir une fête de racontage à fond, comme elle disait, et puis se raconter aussi ce qui se passerait ce soir, et il lui arrivait alors de toucher ses seins.
Parfois, avant de se lever, elle chantait tout bas, tout bas pour n'être pas entendue par la domestique, chantait contre l'oreiller l'air de la Pentecôte de Bach, remplaçait le nom de Jésus par le nom de l'aimé, ce qui la gênait, mais c'était si agréable. Ou encore elle parlait à son père mort, lui disait son bonheur, lui demandait de bénir son amour. Ou encore elle écrivait le nom de l'aimé sur l'air, avec son index, l'écrivait dix fois, vingt fois. Et si, n'ayant pas encore pris son petit déjeuner, elle avait soudain un borborygme de faim, elle se fâchait contre le borborygme. Assez! criait-elle au borborygme. C'est vilain ! Tais-toi, je suis amoureuse! Bien sûr, elle se savait idiote, mais c'était exquis d'être idiote, toute seule, en liberté.
Ou encore elle décidait de faire une séance de regardage à fond. Mais d'abord se purifier, prendre un bain, indispensable pour le rite, mais attention, engagement d'honneur de ne pas se raconter dans le bain comment ce serait ce soir, sinon on n'en finirait plus et ça retarderait le rite. Vite le bain et puis vite avec lui, vite la séance de regardage ! A cloche-pied parce qu'elle était heureuse, elle courait vers la salle de bains. Devant la baignoire lente à se remplir, elle entonnait de toute âme l'air de la Pentecôte.


Mon âme croyante,
Sois fière et contente,
Voici venir ton divin roi.

Après le bain, c'était le même cérémonial que pour le racontage. Volets fermés, rideaux tirés, lampe de chevet allumée, boules de cire dans les oreilles. Le dehors n'existait plus et le rite pouvait être célébré. Les photographies étalées sur le lit, mais à l'envers pour ne pas risquer de les voir d'avance, elle s'étendait, prenait la photographie préférée, lui sur le sable d'une plage, la recouvrait tout entière de sa main, et c'était la fête de regarder. D'abord, rien que les pieds nus. Beaux, bien sûr, mais pas follement intéressants. Sa main remontait un peu, découvrait les jambes. C'était mieux, beaucoup mieux déjà. Aller plus haut ? Non, pas tout de suite, attendre jusqu'à n'en plus pouvoir. Enfin, par petits coups, sa main se déplaçait, révélant progressivement, et elle se repaissant. C'était lui, lui de ce soir. Ô le visage, le visage maintenant, lieu de bonheur, le visage, son beau tourment. Attention, ne pas regarder trop. Lorsqu'on regardait trop, on ne sentait plus. Oui, le visage était tout de même le plus important, quoique le reste aussi, tout le reste, même ce qui, enfin oui. Lui, tout lui, de tout lui sa religieuse.
Elle se défaisait de son peignoir, regardait tour à tour son homme nu et la femme nue de son homme. Ô Sol, sois ici, soupirait-elle, et elle éteignait, pensait à ce soir, dès qu'il arriverait, leurs bouches. Mais elle n'oubliait pas, ne voulait pas oublier que c'était lui qu'elle aimait avant tout, lui, son regard. Et ensuite il y aurait ce qu'il y aurait, l'homme et la femme, poids béni, ô lui, son homme. Lèvres ouvertes, lèvres humides, elle fermait les yeux, et ses genoux se rapprochaient.
Attentes, ô délices. Après le bain et le petit déjeuner, merveille de rêvasser à lui, étendue sur le gazon et roulée dans des couvertures, ou à plat ventre, les joues dans l'herbe et le nez contre de la terre, merveille de se rappeler sa voix et ses yeux et ses dents, merveille de chantonner, les yeux arrondis, en exagérant l'idiotie pour mieux se sentir végéter dans l'odeur d'herbe, merveille de se raconter l'arrivée de l'aimé ce soir, de se la raconter comme une pièce de théâtre, de se raconter ce qu'il lui dirait, ce qu'elle lui dirait. En somme, se disait-elle, le plus exquis c'est quand il n'est pas là, c'est quand il va venir et que je l'attends, et aussi c'est quand il est parti et que je me rappelle. Soudain, elle se levait, courait dans le jardin avec une terreur de joie, lançait un long cri de bonheur. Ou encore elle sautait par-dessus la haie de roses. Solal ! criait cette folle à chaque bond.
Parfois, le matin, alors qu'elle était absorbée par quelque tâche solitaire, tout occupée à cueillir des champignons ou des framboises, ou à coudre, ou à lire un livre de philosophie qui l'ennuyait, mais il fallait se cultiver pour lui, ou à lire avec honte et intérêt le courrier du cœur ou l'horoscope d'un hebdomadaire féminin, elle s'entendait tout à coup murmurer tendrement deux mots, sans l'avoir voulu, sans avoir pensé à lui. Mon amour, s'entendait-elle murmurer. Vous voyez, mon chéri, disait-elle alors à l'absent, vous voyez, même quand je ne pense pas à vous, en moi ça pense à vous.
Ensuite, elle rentrait, essayait des robes pour décider de laquelle elle mettrait ce soir, et alors elle se regardait dans la glace, se régalait d'être admirée par lui ce soir, prenait des attitudes divines, imaginait qu'elle était lui la regardant, afin de se représenter ce qu'il penserait vraiment de cette robe. Dites, vous m'aimez ? lui demandait-elle devant la glace, et elle lui faisait une moue adorable, hélas gaspillée. Ou encore elle lui écrivait sans raison, pour être avec lui, pour s'occuper de lui, pour lui dire des phrases ornées, intelligentes, et en être admirée. Elle envoyait la lettre par exprès ou allait en taxi l'apporter au Palais et la remettre à l'huissier. Très urgent, disait-elle à l'huissier.
Ou encore, prise d'une terrible envie de l'entendre, elle lui téléphonait, après avoir renvoyé tous chats éventuels de sa gorge et fait quelques essais d'intonations dorées, lui demandait mélodieusement et en anglais s'il l'aimait, en anglais à cause de la domestique aux aguets. Ensuite, toujours en anglais et d'une voix céleste, elle lui rappelait inutilement ce soir à neuf heures, lui demandait s'il pourrait lui apporter cette photo de lui à cheval, et aussi lui prêter cette cravate de commandeur si jolie, thanks awfully, puis l'informait qu'elle l'aimait, et de nouveau lui demandait s'il l'aimait, et alors, la réponse ayant été satisfaisante, elle faisait à l'embouchure du téléphone un sourire de cadeaux de Noël. La conversation terminée, elle raccrochait, sa main gauche tenant encore une touffe de ses cheveux et l'effilant comme au temps de son enfance lorsqu'elle devait, fillette gênée, répondre à une grande personne. La touffe lâchée et les ondes d'émoi disparues, elle souriait de nouveau. Oui, elle s'était bien comportée, sans enrouements et sans embrouillages de timidité. Oh oui, elle lui avait plu ! Chic, chic !
Un dimanche, alors qu'elle lui téléphonait au Ritz, sa voix s'étant soudain enrouée, elle n'avait pas osé se racler la gorge pour l'éclaircir, de peur du son ignoble qui la déshonorerait, et il l'aimerait moins. Alors, sans hésiter, elle avait brusquement raccroché, avait chassé une famille nombreuse de chats, avait prononcé quelques mots pour s'assurer que sa voix était redevenue divine, avait téléphoné de nouveau et bravement expliqué qu'ils avaient été coupés, lui avait demandé s'il avait regardé sa photographie en se réveillant, et comment était-il habillé, ah en robe de chambre, et laquelle ? Et l'aimait-il ? Merci, oh merci, moi aussi tellement, et savez-vous, aimé, tout à l'heure je suis allée dans une église pour penser à vous, une église catholique parce qu'on peut mieux s'y concentrer. Dites, voulez-vous que je mette ma robe roumaine ce soir ou la soie sauvage ? La roumaine ? Très bien. A moins que vous ne préfériez la rouge que vous avez aimée, je crois. La roumaine plutôt ? Vous en êtes sûr ? Vous n'en êtes pas fatigué ? Bien, ce sera la roumaine. Dis, tu m'aimes ?
Le téléphone terminé, elle restait immobile, le récepteur à la main, charmée par lui, charmée par elle. Soudain, je me rappelle. Une autre fois, étant en train de lui téléphoner et sentant qu'elle allait éternuer, elle avait raccroché sans plus, afin de lui cacher cet autre bruit dégradant. Bon, assez, ça suffit."
Les amours d'Ariane et Solal, chef d'oeuvre ironique et littéraire, qui ont mis trente ans à être édités en poche. L'écriture est envoûtante; la subtilité des sentiments désarmante. A lire, résolument (pour des lecteurs déjà aguerris, il me semble).

29 décembre 2005

Mon cher jeudi

J'ai déposé le scooter à la révision (118€) parce qu'il le devait, mais aussi parce que j'avais besoin d'être rassurée après mon accident.

Autre dépense du jour : la Maaf. Mes assurances cumulées me coûtent le bagatelle de 842€ ! Je voulais échelonner et me faire mensualiser. Mon contact m'annonce avec un grand sourire : "C'est une offre à la carte. Vous êtes libre de faire comme bon vous semble !"

Formidable, me dis-je. "Alors, si vous voulez payer en quatre fois, par exemple : janvier, avril, août et novembre avec des versements de 200€ environ, cela vous irait ?" Oh, ben voui, madame, parce que je suis comme tout le monde : je ne peux sortir une somme pareille d'un coup...

"Bien, cela vous coûtera 42€ forfaitaires en plus de vos contrats d'assurance". Argh. "Mais que 39€ si vous payez en trois fois". Plus il y a de versements, plus on paye.

Bref, j'ai fait un chèque de la somme globale : j'avais le choix sans l'avoir.

26 décembre 2005

Flemme

Je suis ces derniers jours d'une flemmardise absolue. Mais le pire, c'est que je n'en ressens aucune culpabilité !

Hier, je suis descendue rapido chez un parfumeur afin d'acheter un cadeau d'anniversaire pour ma mère.

Aujourd'hui, j'ai quand même réussi à sortir le bout de mon nez pour aller chercher ma nouvelle poignée d'arc (souvenez-vous, fidèles lecteurs, que Samick me la remplaçait à cause de soucis de peinture), et ensuite à affronter Carrefour pour des courses d'appoint.

De retour, j'ai joué à Mme Bricolo avec mon arc, puis fait un peu de tri dans ma valise.

Par ce froid, je suis bien contente d'être calfeutrée chez moi avec les chats, dont je ne cesserai de dire qu'ils sont une merveilleuse compagnie.

2 mars 2006

Dingue

Who is that Masked Woman?

Ma vie est exaltante : je reviens de chez Carrefour; j'ai monté mes six étages (sans ascenceur, sinon ce n'est pas drôle) chargée comme un âne, et il en reste encore autant dans la voiture. J'ai aperçu mes amies les pervenches dans la rue, je risque donc d'avoir une prune (comme les métaphores sur ces dames sont liées à la nature !), mais tous mes calculs me disent que je payerai moins en ayant une amende qu'en mettant un ticket à chaque fois que je me gare dans cette bonne ville bourgeoise de droite...
Et à 17h30, j'irai donner un cours particulier à un élève de 3ème, puis je reviendrai tout préparer pour le CF de demain. 

Oui, je sais, le mythe s'effondre.

On est loin de la super héroïne des films actuels, mais comme je l'avais lu une fois sur une pub, "les femmes ont plusieurs vies". Et sans doute en cela qu'elles sont admirables.

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11 décembre 2005

Poudlard

Cet après-midi, je vais aller voir avec S. et F. le dernier Harry Potter au cinéma. Oui, nous ne sommes plus de première fraicheur, pas acnéiques ni pré-pubères, mais le talent de Rowling est justement d'attirer des lecteurs de tous âges et tous bords. Je crois que le tome 4 a été mon préféré, avec le dernier, que j'ai dévoré en deux jours...

 

Ajout du lundi 12 : Alors, sans conteste, cet opus est le meilleur des quatre : sombre, drôle, captivant, bien mené, angoissant par instants, et touchant, aussi. Quelques épisodes ont été "zappés" pour accélérer l'histoire, mais cela ne gêne aucunement (la rentrée des classes, par exemple).

 

Il faut absolument le voir en VO, avec des répliques croustillantes de Minerva et un accent franco-anglais hilarant... Je pense même qu'un deuxième visionnage serait de bon aloi, c'est dire.

 

Bref, je deviendrais accro à Harry Potter, moi aussi ?

 

Sinon, je suis d'accord avec les critiques pour dire que ce n'est pas un film pour enfants (j'entends petits) car certaines scènes sont assez violentes.


10 décembre 2005

Miaou

Ce matin, ma mère et moi allons au Noël des animaux (grand we d'adoptions), en espérant ne pas craquer pour un minou...

Je vous raconte dès que possible l'aboutissement de cette balade.


Suite, à 22h45 : j'ai renoncé à mon entrainement de tir cet après-midi afin de m'occuper du nouveau chaton de ma mère... Il a six mois, est moitié européen (blanc), moitié siamois blue point et deux jolis yeux bleus viennent compléter le tableau. Il est complétement craquant ! Ma mère l'a baptisé sur un coup de coeur : Loukoum ! Ce nom lui va à ravir.

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Ajout du lundi 12 : Finalement, il a été rebaptisé Babou ! Plus doux, comme nom...

7 décembre 2005

Etonnants classiques

Le livre est-il un bien de consommation ? J'ai trouvé ce distributeur à la station RER des Halles.


Est-ce un bien ou un mal, je ne sais encore. Mais l'idée est audacieuse : Voltaire ou Balzac en self-service, il fallait oser.Sans doute avons-nous besoin de ce genre de démarches commerciales pour que le livre continue à vivre, qui sait ?
J'aimerais tellement pouvoir commander du papier et des stylos aux serveurs des cafés, aussi...

Petite pensée pour Verlaine.

6 mars 2006

Musica

Histoire d'aller au-delà des 2500 visites en deux jours sur le blog, et pour changer de discussion, je tenais juste à dire que malgré le côté ringard et peu objectif des Victoires de la Musique, je suis ravie pour Juliette et Raphaël.

 

Le dernier album de Juliette est à mon avis son meilleur, plein de poésie, d'humour, de mots rares; bref un plaisir. Quant à Raphaël, j'ai déjà dit mon admiration pour ce jeune homme.

5 décembre 2005

Niouz

Je sais, j'ai un peu délaissé mon blog ces temps-ci, alors voici mes dernières nouvelles, qui vont bouleverser le cours de votre existence...

J'ai vendu mon ancienne poignée, la Samick Agulla Ultra violette, avec un gros pincement au coeur, mais en me disant que c'était mieux ainsi : elle vivra entre les mains d'une archère, au lieu de trôner dans mon cimetière aux souvenirs, au fin fond d'un carton...

Mes cadeaux de Noël sont quasiment finis ! Je suis très fière de mes trouvailles, et ravie d'avoir échappé au monde. Et mes paquets ont fière allure (je suis la pro des papiers !).

Mes entrainements de tir sont de plus en plus efficaces, mais de plus en plus difficiles. J'avance et je progresse, quoi. Malheureusement, j'ai constaté un défaut de peinture sur ma nouvelle poignée. J'ai démarché auprès de mon revendeur et de Samick, afin de savoir ce que nous pouvions faire. Je crains que l'on ne puisse me l'échanger à cause de la rareté de sa couleur...

Petite forme sur le plan moral depuis quelques jours. J'angoisse, je dors mal, me sens fatiguée et semble être dans la période chronique de ce que mon médecin avait nommé "dépression chronique"...

Je n'applique donc qu'une chose : "L'action est le remède à l'angoisse". Merci Papa, pour cette petite phrase marquée dans un de tes cahiers.


2 novembre 2005

Not fat, big bones

Finalement, j'ai eu le courage d'aller chercher mon colis Redoute.

Non, je n'avais pas commandé une blouse de vieille, ni des charentaises : deux pantalons velours Levi's 508, puisque ce modèle est arrêté par la marque. Le comble, car c'est le seul modèle qui me plait et qui va à mes généreuses hanches (je ne fais pas du 32 en taille française, comme la majorité des femmes, d'ailleurs ).

Je suis obligée d'aller chez les hommes ou de me rabattre sur les jeans mixtes car aucun, je dis bien aucun, modèle femme de Levi's ne me va. J'entends par là que je peux à peine les remonter jusqu'aux cuisses.

Bref, si je pouvais, j'achèterai le stock de 508 qui reste dans toutes les couleurs, histoire d'être tranquille et satisfaite pour un bon moment. Mais ze peux pô : mes dépenses urgentes vont vers les impôts... et   l'archerie.

 

Tout cela a-t-il des échos chez certaines lectrices ?

22 octobre 2005

Screugneugneu

Mon deuxième concours a été aussi désastreux que le premier. Pas sur le plan des points, mais des sensations : pour la première fois, j'ai douté de mon matériel. Avec raison.
Une fois de plus, mes flèches partaient à droite. J'ai même eu droit à l'incident de tir.
Berger trop dur, alors qu'il avait été encore assoupli la veille à l'entrainement. J'ai donc fait quelques pailles, et peu de points : 452. Mad Encore moins que quand j'étais promo ! Oui, je sais, je sais, c'est la technique qui a failli, mais mon orgueil aussi... Embarassed
Au début de la première série, j'étais très mal, avec un noeud à la gorge (j'étais assez confiante par rapport à l'entrainement d'hier). orage J'ai failli abandonner, mais je suis fière d'être allée jusqu'au bout, d'avoir bu le calice jusqu'à la lie. Please : évitez de me chambrer sur le score, je ne le vis pas sereinement...
Bref, adieu berger AS, bonjour Beiter dès mardi (mon magasin doré est-il ouvert le lundi ?) car j'ai beaucoup d'échos concernant le grippage de l'AS au bout de quatre ou cinq ans. Le mien a cinq ans tout rond... Rolling Eyes

20 octobre 2005

Ouf !

Je viens de rentrer de mon entrainement "technique" : ma mission était de trouver d'où venait le schmilblick du concours de samedi.

En gros, mon berger était trop dur. Au bout de 45mn, j'ai réussi, avec l'aide de ces messieurs, à l'assouplir correctement.

J'ai repris du capital confiance en tirant dans un blason de 40cm plusieurs fois de suite : en moyenne, je mettais cinq flèches sur six dans le jaune.

Mais il faudrait quand même que je pense à changer mes pointes : je dois les alourdir de 10 grains pour les dynamiser et les assouplir un peu plus encore... Cela vaut-il le coup, alors que je compte changer mes flèches ? A voir.

En tout cas, je suis réglée pour le concours de ce week-end, et j'espère bien m'y amuser !

31 mars 2006

Journée finie

J'ai craqué ce matin comme je l'avais prévu pour des livres chez Gibert : contemporains, étrangers, ce qui m'inspire et éveille ma curiosité depuis un moment. Tout en occasion, donc deux fois moins cher que prévu. Même si je n'aime pas Gibert parce que j'estime qu'ils ne respectent pas les livres, je dois reconnaître que ces tarifs avantageux m'arrangent bien.
Sinon, au final, notre programme a subi un petit changement l'après-midi : passant devant les galeries de l'Hôtel-de-Ville, nous avons fait l'expo Willy Ronis (gratuite jusquau 27 mai).

Un grand de la photo, vous savez, pas la photo jetable numérique, mais bien l'argentique, et en noir et blanc, en plus. Ce que j'ai toujours aimé et pratiqué, quoi. 
Un autre monde, un autre temps, une image de la France populaire et historique, des "petits" qui sont si grands dans leurs parcelles de beauté fragile...
Ensuite, pause café au Starbuck au pied de Beaubourg (ça pousse comme des champignons, ces cafés à l'américaine,  en ce moment). Retour très tranquille jusqu'à Sentier en passant par la rue Montorgueil que j'adore. Métro. A mon arrivée à la maison, je trouve un bouquet de roses rouges...
Une bien belle journée, vraiment.

(Photos de W. Ronis, évidemment)

19 octobre 2005

Gagner sa vie

Le ministère de l'Education Nationale a fourni des chiffres précis sur le temps et la charge de travail des enseignants : en moyenne, un enseignant travaille plus de 40 heures par semaine.

48% de ce temps correspond à l'enseignement "face aux élèves", et les 52% restants au travail hors enseignement (copies, préparation des cours, réunions, etc).

Par ailleurs, autres chiffres fort intéressants, ceux des salaires... A titre comparatif, on a pris le SMIC horaire : en 1981, la salaire brut d'embauche d'un jeune certifié représentait 2,07 fois le SMIC. En juillet 2005, il équivaut à 1,14 fois celui-ci.

La masse enseignante fait partie des métiers qui ont perdu le plus de pouvoir d'achat ces quinze dernières années.

Mais c'est pépère comme métier , et puis il y a les vacances, hein ? (évidemment au soleil, puisque nous roulons sur l'or)

C'est ce qu'on dit, non ?

14 octobre 2005

En passant...

Petites réflexions...

* Ne trouvez-pas fort étrange que, pour le match de France/Chypre, on ait distribué des écharpes et des t-shirts tricolores et prévu un feu d'artifice... avant le début du match ? Bizarrement, le score est idéal, et la Suisse ayant fait match nul, la France se retrouve première de son groupe. Quel heureux zazar !

* Rita par-ci, Rita par-là, oh mon Dieu l'Amérique souffre. OK. Tremblement de terre au Pakistan. Quel rassemblement autour de cette catastrophe ?

* Le dernier volume de la série Harry Potter est excellent !  J'ai dévoré les 700 pages et des poussières en deux jours. Rowling semble se bonifier avec le temps. Mais j'aurais encore pris plus de plaisir à lire ce volume 6 si le minable Frédéric Beigbedebeurk n'avait pas annoncé l'un des grands retournements finaux en se marrant, juste avant la sortie du livre (car Môssieur le critique l'avait lu avant tout le monde, et se moque du succès de Rowling, qu'il n'atteindra jamais, bien entendu).

12 octobre 2005

Lareyne Merlin

Ce matin, levée pas trop tard pour débuter les travaux de notre studio : enduit, ponçage, peinture (1ère couche). Bilan : suis assez contente de moi, mais j'ai mal au poignet et au pouce !

Demain, procès contre notre ancienne locataire qui nous doit huit mois de loyer et les intérêts... En plus, c'est moi qui vais parler devant le juge (parce que je suis la prof !). Gloups.

Espérons qu'il comprenne qu'on a besoin de l'argent très rapidement. Enfin, évidemment, aux normes de la rapidité administrative. Quoique, les impôts ne sont jamais en retard.

Tiens, au fait, ils me poursuivent encore : ils veulent me faire payer les 116€ de redevance télé ! Pour ceux qui auraient râté un épisode, j'ai résilié ma redevance il y a environ cinq ans (et j'ai bien coché la petite case sur ma déclaration, oui, oui). Cette fois-ci, je crois que je vais faire un scandale car je n'en peux plus d'avoir affaire à eux. En gros, quatre soucis différents avec les impôts en deux mois, normal que je sature, non ?

16 mai 2006

Save the world

palau

(Lu dans le magazine Géo)
La petite République de Palau, dans l'archipel de Micronésie, a mis dans sa Constitution la sauvegarde de la nature et de l'environnement. Cette dernière notion est au programme scolaire depuis dix ans...
Cet archipel est devenu le paradis des plongeurs tant la faune et la flore sous-marines sont belles. Les habitants font preuve d'une écologie sensible et intelligente (ils replantent eux-mêmes certaines espèces dans les fonds marins...).

 

Tout cela laisse rêveur, en notre pays dit "avancé", non ?

palau_2

16 mai 2006

"Autofiction"

lunarpark

Bret Easton Ellis, Lunar Park,
Robert Laffont, coll. Pavillons, 380 p., 20€


Quel étrange livre. Quel livre étrange. Je ne sais qu'en penser. Tout se mêle : autofiction, gore, fantastique, policier, autobiographie romancée... Le pitch est quasi infaisable. Le premier chapitre déroutant; on hésite entre renoncer au livre ou s'accrocher. L'histoire tourne autour des drogues, d'une vie de famille déconstruite, d'un couple actrice célèbre/auteur scandaleux à succès, de disparitions d'enfants, de la création littéraire (les histoires inventées deviennent réelles), du décès du père... J'ai rarement été aussi mal à l'aise et apeurée en lisant un livre contemporain.
Soit B.E. Ellis est un génie (ce que beaucoup semblent dire), soit c'est un fou (ou bien est-ce la même chose ?). Soit ce livre est un chef d'oeuvre, soit c'est un amas d'histoires plus ou moins immondes. A vous de choisir.
Et je serais curieuse de connaître votre opinion sur ces points.

(Ce livre a été élu "Meilleur livre de l'année 2005" par le magazine Lire. Ce qui ne veut pas dire grand-chose, car j'estime fort peu ce dernier, mais bon. Tout comme  Frédéric Beigbeder à la critique dithyrambique ...)

13 mai 2006

Money money money

Ma première enchère a été dépassée à l'instant. Je ne compte pas mettre plus que ce que j'aurais dû pour des places de catégorie 1. J'ai placé une autre enchère, mais sans grand espoir : deux places ont été vendues...210€. Et mon prix maxi, c'est 160€ .

george_michael


Allez, je me consolerai en achetant une robe lundi, si vraiment je ne peux aller à ce concert. L'un ne remplace pas l'autre, loin de là, mais ça met du baume au coeur.

12 mai 2006

Oh my Godness !

Plus de quinze ans que j'attends ça ! Il n'est jamais venu en France se produire; son seul concert prévu, qui date de l'album "Faith" (1987, hum), avait été annulé.

georgemichael_150

Et là, dans mes news de la Fnac, on m'apprend que George Michael va remplir Bercy en octobre... Pour fêter ses 25 ans de carrière, et chanter des tubes qui vont de l'époque Wham ! à aujourd'hui...
Oui, j'aurais dû oublier ce penchant d'adolescente pour lui, mais il est l'un des rares survivants de mes goûts pop d'ado. J'ai toujours craqué sur sa voix (très sensuelle et technique) et trouvé qu'il était un compositeur de génie, pas toujours considéré à sa juste mesure.

Son plus bel album, "Listen without prejudice" (1990, hum hum), me fait toujours autant d'effet.

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Sans compter ses rythmes endiablés sur des chansons plus "tendance", qui donnent envie de danser (oui oui, même moi).

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Alors je me trouve confrontée, le mois du deuxième tiers des impôts, à ce dilemme : dois-je payer entre 50 et 80€ la place (on y va à deux, évidemment) pour ce plaisir unique et fugace ? (C'est une question oratoire, bien entendu)

7 mai 2006

1ère étape D2

Je rentre  de  notre première étape de Division 2... Déçue, et un peu frustrée.

bjorn_bersagli_fita_250

Ce matin, arrivée tranquille à 8h50, de bonne humeur, avec l'envie de tirer. Montage du matériel, échauffement, réglages. Rien de mirobolant à la première série de 60 flèches, mais je me sens plutôt à l'aise et je me fais plaisir. Petit score de 212, malgré un joli geste, je crois. Pause de 25mn. Je ne suis pas trop à la masse face à deux de mes coéquipières, la meilleure de nous quatre étant assez loin (à 295).
Et à la reprise, incompréhension totale : j'aligne douze flèches hors cible, à droite dans l'herbe, sur trois volées. Je comptabilise 17 points (pour les néophytes, on peut en faire 60 par volée...) ! Rien n'a bougé sur mon arc; les réglages sont nickels. Je me dis donc que ça vient de moi. Mais là aussi, impossible de voir d'où vient l'erreur. J'ai de bonnes sensations (malgré ma crispation progressive en voyant les flèches partir à droite...), et le coach de l'équipe ne voit rien qui pêche. Même un sympathique arbitre s'y met, et reste perplexe, comme nous.
Pour contrecarrer, on bouge le latéral du viseur au maximum. Les flèches reviennent en cible, mais c'en est fini pour moi des duels de l'après-midi (on garde trois archères sur quatre, la dernière étant spotteuse de ses coéquipières derrière la jumelle). Je termine la compétition avec 337 points, une misère effroyable; pire que l'an dernier.
Décidément, j'ai une vraie malédiction avec les Fita, moi.

1 octobre 2005

Courant

Enfin ! Mes nouvelles installations électriques sont faites ! Après un long combat ce matin contre les fils de la lampe de la cuisine (ils datent au moins de 1914), mon deuxième halogène est installé. Hier soir, j'ai fait la même chose avec le plafonnier de la chambre.

Décidément, je suis une femme complète !

Cela m'amuse toujours de voir la tête des hommes dans les rayons des magasins d'outillage, avec un air attendri, voire compatissant, qui tourne à l'ébahissement quand ils constatent qu'une femme peut s'y connaître un tant soit peu, et savoir ce qu'elle veut... Parait d'ailleurs que de plus en plus de femmes bricolent.

Allez, la Révolution est en marche, mesdames ! Ne baissons pas la garde !

30 septembre 2005

Petite pause ?

La journée est grise et froide, mais peu m'importe : j'aime cette saison. Et ce temps me permet de me poser un peu, au milieu du flot de choses que j'ai à faire et que j'exécute depuis quelques jours.

Bon, il faudrait que je récupère mes nouvelles cordes chez Gold; et je vais peut-être aller m'entrainer ce soir.

L'entrainement d'hier a été assez productif. Je ne suis pas dans le volume de flèches mais dans la recherche d'une nouvelle automatisation du geste (que j'ai changé récemment). Celui-ci est bien plus efficace et naturel qu'auparavant.

Sinon, j'ai décidé d'attaquer la saison salle en douceur, sans me mettre de pression. Objectifs de la saison : être qualifiée au championnat de France, et sélectionnée par la Ligue de l'IDF pour le tournoi de Nîmes, en janvier.

Par ailleurs, je vais bouger en dehors de mon département (trop ronronnant à mon goût) : Châlons-en-Champagne, Brienon et autres concours situés à environ deux heures de route seront les bienvenus. Le Target de Châlons a été confirmé, ainsi que ma réservation dans un hôtel la veille.

Bref, je suis bien plus active que l'an dernier, quand je subissais mes compétitions passivement (sauf le championnat de France à Cherbourg).

Ah, ça fait du bien !

19 avril 2006

Sixties

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Aux Galeries Fafayettes (faut pas faire de pub), il y a en ce moment une expo pour les soixante ans de la célèbre marque de guitares Fender. Admirez un peu ces modèles exclusifs :


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Je suis tombée dessus par hasard. Et, gentiment, Sting m'a laissé le prendre en photo :

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J'ai toujours regretté de ne pas savoir jouer de la musique. Cela me semble hors d'atteinte, trop mathématique. Et pourtant, je suis mélomane et pense avoir l'oreille musicale...

NDA : Si vous cherchez bien, vous allez me trouver...

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