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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
19 mai 2012

Par temps de pluie

Après avoir travaillé plus de deux heures pour peaufiner mon descriptif de bac, je crois pouvoir dire que celui-ci est fini. Je suis plutôt contente de moi, car il est assez classe, clair, classique et original à la fois. Par ailleurs, mes élèves ont enfin une réaction à l'approche du bac, et sont ravis que nous révisions. Comme quoi, mon coup de blues d'il y a quinze jours à leur sujet peut s'effacer quelque peu... Et mes secondes ont écrit des poèmes à ma demande, ce qui semblait relever du projet kamikaze. J'ai d'ailleurs décidé de leur offrir à chacun une sorte de cahier imprimé avec des extraits de leurs textes. Ce sera leur cadeau de fin d'année : ils n'ont même pas eu de photo de classe...

shadok04

Sinon, côté profs, je constate que mon réseau se réduit à une peau de chagrin, ce qui me chagrine, justement. J'observe les mesquineries, les hypocrisies des uns et des autres avec affliction. Il est temps que je réinvestisse dans ma vie sociale car je constate aussi que l'agreg m'a nui sur ce plan depuis deux ans.

A part ça, nous avons regardé hier soir le dvd du "Discours d'un roi" avec Flûtine. Colin Firth est vraiment excellent et le film de bonne facture, mais je trouve honteux le sous-titrage : il en manquait plus de la moitié. En plus, comme on ne peut pas voir le film avec le texte anglais, c'est frustrant, parfois.

J'ai eu de très bons échos du film avec Marion Cotillard (que je n'apprécie pas), "De rouille et d'os" (quelle idée de titre phonétiquement discutable !). Pour ma collègue d'HG hyper hype et gay, et surtout fort cinéphile, c'est l'un des films les plus beaux qu'elle ait jamais vus, alors qu'elle n'apprécie pas non plus Cotillard habituellement. Y a-t-il des lecteurs dans la salle qui l'ont vu ?

 

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7 avril 2012

Play again

Cette semaine a été fort remplie. Trop sans doute. Je me sens fatiguée ce matin, alors que j'ai dormi presque neuf heures. Au lycée, les élèves partent en sucette, comme si on était fin mai. Eh, les cocos, c'est Pâques, pas l'Apocalypse ! La classe dont je suis PP en est un bon exemple : un mois pour faire un devoir maison, et treize copies rendues sur vingt-trois. Hier matin, dans l'une des matières de leur spécialité, il y a eu dix-huit absents. A mon cours, seulement dix présents. Bilan d'un contrôle de lecture sur un roman qui a été lu par les élèves (le comble !) : 05/20. Deux commission éducatives prévues mercredi prochain, pour mensonges, absences, insolences, conduite outrancière en sortie théâtre. Il faut dire que ça occupe, ces tracas professionnels quotidiens.

Et les secondes jouent à l'auberge espagnole, en arrivant en retard par grappes; ils font "classe morte" et ne fournissent plus aucun travail. Et pourtant, et pourtant, je parviens à être enjouée et dynamique dans mes cours. Je pense avoir pris un tel recul que cela me permet de prendre du plaisir à parler de certains auteurs, de textes poétiques...

Ajoutez à cela des grèves ponctuelles pour signifier au Rectorat que nous ne nous laisserons pas faire, il y a donc une étrange ambiance au lycée actuellement. Mon petit noyau de collègues sympa et droits se resserre donc encore...

A part ça, je retrouve des plaisirs simples et fort basiques, qui me permettent de vivre au mieux cette transition vers un "après agreg" : j'ai revendu mon ancienne console Nintendo pour réinvestir dans celle en 3D. Je m'amuse comme une gamine avec des jeux d'énigmes et de plateaux, même si je n'y passe pas tant de temps que cela (je repousse le moment où je vais insérer Tetris en 3d : ce jeu rend fou et complètement dépendant, je trouve). Ce qui m'impressionne surtout, c'est la connectivité Streetpass : en se promenant partout, on échange des données et on "rencontre" des Mii (petits personnages créés à notre effigie) pour pouvoir poursuivre un jeu sur la console elle-même, préinstallé. Je suis épatée par cette fonction. En quelques jours, j'ai croisé presque 30 joueurs qui avaient aussi leur console sur eux (et aucun au lycée !). Je ne pensais pas que cela était aussi répandu.

nintendo-3ds-bleue

Je me promène aussi tranquillement dans Paris, sans grande culpabilité comme j'ai pu le ressentir durant deux ans. Je prends quelques photos, mais je n'en ai pas encore assez pour vous les montrer (sauf une pour Pâques, vous verrez !).

Je suis aussi allée à un apéro-rencontre dans le Marais pour échanger et voir si j'allais participer à des activités de loisir avec une association gay. J'ignorais que ce groupe était à 95% masculin : ils m'ont accueillie comme le messie. Quatre femmes sont arrivées après. En moins de cinq minutes, l'une d'elles me donnait son numéro de portable pour soi-disant me donner des infos sur son association de loisirs, uniquement féminine (elles refusent les hommes... ce que je ne cautionne aucunement). J'ai observé, écouté : elles semblent vivre par ce prisme tous leurs week-end. Quand je suis partie, j'ai très vite ressenti une impression gênante : j'étais persuadée que j'étais jaugée, jugée, estimée comme de la chair fraîche. Le milieu gay parisien crée parfois un malaise chez moi. Je verrai comment je vais poursuivre mes activités sociales : je voulais faire simple, mais je dois être trop naïve. En suivant des associations gays, je pensais que cela évitait toute omission / discussion sur ma vie privée comme cela pourrait être le cas ailleurs. Me suis-je fourvoyée ?


Ah et puis cela n'a rien à voir, mais j'ai appris par Miss R que j'avais la réputation flatteuse de bien parler. Cela m'étonne toujours, car j'ai le sentiment de relâcher souvent mon langage (absence de double négation, par exemple). Mais en comparaison avec d'autres, il semblerait que j'en impressionne certains. Eh bien, non seulement cela m'étonne, mais cela me pousse à faire encore plus attention : j'aime le langage chatié (non guindé). Cependant, je crois que cette réputation tient beaucoup à ma voix plus qu'à ce qu'elle raconte : elle est posée, rassurante et sans accrocs. Décidément, plus le temps passe, plus j'accorde à la voix une importance démesurée.

 

3 mars 2012

Détachement et implication

Comme j'ai rempli mon quota filmique annuel en deux semaines, je peux aussi vous parler un peu de mes impressions sur Detachment, le film avec Adrian Brody. Même si certains traits peuvent paraitre excessifs ou caricaturaux pour des spectateurs loin de toute fonction éducative, j'ai retrouvé, de façon condensée, les pires moments d'une vie de prof, la violence de certaines paroles, certains gestes, certaines attitudes. Quand le doute nous assaille et que nous pensons être vide... Quand il faut être détaché pour survivre...

detachment-adrien-brody

J'ai juste regretté la fin qui enchainait trop d'événements tragiques, mais le jeu d'Adrian Brody sauve de tout. Si le film passe par chez vous ou si vous l'avez vu, je vous le recommande et j'aimerais avoir votre avis.

Sinon, la rentrée approchant à grands pas, je me suis remise au travail : un paquet de copies a succombé hier. Je dois aussi préparer les oraux du bac blanc. Pas envie, évidemment.

Je poursuis autant que faire se peut les révisions pour l'agreg, mais le moral était en berne hier : crise de confiance (oui, encore). Je me bats pour ne pas sombrer, comme je suis capable de le faire parfois.

Alors, je me secoue pour remuer la pulpe. Hier soir, j'ai fait des exercices de fitness/musculation. J'ai réutilisé la wii fit, qui m'annonce que j'ai perdu plus de 7kg depuis la dernière pesée (qui datait de Mathusalem, certes). Je vais tenter d'aller faire du vélo aujourd'hui, malgré le temps maussade qui écrase Paris depuis quelques jours.

Et ma playlist me fait du bien : L. (que j'irai voir en concert, yeah !), Mellismell, Carmen Maria Vega, Saez, Nina Simone et... Michael Jackson.

Allez, les copies m'appellent encore et encore, c'est que le début d'accord d'accord...

29 octobre 2011

Pouplonnerie : n.f. Désir de rester tranquille, vaincu par des envies de sorties.

Mes journées de vacances filent entre travail pour l'agreg (Maupassant et Rabelais, incommensurables), sommeil massif et pourtant peu réparateur, sorties dans Paris (théâtre, cinéma surtout), un ou deux rendez-vous avec des amis.

Le soir de mon anniversaire, nous devions aller voir l'exposition Fra Angelico (qui m'émeut beaucoup) au musée Jacquemart-André, en nocturne, puis diner dans un restaurant choisi au hasard. Mais face à l'afflux (la queue n'avançait pas, et donnait sur la rue), nous avons renoncé. Un peu dépitées, nous avons improvisé et sommes allées voir The Artist dans un ciné de St Lazare. Ce fut un très bon moment : le film a un charme suranné alors que nous savons bien qu'il est récent; il reprend des codes anciens et se construit avec différentes trappes; l'ensemble est léger et pourtant pas creux; les acteurs sont délicieux (Bérénice Béjo est charmante, et en plus, il parait que j'ai quelques airs de la jeune femme, ce qui ne gâche rien à mon plaisir).

the-artist

Finalement, nous sommes rentrées après et avons diné simplement d'une omelette au chèvre vers 22h30. Cette improvisation m'a bien plu; d'autant que je voulais simplifier au maximum cette journée d'anniversaire. Ah et puis j'ai eu comme cadeau un album magnifique de Corominas d'après Le Portrait de Dorian Gray de Wilde, deux bouchées de chocolat (framboise et coco), et le ciné, évidemment.

corominas

Sinon, mercredi soir, sortie théâtre du côté de Montparnasse, en prenant des tarifs bradés sur le net. Il s'agissait de Madame de... Vilmorin, interprété par Coralie Seyrig (la nièce de Delphine). Au début du spectacle, nous sommes restées dubitatives, car la mayonnaise ne prenait pas : les regards de l'actrice partaient loin de nous, ce qui empêchait le contact, et la diction était particulière. Puis, progressivement, le charme a opéré, essentiellement grâce aux répliques de Louise de Vilmorin, très drôle, légère et profonde à la fois. Le lendemain, j'ai regardé une vidéo de la dame (morte en 1969) : elle était exactement comme Seyrig la jouait... Déroutant.

Aujourd'hui, visite d'un musée, achat d'une imprimante (j'ai un mauvais karma avec la technique depuis septembre, je crois), et théâtre encore ce soir !

Allez, Maupassant m'appelle un peu... Je l'entends qui râle.

24 octobre 2011

18 + 18

Je pensais l'an dernier en avoir fini avec le spectre de mon anniversaire, avec cette date irrémédiablement accolée à celle de la mort de mon père. Je me disais que je me réjouissais enfin, que je sortais plus légère de toutes ces années de deuil.

Et puis voilà qu'octobre s'est avancé, cette année, tapi dans l'ombre d'une angoisse. J'ai mis un peu de temps à  formuler ce qui m'alourdissait : j'entame maintenant une "autre tranche" de ma vie, puisque cela fera dix-huit ans que mon père est mort, alors que je venais d'avoir dix-huit ans. Autant d'années sans lui, qu'avec lui. Enfin, pire encore : si l'on compte la petite enfance, mon absence de souvenirs avant l'âge de sept-huit ans, et le moment où l'on commence à vraiment échanger intellectuellement avec les adultes, cela se réduit à une peau de chagrin...

Il n'empêche que, dans les chiffres, voilà qui tombe presque rond : j'ai deux fois mon âge, et je bascule définitivement vers des années au-delà de la période que j'ai vécue avec lui.

Je ne peux pas conjurer le sort, aller contre cet état de fait. Alors, je le formule, du mieux que je peux, quand ces angoisses me mènent la vie dure. Je tâche de profiter de ce que la vie m'offre, même si j'ai toujours du mal à me projeter dans l'avenir, tant la mort me paraît "facile", proche, inévitable et sans logique.

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Je m'extasie sur les petites choses; je contemple, je savoure.

Hier, j'ai emmené Flûtine à Giverny, et c'était beau. Il y avait une exposition de la collection Clark, et puis la maison, si chaleureuse, de Monet. Et, malgré le monde, le jardin et les nymphéas qui apaisent...

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A la fin de la journée, grosse céphalée qui m'a anéantie temporairement. Impossible de reprendre la voiture. Le retour a été silencieux, mais aussi pittoresque. Enorme cocktail Molotov de cachets le soir, tard. Aujourd'hui, je vais mieux. Qui a parlé de somatisme ?

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16 septembre 2011

Billoter le Sahara : Exp. pop. Impression de marcher dans le sable en déployant beaucoup d'énergie.

Je n'ai pas disparu, non, non. J'ai juste des semaines chargées, et je vois que cette rentrée s'annonce en fanfare. J'ai mal à la tête depuis plus d'une semaine, de façon lancinante et régulière, sans sombrer vraiment dans la migraine. Les chefs nagent dans le n'importe quoi; le réseau informatique est complètement kaput; on manque de moyens, et pourtant, pourtant, je suis bien dans ce LycéeDésiré.

désert

J'ai eu aussi quelques angoisses, liées complètement à la préparation de l'agreg : impossible de m'y mettre vraiment. Grosse crise de confiance, en fait. J'ai vu Tinette hier, pour évacuer, formuler ces inquiétudes, analyser un tant soit peu cette paralysie. Elle m'a aidée à établir un planning, aussi. Je vais fonctionner par quinzaine dorénavant, et réapprendre à travailler beaucoup seule. Pour les deux semaines à venir, ce sera La Fontaine. A fond les manettes.

Mes élèves semblent assez étonnants cette année, sinon : pas de classe "parfaite" mais des élèves, des classes qui bossent majoritairement, qui essayent, qui participent, qui écoutent. Je dépense donc beaucoup d'énergie pour "assurer" (et me rassurer ?).

Ce soir, je pars rejoindre Flûtine, enfin. Nous vivons nos rentrées en parallèle, le nez dans le guidon, alors que j'aimerais revenir chaque soir à la maison et me rassurer auprès d'elle, dans la tornade de cette période de reprise. Je vais donc m'accorder trois jours de "vacances" -avec les fables sous le bras, quand même. J'arriverai tard dans la nuit, mais qu'importe.

 Et puis en début de semaine prochaine, j'aurai peut-être mon nouveau modem Free, puisqu'Alice a été rachetée par cette marque. J'ai décidé de réactualiser mon matériel gratuitement. J'espère juste que je ne serai pas privée du net trop longtemps...

21 septembre 2011

Aquegnifier : Parler très vite en faisant/pensant à plusieurs choses à la fois.

Dire que mes semaines sont lourdes serait un doux euphémisme cette année encore, je crois. Je ne lève pas le nez du guidon quand je suis au lycée. On attend tous le moment où l'on se dira : "C'est bon, on est sur des rails, ça roule !" Pour l'instant, je n'arrête pas. Et pourtant, les premières copies ne sont pas encore "tombées"...

Heureusement, je me suis accordé un week-end avec Flûtine dans la Chartreuse. Il a même neigé sur les cimes face à nous. Hélas, mon train de vendredi soir -le dernier- a accusé un retard d'une heure, et je suis arrivée à destination à 1h10 du matin, épuisée.

Sinon, j'ai installé aujourd'hui ma nouvelle freebox. A dire comme ça, c'est anodin. Mais même pour moi qui m'intéresse à la technologie, le défi a été d'éviter un conflit entre mon imprimante wifi et le routeur. J'ai mis deux heures, je crois, à résoudre ce problème. Je n'ose même pas y penser, alors que j'entamai un joli cahier sur La Fontaine (message personnel : Hermione, contacte-moi par mail !). Je me suis acharnée car j'avais besoin du scanner pour remettre encore à jour le trombinoscope de la classe dont je suis PP. En première d'adaptation, il y a beaucoup de turn-over, et l'on ne s'y retrouve plus ces derniers jours. N'ayant pas la photo d'une énième nouvelle élève arrivée aujourd'hui, j'ai mis dans sa case cette image...

ecureuil

Honnêtement, ça m'amuse beaucoup !

A part ça, il me reste mille choses à faire d'ici la fin de la semaine :

  • récupérer dans Paris mon ancien ordi Sony réparé.
  • l'installer chez ma mère, avec wifi, etc... Hum.
  • prendre rdv chez le garagiste pour rendre ma voiture.
  • aller en voir d'occasion (j'ai répéré un chouette modèle d'une marque pas française).
  • préparer un contrôle de lecture et une lecture analytique.
  • continuer à travailler sur La Fontaine.
  • faire une séance de travail pour l'agreg dimanche avec Asa et Tinette.
  • préparer un gâteau aux noix. Oui, c'est une urgence vitale.
  • faire quelques courses de fruits et légumes.
  •  m'inscrire sur les listes électorales.
  • établir un devis d'assurances à la Maif pour quitter la Maaf, qui me réclame l'argent donné pour mon ancien scooter volé.
  • aller à la Fac toute la journée de samedi pour l'agreg.

En dehors de ça, rien de spécial. Et vous ?

9 mars 2011

Gadalouzer : prendre conscience d'une mauvaise nouvelle avec du retard.

Avant de ranger un peu l'appartement en vue de l'arrivée de Flûtine demain, je passe ici, sans trop savoir comment présenter mon état actuel.

Je reviens de la fac, là, après trois heures de grammaire sur Rimbaud. J'ai eu cinq heures de cours ce matin, comme chaque mercredi depuis septembre. J'ai entamé le visionnage d'un film en ECJS : La Journée de la jupe. Ce qui me fait frissonner ou me raidit, fait rire franchement certains élèves.
En deux jours de cours, j'ai confisqué trois portables.
Lundi, lors du conseil de "ma" classe de seconde, nous avons distribué sur 30 élèves : 23 avertissements (conduite, absence, travail cumulés); 20 suggestions de réorientation ou redoublement; 4 encouragements seulement. En français, on débute à 2,3 de moyenne.
La classe cumule pour ce trimestre 413 demies journées d'absence. Même après cette douche froide, les élèves restent égaux à eux mêmes. J'en ai même renvoyé un ce matin, ce qui est rare pour moi. Je ne le supportais plus.

D'un autre côté, je suis à cran, bien plus que je ne le crois sans doute : lundi, avant mon conseil, j'ai appris qu'un poste  de 18 heures allait être supprimé en lettres à la rentrée prochaine. Comme je suis la dernière arrivée, je suis la première concernée. Le lendemain matin, je suis venue à la réunion sur la DHG (à 8h alors que je commençais à 11h). Avec le sourire, mais de façon inattendue pour le proviseur, j'ai demandé si j'avais la tête sur le billot. Sa réponse n'a pas été du tout claire.
Si l'on me forçait à quitter Lycéedésiré, ce serait une catastrophe pour moi. J'y ai des amis, je m'y sens bien, il est proche de chez moi, et ce n'est pas un collège. Dans le doute complet (on souffle le chaud et le froid d'un collègue à l'autre), je commence à être tendue.

grain_caf_

Et puis les résultats de l'agreg sont dans une semaine pile, alors cela n'arrange rien, forcément. Je constate juste que les agrégatifs se réduisent à une peau de chagrin, et qu'ils sont tous aussi broyés que moi -comme des grains de café.

Du coup, cette nuit, j'ai rêvé (cauchemardé ?) de mon proviseur. Je me sens épuisée : j'ai dormi assise cet après-midi. Je ne parviens à finir ce maudit Chant général de Neruda. Ni à entamer une autre lecture d'agreg.

Bref, j'ai un petit coup au moral, même si je me sens encore solide -pour l'instant.

15 février 2011

J'ai l'âme slave

IMG_0052

Je lis actuellement Anna Akhmatova, que je ne connaissais pas avant l'agrégation, je le reconnais. Sa vie à elle seule est déjà une aventure, une douleur, à la mesure d'autres auteurs russes qui ont subi les régimes totalitaires bien connus de ce pays. Quant à son écriture, elle est très... russe. Je ne sais comment dire cela autrement. J'ai toujours eu du mal avec les romans de Dostoievski ou les pièces de Tchekhov mais je reconnais l'aspect torturé, l'ambiance pesante, les silences, la cruauté, la beauté qui se mêlent dans ces pages. Akhmatova, c'est pareil. C'est très russe. Et le quart de Polonaise que je suis tente (comme si nous étions encore à l'époque des théories génétiques fumeuses : comment le sang pourrait-il transmettre une culture ? Pfff, n'importe quoi, moi !) de s'y plonger.
D'autant que ces derniers jours, je ne me sens pas au mieux de ma forme psychologique. Ce matin, j'ai insulté Conforama et tous ses saints en effectuant le montage hasardeux d'un meuble... Car j'essaye d'améliorer mon quotidien et ma santé mentale en réaménageant, dans la mesure de mes possibilités, certaines parties de mon appartement. Je pleure aussi facilement. Je m'endors en lisant l'après-midi. J'étouffe.
Je n'ai qu'une envie : souffler. Etre dans les bras de Flûtine, en silence. Tant de mots, parfois, m'épuisent. Les mots des livres du programme, les citations à apprendre, mes propres mots en cours, la répétition, les mots vains, les discussions plates, les mots inutiles de la plupart de mes cours de fac, les mots vides des mails commerciaux, et tous les autres.

Et pourtant. Pourtant il est bon se s'y lover dans les transports, en oubliant l'agitation ambiante. J'ai fait cela hier avec Akhmatova. Une sorte de bulle, un espace feutré offert à moi, même si elle dit la souffrance de la solitude, de la censure, de la violence.

Je lutte contre mes anciens démons, ceux que certains ont lu ici parfois -souvent. L'image de soi sur un plan intellectuel est beaucoup au centre de mes tourments. J'ai beau savoir que je ne dois rien espérer de l'agrégation, que je ne dois pas en attendre un changement quelconque, j'y accorde bien plus d'importance que je n'aurais cru.
J'ai, pendant des années, chercher à me tirer une balle dans le pied pour que ce que je suis corresponde à ce que je crois être. C'est-à-dire une fille banale, pas bien brillante, besogneuse mais pas une lumière.
Cependant, de façon paradoxale, je n'arborais comme seule valeur, comme seule qualité, que ma culture. Forcément, le concours me ramène au point zéro : je ne sais pas grand-chose. Tinette me disait il y a peu de temps que passer l'agrégation dans ces conditions et à mon âge, c'était l'équivalent d'une psychanalyse. Je confirme que je suis retournée comme une crêpe, et bien plus chamboulée que prévu (l'avais-je même prévu ?).

Alors imaginez mon état actuel, face aux pronostics de l'écrit... Scenarii divers et variés :

1) Je ne suis pas admissible.
Je n'aurai pas assez de recul pour me dire que ce n'est pas bien grave, que "c'est déjà un honneur que d'être nominée", une belle performance, une riche expérience, blablabla. Car il y aura le regard de Flûtine, celui de Tinette, celui de Comtesse, celui d'Asa, celui de et de et de (et le vôtre !)... En tout cas, le regard que je leur/vous imagine. Et je me conforterai dans ce que j'ai toujours cru : ne pas être bien douée.

2) Je suis admissible mais je ne décroche pas l'agreg.
Encore pire, peut-être. Regret de ne pas avoir saisi ma chance, surtout avec un sujet de didactique taillé sur mesure (ça n'arrive pas deux années de suite). La "place du con", comme en sport, quand on est au pied du podium, quatrième. La honte d'avoir échoué si près. La gêne de mon entourage sans doute. La réjouissance de certains collègues jaloux, qui eux aussi se sont plantés de la même façon. Ma crainte d'avoir fait exprès de rater l'oral.

3) Je suis admissible puis admise.
Je penserai qu'il s'agit d'une erreur. Le niveau était vraiment bas, cette année. Et puis, une fois que j'aurais admis le fait que oui, je suis agrégée, il faudra que je m'adapte à ce nouveau moi qui accepte de réussir, même dans des conditions peu évidentes (plein temps, formation pas extraordinaire).

Tout est là, en fait : j'ai tellement changé en un an, qu'il s'agisse du plan physique ou mental, que je suis perdue. Je ne me reconnais plus vraiment. Les spectres refont surface sans doute parce que je ressens une fatigue de coureuse de fond, que l'échéance des résultats approche, et puis, allez savoir à quoi tout cela tient. Des idées ?

28 janvier 2011

Cripougner : se réveiller puis de rendormir jusqu'à pas d'heure.

J'ai dormi par à coups, certes, mais dormi beaucoup : levée à 11h pour ensuite filer chez le dentiste de Flûtine.  Je manque de fluor, mais je le vis bien. Et je me sens jolie, même si j'ai mal à la tête. Ne cherchez pas le rapport avec la choucroute, il n'y en a pas.

chuao_cacao

Hier soir, petite balade dans la ville : on s'extasie sur des gâteaux fabuleux, des chocolats affolants (moi qui n'aimais pas ça, j'en deviendrais amatrice...), des petites babioles, des chaussures super et on achète peu : deux guimauves (citron et framboise) et une plaquette rare de la plus pure fève de cacao connue au monde (le chuao). Wouèh, je crâne.
Et pis une envie de pain d'épices bio.C'est tout.

Là, nous travaillons un peu (enfin, moi, pas trop puisque je suis ici); nous déjeunerons frugalement; nous ferons du shopping de fin de soldes après et nous envisageons éventuellement un petit restau ce soir.

Demain, direction une station de ski modeste. J'ignore s'il y aura de la neige, mais je m'en fiche : changement d'air, de lieu; balades en vue. Et hôtel charmant.

Sinon, même après décompression, je ne panique pas pour les écrits de l'agreg, même si je vois mes petites omissions sur Montaigne. Quant à la didactique, je crains d'avoir cartonné... Oui oui, je le crains : car si je pense avoir cartonné, et que je ne passe pas le cap des écrits, ça sera dur. Et si je les ai, je ferai des pronostics fumeux avant les oraux. Dans un cas comme dans l'autre, ce n'est pas bon. Je ne dois donc pas m'emballer et surtout ne pas trop étaler mon optimisme en salle des profs : tout le monde n'en sera pas ravi...

Bon, l'omelette aux poivrons de ma dulcinée m'appelle. Je vous laisse pour l'instant, fidèles lecteurs.

12 janvier 2011

Incrédible : (Québec) que l'on ne peut croire

Il y a des journées qui commencent mal, et qui s'avèrent fastes au final.

patate_bikini

Ce matin, je me suis arrachée du lit comme j'ai pu, après avoir cherché une excuse valable pour ne pas aller travailler -en vain. Les cours me semblaient fort compliqués à gérer (Flaubert, Robbe-Grillet... Oui, je refourgue les auteurs de l'agreg à qui mieux mieux) et les élèves peu réceptifs. Finalement, en dehors de la dernière heure (12h-13h, difficile) qui a tourné à la classe découverte ("Madame, ça pousse comment, les patates ? Et les pâtes ?"), j'ai plutôt bien géré ce cours sur le Réalisme. J'ai crû devoir arrêter en milieu de matinée à cause de mon oeil gauche qui me faisait souffrir, sans savoir pourquoi. Sans doute la craie y est-elle pour quelque chose.

Entre deux cours, j'ai tenté d'organiser un non-galette party avec mes copines de lettres, mais nous sommes tellement super actives que tous les créneaux envisagés sont impossibles à envisager.

Dès 7h du matin, j'avais envoyé un sms à une copine agrégative pour qu'elle me récupère éventuellement ma copie de concours blanc, si on nous les rendait. Car oui, j'ai séché les cours sur Rimbaud et Robbe-Grillet, lamentables la semaine dernière.

A la place -shame on me-, j'ai fait les soldes : c'est le seul jour où cela me sera possible. Au début, la foule m'a déconcertée, et pourtant, j'ai de l'entrainement. Mais serais-je en train de changer, et de me préparer à une vie de recluse au fin fond de la Creuse ? Bref, j'ai failli renoncer assez vite, mais j'avais un plan d'attaque. Alors j'ai opéré selon ce que j'avais préparé.
Et là, miracle : le petit blouson en cuir repéré chez C&A il y a un bail était à 50%. Bingo. Ensuite, direction GAP. J'ai failli me prendre en photo dans la cabine d'essayage : il y avait des années que je n'avais pas ressenti une telle joie en essayant des vêtements en boutique. Car, mesdames messieurs, je rentre dans des vrais pantalons de fiiiiiiiiiiiiiiiiiilles maintenant ! Et je peux commencer à m'habiller comme j'aime, enfin ! Alors j'ai choisi deux bas, et trois hauts. Vi, toussa. Mais plutôt bien soldés.

Puis, ma dernière idée me tenait, alors j'ai pris un bus (j'adore ce moyen de transport dans Paris) pour rejoindre les Halles, et surtout la boutique Doc Martens... Une folle envie de Doc m'a prise il y a quelques semaines. J'ai donc patiemment attendu. Je voulais voir le modèle bleu navy. Je suis ressortie avec les Pascal en rouge cerise. J'adore.

doc_martens_red

Mais le top du top, c'est que juste avant de les essayer, j'ai reçu un sms. C'était ma note de concours blanc sur Montaigne (cf. le 18 décembre environ). Tenez-vous bien : dans les conditions du concours, sans notes, ni cours, ni fiches, j'ai réussi à avoir 8/20. Je n'en reviens pas. Si je décroche ça au vrai concours (priez pour moi, car c'est dans 13 jours maintenant), je serai ra-vie !

Alors entre mes nouveaux pantalons et la note, je suis de bonne humeur ! Je me demande même si je ne vais pas corriger quelques copies, du coup...

PS : j'ai envie d'opter pour des titres d'entrée plus inventifs, dorénavant. Avec des néologismes, des jeux de mots, etc. Vous aimez ?

3 janvier 2011

Grumpy mais pas que

Vous savez quoi ? Je pense que je somatise vraiment. Vraiment.

Le départ de Flûtine me parait inconcevable, et la rentrée aussi. Me dire que demain, je retrouve mes secondes, et le rythme du lycée... Puis tout s'enchainera jusqu'à l'agreg, sans Flûtine à mes côtés. Trois semaines intenses en perspective, donc.
Du coup, entre une heure et trois heures du matin, je me suis réveillée de multiples fois, et à 6h30, sursaut : dois-je me lever ? Non, je ne reprends que demain... Ouf. Mon rhume ne passe pas, non plus, et vire à la toux (pas envie de parler et donc de faire cours ?).

Cependant, malgré ma ronchonnade matinale, je dois reconnaître que mes journées sont toujours aussi délicieuses : hier, j'ai emmené Flûtine dans un petit théâtre de la rue Mouffetard, voir une adaptation de l'opéra de Purcell, Didon et Enée. Pour être honnête, ce n'était pas une réussite car la mise en scène était bien trop chargée et démonstrative, mais le chant était bon (ce que l'on a tendance à oublier quand il y a trop de "signes" sur scène).

bleu_Kieslowski

Ensuite, nous avons pris un pot dans le café où une scène du film de Kieslowski, Bleu, a été tournée. C'était pour l'anecdote, car le café était plutôt une arnaque. Ensuite, balade dans le quartier, en passant par la rue du pot de fer, la place de la contre escarpe, celle du Panthéon, l'église du mont (magnifique), la rue Soufflot, le Collège de France, et retour à la maison en scooter.

Ces moments-là me paraissent hors du temps.

france_1500affiche_expo_

Sinon, pour répondre à une question judicieuse dans les commentaires du blog, les deux expositions du Grand Palais étaient très belles. Celle sur la période de 1500 classait des chefs d'oeuvre par région (sculpture, peinture, enluminure...) et montrait bien le mécénat de l'époque, ainsi que la finesse des artistes. Certes, on côtoie seulement du beau monde et on ne peut se dire que toute la France était dans ce mouvement. Mais pour mon programme d'agreg, j'ai trouvé cela judicieux puisque Charles d'Orléans en fait partie...

Quant à Monet, la luminosité de ses toiles me fascine toujours. Ce que j'ai regretté, c'est que de nombreuses peintures avaient été empruntées au musée d'Orsay (qui doit être vide !). Je me suis donc concentrée sur les oeuvres du monde entier, que je n'avais jamais vues. Les autres, je les retrouverai à Paris, quand je le désirerai.

Voilà pour ce petit bilan ! Je vais maintenant m'atteler à mes copies, ô joie...

1 janvier 2011

Une année

L'an dernier, j'émergeais sans doute de la soirée réveillon passée avec Emy et ses amis. Soirée au cours de laquelle je m'étais sentie grosse, et seule. J'avais pris des décisions, comme celle de mincir. Ensuite, on ne peut pas décider de rencontrer l'amour. Alors j'ai commencé mon régime. Et Flûtine est arrivée comme un boulet de canon, dix jours après.

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Claude Monet, La Pie

Hier après-midi, faux marathon délicieux entre deux expositions : la France en 1500 et Monet au Grand Palais. Entre les deux, pause chocolat (aux dattes, et à la framboise). Et puis un pot dans le Marais, dans un petit café assez cher mais au cadre sympa, tendance années 60 (le Pick clopes).

Cette nuit, au changement d'année, nous étions ensemble, à la maison, après avoir parcouru à pied Châtelet, Saint-Michel, Hôtel de ville, la Conciergerie, dans le froid emmitouflées, et repues d'un repas indien, improvisé. Retour et aller en scooter, pour voir Paris brillant encore de ses habits de fêtes.

Quatre ou cinq bougies allumées, une tisane, un Pepsi max, deux chats ravis, deux femmes s'aimant, encore enrubannées dans leurs pulls hivernaux : voilà le tableau de minuit. Pas de grandiloquence. Je veux juste une année emplie d'amour comme celle qui vient de passer. Sans que je m'en aperçoive, d'ailleurs.

Pour ce qui est des éternelles résolutions, voici les miennes : perdre les 5-6 kg qu'il me reste à perdre, et faire de mon mieux à l'agrégation. C'est tout. Le reste viendra de lui-même, je crois.

Je vous souhaite mille bonnes choses pour 2011, qui vous tiennent à coeur ou vous surprendront, mais l'étonnement est là où on le met, aussi. Envie d'être encore contemplative. Encore.

Bonne première journée de l'année à vous tous.

5 janvier 2011

Mon pti noirot et moi

Flûtine est partie. Nous n'avons jamais été aussi proches, je crois, pourtant. Une évidence.
Et puis mon petit noirot montrait des signes inquiétants : perte de poids flagrante (rare pour un chat), câlins non stop, eau réclamée, vomissements. Après une visite chez le vétérinaire, assez angoissée, je constate que mes angoisses étaient justifiées : il a perdu 1.3kg (mais quelle idée de vouloir me copier !), 39.2° de fièvre, une stomatite aigüe dont on ignore l'origine, ce qui l'empêche de manger. Piqûre d'anti-inflammatoire d'urgence. On attend deux jours avant de refaire un bilan, en espérant que dès ce soir le médicament fasse effet. Sinon, ce sera vraiment grave...
Et mon chat de dix ans, comment dire ? C'est mon chat de dix ans. Il y a une sorte de symbiose entre lui et moi, parce qu'il m'a toujours adorée et que je l'ai toujours respecté dans ses frayeurs. Je le rassure, je crois. Et son attitude de ces derniers jours me l'a encore prouvé.

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Alors bon, comme reprise, j'aurais préféré autre chose, mais malgré l'amour à des centaines de kilomètres, malgré le noirot malade, malgré un cours d'agreg d'un ennui mortel et sans intérêt, je reste positive. Et ça, c'est un exploit.

Plus que positive, sans doute. Mais je cherche mes mots.

Avant de les trouver, je vais corriger une fin de paquet de copies, dans la joie et la bonne humeur...

4 décembre 2010

Il suffit de presque rien

sieste

Bonnard, La sieste

Le cours de ce matin sur Racine était d'un ennui profond. Je ne pensais jamais écrire que cet auteur pourrait m'ennuyer.  Enfin, là, c'est bien la prof qui le rend ennuyeux. Au bout d'une heure trente, nous n'en étions qu'à la fin de la première partie du cours, et les agrégatifs étaient dans un état léthargique. J'ai décidé de rentrer, et là, j'ai vu la neige épaisse recouvrir la fac, ma voiture, mon esprit...
C'était très beau. Je suis rentrée rapidement et en joie car je rejoignais... Flûtine à la maison. Ensuite, courses sous la neige, bataille de boules du même nom, repas délicieux, et sieste dans un état larvaire avancé. Nous avons dormi 2h30.
Je recharge les batteries, car les deux semaines qui restent vont être épuisantes : un conseil de classe, deux réunions parents-profs jusqu'à 20h30, un concours blanc (et les révisions qui vont avec), quatre paquets de copies, les cours d'agreg, les élèves -de plus en plus énervés, je trouve...
Je prendrai le temps pendant les vacances de remettre à niveau mon nouvel ordi, mais je crains bien que le dossier mails de Flûtine ait véritablement disparu... Sinon, je ne suis pas totalement convaincue par windows 7, mais c'est un autre sujet...
Demain, logiquement, nous allons acheter notre premier sapin ensemble, et celui-ci trônera sur le balcon.
Avec des journées pareilles, je me sens terriblement heureuse. Avec presque rien, si on réfléchit bien.

22 décembre 2010

Promenades diverses

Lundi, nous avons lu, parlé, nous attardant surtout sur le "cas" Yourcenar, absolument fascinant d'intelligence et riche de multiples facettes. Nous sommes restées au chaud, sauf pour aller faire quelques petites courses de miam.

Hier, nous avons encore un peu tardé avant de décoller de la maison : on y est bien. Nous avions décidé de marcher dans Paris (passage par l'avenue Matignon, emplie d'oeuvres de Buffet, Tapies, Miro...) en nous dirigeant vers le musée d'art moderne, dans le XVIème, pour découvrir l'oeuvre de Basquiat. Que nenni ! Il y avait bien trop de queue. Je pense que la plupart des gens se sont reportés sur les musées ouverts le mardi, et avaient déjà fait leurs courses de Noyel, hélas.
Nous avons encore marché, malgré un froid humide, avec tout autant de plaisir. Les Champs-Elysées, l'avenue George V, le Rond-Point et son théâtre-librairie : arrêt assez long dans ce lieu, où j'ai acheté un livre cadeau pour Flûtine, (chut !) et je m'en suis offert deux : La Route de Cormac McCarthy dans une belle édition qui brille et Firmin, autobiographie d'un grignoteur de livres de Sam Savage.

FirminMccarthy

J'étais toute contente de ces achats zintellectuels ! En plus, j'ai utilisé mon Iphone avec une application qui permet de prendre des notes accompagnées de photos, et j'ai répertorié quelques ouvrages et DVD qui me tentaient de cette façon.
Au passage, mon joujou Apple me plait beaucoup et je m'en sers à bon escient, je crois.

Au retour (une bonne partie faite à pieds, encore), j'ai composé une tarte salée aux brocolis et choux, lardons, herbes, chèvre. Nous avons dîné devant Madame porte la culotte avec Katharine Hepburn et Spencer Tracy.

Là, je vais prendre le temps du petit-déjeuner, en attendant que Flûtine s'éveille.

Elles sont belles, ces vacances.

17 novembre 2010

Dormez, je le veux

hypnose


Je suis tellement fatiguée ce matin, que j'ai songé à rester au lit pour récupérer un peu. J'aurais donc séché cinq heures de cours. Mais je ne l'ai pas fait.
Je me demande encore, là, si j'ai pris la bonne décision.
J'ai l'impression que l'anesthésie du dentiste hier soir a provoqué de mauvais rêves cette nuit. Ou bien c'était moi.
Je m'endors et je m'éveille seule. C'est peut-être là qu'est la clef de mon état.

27 octobre 2010

S'épanouir

Je viens à l'instant de m'inscrire aux Golden Blog Awards, sans trop trouver une catégorie me correspondant. J'ai donc pris par défaut "lifestyle" au lieu de "culture". Je pense que je vous solliciterai pour voter, dès que mon blog sera en ligne dans les candidats.
Je n'ai jamais eu d'ambition particulière avec cette tranche de moi, virtuelle et pourtant si présente, mais là, j'ai envie de voir si je peux intéresser un plus grand nombre de lecteurs, et surtout si mon blog peut avoir une "valeur" quelconque aux yeux d'inconnus.

Ceci étant, et sans transition, sachez que la soirée de samedi a été géniale : légère, enlevée, drôle à en avoir mal au ventre et à la gorge d'avoir tant ri, délicieuse (un couscous marocain de fête, avec volaille et coings, puis un cheesecake maison), et généreuse : tout le monde s'était cotisé pour participer à l'achat du scooter. Asa avait tout préparé dans l'après-midi, avec goût et raffinement, sans ostentation.

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Emy m'a fait la surprise de venir, aussi. Alors, forcément, je me suis sentie emportée par tant d'amour. Les autres aussi, je crois.

Et puis je crois que j'étais plutôt jolie.

Ensuite, le lendemain, direction visite familiale chez la soeur de Flûtine, que je ne connaissais pas encore. Tout était serein et simple. Balades dans la campagne pour mon premier (!) week-end de repos depuis la rentrée; repas conviviaux et réconfortants; feux de cheminée.

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Au retour sur Paris, je découvre que la batterie du scooter est vide : il parait que ça arrive souvent sur les produits neufs. J'ai appelé le dépannage Honda, parfait. Ensuite, j'ai roulé pour recharger la dite batterie.

Et je n'ai toujours pas commencé à corriger mon paquet de copies de première, ni entamé ma réflexion sur les dissertations d'agreg. Presque sans l'ombre d'une vague et potentielle culpabilité. C'est-y pas beau, ça ? Quand je vous dis que je change !

Demain, départ pour les montagnes avec Flûtine : je poursuis la tournée des grands ducs en rencontrant son père. Avec dans mon sac Rimbaud et Montaigne. Et mon pti ordimini, pour continuer à gazouiller sur le net !

24 septembre 2010

Garde malade

Ce matin, un lapin j'ai cédé à une sorte de gastro foudroyante, qui m'a donné des crampes d'estomac, des suées et m'empêchait d'avaler la moindre bouchée de biscotte.
Alors, j'ai décidé de ne pas aller au lycée. Prendre ce type de décision me pèse toujours beaucoup, mais je devais faire un choix rapide. Je suis donc restée à la maison. Là, je suis encore en pyjama. En voulant relire Robbe-Grillet, j'ai sombré de 10h30 à midi dans un sommeil lourd. Mais au moins, je n'ai pas roulé comme cette nuit : il y avait dans mes rêves des scooters par milliers...

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J'en ai profité aussi pour alléger la mémoire de mon téléphone portable car de nombreuses photos n'avaient pas été basculées sur l'ordimini.

Pour vous en faire profiter, je me suis dit qu'un petit diaporama concernant la fac et la préparation d'agreg serait un joli clin d'oeil...

Tout d'abord, sachez que je prends mon pied en retournant à la fac (ok, elle était facile).


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Ensuite, la culture est partout.

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Enfin, encore une image de mon été, un jour de bruine, pendant que Flûtine arpentait les routes à vélo.

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Le ciel gronde fort, l'orage éclate : le temps idéal pour se replonger dans des cours de grammaire... A plus tard, peut-être.

Edit : oh, je n'avais pris conscience de la date ! Mon pti noirot a dix ans !

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15 septembre 2010

I'll survive

Voilà, j'ai fait ma première journée non stop avec les cours d'agreg. Petit bilan temporaire, car il risque de changer, en fonction des périodes de l'année :

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L'épreuve de didactique me paraît réalisable même si colossale. Je pense que les 7 heures suffiront à peine, mais si j'ai de la chance côté sujet, ça peut être jouable. J'ai un gros avantage : j'enseigne déjà en lycée, ce qui clarifie les choses.

Tout le monde a du mal avec Robbe-Grillet, ça me rassure.

Ce sont les 5 heures de cours de seconde le mercredi matin qui vont m'épuiser ce jour-là. Je trouve agréable de redevenir élève, sans la pression du "ilfautabsolumentavoirleconcourssinonjedeviensquoi?".

Hier soir, j'hésitais entre regarder les Desperate housewifes sur la 6, et lire du Racine. J'ai tranché assez vite, finalement : voir une série, j'en aurai toujours l'occasion. En rediffusion, en streaming, en dvd. Mais préparer l'agreg avec ce programme-là, c'est cette année. Alors j'ai lu d'une traite La Thébaïde, puis j'ai enchaîné avec l'oeuvre que nous voulons faire lire aux secondes cette année.

La seconde dont je suis PP a l'air d'avoir de sacrés numéros. Pas dans le sens où vous croyez, peut-être. Je crains que certains ne comprennent rien à ce que je raconte... Sinon, la seconde euro a l'air pas mal. Evidemment, je retiens les noms soit des zozos qui s'illustrent très vite, soit des sérieux qui participent et sont vifs. Pour les autres, c'est le désert.

Intellectuellement, je sens une émulation. Physiquement, j'ai assez vite des faiblesses. Enfin, je crois : par exemple, là tout de suite maintenant pendant que je vous écris mes bafouilles, j'ai une fringale. Une vraie de vraie, avec les mains qui tremblent. Pffff. Hier matin, c'était de légers vertiges.

Alors je m'essaye à des aliments "nouveaux", auxquels je n'aurais jamais pensé avant de fréquenter des magasins bio : galettes de maïs, graines germées... Je m'en étonne moi-même ! Parce qu'en plus, j'aime ça...

Si je résume, je survis plutôt bien !

11 septembre 2010

Une petite semaine, vraiment

A la demande générale, j'entame le récit de ma semaine de rentrée haletante...

Lundi

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Préparation de cours, envois à la poste, plein de courses chez Karouf (avec foire aux vins, je me suis fait plaisir en blancs moelleux et vendanges tardives !), présentation au nouveau club de tir à l'arc. L'accueil est plutôt sympathique; on ne me met pas la pression. On me propose de venir m'entraîner dès mercredi soir, pour voir l'ambiance.

Mardi

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Normalement, première journée de cours mais je suis en grève. Je vais quand même au lycée pour 9h, afin d'anticiper mes cours du lendemain : casier à remplir, beaucoup de photocopies à faire, et rdv avec l'adjoint (plus d'une heure) pour améliorer quelque peu mon emploi du temps.
Je déjeune rapidement, et file en scooter à une station de métro pratique pour se rendre à la manif. C'est la tête à l'envers, sans doute, que je laisse mes clefs sur la serrure du top case. Au retour, je me rends compte de ma bévue, mais les clefs ont disparu. Entre temps, j'avais pris un pot avec Asa après le défilé. Je rentre en bus, longuement.
Leçon de la journée : comme m'a dit hier une collègue de philo, la veille d'une rentrée, il ne faut rien faire, ne pas sortir de chez soi.
Et malgré le tracas lié au scooter, je travaille en soirée pour le lycée. Pas le choix.

Mercredi

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Cinq heures de cours non stop le matin, et ce sera tout le temps comme ça. Je découvre les élèves de seconde toute la matinée. Pas de sursaut rebelle pour l'instant, ni de souci particulier. La fournée de cette année me semble pas mal. Mais il faut se méfier de l'eau qui dort... Sinon, passées les trente premières secondes de cours, je me sens particulièrement à l'aise, et beaucoup moins "raide" que les années précédentes. Au bout des cinq heures, je suis plutôt satisfaite de moi.
A 13h, j'écoute mon répondeur de portable. Ma mère est allée vérifier si mon scooter était toujours là et n'a rien vu. Je file en voiture, sans repasser par la case maison, pour constater le vol.
En rage contre moi-même, je vais au commissariat. Naïve, je pense que cela ne va pas me prendre trop de temps. Las ! Attente de 2h30, qui me permet de trouver un scénario passable du vol, sans l'épisode des clefs. Et de corriger mes test de connaissances littéraires de seconde...
Je joue, je l'avoue, de mon charme, pour amadouer le policier qui me reçoit enfin -et qui se laisse faire. Entre fonctionnaires, on se comprend, semble-t-il me dire. Je ne suis pas très fière de moi, mais je me sens au bord de la migraine à ce moment-là, et totalement déconfite par ma bévue. Alors je n'ai plus rien à perdre... D'autant que "l'accueil" des policiers était particulièrement agressif avec nous tous, et que j'avais du mal à retenir ma colère (une vieille dame qui était là depuis 2h, avec une béquille et une attelle, a été la cible de ces messieurs à chaque fois qu'elle demandait si elle allait passer).
En ressortant, je passe à l'agence de mon assureur. Là, une femme d'une quarantaine d'années, mâchonnant son chewing-gum, me tend une feuille à remplir. Soit. Mais je comprends bien vite qu'elle n'a pas du tout envie de bosser : je remplis même les numéros de série seule, et me dépatouille pour cette première déclaration. Je constate que la déclaration de vol est bourrée de fautes d'orthographe. Je découvre qu'il faudra fournir les deux jeux de clefs à l'assurance dans un mois, si le scooter n'est pas retrouvé... Gloups. J'enrage deux fois plus.

Je rentre, éreintée, sans avoir avalé quelque chose depuis 6h30, mais je me force à aller à l'entraînement de tir. Je me dis que si dès le premier je renonce, c'est trop facile. J'ai réussi à tirer seulement 50 flèches, parce que j'étais raide musculairement et encore trop tendue par l'affaire du scooter. Par ailleurs, je n'avais pas tiré depuis bien longtemps. Début donc en douceur, mais avec des sensations agréables, malgré tout.

Jeudi

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Quatre de cours et deux heures de trou, je découvre les élèves de première SMS. Une classe complète de filles. Un vrai poulailler au début. Je les recadre et fais mon Cerbère. Elles ont l'air intéressé et je leur fais le grand jeu sur le Bac, et tout et tout. Une fois canalisée, c'est une classe qui m'a l'air très chouette.

Vendredi

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Longue journée au lycée, agrémentée de trois heures de trou -encore, et comblés, évidemment. Je me sens particulièrement à l'aise, comme au bout de trois mois de cours. Sauf que je ne connais pas encore les élèves. Je suis contente car les poulettes de SMS ont fait le travail demandé et j'avance bien plus vite ainsi. C'est le jour de l'Aïd, on a de nombreux absents, ce qui donne une journée particulière. Les deux dernières heures -qui disparaitront dans deux semaines, ouf !-, j'ai du mérite à les tenir car il fait chaud dans la salle, j'ai environ quinze absents, et je parle d'argumentation... Je rentre un peu cassée par la semaine, mais plutôt satisfaite.

Samedi

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La veille au soir, je me suis effondrée sur le lit, épuisée. J'avale lentement la pilule pour le vol du scooter. D'autant qu'il fait un temps superbe ce matin, et que j'aimerais beaucoup me rendre à la fac en deux roues. Bref.
Je retrouve des lieux connus, et une ou deux têtes familières au premier cours, qui n'est qu'une simple présentation, avec des conseils bibliographiques. Ce qui me rassure, c'est que la prof est humaine d'entrée de jeu. Par ailleurs, j'entends des remarques ineptes et je me dis que j'aurai peut-être une chance de dépasser l'écrit, finalement. Je ne veux pas paraître élitiste, mais quand des collègues semblent découvrir que l'on rédige une introduction avant de se lancer dans le développement, ben moi, ça me fait drôle...
Intellectuellement, je sens que ça va me plaire, et me faire le plus grand bien, même si le planning est assez dingue pour moi cette année. Je l'ai choisi, et je ferai mon maximum.
Je rentre en passant par la Keufna pour deux trois choses, et retour maison, enfin. Ménage complet l'après-midi, car l'appartement ressemblait à un champ de bataille : je n'avais pas eu le temps de ranger durant la semaine...

Et me voilà ce soir, en train de tapoter ma semaine pendant plus d'une heure, au lieu de lire Racine...

1 juin 2010

Coeur mou

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Peut-on avoir le coeur mou ? C'est ainsi que je sens le mien.
La reprise de ce matin m'a paru extrêmement difficile -d'autant que j'avais fait ce cauchemar récurrent du prof cette nuit : les élèves ne m'écoutent pas, sont insolents, etc. Par ailleurs, Flûtine repartait aussi en fin de matinée, et cette séparation m'a semblé être l'une des plus dures, étrangement. Nous n'allons pas nous revoir avant deux semaines...
D'un autre côté, je suis tellement submergée au lycée que je vais avoir de quoi m'occuper : il me reste un paquet de copies de seconde, tous les bulletins des trois classes à remplir, le conseil à préparer (Kracoukass est en arrêt depuis mi mai et a prolongé jusqu'au 10 juin; on dit qu'il ne veut plus revenir...), les dossiers des premières à remplir, les programme à finir, les révisions à entamer, les oraux d'entrainement pour les élèves volontaires, les descriptifs que j'irai chercher lundi prochain et sur lesquels je devrai travailler...

A part ça, j'ai quand même encore perdu 1,4kg mais je ne le sens pas vraiment : tout cela devient du muscle, je crois.

Aujourd'hui, les inscriptions pour l'Agreg ont été ouvertes. Eh bien, voilà, je suis inscrite pour la session 2011. J'ai presque tous les livres du programme (une fortune encore à dépenser), et Tinette me coache.

Allez, je retourne à mes bulletins. J'aimerais vous parler un peu plus de ce qui me tourmente depuis l'enterrement vendredi (rien de très original, d'ailleurs), mais je tourne autour.

19 mai 2010

Auto flatterie

Tout comme Ed, je crois, je suis dans une période "pleine" au lycée : les réunions s'enchainent (je ne vous dis pas à quel point la nouvelle réforme est un immonde casse-tête pour tout le monde), je dois boucler les descriptifs du Bac ainsi que les lectures analytiques, les conseils approchent, et donc les corrections se suivent et se ressemblent...
Ceci étant, il y a parfois des touches de lumière dans mes journées de boulot. Ce matin, Asa ne m'avait pas reconnue alors que j'étais assise à côté d'elle, et s'était demandée qui était cette nana super jolie... Plus tard, un groupe de STG s'installe en classe. Et là, deux minettes me disent, de façon franche et sans complexes : "Ohlala, madame, comment vous avez minci ! D'la folie !". Puis j'ai eu droit à un très spontané : "Madame, faudra me donner vot' secret !"
J'ai simplement souri, parce que ça fait du bien à entendre, et je leur ai dit qu'on évitait de tenir ce genre de propos à un prof, même si c'est flatteur (rholalala, hypocrite que je suis ! mais d'un autre côté, imaginez que j'aie pris 13kg  : auraient-elles eu un certain sans-gêne à me le dire ?).

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A part ça, Flûtine arrive tout à l'heure. Au programme avant, donc : poussières, aspirateur, lavage des sols, couette à changer, préparation de petits plats (hachis de courgettes, un plat complet succulent, et un clafoutis rhubarbe-pommes ou rhubarbe-framboises), arrosage des plantes, rangement de la table de salon...

Allez, je m'y mets !

Edit de 14h55 : il me reste à faire le lit, cuisiner et ranger du linge, mais sinon, le reste est fait ! J'ai même fait tourner un lave-vaisselle.

20 avril 2010

California way of life

Comme ce début de vacances est beau... Sous le signe de l'espoir, en fait. Ou de la sérénité.
Le temps est frais et parfaitement ensoleillé. Mes jardinières poussent poussent poussent; les pensées s'épanouissent, le jasmin va fleurir démesurément.

Hier, j'ai revu Sandy, enfin. La dernière fois que nous nous étions vues, c'était chez elle, juste après la pré-rentrée... Huit mois, donc, se sont écoulés. Nous avions rendez-vous au Bihètchvi. Je me suis amusée au rayon mercerie...

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Puis déjeuner dans l'un de mes japonais favoris. Sandy est repartie vers 15h; moi j'ai continué ma balade dans Paris sous le soleil, en scooter.


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Entre temps, elle m'avait dit que je semblais plus épanouie et sereine que jamais. Même le patron de ma mère me l'a dit en fin de journée. Je trouve tout cela assez incroyable (et j'ai encore perdu 600gr).

Ah sinon, je commence vaguement à voir une amélioration au niveau des hanches par rapport à mon régime. Et encore plus vaguement pour le visage. Mais c'est déjà ça.

Je viens de laver les sols au parfum de synthèse bambou, je dois aller chez Karouf avant l'arrivée de Flûtine ce soir, j'aimerais aller dans une boutique de roller en banlieue, laver mon scooter (qui n'a jamais connu ça en... quatre ans) et finir de ranger l'appartement. Vais-je parvenir à tout faire ? Mystère...

14 avril 2010

Toc toc ?

Porte__1_

Je suis peu là mais...

je travaille
je rêve
je suis amoureuse
je corrige des copies
j'analyse des textes
je fais des abdos
je mincis
je jardine
je souris
je fais des choses nouvelles
je gère l'administratif
je prends le train
je............. (à compléter)
je............. (à compléter)
je............. (à compléter)

et tout cela, beaucoup.

Cependant, vous pouvez toquer à la porte : je réponds toujours.

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