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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
6 avril 2007

On vous aura prévenus

Lu dans Télérama (n°2985, mars 2007), p.14 :

"(...) dans les coulisses de France Europe express, présenté par Christine Ockrent sur France 3, Sarkozy avait rappelé les honneurs dus à son rang de "grand" candidat. Furieux, comme le raconte Le Canard enchaîné, d'avoir attendu pour se faire maquiller et constaté qu'aucun membre de la direction ne s'était déplacé pour l'accueillir, il menaçait haut et fort, dans les couloirs : "Toute cette direction, il faut la virer. Je ne peux pas le faire maintenant. Mais ils ne perdent rien pour attendre." Voilà les dirigeants de l'audiovisuel prévenus."

monopolysarkozysarkostiquesark

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8 mars 2007

Etes-vous là, femmes ?

n_im05

Comment se fait-il qu'à notre époque nous ayons besoin d'établir une journée de la femme, comme on ferait la journée "Sauvons les pandas !" ? Nous sommes donc une espèce rare, en voie d'extinction (il est vrai que la féminité est vécue parfois par les adolescentes comme un fardeau, et elles s'en dégagent de plus en plus, je trouve), dont il faut se souvenir une fois par an.
C'est le quota syndical de la bonne conscience, ainsi que le 1er novembre pour les morts, la fête des pères/mères et consorts : on a fait notre B.A., puis plus la peine d'en parler.
Je sais, l'on va me rétorquer que de nombreuses femmes meurent, luttent, souffrent de par le monde. Alors pourquoi ne ferait-on pas un reportage hebdomadaire, voire quotidien sur celles-ci ? Histoire que l'on n'oublie pas...
Sur le dernier album de Zazie, "J'étais là" fait plus ou moins écho à ce que je dis (à écouter sur ce blog). J'avais déjà mis en ligne cette chanteuse l'an dernier à la même date, tiens.


Zazie au Rex Club - J'étais là
(ça vaut ce que ça vaut, en vidéo pirate...)

5 avril 2007

Last week

J'ai mis quarante minutes ce matin à me lever. Il est grand temps que les vacances arrivent. J'en ai d'autant plus besoin qu'au retour de celles-ci les élèves estimeront avoir fini l'année (il y a des voyages scolaires) et que nous ferons de la discipline avant d'enseigner notre discipline (pardon pour ce mauvais jeu de mots).
Heureusement, j'ai une amie allemande qui vient trois jours, durant lesquels nous allons jouer aux touristes. Je vais lui montrer tous les lieux parisiens que j'adore, et nous avancerons au gré de nos envies.

paris___la_Tour_Eiffel


Avant son arrivée (mardi), je devrai faire un grand rangement dans l'appartement... Mon bureau ne ressemble à rien, il y a encore quelques cartons qui traînent, etc. Pas sérieux, tout ça, ma bonne dame.
Ce soir, je donne un cours particulier histoire de me faire des sous pour les vacances. Pas mirobolant, mais c'est toujours mieux que nos heures sup' validées six mois après avoir effectuées.
Quant à la remise des bulletins dont je devais parler, je vais faire (très) court : quinze parents venus sur vingt-cinq; quatorze réussites, un échec. Une maman n'a pas voulu entendre (ou ne sait que trop) le bilan que nous tirons sur son fils, qui, à mon sens, relève de troubles comportementaux/psychiques. Elle a réagi comme toute mère, et est partie presque en claquant la porte, les larmes aux yeux... J'étais retournée comme une crêpe, car ce n'est pas ce que je voulais. Aujourd'hui, j'ai découvert par hasard dans le carnet de son fils qu'elle voulait me rencontrer à nouveau. Espérons que cela sera moins tendu et qu'elle écoutera jusqu'au bout ce que je dois lui dire.
Certains problèmes nous dépassent parfois, et nous devons savoir prendre du recul : nous ne sommes ni psy, ni assistante sociale. Mais j'ai eu mal pour le Pierrot lunaire qui est dans ma classe, et pour sa mère...


pierrot

4 avril 2007

Mes images

Stage_GF_avril_2007_00310072


Je viens de créer un album photos suite à mon week-end. J'y ai glissé des images que j'aime avoir faites, au petit matin, dans la brume et le silence, et une toute en couleurs...
Je crois que je n'ai pas perdu "mon oeil" malgré les années durant lesquelles j'ai laissé un peu de côté la photographie, et j'en suis contente.
Je les partage rarement sur le net, alors...


4 avril 2007

Bidibidiiiip !

reveil_barbapapa


Encore un jour de "repos" où je mets le réveil... Aller à la Poste, acheter des capsules de café, passer l'aspirateur, ranger, finir de corriger des rédactions de 3ème insipides, mettre en ligne des photos et les retravailler avant, racheter des croquettes pour les chats, préparer mes cours : c'est tout ce que j'ai à faire today.
Et puis éventuellement faire une entrée un peu plus longue sur mon blog, dans laquelle je raconterais ma réunion parents-profs d'hier soir, par exemple...

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29 mars 2007

Addendum

douche


Parce que j'avais mis deux commentaires sur ses sites, le fameux "ami" évoqué dans le message précédent m'a envoyé un mail que je trouve violent dans ses propos. C'est comme les Kiss cool, avec un deuxième effet glacé. Pour preuve (je n'ai rien corrigé, je laisse le message tel quel) :


"V.,

 

Je te l'ai déjà dis, je te le redis, je ne suis pas C. et je ne tolèrerai pas que tu continue ton manège de fausses news pendant des années.

Je te rappelle que tu me jugeais homophobe et je ne sais quelle autre connerie, alors fous moi la paix.

Mes blogs et autres site ont beau être des espaces publics, tu n'y est pas la bienvenue. Tu n'est plus mon amie, je ne suis plus le tien et si tu as des choses à dire, fais le directement plutôt que de passer par un média public.

 

G."

Zut, je passe par un média public pour évacuer mon désarroi. (Et pis j'ai fait une réponse à G. aussi, na.)

Je suis décidément infréquentable, comme nana.


28 mars 2007

Les moulins de mon coeur

(Oui, oui, je sais : encore et toujours les élèves, la vie au collège, blablabla. Je n'y peux rien si j'y passe les trois quarts de mon temps, et que j'y laisse presque toute mon énergie)

funambule


Hier, j'avais deux blocs de trois heures de cours, avec un "trou" (je n'ai jamais aimé ce mot) dans la journée pour préparer mon conseil de classe de 18h45. Sur les six heures de cours, je voyais  mes sixièmes deux heures. A la fin de la deuxième heure, je vois le Funambule (que je pourrais aussi appeler Don Quichotte) errer autour de mon bureau, en attendant que ses camarades partent...

_ Qu'est-ce qui se passe, Funambule ? (Je le voyais très embêté)
Ses yeux s'embuent d'un coup. Comme je connais ses grandes difficultés, je m'inquiète.
_ Oh, ça ne va pas ? Dites-moi...
_ C'est que... c'est que... je suis vraiment malade ! Je ne pourrai pas aller en cours cet après-midi..., me dit-il dans de gros sanglots.
_ Ce n'est pas grave, Funambule !
_ Siiii ! J'aime aller à l'école ! Je veux y aller !, au milieu d'un torrent de larmes, il me foudroie.
_ Mais c'est magnifique ! Vous devriez en rire, Funambule : il y a tellement peu d'élèves qui aiment venir...
Il tente de sourire entre deux grimaces de douleur, parce que je lui envoie un immense sourire ému.
_ Vous allez vous soigner, et vous rattraperez le cours, ce n'est rien.
_ Je vais à l'infirmerie avec ma maman tout à l'heure.
_ C'est bien, et ne vous inquiétez pas, surtout.
Il part en hochant la tête et en ravalant ses larmes.

Quel magnifique moment de lumière dans ma journée !

10 novembre 2006

Reprise

Mon deuxième entraînement a été bien plus agréable que le premier : beaucoup moins de difficulté à tirer la corde, j'ai même basculé sur ma nouvelle palette, j'ai fait un magnifique 30 plein pot, et les sensations étaient au rendez-vous.
Les tubes partaient vite; j'aime ce dynamisme.
Je n'ai pourtant pas trop insisté  sur le volume de flèches ( 5 volées de 6 flèches, puis 4-5 volées de 3 seulement, comme en concours).
Il ne me reste plus qu'un seul entraînement avant ma première compétition : le jeudi soir, je sortirai les affaires des cartons au lieu de tirer des flèches... Lundi, je peaufinerai mes sensations (ça se peaufine, ces choses-là ?) et je verrai si mon tranche-fil refait me convient. A part ça, je me laisserai aller au plaisir de tirer le week-end prochain. Si le plaisir est au rendez-vous, les scores suivront. Mais si je pense aux scores d'entrée de jeu, c'en est fini.

TrancheFil

25 mars 2007

Autobio.

simone_beauvoir


Je viens de préparer un contrôle sur l'autobiographie pour l'une de mes 3èmes, en corsant un peu le tout car ces élèves sont vifs. J'ai choisi Simone de Beauvoir (faut bien se faire un peu plaisir), alors que les autres ont eu Anne Frank. La difficulté de réflexion est à peu près la même, mais le niveau d'écriture diffère.
Il faut maintenant que je fasse une série de copies, que je prépare mon conseil de classe de mardi (je suis P.P. de 6ème), et que je jette un oeil à mes cours de cette semaine.
Je sais bien que je ne parle plus du tout de tir à l'arc, alors que j'y pense beaucoup : cela me ferait le plus grand bien de reprendre. J'attends la saison extérieure clémente pour aller sur le terrain en toute liberté... Faire le vide de l'esprit, quand on est prof, cela est vital, je trouve.

calme

21 mars 2007

Lian Hearn

otoriotori_4

Lian HEARN, Le Clan des Otori,

4 tomes, environ 400 pages chacun, Gallimard, de 5 à 23€


Le quatrième et dernier tome de la saga Le Clan des Otori vient de sortir. Ces romans, destinés initialement à la littérature jeunesse, ont été applaudis par des critiques littéraires et des journaux tels que Le Monde des livres ou Télérama.
Je ne me plie pas toujours à ceux-là, mais il faut reconnaître que l'on a du mal à lâcher chaque tome. L'histoire se déroule dans un Japon à la fois médiéval et fantastique, mêlant spiritualité, combats, passions... Lian Hearn est très bien traduite, en plus.
Les trois premiers tomes existent en format poche, chez Folio, sous forme de coffret ou à l'unité. Le dernier volume est en grand format (les couvertures sont très belles), chez Gallimard. Courez les lire !

18 mars 2007

Copies au poing

reading


Mes copies sont tellement mauvaises que j'y passe un temps infini ! Sur un contrôle de lecture de 3ème (Bazin, pas Zola ou Proust, hein, faut pas exagérer...), moins d'un tiers de la classe a la moyenne, et culmine à 12,5 pour la meilleure copie...
Quand j'attaque la partie "Analyse et argumentation", c'est là que ma plume crisse le plus. J'ai droit à des commentaires niveau CM1 : "elle est moche et méchante", ou à des familiarités surprenantes et creuses du type : "choisi au pif", "le roman aurait pu être bâclé en 100 pages", "il est pas faux-cul". J'ai même de l'absurde : "J'aurais pas aimé être un paysan au service de Folcoche le dictateur"...
Le best : "J'ai pas aimé ce roman parce qu'il y avait beaucoup de mots compliqués que je devais relire 10 fois pour bien les prononcer". Mon commentaire en marge : "Et les comprendre ?"

16 mars 2007

Divers et varié

Chuis bien embêtée : la Royale Canine a failli me convaincre hier soir. Que faire ? segolene2

Aujourd'hui, j'ai pu faire un vrai cours. Non pas que tous les autres fussent faux, mais j'ai pu vraiment parler de littérature en 3ème. Et dans ces cas-là, on a du mal à m'arrêter. Quel plaisir c'est de les voir vous écouter et réfléchir intensément ! D'en entendre murmurer : "C'est difficile, mais c'est super intéressant..."
Bon, ok, avec Sartre je fais fort. Mais faut bien que je m'amuse aussi un peu, non ?

J'ai dû laver la voiture après mon vikend campagnard. Le type devant moi lavait sa Corsa comme une brute, et, chose que je n'ai pas bien comprise, lavait aussi à coup de jet haute pression l'intérieur de la dite voiture...

bo_te_aux_lettres En rentrant, j'ai vu que quelqu'un avait arraché notre étiquette de boîte aux lettres (car, au bout de trois mois d'emménagement, le syndic n'a toujours pas changé les noms sur les boîtes ni à l'interphone. Pratique, n'est-ce pas ?). Erreur ou action intentionnelle ?

Je vais me détendre ce soir, puis j'entamerai demain un we studieux. Snif.

Faudra aussi que je prenne le temps de raconter le haut débat que j'ai eu dans une boulangerie hier, tiens...

31 janvier 2007

Over reacted ? May be not.

C'est étrange : suite à mon post d'hier, j'ai eu des réactions auxquelles je ne m'attendais pas (en commentaires ou par mail). Ce texte a sans doute une qualité : il a une forme d'universalité qui touche.
Mais je l'ai bien écrit pour quelqu'un de vivant, simplement en pensant à elle, après un énième rêve de réconciliation (cf. d'autres messages à ce sujet dans les archives).
Pour une fois que je mettais en ligne un texte écrit de ma main (et non improvisé face à un écran), je suis très étonnée. Je devrais sans doute donner de ma plume personnelle plus souvent, alors...


ecrire


Waouh, c'est mon 700ème message !

19 février 2007

Preuves

Je parlais de peau de chagrin hier en pensant à des amis "perdus" de différentes manières, et voilà que je trouve par le miracle du net des nouvelles de G.. Il est marié, papa depuis environ quinze jours... Je suis émue d'avoir lu en diagonale sa vie depuis son départ pour la province, et depuis son grand silence à mon égard.
Je me disais en parcourant ses sites qu'il avait fait son chemin, vécu pas mal de choses, comme si pour moi la vie s'était suspendue. Mais si l'on regarde mon blog, il y a des traces réelles -bien que virtuelles- de ma propre existence. Ai-je besoin de ces preuves pour en être certaine ?
Comme disait un auteur dans Philosophie magazine, si j'arrête de penser à Nicole Kidman, elle n'existe plus. Alors si j'arrête de penser à mon existence, elle (et donc je) n'existe plus ?

traces

10 février 2007

La saucée

choufleur


Pour la première fois de ma vie, j'ai fait une béchamel. Il m'a fallu deux essais avant de conclure, car j'étais évidemment tombée sur une recette pourrie (trop de lait).
Du coup, j'ai du chou-fleur au gratin pour deux semaines (je vais être seule dix jours).

Mais je n'aime pas le chou-fleur.

Ça pue.

3 mars 2007

Complètement barokkk !

cage_lapins

Même si, quand je reviens d'une journée de cours, j'ai grand besoin de silence, je réapprends à écouter de la musique dans mon grand chez moi : le son s'y déploie bien mieux que dans mon ancienne cage à lapins.

Alors je retrouve avec délices mes CD perdus : le "Nisi Dominus" de Vivaldi (une merveille), Purcell avec son Didon et Enée (ah, cette ouverture !), Léo Ferré et les poètes, Ismaël Lo...

Actuellement, passent en boucle le dernier Zazie (je le trouve excellent, du même ressort que "La Zizanie" : il reste en tête, et, en plus, il y a un duo avec Paolo Nutini); Jaroussky sur du Vivaldi, justement; Paul Mc Cartney; puis sont en attente Loreena Mc Kennitt ainsi que du baroque païen et du baroque "classique" (merci Sandy).

19 octobre 2006

Où est mon fouet ?

Indiana_Jones_1


Je me transforme en ce moment en Indiana Jones de l'immobilier : trouver un trois pièces confortable et pas isolé du reste du monde pour 1000€/mois relève de la gageure, apparemment.
Mais je m'accroche. Nous hésitons entre rester dans une ville que nous connaissons (surtout moi : j'y vis depuis mes trois ans...), et partir pour le sud du département...

Demain, encore une réunion toute la journée pour le tir handi, et toujours pas d'entraînement en vue. Je vais être une vraie catastrophe quand je vais reprendre.

12 octobre 2006

Envole-moi

Nothomb
Amélie NOTHOMB, Journal d'hirondelle,
Albin Michel, 136 p., 14.50€


Le dernier Nothomb est un Nothomb de plus. Me voilà obligée de réfléchir à l'histoire, alors que je l'ai à peine finie : c'est toujours comme ça avec cet auteur, je la lis, et je ne me souviens de quasiment rien.
C'est dommage, car j'ai toujours trouvé qu'elle avait du talent. Mais c'est gâché. Un peu comme Garou, qui, depuis son désespérant duo avec la Céééliiine, tombe de plus en plus bas (pourtant de plus en plus fort dans les notes), alors qu'il a une voix à chanter du blues.
J'ai lu Journal d'hirondelle en deux fois, et je viens de le revendre. Un conseil : attendez sa sortie en poche.

Malgré tout, voici la quatrième de couverture :
"    "C'est une histoire d'amour dont les épisodes ont été mélangés par un fou."
A la suite d'un chagrin amoureux, le narrateur, 30 ans, coursier, devient insensible. Il perd son boulot pour en retrouver un autre, plus conforme à son nouvel état : tueur à gages. Pas d'états d'âme à viser la cible, s'acquitter d'un crime parfait. Sinon une excitation nouvelle, une soif d'accomplir un geste quasi divin. Un jour, on lui demande d'exécuter un ministre et toute sa famille et de rapporter sa serviette. Dans celle-ci, le journal intime de sa fille. La curiosité aura raison de tueur : il lit le cahier. Son comportement devient alors erratique et si l'usage de ses cinq sens lui revient, c'est pour une métamorphose qu'il n'aurait auparavant jamais pu envisager. Personnage nothombien par excellence, le héros, solitaire, misanthrope, détaché de toute réalité contingente, coincé dans sa propre logique, amputé des perceptions ordinaires, agissant au-delà du bien et du mal, découvre justement qu'il y a un au-delà et qu'il se nomme amour."

Garou_Dion_09Garou_Dion_07

What a brushing !

26 octobre 2006

Saint Gilles (?)

robien Finalement, il va falloir que je dise des choses gentilles sur Parce-que-je-le-Robien... Pas en tant que ministre de l'EN, mais pour sa loi de Robien sur les loyers plafonnés. Figurez-vous que je ne la connaissais pas jusqu'à aujourd'hui. En gros, si j'ai bien tout compris, des immeubles récents, dans certaines communes, ont des loyers "modérés" par rapport au même type de produit ailleurs. Exemple concret : l'appartement que j'ai visité ce matin : 71m2, ascenceur ultra moderne (si j'ai cet appart, je prends une photo pour vous le prouver !), très bon standing, petit balcon, parking, deux chambres, un grand salon, belle salle de bain et grande cuisine, interphone, métro à 2mn... Dans le 92, un F3 pareil vaut 1300-1400€ par mois.

Grâce à Gilou, il est à 900€, sans les charges (ce qui fait 1000€ avec). Jamais nous n'aurions pu espérer pareille aubaine. Car j'aurais dû commencer par là : notre dossier a été retenu. Comme j'ai été la première à le visiter, et qu'il était au-delà de nos espérances les plus folles, je l'ai bloqué. Avec du recul, je sais que la nana de l'agence était enchantée : elle avait sorti sa calculette afin de savoir si nous rentrions dans les cases de Gilou. Car avec cette loi, il ne faut ni trop ni trop peu de rentrée d'argent. Et l'agence demande à ce que l'on gagne 3,5 fois le loyer. Un vrai casse-tête pour les agents immobiliers, apparemment.

Bref, nous sommes à deux doigts d'avoir l'appart de nos rêves... Vais peut-être avoir la Foi, d'un coup, moi.

21 février 2007

Loi

Finalement, non.

La Cour de cassation interdit l'adoption par des couples homosexuels    

LEMONDE.FR avec Reuters et AP | 20.02.07 | 17h26  •  Mis à jour le 20.02.07 | 17h36         

          

La Cour de cassation a fait un pas en arrière concernant l'adoption au sein de couples homosexuels, mardi 20 février, à peine une semaine après un arrêt favorable de la cour d'appel d'Amiens. La plus haute juridiction française a, en effet, interdit à la compagne de la mère naturelle d'un enfant de pouvoir l'adopter, jugeant cette adoption contraire à "l'intérêt supérieur" de l'enfant car elle ferait perdre l'autorité parentale à sa mère en la transférant au seul adoptant.

 

La première chambre civile de la Cour a également exclu que la mère, pour récupérer les droits perdus, engage une action en partage de l'autorité parentale ce qui est "antinomique et contradictoire avec l'adoption demandée qui a pour effet de conférer l'autorité parentale au seul adoptant". L'article 365 du code civil prévoit que "l'adoptant est seul investi à l'égard de l'adopté de tous les droits d'autorité parentale (...) à moins qu'il ne soit le conjoint du père ou de la mère de l'adopté", c'est-à-dire le mari ou la femme. Or le mariage homosexuel est illégal dans la loi actuelle, qui ne prévoit qu'une forme d'union civile pour les personnes de même sexe, le pacs (pacte civil de solidarité).

LA COUR DE CASSATION CONFIRME UN JUGEMENT DE LA COUR D'APPEL DE PARIS

 

La Cour de cassation avait été saisie de deux décisions contradictoires de cours d'appel. Dans le premier cas, la cour d'appel de Paris avait considéré, le 6 mai 2004, que l'adoption de l'enfant "n'était pas conforme à l'intérêt de l'enfant au motif que la mère naturelle perdrait son autorité parentale et que la délégation d'autorité parentale de la mère adoptive au profit de la mère naturelle ne serait pas possible".

 

Une autre cour d'appel, celle de Bourges (Cher), avait, au contraire, admis, le 13 avril 2006, la possibilité d'une telle adoption en considérant que la mère naturelle conserverait la possibilité de demander un partage ou une délégation d'autorité parentale. La Cour de cassation a, en effet, autorisé le 24 février 2006 qu'un parent homosexuel délègue tout ou partie de son autorité parentale à son partenaire avec lequel il vit en union stable, à condition que cette mesure soit prise dans l'intérêt supérieur de l'enfant.

 

Cette décision ne prend pas position sur la question plus générale de l'adoption par les couples homosexuels d'un enfant tiers jusqu'ici interdite par la loi. Dans la campagne présidentielle, le programme du PS prévoit le droit au mariage et à l'adoption pour les homosexuels, tandis que l'UMP propose une simple amélioration des dispositions du code civil envers les homosexuels.

18 février 2007

Vide

Pas un jour sans penser à la Reine. Le 8 février, j'aurais dû l'appeler pour son anniversaire. Une semaine après, j'oubliais celui de ma grand-mère encore vivante. Acte manqué.
C'est fou comme l'absence, à son comble, peut devenir présence.

Et pas mal de gens s'en foutent, autour de moi. Enfin, "pas mal de gens", c'est vite dit, étant donné la peau de chagrin à laquelle se réduit mon cercle d'amis.

DSC_00141

17 février 2007

Détente

Pit0006


Premier jour de vacances ! Objectif : le BHV.
Bon, je suis encore en pyjama alors que je voulais débarquer à l'ouverture pour éviter la foule... Tant pis. Je vais enfourcher mon fidèle destrier à moteur, sans être maquillée (gain de temps), et filer là-bas. Oh, le joli soleil qui pointe son nez à l'horizon de mon far-west !

30 janvier 2007

Dans la voiture, vers 8h.

givre


Il y a eu la mort de mon père, évidemment. Et tes mains dans les miennes; seules ancres qui me retenaient du vide absolu de la douleur.

Il y a eu la khâgne, durant laquelle quasiment personne n'a voulu entendre mes appels au secours. Dépression, paraît-il. L'ombre qui était moi-même te cherchait.

Il y a eu la Fac insipide et anonyme, que j'ai traversée parce qu'il le fallait bien. Les échecs que je provoquais, seule. Seule.

Il y a eu les petits boulots insipides et absurdes, pour payer les factures. Mais je n'étais plus seule. J'ai eu peur d'enseigner, peur d'être mauvaise, certaine d'être toujours en-deça de mes modèles. Toi.

Il y a eu mes premiers remplacements où je me sentais si bien. Je cherchais à te ressembler en cours, sans le savoir.

Il y a eu le CAPES, décroché par hasard. Et je le dédiai à tous mes absents, morts ou vivants.

Il y a eu la mort de ma grand-mère, celle en qui je voyais encore mon père. Celle qui m'a attendue pour mourir, juste après mon retour de vacances. Et les vivants se terrent dans le silence.

Il y a  le bénévolat. Je cherche, encore et toujours, une utilité, une reconnaissance. Celle de mes absents.

Il y a les élèves inatteignables et violents. Et je me dis que tu aurais la solution. Les réponses à mes questions.

Il y a ces espoirs sans noms auxquels je me raccrocherai systématiquement, car je crois en cela. L'humain. Malgré tout.

26 janvier 2007

Symbolique des couleurs

Aujourd'hui, face à ma détresse vraisemblable, même mes élèves m'ont dit que j'avais l'air crevé. Une collègue tzeureuh m'a gentiment fait remarquer que j'avais une tête pas très agréable à l'égard d'autres profs. Ben voui, j'suis comme ça, moi : on lit sur mon visage ce que je pense. C'est terrible à gérer, car je ne me rends compte de rien. (Enfin presque)
Alors comme j'étais dans un bon jour, je me suis amusée de la même façon que mes 5èmes...

Ainsi qu'à chaque heure de savoir que Saint Gilou nous offre, les dindes de cinquième sont arrivées en caquetant à tout va. Ca piaillait, et blablablabla mon vernis, ça gloussait, et patati t'as vu ma nouvelle ceinture (Dolce & Gabbana à 12 ans...). Le truc très drôle, c'est qu'elles s'asseyent toujours ensemble. J'ai donc un carré de pipelettes au centre de la classe. Et là, (ça y est, le truc drôle arrive, je ne l'ai pas oublié) une fois installées sans leurs doudounes, je découvre qu'elles portent toutes un haut moulant rayé à l'horizontale. Même forme, même couleur (blanc/noir).
Je fais l'appel au milieu du brouhaha ambiant. Lasse, je décide de commencer mon cours. Et blablabla, et patati et patala.

"Hé, les Daltons, je vais être patiente 5 mn, pas plus !"

Rhooo, le petit scandale.

daltons

 

Un peu plus tard dans l'heure, je dois ramener dans le droit chemin un dénommé Nicolas. Mais j'ai deux énergumènes qui portent ce prénom. L'un avec un sweat rouge, l'autre avec un t-shirt kaki. Pour qu'il se reconnaisse, je lance, magistrale : "Vous allez finir par vous taire, Nicolas Force rouge ?" (Tiens, j'y pense, j'aurais pu aussi l'appeler Saint Nicolas. Mais j'aurais peut-être fait un flop : savent-ils que le père Noël EST Saint Nicolas ?)

 

Rhoooo, deuxième mini scandale. Ils ne font pas la différence entre un rappel à l'ordre  et un manque de respect. "Ouais m'dame, vous vous moquez de nos vêtements ! ça s' fait pas, vas-y !" (je crois que "vas-y" remplace dorénavant le point  en français, tout comme "fuck" le remplace en anglais chez un certain public).
Avec des élèves un peu plus au fait des jeux de langue comme j'ai pu en avoir au siècle dernier , je m'amusais beaucoup avec ce type de taquinerie. Là, si je n'ai pas au moins un parent sur le dos, ça sera Noël.

 

avion_noel

11 février 2007

Tartufferies

tartuffe


Cet après-midi, je vais voir une amie jouer du Molière. C'est drôle d'imaginer comédienne celle qui fut ma prof au collège. Tout comme à une époque je ne pouvais concevoir que mes enseignants puissent jurer, avoir les mains dans la vaisselle, souffrir par amour, ou faire leurs courses au supermarché...
Aujourd'hui, je suis passée de "l'autre côté de la barrière", et je dois de temps à autre repenser à tout cela pour ne pas oublier ce que c'est que d'être un élève. Car c'est à eux que mes discours s'adressent. Même s'ils m'ignorent, si je les amuse, ou si je les fascine, le prof a une importance non négligeable dans leur vie.

Cachez ce prof, que je ne saurais voir...

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