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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
27 février 2012

Effort et réconfort

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Je suis allée voir l'exposition "Le peuple de Paris" au musée Carnavalet la semaine dernière : c'était bien, mais les affiches explicatives étaient destinées aux nains, et j'ai trouvé la scénographie très moyenne. Ceci étant, je me sens de plus en plus dix-neuviémiste avec les années...

Là, je reviens du cinéma : j'ai vu "Le Havre" sur le conseil de Tinette. J'étais dans un cinéma d'art et d'essai du Vème arrondissement, aux baffles qui grésillent mais au moins il y avait peu de monde. Hormis une pré-ado commentant tout à sa grand-mère, la séance a été agréable. Le film en lui-même a un charme déconcertant : décalé, suranné, plein de bons sentiments et d'espoir. Je ne suis pas vraiment entrée dans l'histoire, cependant : je crois que je cherchais juste à savoir pourquoi Tinette était dithyrambique sur ce film.

Après, j'ai fait un tour chez Gibert : achat de cartouches noires (j'ai décidé de réécrire au plume en noir), d'un feutre rouge pour entourer les répétitions dans les copies, d'un quatre couleurs comme celui que mon père avait, et trois livres. J'ai fui avant d'être tentée par d'autres ouvrages, que je ne pourrai lire qu'après l'agreg.

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Je retourne travailler la comparée, après cette récréation...

Demain, je m'en offre une autre, avec Comtesse, cette fois-ci.

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15 mars 2012

Travel's car

Depuis la reprise, je suis comme qui dirait à nouveau dans un tunnel : les bulletins (83 en une journée), les conseils de classe, la reprise des cours avec des secondes complètement décalés par les vacances, les corrections de bacs blancs, les soucis dans l'équipe de lettres...

Et puis sinon, je me prépare à partir en voyage scolaire ! Je n'en ai jamais fait quand j'étais TZR. Je sais bien que ce n'est pas une sinécure, mais la destination compensera : Lisbonne...

Départ samedi, retour vendredi. Si vous entendez qu'un car d'adolescents s'est crashé avec ses accompagnatrices (quatre femmes), vous saurez que c'est moi -en mode humour noir pour contrer toute malédiction. En effet, nous partons en car : vingt-quatre heures aller, itou au retour... J'avais fait ça très jeune pour aller en Pologne. Là, je risque de moins bien le vivre.

Mais le retour me paraitra léger si je suis... admissible. Ze cherry on ze cake : les résultats tombent le 21, en plein pendant le voyage. Précision encore : Asa en fait partie aussi. Nous serons donc ensemble, à l'étranger, avec tous nos grumeaux, lorsque nous découvrirons les résultats. J'ai déjà demandé à Flûtine de regarder pour moi et de m'envoyer un sms aussitôt. Je crains ma réaction, dans tous les cas...

D'ici-là, nous aurons profité du beau temps (environ 24° 18° l'après-midi en ce moment), de la ville, du changement... Je me suis dit que quoi qu'il arrivât, il faudrait que nous trinquions le soir même. C'est d'ailleurs le soir avec sortie en ville de prévue, ça tombe bien.

Et cela n'a rien à voir, mais voici mon futur joujou de sac :

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Ma mère a repris mon ancien appareil numérique, et je me suis offert celui-ci sur vent*privée. Vivement que je le reçoive !

 

31 décembre 2011

Is it new year's eve ?

Voilà plus d'une heure que je suis revenue de la gare : Flûtine est repartie ce matin, aux aurores. La nuit est encore bien noire, je trouve. Il pleut.

Je vais donc avoir la journée complète pour faire ce que j'ai à faire : préparer la rentrée, et poursuivre mes révisions d'agreg. Sans grand enthousiasme, car je serai seule jusqu'au 7.

J'aimerais vous parler de toutes les sorties que nous avons faites, Flûtine et moi, pendant les vacances. Mais comme j'ai pris du retard, c'est difficile de rattraper... La toute dernière s'est déroulée jeudi soir. Nous avons repéré le théâtre, puis nous avons trouvé, par hasard, un troquet charmant dans une rue adjacente à la rue Lepic. Un délice de simplicité, de nourriture alléchante (tagliatelles poulet pesto et steak de requin), d'accueil sympathique.

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Le spectacle, ensuite, s'est avéré agréable mais sans plus : il s'agissait du Quatuor. J'en attendais beaucoup, et Flûtine avait d'eux un excellent souvenir. Pourtant, dès les premiers "numéros" (il n'y avait pas de fil conducteur entre eux), mon oreille a trouvé un son souvent faux. J'ai pensé que cela venait de moi, connaissant mal le violon. Mais ma musicienne m'a confirmé que j'avais raison. Outre cela, j'ai peu apprécié qu'il n'y ait qu'un enchaînement de saynètes, sans lien apparent. Sans doute ce groupe a-t-il mal vieilli, comme Chanson Plus Bifluorée que nous avions vu(e) quelques jours plus tôt. Une sorte de resucée d'anciens numéros rodés, avec des astuces parfois faciles, voire poussives.

Quatuor

Ceci étant, je n'ai pas pour autant regretté car j'avais envie de voir le Quatuor depuis un moment, et la soirée avec Flûtine était délicieuse. Et puis j'ai retrouvé un air que j'aime beaucoup, très aérien, qu'elle a identifié aussitôt...

Sinon, j'ai enfin repris le travail sur l'agreg, alors que ma confiance est minée et que je vis très mal l'approche des écrits. En deux jours, j'ai relu les six livres des fables de La Fontaine, en annotant, et en listant des questions plus ou moins importantes à poser à mes camarades de révisions, Asa et Tinette. J'ai l'esprit complètement vide de toute connaissance. Il faut absolument que je me repose (je suis épuisée, je n'en sors pas de cet état de fatigue); que je prenne des vitamines d'un côté, de l'euphytose de l'autre; que je fasse plus de sport pour évacuer les tensions; que je mange plein de légumes, encore et encore.

Mes envies de lecture, de sorties, de musique sont toujours aussi fortes mais je dois tenir encore quatre semaines. Juste quatre semaines. Comme c'est court pour faire semblant de maîtriser quatre auteurs !

Allez, ma journée de travail va bientôt commencer, et je me coucherai tôt ce soir pour débuter mes bonnes résolutions. Que faire d'autre, d'ailleurs ?

Il fait encore nuit à 8h30. Etrange.

8 mars 2012

Pti bilan

Je n'avais pas pris conscience que les conseils de classe commençaient la semaine prochaine, dont celui de "ma" classe de première techno. Bilan : 93 83 bulletins remplis dans la journée. J'ai mal au poignet ce soir d'avoir tant manipulé la souris pour corriger, vérifier, annoter.

Sinon, mardi (et demain idem), j'ai fait passer quinze élèves en oraux blancs du Bac. Normalement, on ne va pas au-delà de treize... La journée fut longue (de 7h30 à 17h20 au lycée). Pour le plaisir, deux perles de ces grands moments de solitude.

La première, à propos de Néron dans Britannicus :

_ Comment s'appelle cette pratique qui consiste à prendre du plaisir en faisant souffrir l'autre ?

_ La *sodomie* ?

_ Nonnnn... Pas tout à fait...

Difficile de ne pas rire dans ces moments-là.

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Poussin, La peste

La deuxième sur un extrait de Lagarce :

_ Quelle est cette maladie dont souffrait Lagarce ?

_ ...

_ Le fléau des années 80 ? Lagarce en est mort...

_ La peste ?

A part ça, le reste a été plan-plan, assez convenu et peu brillant.

Il va falloir courir après le temps pour corriger les copies de Bac blanc, travailler l'agreg, prévoir les cours en avance (je pars en voyage scolaire le 17, j'en reparlerai), assister aux conseils, et trouver l'énergie de tenir les élèves de seconde, bien excités après trois semaines de vacances (deux + celle banalisée du bac blanc).

Comment fait-on, déjà ?

 

PS : ah et puis mesdames, faites que chaque jour soit "notre" journée et que chaque jour, tous, nous défendions les droits de la femme.

22 février 2012

Dans mon post, des algues et un poireau

J'ai décidé de prendre soin de moi et de me sentir belle. Enfin, le plus possible. Je vais reprendre tranquillement le régime, me maquiller un peu plus, me mettre des crèmes, des onguents (j'adore ce mot), redessiner mes sourcils, m'habiller plus féminine, me faire enlever un petit "poireau" disgrâcieux sur le nez (dès que j'en aurai le courage). Parce que j'ai rendez-vous chez le coiffeur vendredi. Si vraiment ça ne va pas, je laisserai repousser ma tignasse de lion.

Aujourd'hui, j'avais cours à la Fac sur Sarah Kane. Cet auteur est plus intéressant qu'il n'y parait au premier abord. Mais la prof de la formation blablate beaucoup pour pas grand-chose et parle trop souvent de ses petits bobos (mon rhume, ma sciatique, ma laryngite, ma fatigue...) au lieu d'attaquer le sujet dans le vif.
J'ai fini Botho Strauss et vais relire Corneille. Mais je bloque sur la grammaire, qui m'endort systématiquement, hélas. Tiens, dans un mois tout pile, je saurai si je suis admissible ou pas.

Demain, je vais à une expo le matin, puis à une projection de film en soirée. Chut, je ne dis pas où : ça fera l'objet d'une entrée plus tard.

Vendredi, soirée couscous chez Asa, avec projection des photos de Marrakech. Je ferai mon petit effet avec les cheveux courts, je pense... Samedi, cinéma avec Tinette : j'ai très envie d'aller voir "Albert Nobbs" avec Glenn Close (très très à mon goût, cette dame, je le reconnais).

 J'ai acheté des DVD en promo à la Keufna hier :

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Et j'ai reçu aujourd'hui un film "de filles" : I can't think straight.

Il manque juste Flûtine pour être vraiment comblée par ces vacances en mode ralenti et remise à neuf.

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16 novembre 2011

Des petits riens

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Mais que se passe-t-il donc pour que je déserte le blog ? Le quotidien me serait-il suffisant, au sens noble du terme ? En effet, Flûtine est là en quasi permanence depuis octobre, et cela m'apporte un réel équilibre.

Contrairement à l'an dernier, je n'ai pas l'impression de courir comme une folle après le temps. Cela doit être dû à différentes choses. Je reconnais que je vis l'agreg d'une façon toute particulière, sans me pressuriser le cerveau au point d'en avoir mal : j'essaye de garder la part de plaisir propre à ce type de travail. Et puis Flûtine m'aide dans les tâches rébarbatives qui grignotent toujours beaucoup de temps sur la semaine.

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J'ai aussi été malade comme cela ne m'était pas arrivé depuis longtemps, tout en continuant, un peu trop têtue, à faire cours... Je me suis épuisée. Là, je vais bien mieux. Je suis même guillerette malgré les copies effroyables de mes premières d'adaptation, malgré l'absence complète de travail de mes secondes, malgré le froid et le gris.

Demain, je serai en stage dans mon ancien lycée (je veux dire celui où j'étais élève), face à l'inspectrice que je connais de... l'oral de l'agreg sur Rimbaud. Gloups. Me reconnaitra-t-elle ? Et comment réagirai-je si tel est le cas ?

 Samedi, concours blanc de didactique. Sept heures d'entrainement. Je verrai comment je vis cette épreuve... La veille, il y aura une fête au lycée : l'occasion pour moi de passer du temps avec les collègues que j'aime, sans faire trop d'efforts avec les autres, je le reconnais...

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Des envies de week-end liés à l'agreg -ou pas-, de voir mes amis, de faire des soirées, de lire, d'aller à des expositions, d'égréner le temps, de sourire. Voilà comment défilent mes journées, aussi.

16 octobre 2011

Petites douleurs, petits bonheurs

Il fait grand beau sur Paris, nous avons même déjeuné sur le balcon. Avant, nous sommes allées à la piscine. Je suis assez peu fluide dans cet élément, mais je parviens à améliorer un peu les choses : j'ai fait 27 longueurs de 25m en 45mn. Ne riez pas : pour quelqu'un qui a peur de l'eau, c'est l'équivalent des championnats du monde, là.

Nous alternons petits joggings et piscine depuis que Flûtine est là, alors que nous sommes moyennement en forme mais cela fait le plus grand bien.

Et avant la piscine, j'ai voulu voter pour le second tour des primaires. (Je n'avais pas pu y aller au premier tour, passons) J'arrive, et j'annonce que je suis en attente de ma nouvelle carte d'électeur, ayant fait la demande sur le site du service public. Et là, gros hic : comme je n'existe pas encore dans ma ville, et que je n'existe plus dans l'ancienne (ils m'avaient radiée des listes sans que je le sache), je n'ai pas pu voter. Cela fait deux fois que je suis frustrée dans mon droit civique. Je suis en colère contre moi-même parce que j'aurais dû m'inscrire bien plus tôt sur les listes, mais aussi contre cet empêchement de pouvoir voter alors que je le veux.

A part ça, nous sortons aussi au théâtre : nous avons vu vendredi La Douleur de Duras avec Dominique Blanc. J'étais très fatiguée, et j'avais du mal à me concentrer. Ou alors c'était une défense de ma part : ce texte m'avait bouleversée quand je l'avais lu il y a des années. D. Blanc est évidemment impeccable, aussi rigide que les mots l'imposent. J'attendais peut-être trop de cette pièce dont j'avais beaucoup entendu parler : cela m'arrive souvent d'être un brin déçue face à une oeuvre trop admirée.

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Et hier soir, Flûtine m'a invitée à une représentation de Derniers remords avant l'oubli de Lagarce (pièce au programme de l'agreg). C'était la deuxième mise en scène que je voyais de ce texte, ce qui m'a permis de le découvrir encore autrement, et d'apprécier certains points, certains traits. Je reste cependant sur ma position initale : Lagarce est intéressant, vraiment, mais de là à le choisir pour un programme d'agrégation... J'y vois un laboratoire du langage (comme Robbe-Grillet l'an dernier, me direz-vous) mais je ne ressens pas d'émotion particulière, ou de plaisir de la lecture. Lagarce me semble être fait pour être joué, et non lu.

Ce soir, séance de travail avec Asa et Tinette, ce qui nous fera le plus grand bien : non pas de travailler, mais se voir. Nos semaines ont été difficiles, pour diverses raisons : le blocus (qui a continué jusqu'à vendredi...), l'enterrement de leur ancienne collègue et surtout amie...

Je n'ai jamais vécu ce type de deuil, celui de quelqu'un que l'on a choisi de faire entrer dans sa vie, et qui nous a choisi également. Y penser me noue, et me renvoie à d'autres décès, d'autres douleurs, dont celle liée à mon père, évidemment...

12 juillet 2011

A pied, à cheval ou en voiture

bourbon parme

Voilà : je suis en vacances. Flûtine et moi serons réunies dans quinze jours. En attendant, j'ai l'ambition de partir seule une semaine, pour marcher. Il y a dix-quinze ans, j'étais plutôt baroudeuse. Aujourd'hui, j'ai une inquiétude alors que le chemin de Compostelle est très fréquenté et regorge de possibilités d'hébergement.

En plus, la période que j'ai choisie est annoncée sous la pluie pour l'instant... Mais j'irai quand même, rien que pour me prouver que je peux le faire.

Je vais essayer de m'organiser et de moins tourner en rond. C'est fou comme j'ai du mal à "décrocher" du lycée. (C'est fou aussi comme je suis amoureuse, mais ça n'a rien à voir avec ce que je disais) Il y a aussi les lectures de l'agreg qui sont en stand by. Je prendrai sans doute La Fontaine pour la rando...

Avant de partir faire du bateau (j'ai peur de l'eau encore, hélas...), Flûtine m'a inondée de musique : Melody Gardot, Ella Fitzgerald, Dinah Washington, Patsy Cline... Je garde tout cela en moi. Et dimanche, grand tour du côté de l'hôtel de ville et du Marais : comme c'était délicieux de se régaler, en marchant, d'un gâteau au fromage blanc et d'un strudel au pavot !

gâteaux

J'ai eu droit aussi à un cadeau : les lettres d'amour d'Isabelle de Bourbon-Parme. Un coup de coeur, sans en avoir lu une seule.

Hier soir, pour compenser (?) l'absence, j'ai fait un peu de cuisine : patate douce au piment d'espelette et compote pommes-pêches avec un bâton de vanille et de la cannelle.

Ma tête tourne de fatigue. Le temps tourne à la pluie. Le temps tourne, aussi.

2 octobre 2011

Soufflinoter : ignorer les propos agressifs / censurer les injures

Je reviens d'un jogging plutôt court, mais ma foulée devient moins lente ce qui signifie que je fais la même distance mais plus rapidement. Vous me suivez ? J'essaye de trottiner tous les deux ou trois jours, pour appliquer le vieil adage "mens sana in corpore sano". Pas toujours évident de trouver la motivation, surtout par cette chaleur.

Je sais que j'alimente moins le blog (on dirait un enfant qu'il faut nourrir...), sans doute parce que je m'y accomplis moins qu'avant, ou encore parce que ce dont j'aimerais parler n'a pas forcément sa place ici, mais aussi parce que je suis le nez dans le guidon, à ne plus savoir par quoi commencer certains jours...

Les cours de la fac sont une fois de plus très inégaux, et me ramènent parfois à mes oraux ratés, ce qui me fait bouillir sur place puisque je ne comprends toujours pas ce qu'il fallait faire.

Sinon, je n'ai pas beaucoup de vie sociale, même en salle des profs. C'est étrange : à la fois je me sens très bien dans ce LycéeDésiré, et par instant j'ai les mêmes sensations que lorsque j'étais TZR...
Heureusement, Emy m'a permis hier de lutter contre cette fatalité, et comme d'habitude nous avons pris une glace été sages et avons papoté discuté philosophie et cours du diesel.
En la quittant, je suis passée devant l'église St Gervais, et je suis entrée alors qu'il y avait un office. C'était assez beau.

St Gervais

Demain, je vais rendre ma voiture qui était en leasing, en priant tous les saints de la mécanique que l'on ne me demande pas de payer des frais de réparation supplémentaires.

Là, je reste un peu devant l'écran pour éviter d'affronter mes devoirs de prof, ainsi que la mise en fiches des livres d'agreg...

PS : je modère les commentaires suite à des interventions d'un troll quelque peu immoral, mais ne vous inquiétez pas : je publierai vos réactions aussi rapidement que possible !

6 septembre 2011

Se méfier du vent : loc. Se dit de discours creux, finalement pernicieux.

Sentant la rentrée chaotique dans mon LycéeDésiré, je laisse le vent souffler, et j'en oublie de venir ici. Je ressens comme un changement de ton de la direction, qui opte pour langue de bois & consorts, fait preuve de mauvaise foi et semble dépassée dès septembre. Des collègues se tirent dans les pattes, ou plutôt : l'Education nationale parvient à ses fins en nous montant les uns contre les autres.

prof croco

J'ai découvert la classe de première dont je suis PP hier, et il n'y a rien d'alarmant à signaler pour l'instant. Je me suis juste sentie bête au moment où je n'ai pu leur dire qui aurait quoi comme cours jeudi matin : certaines informations manquaient sur l'emploi du temps. Ça fait sérieux.

Je suis à peu près prête pour la rentrée, même si je dois encore remplir mon joli cahier de texte personnel puisque j'ai enfin un emploi du temps "fixe". Il est assez pitoyable, mais je ferai avec. Je travaille du mardi au vendredi, pour 20 heures de cours. Demain matin, énième réunion inutile, au cours de laquelle je lutterai contre le brouhaha ambiant.

A part ça, je réfléchis à des solutions pour ma voiture, dont le contrat de leasing s'achève début octobre : dois-je en reprendre une ? la rendre au concessionnaire ? chercher une occasion de ce fait, ou bien renoncer à une voiture tout court ? Mon esprit se situe donc au niveau des pneus.

Mais pas que.

J'ai de grandes envies de spectacles, de sorties culturelles, d'expositions. J'ai déjà repéré des choses... Je vous en reparlerai. On finit en musique ?

PS : toujours pas d'amateur pour Almodovar... Révélateur ? Lisez mon blog-it express dans la colonne de droite si vous ignorez de quoi je parle.

8 juillet 2011

Bichouille : n.f. Action qui permet potentiellement de se sentir mieux.

 cloch

Alors voilà : il parait que c'est fini. J'ai oeuvré du mieux que j'ai pu, sachant que j'étais vraiment fatiguée. Par le rythme annuel, l'ambiance de fin d'année, les oraux à Sousse-Perpète, les tensions diverses et variées, quoi.
J'ai rendu mes 56 copies hier matin. Comme d'habitude, l'harmonisation ne sert à rien d'autre qu'à faire joli. Nous avions tous entre 9 et 12 de moyenne. Je bouillais d'impatience d'en finir enfin.

Après fait un énième recomptage des copies, j'ai pris la route pour rejoindre directement Flûtine chez elle. J'ai mis plus de temps que prévu : j'ai dû m'arrêter deux fois en bord de route pour dormir afin d'éviter tout risque d'accident. C'est rare que je doive prendre ce type de précaution.

D'ailleurs, là, je ne comprends pas que je suis en vacances. J'ai la tête pleine de ce maudit bac qui ne veut plus dire grand-chose; des soucis qui se profilent pour la rentrée (coordo chaotique en lettres, trop-plein d'élèves, violence, etc); des envies de déménagement impossibles à réaliser...

Alors voilà : il parait que c'est fini. Il parait seulement. Je sais que je vais mettre du temps à me détendre. Et je pense ne pas pouvoir retirer cette petite boule au creux du ventre. Enfin, c'est ce que je me dis maintenant.

Mais je sais que le sourire de Flûtine peut me faire oublier beaucoup de soucis.

7 juin 2011

Du jour et de la nuit

Ouh, ben dites donc, c'est rare que je laisse le blog en suspens à ce point ! Pourtant, j'ai beau réfléchir, je ne vois pas ce qui m'a empêchée de l'alimenter. Au choix : une faiblesse d'inspiration, peut-être. Un trop-plein au lycée. Un rythme effréné. Un bras endolori. Un aller-retour chez Flûtine.

cerises crêpes

J'en suis revenue hier soir, d'ailleurs, avec une valise assez lourde : j'ai profité de ces moments avec elle pour symboliquement acheter ensemble... les livres du programme de l'agreg 2012... Enfin, juste ceux de l'écrit : pour la littérature comparée, j'attends un peu (les éditions choisies sont encore et toujours onéreuses, et j'y vais doucement sur le plan intellectuel/moral avec cette nouvelle session). Au programme : Rabelais, La Fontaine, Maupassant, Lagarce.

(photo à venir : canalblog buggue)

Sinon, j'ai constaté que lorsque Flûtine me change mon pansement, ma plaie cicatrise plus vite. Non, je n'affabule pas ! Pffff.

J'ai aussi repris doucement l'écriture. Lentement. Comme si j'étais rouillée.

Aujourd'hui, j'entame la dernière semaine de cours. Je traine encore plus des pieds pour y aller. Demain, j'irai chercher mes descriptifs à Trifouillis-les-oies. J'ai aussi trois jours de surveillance de bac, au cours desquelles je bosserai justement sur les questions du bac à préparer. Et une réunion de travail mardi prochain. Et trois conseils de classe.

Et je désespère de revoir Flûtine avant début juillet. Je dois trouver une solution.

30 juillet 2011

Jour 4 / Le Villeret d'Apchier-Chanaleilles / 23.927 pas / 11km

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Un peu inquiète pour mes pieds, et tentée par le fonctionnement d'une pélerine qui faisait de courtes étapes, je décide de ne pas enchainer avec celle de St Alban (30km environ) le lendemain. Je prends donc mon temps, j'ai réservé dans un gîte réputé et à tendance religieuse (je voulais tenter tout l'éventail d'hébergements offert).

Cette petite étape était assez agréable, et surtout nécessaire. J'ai croisé les quatre lourdeaux du premier soir, et marché avec E., qui m'avait donné l'idée d'alléger mon chemin pour une journée.

Arrivée au gîte de peu avant E., je découvre l'accueil, assez déroutant pour moi : on me dit de poser mes affaires, de m'asseoir (jusque-là tout va bien); on m'offre un sirop au choix, et... on me chante une chanson. La guitare, les enfants en choeur, tout y est. C'est "le chant du pélerin", mâtiné de propos religieux auxquels je n'adhère guère.

Et l'on m'explique que ce texte est chanté à chaque pélerin entrant ici, et au début du repas du soir. Je dis bien à chaque pélerin. Ensuite, les paroles avec la partition nous sont données avant de visiter le gîte, qui contient par exemple un oratoire pour prier, des murs emplis de photos du pélerinage des propriétaires et des livres religieux...

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Ceci étant, le gîte a tout le confort pour le pélerin en mal de repos.

Au moment où E. est arrivée, la chanson se terminait et je ne savais trop comment réagir. Le propriétaire nous demande alors comment nous sommes parvenues chez lui et pourquoi nous faisons le chemin. Je trouve cela assez intrusif, car les raisons sont souvent fort personnelles. E. n'a aucun mal à causer de tout cela (elle est un peu moulin à paroles), mais je reste plus évasive. Je parle de besoin de silence, de me retrouver après une année difficile avec les élèves.

Et là, bing : allons-y sur les élèves, etc. Aucune envie de parler de cela à ce moment précis. Je réagis simplement et sans aucune agressivité au moment où il me dit : "Tu pourras parler de ton expérience de St Jacques à tes élèves et leur en faire profiter." Je réponds :"Non. Je ne leur en parlerai pas. Que je fasse le chemin pour une raison religieuse ou pas, dès que j'aurais prononcé le nom de "St Jacques", ils y verront une connotation religieuse. Et je ne cesse de défendre la laïcité à l'école, alors cela serait incohérent." Premier hoquet de mon hôte.

Son deuxième hoquet, ce sera le soir, au moment du repas : 1) je n'ai pas rempli les pages de ma créanciale (j'apprends d'ailleurs que la version plus laïque du document est la crédentiale, que j'aurais voulue); 2) je n'ai pas chanté le chant du pélerin. J'étais la seule. Mais je ne voyais pas pourquoi je me serais forcée. Le repas se passe d'ailleurs fort bien, avec pas mal de légèreté. Un couple de parisiens archi caricaturaux du XVIème arrondissement occupe l'espace, mais d'un coup d'oeil je me rends compte que nous nous en amusons tous : l'homme a tout vu, tout connu, sait tout sur tout. Sauf qu'il fait des erreurs.
B., une femme d'une quarantaine d'années, très sympa et drôle, me proposa même un massage des pieds et des épaules. Elle est réflexologue. Je suis contente de me laisser aller à ce type d'expérience, sans a priori : je n'aurais pas su le faire il y a quelques mois. B. m'a soulagée d'une douleur persistante à l'épaule, due à mon sac à dos. Mon étape suivante a été réalisable grâce à elle.

Sinon, le troisième hoquet, c'est moi qui vais l'avoir le lendemain matin. Le petit-déjeuner, délicieux, dure un peu. Avant de quitter le gîte, il faut régler. E. et D. (rencontré dans ce lieu) sont près de moi. Nous nous acquittons de nos dettes l'un après l'autre, et au moment où l'hôte me donne une facture, il me lance : "Bon, eh bien, Virgibri... Bon chemin quand même."

Interloqués, nous nous regardons. Je reste très souriante en demandant :

_ "Quand même" ? Pourquoi ce terme ?
_ Ben... parce que... tu ne sembles pas être dans l'esprit du chemin.
Je sens mes deux comparses aussi perplexes que moi.
_ Mais il n'y a pas UN chemin : il y a autant de chemins que de pélerins.
_ Euh, oui, oui, bien sûr...

Je redescends à ma chambre pour prendre mes affaires, et je constate que ces propos ont autant choqué mes camarades que moi. En remontant, armée de mon barda, je sens mon hôte empoté et confus. Il me demande s'il peut me faire la bise. "Quand même ?", rétorquai-je en souriant malicieusement.
Il m'embrasse et me confie confusément : "C'est qu'hier soir... pendant la chanson... tu semblais toute..." et il mime une sorte de renfrognement. "J'avais le droit de ne pas chanter. Il n'y a aucune obligation." Et je suis sortie, calme, sûre de l'avoir perturbé en ses fondements, en n'ayant pas fait grand-chose.

Une étape de 20km m'attendait.

25 mai 2011

Moi, Virgibri, 35 ans, toutes mes dents, pas sportive, je témoigne.

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Lassée voire épuisée par une fin d'année délirante de nonchalance, d'absentéisme, de bêtise, d'insolence au lycée, j'ai décidé de me reprendre en main. J'ai couru dimanche malgré le cagnard. Je suis allée en vélo à la piscine aujourd'hui (15 longueurs tranquilles, aller-retour de 10km). Un radar pédagogique (ah ah) m'a indiqué que je roulais à 15km/h. Dois-je investir pour éviter une amende ?
Mais comment faisait-on avant les radars, GPS et autres coyotes ? N'avons-nous jamais eu de compteurs kilométriques dans nos véhicules ?

Je plaisante, mais je reconnais que pour de multiples raisons, ce soir, je suis vraiment fatiguée. Et au lycée, nous sommes tous border line. Vraiment. C'est à la fois rassurant de ne pas se sentir seule dans ce cas, et inquiétant de voir que, quel que soit l'âge, la matière, l'expérience, nous n'en pouvons plus...

Heureusement, heureusement, Flûtine est rentrée chez elle, et j'ai l'impression de ne pas l'avoir quittée depuis lundi soir.

19 février 2011

Puissousie : n.m. Etat de rebond psychologique après une période d'indécision.

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J'ai traversé non pas le Léthé comme Anna Akhmatova, mais quelques jours cahin caha, et cela semble mieux aller aujourd'hui.  Je gère un peu plus la pression qui m'écrabouillait le plexus. Je tâche de revenir à l'essentiel, sans me polluer l'esprit par des pensées annexes. Et puis j'affronte ce que je dois gérer pour un éventuel oral.
J'ai d'ailleurs fini ma première lecture (ci-dessus mentionnée), à la fois perplexe à cause d'une certaine obscurité des poèmes de la dame russe, et de la beauté simple qui s'en dégage.
J'hésite maintenant entre Chant général de Neruda et l'oeuvre poétique complète (ben oui, pourquoi se contenter d'un ou deux recueils, se disent les hautes instances qui décident du programme de l'égrégation) d'Aimé Césaire. Il restera encore Nazim Hikmet, mais je le garde pour la fin, je crois. Et Charles d'Orléans...
Les explications de littérature comparée ce matin (nous étions quatorze...) étaient extrêmement denses, et donc riches. Je n'ai pas regretté d'y être allée. Le prof a même dû prolonger de trente minutes son cours de... trois heures.

Sinon, j'opère des changements dans l'appartement, comme prévu. Cela me fait du bien d'envisager d'y vivre mieux, plus à l'aise, moins étouffée. En aménageant la cuisine, j'ai d'ailleurs découvert que le tuyau d'évacuation d'eau du lave-vaisselle était coupé en deux. J'ai évité l'inondation de la cuisine de justesse.Tout a été réparé aujourd'hui. 
Avec Micahuète, nous avons aussi dévalisé mon amikea jeudi soir.
Demain, grand ramdam de prévu encore chez moi. Mais chut, c'est une surprise !

Je pense aussi pas mal au tir à l'arc, laissé de côté -encore une fois- à cause de ce rythme de dingue et de ma fatigue. Envie de reprendre à l'occasion, mais j'ai quasi honte à l'idée de débarquer comme ça, après des semaines d'absence.

Envie de musique, aussi : Agnes Obél, Juliette, Marianne Faithfull (leurs derniers albums), Mozart... J'ai réentendu, par hasard sur Inter, "Une petite musique de nuit", et tout m'est revenu en mémoire : une madeleine musicale, quoi. Mon père m'avait offert un CD, en voyant que je m'intéressais à la musique classique. C'était Mozart. Je l'ai écouté en boucle pendant des années, sur une cassette audio. Et là, sur Inter, je m'étonnai de connaître le morceau par coeur...

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Et puis j'ai décidé, et cela n'a rien à voir, de préparer des muffins carottes-coco sans graisse. D'un coup d'un seul. Pour la beauté du geste. La recette m'appelle, d'ailleurs.

Impression d'avoir mille vies, ou d'en gérer plusieurs à la fois.

21 juin 2011

Inspirez, expirez...

Bon, ben, voilà : je suis rentrée. Il fait moche sur Paris. Et je ne vois pas où Flûtine s'est cachée pour ne pas être là.

Sinon, j'ai les cheveux plus courts et plus "fun" : nous sommes allées ce matin chez le coiffeur. J'ai payé deux fois moins cher qu'ici... Cherchez l'erreur.

En mon absence, j'ai reçu mes tubes de fleurs de Bach originales. J'ai choisi gentian, hornbeam, acrimony et oak. Si vous ne comprenez rien à ce que je dis, googlisez !

fleur-de-bach-topten

Et puis j'ai mangé comme Flûtine, du mou, du liquide, et c'était bon puisque c'était bien fait. Plein de légumes, de fruits, de céréales. Nous avons aussi fait des recherches sur le "régime" Kousmine (et son petit-déjeuner Budwig). Etonnante femme que ce médecin.

J'ai encore couru hier 21mn. Je m'étonne moi-même de ne pas être très essoufflée : je souffrais plutôt de raideur dans les muscles.

Mon entrée est décousue, mais je suis un peu perdue sans Flûtine. Et demain, récupération de mon paquet de copies de Bac, et jeudi, marathon des oraux (53 candidats...). Aucune, aucune envie cette année de le faire passer, ce satané examen. Demain, j'irai aussi vider mon casier en salle des profs, et je donnerai quelques euro pour le départ des collègues : c'est la razzia cette année. Et cela me rend triste d'en "perdre" certains.

boston justice candice bergen

Allez, je vais me détendre un peu devant un DVD de Boston justice. Pas de fête de la musique pour moi : je dors massivement et j'ai besoin d'être en forme pour ne pas être injuste avec les bacheliers...

15 mars 2011

Titilloter : faire patienter un candidat de concours en décalant la date des résultats.

Edit du mercredi 16 mars, 18h : Oui oui oui, je suis admissiiiiiiiiible !

Ce soir ou demain, je serai fixée. Les résultats de l'interne seront tombés. Il y a encore une commission d'harmonisation cet après-midi, puis tout sera mis en ligne. Les admissibles verront d'ailleurs leur nom de suite, par académie. Sinon, les autres taperont leur numéro candidat et leur date de naissance pour connaitre le détail de leurs notes et comprendre pourquoi ils ne sont pas dans la jolie liste.

Je ne saurais vous dire exactement ce que je ressens. Je sais simplement qu'il y aura un avant et un après résultats. Je suis à la fois sereine car fataliste (tout est joué depuis fin janvier, à quoi bon paniquer ?) et inquiète, forcément. Il serait mensonger et pédant de dire que cela ne m'atteint pas, que je suis au-dessus de ces considérations. Je pense à tous ceux qui m'ont entourée et m'entourent encore, à leur réaction, et puis aux collègues qui se réjouiront de savoir que je suis admissible -ou justement le contraire...

Le programme de l'an prochain est paru très tôt : on le connait depuis quelques jours. Je vous en reparlerai plus tard. La question se posera, évidemment, de savoir si j'embraye une seconde année à ce rythme en cas d'échec à l'écrit.

Pour savoir les résultats, il faudra que vous actualisiez cette page du blog : c'est ma 2000ème entrée, et je trouve ce hasard joli. J'annoncerai donc la grande nouvelle (dans tous les cas, elle est grande) en éditant le blog, pas en créant une nouvelle entrée.

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A part ça, hier soir, nous sommes allées voir un opéra : j'avais décidé d'y inviter Flûtine pour son anniversaire, et les places me narguaient depuis un mois et demi. Il s'agissait d'Orlando furioso de Vivaldi, avec Philippe Jaroussky et Marie-Nicole Lemieux -entre autres. Cette dernière, malade, et dans l'incapacité de chanter, a seulement joué son rôle et a été doublée par une jeune cantatrice qui l'a remplacée au pied levé dans la journée même : grandiose de maitrise et de classe. Elle avait pris un avion de Zurich à 13h hier pour chanter à... 19h30.
C'était mon premier opéra "classique", sur le plan de la mise en scène. Outre quelques kistcheries propres au baroque, j'ai été totalement charmée par l'ensemble musical (dirigé de façon splendide par Spinosi) et par les voix des uns et des autres. Jaroussky, dont le seul nom fait vendre, ne voguait pas au-dessus des autres chanteurs. Des femmes jouaient des rôles d'hommes, et l'histoire était assez complexe (en trois actes, trois heures, deux entractes), mais la mise en scène qui oscillait entre gothique et carnaval de Venise permettait de se concentrer sur d'autres éléments que l'intrigue ou les personnages.
Nous avions apporté des jumelles, ce qui nous a permis de bien observer les détails du décor, et surtout les visages des chanteurs.

Et surtout, surtout, cela m'a permis de me changer les idées.

A ce soir ou demain, donc...

14 mai 2011

Glaniller : pouvoir prendre le temps / avoir le choix.

J'ai encore passé une semaine de dingue au lycée, d'où ma légère absence. D'où, aussi, mon effondrement quotidien vers 22h, grand maximum. Mercredi, j'ai même sombré deux heures dans une sieste profonde, au retour du lycée. Parce qu'il faut dire que ne plus avoir cours à la fac ce jour-là, ça me fait un drôle d'effet.

Tout comme aujourd'hui, où je n'ai à gérer "que" les affaires courantes du lycée : remplir les bulletins avec les notes; m'occuper des fiches d'orientation; contacter des parents; corriger des copies; prévoir mon trajet pour aller faire passer le bac dans le 78 (ben oui, pourquoi le rectorat nous enverrait-il près de chez nous, je vous le demande ?); faire des mails à des élèves et à des parents mais aussi à des collègues; plancher sur mes voeux de classes pour l'an prochain. Là, je vous épargne les détails, évidemment.

Donc, aujourd'hui, disais-je, j'avais du temps pour moi. J'avais le choix, plutôt. J'ai un peu rangé la maison, un peu nettoyé. J'ai arrosé mes plantes : les premiers bourgeons de capucines sont en train d'éclore ! Je suis allée chercher un colis dans un relais. Je me suis acheté des céréales au magasin bio. J'ai pris le temps de lire un Philosophie magazine (ce qui est exceptionnel car 1) ce n'est pas arrivé depuis des mois, 2) j'ai un mal fou à lire depuis l'agreg). J'ai rêvé d'une grande maison avec Flûtine. J'ai encore et encore réfléchi à l'agreg (recevoir mon relevé de notes m'a évidemment à nouveau piquée au vif).

 

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Je songe aussi aux grandes vacances. Jusque-là, c'était assez flou, mais ça commence à prendre forme. Tout ce que je sais, c'est que j'ai envie de marcher. J'avais pensé (nous y voilà, dans mes "projets"), au moment de l'admissibilité, faire un bout du chemin de Saint Jacques. Pour boucler la boucle : marcher pour réfléchir à cette année si étrange, si déroutante; marcher pour me taire; marcher pour avancer physiquement, pour faire prendre forme à mes autres avancées, plus abstraites. J'aurais la possibilité de faire aboutir ce projet pendant que Flûtine ferait du bateau en Méditerranée avec sa mère. Je partirais donc seule. Je n'ai quasiment jamais fait de rando, pas de camping en dehors de l'an dernier, alors tout cela me fait un peu peur. J'hésite. Mais l'avantage, c'est que je peux me décider un peu au dernier moment.
Ensuite, nous marcherons ensemble, Flûtine et moi, ailleurs. Et nous aimerions louer un gîte, quelque part, pour inviter les amis. Faire de ce lieu temporaire un passage vivant. Joyeux. Comme nous aimerions aussi voir une maison vivante, mais qui nous appartiendrait...

25 avril 2011

Mais clique don' !

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Dali, "Jeune fille à la fenêtre"

Tout à l'heure, j'ai eu un déclic. Flûtine m'a dit quelque chose qui m'a libérée : "ouvre les fenêtres". Pas mes vraies fenêtres, celle de l'appartement, ouvertes dès le matin pour laisser entrer l'air printanier. Non. "Mes" fenêtres.

Elle m'a dit que si je n'avais pas l'agreg, et si je n'étais pas "douée" pour l'oral, par exemple, j'étais douée pour d'autres choses, dans d'autres domaines, plus humains, moins "intello" et tout aussi importants -voire plus. Qu'il faudrait des options du type jardinage de fleurs, cuisine improvisée, bricolage ou tir à l'arc à l'agreg, et que là, je cartonnerais.

Et en mangeant sur mon balcon, face à un verre de Coca citron, dans la brise légère et douce, admirant mes pousses de jardinières, j'ai souri. En fait, quand on ouvre les fenêtres, il fait sacrément beau.

Je me suis dit que j'étais peut-être "douée" pour l'amour, aussi prétentieux cela peut-il paraitre. J'en ai énormément à donner, et aujourd'hui, j'assume totalement de dire ce que je ressens face à ceux que j'aime; je laisse mon trop-plein déborder. C'est cela aussi qui me rendait légère, ces derniers mois.

Je suis peut-être "douée" avec les élèves. Et cela, aucune agrégation, aucun jury, aucun inspecteur ne sera capable de le cautionner, de le valider, de le jauger, de le juger correctement.

Je suis peut-être "douée" en photographie, en tir à l'arc, en amitié, en calligraphie, en mail art, en ski, en maquillage, en yoyo, en pétanque, en shopping, en déco, en deltaplane, que sais-je encore ?

Sans le savoir, Val a aussi sa part dans ce déclic : un échange de mails m'a fait dire que je savais simplement renouer le contact, et dire les choses comme elles sont. Elle y a répondu tout aussi simplement, validant mes pensées et mes envies de simplicité, dans le noble sens du terme.

Et puis ce matin, en trainant des pieds, des sabots et des boulets de canon, je me suis remise à travailler pour le lycée. Je me suis bien rendu compte que je "savais" faire, avec efficacité. J'ai enchainé avec un très léger paquet de copies. Aussi déprimant fut-il (une moitié de classe n'avait pas lu trois pauvres nouvelles en un mois), je n'ai pas failli, pas douté.

Je suis peut-être "douée" pour l'agreg seulement en didactique (ma seule très bonne note), et ça serait déjà pas mal.

Reste à savoir si je retente l'aventure l'an prochain, et dans quelle optique. Reste à gérer la fatigue engrangée ces dernières semaines. Mais ça va mieux : il fait si beau, dehors !

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10 janvier 2011

Gouflatter : joie de se faire un gâteau, finalement immangeable.

Puisque mes muffins myrtille/maizena/coco cuisent, que les copies peuvent bien attendre les calendes grecques, et que les citations d'agreg sont sous mon coude, je me permets de passer par ici avec une liste de choses à écrire. Pêle-mêle, cela va sans dire.

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Sur la place de la comédie française, trônaient des sapins d'un genre nouveau, entièrement recyclés. J'ai bien aimé.

Et dans nos promenades parisiennes, il y avait beaucoup de lumière(s), beaucoup d'amour.

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(L'ours, c'était avec Ed et Emy, quand nous cherchions... Jacadi !)

Vous ai-je dit que l'on avait retrouvé mon ancien scooter, celui qui a été volé, il y a environ deux semaines ? En piètre état, apparemment, vide de tout objet (rappelons que j'avais deux casques dedans...), abandonné dans une ville voisine. L'assureur en est le propriétaire, donc il s'est débrouillé avec. J'ai eu une pensée émue pour ce deux roues que j'ai gardé quatre ans, mais j'en ai un autre rutilant, d'un autre côté...

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La galette que je vous ai présentée hier, je l'ai faite vendredi soir pour Peaceandream et sa fille, que je suis passée voir le lendemain. La petite Lili s'est carrément endormie sur moi, et non, ce n'est parce que ma galette était lourde à digérer !

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En même temps, le samedi, j'ai rendu mon beau sapin à mon amikea, et acheté des croquettes de luxe aux chats (le noirot va beaucoup mieux, merci pour l'intérêt que vous lui avez marqué) après un cours sur Melville suivi à la fac.

Sinon, pendant les vacances, nous avons regardé Le secret de Brokeback Mountain, que je n'avais jamais vu, et Amadeus, que j'avais regardé adolescente. Pour le premier, j'ai été saisie par la mélancolie, l'ambiance finalement sombre, la violence des sentiments : je ne m'attendais pas à un film aussi rude, en fait.
Quant à Amadeus, j'étais heureuse de comprendre sans doute plus de subtilités que dans mon jeune âge. Et la vie de Mozart est réellement fascinante (lapalissade, je sais).

Ah et puis en ce moment, j'ai des envies de spectacles, de sorties (avec Flûtine, of course). Alors outre tous ceux que nous avons vus en décembre, j'ajoute une surprise ainsi qu'un concert de... Marianne Faithfull ! Les deux se dérouleront en mars. Et les deux sont des cadeaux d'anniversaire pour Flûtine : elle est du 9 janvier.

Et pour couronner le tout, aujourd'hui 10 janvier, cela fait un an que nous nous sommes connues ! Une année passée avec légèreté, énergie, tendresse, passion... Une année qui aboutit à une envie de maison, de jardin, de vie à deux... Est-ce possible ?

En attendant, nous venons d'inventer un mot (sur le modèle du Baleinié, que nous adorons !) car j'ai peur d'avoir raté mes muffins :  gouflatter. C'est se faire une joie d'un gâteau, finalement immangeable. A vous de juger (à défaut de les manger !) :

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31 décembre 2010

Rite de passage

Hier, j'ai bien travaillé. J'ai établi mon planning de la semaine de rentrée, constaté qu'il était chargé (heures supplémentaires pour entrainer les premières à l'oral, nouveaux textes, Bac blanc en vue, etc); j'ai relu mes prochains cours, aussi. J'ai terminé un paquet de copies, mais je ne crie pas "Alléluia !" car il m'en reste trois... que je ne finirai pas pour mardi, c'est sûr. J'ai aussi ébauché mon descriptif de Bac de première, en anticipant légèrement.
Le tout avec un regain de rhume. Comment ? J'entends au fond de la salle "Somatisation !" Vous exagérez. Non ?

Il est vrai que j'angoisse à cause du départ prochain de Flûtine et de la rentrée. J'ai rarement eu aussi peu envie de retrouver les élèves. Cette année, vraiment -et je ne suis pas la seule à le ressentir ainsi en salle des profs-, il manque un je ne sais quoi, un brin d'enthousiasme, un peu de sérénité, un peu de foi en ce que nous faisons...

L'autre soir, en faisant des courses tardives, j'ai trouvé par terre une carte bleue, dans la rue. J'ai ensuite cherché dans l'annuaire si la propriétaire était joignable. Par chance, oui. Elle ne s'était pas encore rendu compte de la perte de sa carte. Je crois qu'elle a été très étonnée que quelqu'un la lui rapporte et fasse le nécessaire pour la lui rendre. C'est fou comme l'on s'étonne de l'honnêteté des gens, maintenant...

Sinon, aujourd'hui, nous allons normalement reprendre le scooter (pour la première fois depuis un moment à cause du froid), et filer dans Paris pour une (ou deux ?) expositions. Et puis ce soir, ce soir... je ne sais.

Bonne dernière journée de 2010 à tous. Je reviendrai demain pour 2011, évidemment.

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18 novembre 2010

Coureuse de fond

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Hier soir, après une journée un peu éprouvante (quand je suis fatiguée, je suis irritable, et les élèves le ressentent, ce qui crée des tensions) et un cours sur Robbe-Grillet, je suis rentrée, trouvant une fois de plus l'appartement vide.
Je me suis fait un bouillon, j'ai mangé un fruit, fini de corriger des copies, et je me suis lamentablement écroulée vers 21h30-22h.
Seul souci : j'ai oublié de mettre mon réveil (acte manqué ?). Donc ce matin, à 7h30, j'ai ouvert un oeil. Il était normalement l'heure de partir au lycée. J'ai paniqué moins de deux minutes, en sentant que j'avais mal à la tête : je ne suis pas allée travailler. J'irai tout à l'heure, pour les deux heures de cours de première.
Le comble, c'est que j'ai réussi à préparer quelques documents pour ces élèves... ce matin. Il fallait donc "sécher" les cours pour préparer les cours. Le monde à l'envers.
Je pense que l'épreuve de didactique de samedi m'a été plus fatale que je ne croyais, car tout aussi physique qu'intellectuelle. Il est grand temps que j'accepte mes limites, et que je gère un peu autrement les choses : plus de légumes dans les repas, m'aérer la tête et le corps,reprendre les abdos. Ensuite, tenir jusqu'aux vacances de décembre.

Plus que deux mois avant les écrits de l'agreg. Il serait dommage de s'écrouler avant.

17 septembre 2010

J'aime pô la réforme des secondes paske :

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1) Les élèves sont rincés en fin de journée et leurs emplois du temps sont effrayants. En effet, deux demies journées sont bloquées pour les enseignements d'exploration (qui n'ont pas débuté car c'est une horreur à mettre en place), donc le reste des matières est casé sur le reste du planning. Bilan : ils sont là de 8h à 17h, tous les autres jours, sans pause en dehors du déjeuner. Je n'ose imaginer dans un mois ou deux, ce que cela va donner en cours... On a déjà du mal.

2) Je ne vois jamais mes copines. Impossible de parler d'autre chose que du boulot, actuellement.

3) Je ne peux répondre aux questions de mes élèves, dont je suis PP...

4) Ce sera pareil pour les parents. Super, la crédibilité.

Sinon, je me découvre sous un autre jour en cours. Et je tâtonne, je cherche la nouvelle prof que je suis. Expérience intéressante.

Demain, journée complète de cours à la fac, puis tir, puis soirée avec Pumpkin. Piouh !

11 novembre 2010

Un poiral, des poireaux

Je coupe, je trie, j'épluchotte, je fais des morceaux, je mijote, je dore, je parfume. Combien d'amour dois-je avoir à donner pour cuisiner autant !
J'ai refait une potimarronnade, ainsi que des muffins (allégés au maximum) à la farine de noix et aux bananounettes (des bananes vendues comme "baby bananes"), et là, miracle des miracles, je laisse cuire la première soupe de ma vie.

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Avant

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Pendant

Non pas que je n'aie jamais mangé (bu ?) de soupe in my entire life, no, no, mais c'est bien la première fois que j'en prépare une. Poireaux, champignons, pommes de terre ont remporté le concours de légumes ébouillantés par mes soins.

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Soupe artistique

Sinon, j'ai lu trois copies de didactique car j'ai un concours blanc de sept heures samedi (priez pour moi) et globalement fait le ménage. J'ai aussi tenté de contacter mon propriétaire qui me laisse depuis trois semaines jouer à la mare aux canards à chaque fois que je prends une douche. Et ce matin, alors que je faisais tourner une machine, les canards s'étaient fait la belle : j'avais de l'eau par terre.

Je suis gentille, mais j'ai mes limites. Et quand je vois avec quel orgueil et quelle régularité suisse je paye mes loyers, j'enrage de voir que cela ne sert guère à grand-chose, finalement.

Allez, la didactique me rappelle à l'ordre.

Rompez !

27 juin 2010

Se sculpter

Aujourd'hui, malgré la chaleur accablante, malgré l'envie de siester, nous sommes allées au musée Rodin. Il ne s'agissait pas d'une découverte, loin de là, mais je ne me lasse pas de cet environnement sensuel, apaisant, serein, ancien. Je me dis que même en étant piètre photographe, on prend de splendides images. Je me suis amusée à faire des portraits aussi, et des autoportraits.

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Nous avons auparavant pique-niqué dans le jardin du musée sus-mentionné, et c'était étrange encore de jouxter celui de l'un de mes lycées de prépa, de rassembler des souvenirs, des impressions. J'étais heureuse d'y être avec Flûtine, surtout.

Ensuite, retour à pied sur cinq ou six stations de métro, en passant par la place Beauvau ou derrière l'Elysée, partie de Paris que je ne connaissais pas (et je me suis dit que vraiment, vraiment, nous n'étions pas du même monde, eux et nous).

Demain matin, je reprendrai les oraux (treize candidats dans la journée), en constatant que les élèves du lycée huppé ne sont pas plus intelligents ou futés que ceux de ma ZEP, juste plus vernis. Mais le vernis, ça s'écaille vite. Je préfère encore mes pti loups franco de port, au langage direct.

Je vous laisse sur des merveilles de simplicité et de grâce...

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