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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
30 mars 2010

Surprise surprises !

Oui, oui, j'ai déserté encore une fois le blog, parce que ces cinq jours avec Flûtine étaient comme des vacances à la maison, même si j'ai bossé vendredi et samedi.
Que dire ? Que dire ? Je me sens sereine malgré le manque -déjà- et je veux rester légère. Sa venue surprise était digne d'un film, et elle m'a offert un petit cadeau chaque jour, allant du paquet de muesli bio pour rire, au dernier Paul Auster dont j'avais parlé...

Auster_invisible

En plus, Comtesse était sa complice, et elles avaient organisé un dîner bio et bon dimanche soir. Et jeudi, j'avais soirée G5 chez Tinette. Un régal, dans tous les sens du terme.

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Sinon, outre le repos et le réconfort de se retrouver, nous sommes allées voir l'exposition sur Turner et les peintres au Grand Palais. Je dois reconnaître que j'ai été déçue, sans doute par méconnaissance de l'homme et de son oeuvre. Je m'attendais à voir des toiles éthérées, lumineuses, et non des paysages très "classiques".

A part ça, je poursuis mes changements physiques, et je m'y adapte. Car oui, mesdames et messieurs, cela ne va pas sans un regard sur soi qui change, se modifie, jauge sans complaisance ni cruauté.

Côté lycée, je dois rencontrer l'adjoint à sa demande, accompagnée de Kracoukass : celui-ci "craque", justement, et commence à s'en prendre à des élèves adorables, sans raison valable. Il les punit sans me demander mon avis, de façon disproportionnée... L'adjoint voudrait remettre de l'ordre là-dedans, avec moi. Hum...
Ce soir, théâtre en tant qu'accompagnatrice. Cela me permettra sans doute de ne pas trop penser à l'absence de Flûtine chez moi, et plus tard, contre moi...

En attendant, quelques courses chez Karouf seront les bienvenues. Ensuite, des copies. J'assume avoir levé le pied pendant mes "vacances à domicile".

C'est étrange, le bonheur. Vraiment.

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6 février 2010

Que ma joie demeure...

Bilan de ma journée...

joie

Un forum des métiers qui s'est passé correctement mais au cours duquel mon cher Krakoukass a fait de moi son mur des lamentations, sans se remettre en question vraiment... Plusieurs élèves de notre seconde sont montés contre lui, et les parents aussi (ce que j'ignorais, et qu'il est maintenant obligé d'évoquer avant le conseil). Ces derniers se sont adressés au proviseur et à l'adjoint, en parlant de harcèlement de la part de Krakoukass. Hum. Le conseil de lundi prochain risque d'être fleuri. D'autant que ça se passe très mal avec toutes les classes qu'il a et il s'en étonne à peine : selon lui, les élèves se passent le mot. Mais le seul dénominateur commun à tous ces élèves, c'est... Krakoukass lui-même.

Une très légère sieste vers 12h30 tant j'étais abrutie.

Des coups de fil enamourés avec Flutine et un autre bien sympa avec Pumpkin.

Dix-neuf questions de type Bac corrigées. C'est peu et c'est beaucoup. Sachant que je ne vais faire que bosser non stop jusqu'à lundi soir, il faut que je répartisse l'effort et que cela ne me rende pas folle.

Un rendez-vous pris chez le coiffeur pour mercredi.

Deux sorties théâtre prévues, en dehors du cadre scolaire, dont une dimanche prochain.

Des amitiés avec mes collègues, solides et bouleversantes.

De la joie.

De la joie.

De la joie.

(C'est si rare que j'ai envie de le répéter !)

27 janvier 2010

Révolution intérieure

L'attente de l'Autre est douloureuse depuis hier. Vraiment. Je sais le côté excitant de la frustration, mais là je dois gérer le manque, l'envie de la voir, de continuer à la découvrir, de parler avec elle autrement qu'au téléphone... Il me faut patienter encore deux semaines, et cela me semble intolérable.
Alors je m'accroche au quotidien. J'ai fait une sieste, corrigé cinq dissertations cet aprèm, je m'apprête à filer dans Paris pour une course (j'ai repéré un cadeau dans les soldes pour Flutine...), avant d'enchainer sur le cours du Louvre. Je n'ai guère envie de sortir dans le froid, mais cela me donne un but et m'occupera l'esprit quelque peu.
Mes élèves commencent un peu à s'inquiéter pour le Bac blanc (il était temps !) et me posent des questions ahurissantes du type : "On aura droit à vos cours et aux commentaires pendant l'épreuve ?" ou encore "Les examinateurs, ils prennent en compte l'horaire auquel on passe pour nous noter ? Nan parce que moi le matin, je ne suis pas en forme, vous voyez...". Mais oui bien sûr, et nous allons tous nous tenir la main, vous mettre 20/20 et chanter un cantique de louanges à l'Education Nationale...

Sinon hier soir, la pièce était très chouette. Elle portait sur la société de consommation et le monde de l'entreprise. Je crois qu'elle leur a plu. A moi aussi, d'ailleurs, même si j'étais épuisée en rentrant.

Bon allez, je finis mon thé Mai 68 de chez Fauchon, et je file dans la froidure, Ipod sur les esgourdes...

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30 octobre 2009

Et c'est le temps qui court...

Depuis le début des vacances, je ne parviens pas à dormir moins de neuf heures par nuit. Et c'est un léger souci pour moi. En effet, je n'aime pas me lever tard, car j'ai l'impression de perdre ma matinée (ce qui me semble vrai ces derniers jours). En plus, je prends tout mon temps pour le petit-déjeuner, ce qui n'arrange rien à l'affaire.
Et si je continue ainsi, les levers matinaux pour le lycée vont s'avérer encore plus ardus qu'auparavant... Certes, l'actifed et le sirop contre la toux doivent alimenter ce sommeil massif. Mais quand même, cela m'agace quelque peu.
D'autant que je n'ai toujours pas ouvert un cahier, un livre ou une copie pour la rentrée... Et ça, c'est réellement flippant.

pendule

A part ça, je constate que nous allons avoir un vrai temps de Toussaint ce week-end. Evidemment.
Et j'ai pris conscience du changement d'heure hier seulement : la nuit est tombée lentement alors que je m'occupais de mes jardinières, vers 17h30-18h.

Ce matin, le ciel est totalement voilé. Je vois à peine la Défense. C'est un ciel blanc-gris. Le même à peu de choses près qu'il y a quinze ans -seize ans demain.

23 septembre 2009

"La déception n'est peut-être qu'une catégorie du merveilleux." Pascal Bruckner

r_tro_pluie

Je me demande depuis un certain temps si mes bafouilles publiées ici ont quelque intérêt. Le côté nombriliste de la chose me gêne souvent. Sans savoir m'arrêter...
Ceci étant, je cause moins aussi à cause du rythme du lycée, assez intense. Par exemple, je ressors de presque deux heures de sieste, dans un sommeil abruti, des fourmis dans les doigts de n'avoir pas bougé d'un iota...
Je fais des rêves qui me désarçonnent chaque nuit.
Je cherche à aider S. qui s'y refuse gentiment.
Je tente de faire mon trou au LycéeDésiré. J'y parviens plus que je ne le crois, sans doute : des collègues de lettres veulent m'intégrer  dans leur petit "club privé" déjanté. Et puis un élève de seconde, Kadaré, m'a dit qu'il voulait m'offrir une surprise. Il a décalé cela à vendredi, pour une obscure raison, mais je n'ai jamais eu le moindre cadeau spontané dans toute ma carrière de TZR, surtout aussi vite dans l'année ! Il semblerait que ce soit des pâtisseries arabes (j'avoue en avoir réclamé par gourmandise sur le blog consacré aux élèves... Ben quoi ? C'est la fin du ramadan, on partage ! Et puis je pense déjà à ce que je vais leur faire le jour des vacances de la Toussaint, qui sera aussi le jour de mon anniversaire...). Miam !

A part ça, je ne sais que vous dire. Je bosse beaucoup, les journées défilent, mes finances sont raides, je suis souvent triste, j'ai aimé écrire mon défi de la semaine, qui m'a replongée dans le passé...

Oui, c'est cela, en fait : je ne suis pas triste, je suis nostalgique.

"La nostalgie, c'est comme les coups de soleil : ça ne fait pas mal pendant, ça fait mal le soir", disait Desproges. Fichtre, il avait raison.

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20 juin 2009

Nouveaux horizons

Grâce à mon amie Peps, je saurai dès que possible le résultat de la commission paritaire de lettres : une de ses collègues regardera le résultat quasi en direct et m'enverra un sms soit lundi soir, soit mardi matin pour me le dire...
Le souci, c'est que je pense déjà à ce que je vais faire si je suis en lycée, tout ça... Faut que je me calme ! (Hein ?)

Hier soir, j'ai donc rencontré Laura. Nous avions rendez-vous au Louvre. Nous avons flâné dans les couloirs des peintres flamands un peu au hasard et dans le désordre. C'était sympa parce que l'on ne se prenait pas au sérieux. Nous avons fini la visite assises au 2ème étage, face à une cour intérieure magnifique aux statues immaculées. Papotage léger et un brin intime, surtout à propos de l'amitié. Ensuite, direction le Mc Do de la rue de Rivoli, histoire de s'installer quelque part (et parce que nous assumons bien aimer ça !). J'ai pu enfin lui remettre son cadeau. Il s'agissait de façon peu originale de deux livres. Ouf, elle ne les avait pas lus !

diner_de_BabetteMishima_nvelles

Sinon, je me suis offert le dernier album de Calogero avec mes chèques fidélité Keufna. Je suis globalement satisfaite : les quatre premiers titres sont excellents (dont un duo avec Grand corps malade). Le cinquième, "La bourgeoisie des sentiments", fait allusion à son histoire personnelle : sa femme l'a quittée pour... une femme. La chanson en elle-même est efficace et réussie, mais une phrase me gêne : "Je ne pensais pas que pour une simple histoire de cul..." Je prends cela au pied de la lettre : cela signifierait donc qu'entre femmes, il ne peut y avoir que du sexe. Et forcément, je n'aime guère ce genre de sous-entendus. Trois autres titres me paraissent assez fadasses voire larmoyants ("Nathan", "Tu es fait pour voler" et "Il conte"). Pour le reste, donc huit titres, je suis ravie. Et l'utilisation de rythmes un peu militaires, mêlés à des sons plutôt novateurs est une bonne idée.

Calogero

21 avril 2009

NY 9

Avant toute chose : j'ai mon Ipod rouge ! Il est en train de se charger et a été synchronisé. Je suis très contente de cet achat.

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Ma journée aurait dû se dérouler dans le quartier de Chelsea (le quartier gay) mais la météo en a décidé autrement : pluie, vent et température basse m'ont expédiée tout droit vers le Moma.
Arrivée 30mn avant l'ouverture (assez tardive : 10h30), j'ai fait la queue pour acheter un billet à 20$. Ce n'est pas donné mais au Met (que je compte faire demain) on donne ce que l'on veut. Et les toiles valent bien ce prix. Une fois qu'on a passé la caisse, si on a, comme moi, le malheur de se balader avec un sac à dos, on doit refaire la queue pour tout déposer au vestiaire, c'est obligatoire. Mais on doit garder tout ce qui est précieux sur soi... Petit détail mignon : dans leur traduction, ils ont mis "garderobe" (sic) au lieu de "vestiaire".
J'ai donc pu pénétrer vraiment dans le musée vers 11h20.  Les audioguides sont gratuits mais... sur présentation d'une pièce d'identité... qui était dans mon sac à dos, évidemment. Direction le 4ème étage.
Le bonheur est là; je souris bêtement devant tant de merveilles. On peut prendre des photos sans flash; je me régale. Je me demande même si je ne vais pas créer un album rien que pour ça sur le blog. Anyway...

Malheureusement, je suis cernée par des Français plus abrutis les uns que les autres. Florilège de ce que j'ai entendu... Accrochez vos ceintures !

* Je kiffe les femmes à poil ! (référence à Matisse et Picasso...)
* C'est de l'art ?
* Tu ne vas pas prendre ça en photo ! (le "ça" étant les Nymphéas de Monet)

* J'en fais autant avec un tube de gouache.
* Tu crois que c'est des vrais tableaux ou des copies ?
* T'énerve pas, mimi, laisse tomber ! Tu me prends en photo devant Elvis Presley ?

 

Bêtement, à un moment donné, je n'ai pu me retenir et j'ai dit à une Française qu'il fallait remettre les oeuvres dans un contexte et une époque. Que ces toiles, en 1950, c'était la révolution. Sa réponse :
_ Je ne veux pas philosopher sur les toiles, pourtant j'aime bien la symétrie de celle-ci, tout ça ! Mais réfléchir, non ! Je suis dans le sentiment. Ah, vous êtes prof ? Evidemment, c'est bien une façon de penser propre aux profs de philosopher sur les tableaux. Les artistes, croyez-moi, ils rigolent bien quand on essaye d'expliquer leurs toiles. Souvent, ils font ça "comme ça". Et si on commence à vouloir les interpréter, ben on est élitiste. Je ne veux pas philosopher, vous voyez.

Au bout d'un moment, je l'ai laissée causer : on a fait semblant d'être d'accord sur le plaisir premier, presque instinctif que l'on peut avoir sans le savoir. Et puis j'ai juste fini sur : "Qu'est-ce qui est beau ? On est en droit d'y réfléchir..."

Moma__52_

J'ai eu un véritable coup de coeur pour Severini, que je ne connaissais pas (shame on me). Klimt m'a encore émerveillée. Mais mon plus grand choc a été Chirico : j'ai failli pleurer devant un tableau qui, pour moi, EST la Nadja de Breton. Je suis même retournée le voir avant de partir. il s'agit de La chanson de l'amour (1914). Un Vuillard rouge et vertical m'a conquise, un montage de Breton m'a renversée avant même que j'en connaisse l'artiste (et je souris encore bêtement !), Hopper est magnifique, Pollock est surprenant, Giacometti toujours aussi époustouflant... J'ai été moins sensible à l'art moderne récent mais je m'y intéresse plus qu'avant, c'est certain.

En redescendant, je suis passée par la boutique du musée. J'y ai achetée trois cartes postales (dont une de Chirico pour Sandy), trois badges soldés, et cinq cahiers japonais au format et papier idéaux. Rien de faramineux.

Ensuite, j'ai foncé à la boutique de bottes en plastique sous des trombes d'eau. J'en ai acheté une paire noire, arrivant à mi mollet, à la doublure rose pour 26$. Direction l'Apple store sur la 5th, toujours trempée, pour m'offrir mon beau cadeau. Petit bémol : j'avais oublié les taxes. Il me revient à 161$, ce qui fait environ 30€ de gagnés. Et puis j'aurai la joie de me dire que je l'ai acheté à New-York !

Après ça, il était quand même presque quinze heures, et j'ai cherché un Mc Do (solution de facilité pour me sécher) en passant faire un tour au Disney Store et dans un immense magasin de jouets pour le fun. Ensuite, direction le Virgin d'Union square pour voir s'ils vendaient des écouteurs JVC rouges. Le chemin en métro n'était pas pratique. Finalement, peu de choix d'écouteurs mais j'ai pris un best of de Donna Summer et un cabas extra Wonder woman. Retour à la maison sous la pluie (là, c'est le déluge).

Pour finir, j'ai oublié de vous dire que lors de ma randonnée de dimanche, j'ai quand même vu l'Apollo theatre, Strawberry fields, et l'avenue Duke Ellington. Et je ne sais plus quand, le repère des Hells Angels ! Yeah !

C'est beau, l'Amérique, finalement.

18 mars 2009

Ceux-là

pluie_tombe

Ceux-là vivent dans le bruit, la violence banalisée, le manque de mots, et le peu qu'ils savent est souvent classé vulgaire par "les autres".
Ceux-là ne sauront peut-être jamais la douceur de la pluie qui danse sur les toits. Le silence qui rassure. Les mots d'amour susurrés, excitants et enveloppants. Le vent dans les arbres.
Ceux-là écoutent des rythmes souvent saccadés, des syllabes décomposées, des musiques rapides. J'aimerais qu'ils connaissent l'étrange mystère d'un Jay Jay Johnson ou d'un Antony. Qu'ils s'attardent sur les voix. Pas forcément la mienne, mais qu'ils y soient sensibles. Pour apprécier celles qui charment. Celles qui sont comme du bon vin, du nectar. Et qu'ils refusent celles qui agressent.
Ceux-là disent que la poésie c'est difficile, c'est ringard, c'est nul. Tout ce qu'il faut pour refuser de l'affronter, car elle est souvent trop belle pour être comprise. J'aimerais leur en offrir tous les jours si je le pouvais, s'ils m'écoutaient... Je leur lirais quelque chose chaque jour, gratuitement, sans devoirs ensuite, sans questions auxquelles répondre. Juste pour le bonheur du texte, de la lecture, de la voix qui soupèse chaque virgule et retient son souffle quand il le faut. Avec des silences.

Ceux-là sont mes élèves, majoritairement.

Certains les connaîtront, ces petits bonheurs sonores. Mais si peu...

voix_de_son_maitre_

18 février 2009

La prof et le renard

Finalement, comme Clochette a vomi par deux fois et que j'avais des aigreurs d'estomac, le rendez-vous d'hier soir avec Comtesse a été annulé.
C'est dommage car je devais faire goûter mes cannelés à la comtesse bordelaise, et que nous devions assister à une avant-première du film de Claire Denis dans un Beaubourg désert (entrée rue du Renaaaaaaaaaaard -private joke).

Rue_du_Renard_prechant

Cet après-midi, visite de contrôle pour Cloch chez le vétérinaire. Je crains qu'il ne veuille lui mettre une collerette parce qu'elle se fait trop la toilette autour du pansement. :'(

Là, je devrais m'attaquer aux copies de Bac blanc mais je ne suis guère motivée. Je pense en faire cinq pour commencer. Histoire de voir, quoi.

D'ailleurs, j'ai des perles à remettre en ligne sur mes derniers (?) paquets de copies. Mon joli carnet longiligne Clairefontaine, entamé en 2002, a été renouvelé. Je suis certaine que ces centaines de perles intéresseraient des éditeurs peu scrupuleux...

Ceci étant et sans aucun rapport, j'ai appris que la célèbre fable du corbeau et du renard avait été écrite pour que les enfants ne mangent pas la bouche ouverte : "Avale ta Vache qui rit avant d'causer !" Faudrait peut-être la relire à certains adultes... Ah, c'est beau de se dire que des auteurs si éloignés de nous par l'âge nous sont si proches !

corborenard


Fabrice LUCHINI Fables mises en Musique

19 septembre 2008

Tartine

Outre le fait que je dors mal et que je suis angoissée,  j'essaye de gérer mes envies compulsives d'achat. J'ai quand même intelligemment changé de téléphone portable, parce que le Samsung que j'avais m'énervait considérablement. J'ai donc utilisé mes petits points de fidélité pour avoir un Nokia N95. Bref, un téléphone et non un gadget.

Nokia_N95_

Je l'ai quand même utilisé hier soir pour prendre deux trois photos pendant mon entrainement de tir. Dès que j'aurais réussi à gérer le logiciel fourni par Nokia, je montrerai ce que ça donne.

Sinon, la délégation française handisport a été reçue hier soir à l'Elysée : ils ont récolté 52 médailles au total. C'est bête, un de mes anciens élèves avait été sélectionné en athlétisme, mais il a été éliminé après deux faux départs. Mon copain du tir a rapporté une médaille d'argent. Je suis heureuse de connaître ces sportifs.

Je me suis offert une place pour Master class Maria Callas avec dans le rôle-titre... Marie Laforêt. Ce qui prouve toute mon animosité à son égard...

parlez_moi_de_la_pluie

J'ai des envies de théâtre, d'expo, de ciné (ça, c'est incroyable).  Je voudrais voir le Tartuffe de l'Odéon et Le Malade imaginaire avec Michel Bouquet; le dernier Jaoui, Parlez-moi de la pluie (quel titre extraordinaire !), Entre les murs par curiosité, et La Belle personne (c'est La Princesse de Clèves adaptée en milieu lycéen...); l'expo à venir sur Picasso et ses maîtres au Grand Palais (je ne sais si je m'offre la carte Sésame, d'ailleurs)...

Mais, au risque de paraître bassement matérialiste, tout cela a un coût. Ben oui : si on veut accéder à "la culture" (de masse ou pas, ceci dit), il faut de l'argent. Concrètement, si je calcule :

  1. Master class, tarif adhérent Fnac 38€
  2. Tartuffe, idem, 28€ pour deux dates, sinon plutôt 40€
  3. Bouquet, idem, 30€ en 2ème ou 3ème catégorie
  4. la carte Sésame, 45€
  5. trois cinés, 30€

Dans tout cela, j'oublie volontairement les concerts, qui tournent au minimum à 35-40€. J'avais vu Juliette, par exemple, qui joue en décembre place de Clichy. Donc, le total : 183€ (sans concert), si je fais tout cela seule.

Vous me direz, cela représente environ trois jeux vidéo dernier cri, ou le prix d'un beau manteau. Alors que là, j'aurais pas mal de choses à voir. Mouais.

euro_billets

Mais c'est sans compter les impôts de ce mois-ci, l'inscription au tir, le loyer... Et puis le concessionnaire tarde à m'envoyer le chèque de reprise de mon ancienne voiture, ce qui me ferait respirer. Sans oublier le dépôt de garantie de l'ancien appart : cela fait sept semaines que l'état des lieux a été fait. Heureusement que je redonne des cours particuliers, tiens.

C'est fou comme l'encaissement des factures se fait vite, et comme le remboursement prend un temps infini.

Ou bien c'est moi qui suis à la fois impatiente et subjective.

Suis un peu à fleur de peau, ces temps-ci.

25 novembre 2009

Communication

Rien que de très banal (?) :

enseignant_poilodent

  • quatre heures de cours dont le première mortellement ennuyeuse avec un groupe de seconde.
  • deux rapports en deux jours sur les STG. Celui d'aujourd'hui porte sur un élève qui est venu m'agresser verbalement à la récré devant la salle des professeurs.
  • après cet esclandre, énervée et dépitée, j'ai fait cours. J'ai fui vers la cantine car je devais faire passer des colles à des volontaires de première.
  • ayant fui, j'en ai oublié un rdv avec une mère d'élève. Heureusement, elle ne m'en a pas voulu d'avoir attendu 20mn et de ne pas m'avoir rencontrée...
  • toute petite dans mes souliers, je l'ai appelée ce soir. On a fait l'entretien par téléphone, et elle était charmante. Ouf !
  • les colles ont été fort moyennes : notes entre 7 et 10. Les élèves ont beaucoup de mal à réexploiter leurs connaissances et les points vus en cours.
  • ma petite élève gay communique avec moi par mail de temps à autre (une de ses amies n'ose parler à Jeanne, ma collègue de lettres sympa), et  semble prendre un peu d'assurance en cours. Je ne sais s'il y a un lien de cause à effet, mais j'aime à me le dire.
  • ce soir, je vais voir un humoriste au théâtre. Cela me fera du bien, j'espère.

Et vous, what's up ?

13 janvier 2014

ça sent le roussi

La reprise s'est faite en fanfare, comme prévu. Je vais bientôt avoir les terminales L, alors je cumule les documents sur le surréalisme, et je me dis que je n'aurais pas assez d'une année pour tout montrer aux élèves. Donc en un trimestre et demi... C'est à la fois rassurant car je suis comme un cake confit de cerises, et inquiétant comme un soufflé qui peut retomber à tout instant. (Non, mes comparaisons ne sont pas ridicules)

cake fruits confits

Les cours d'agreg ont repris aussi, avec la correction des concours blancs. Comment dire ? Annoncer que je ne suis pas au niveau paraîtrait fade, sans imagination. Disons que pour l'agreg, je suis le cake, mais sans les cerises.
J'ai eu une note ni désespérante ni enthousiasmante en didactique : neuf. Je maitrise la méthode, mais mes remarques n'étaient pas toujours pertinentes. Et j'ai toujours le même souci : je suis trop synthétique (malgré mes quatorze pages).
Je continue à noter des citations et à m'enregistrer. J'écoute le tout dans la voiture. Je ne vous dis pas comme ça fait narcissique et pédant d'entendre Mme de Sévigné ou Montesquieu à 7h du matin, ou pathétique après une journée de cours, dans les bouchons. Il me reste celles de Stendhal à préparer. Aujourd'hui, c'était la journée Eluard.
Il faut dire que le concours, c'est dans quinze jours, maintenant...

A part ça et parce que c'est totalement futile, nous avons changé ma vieille télé contre un écran LED 3D Samsung qui me fait croire que :

1) je suis au cinéma

2) je suis dans le film

3) des éléphants parcourent le salon quand je tombe sur un documentaire animalier

4) la championne de karaté aperçue hier va me laminer gratuitement, car elle aussi, est dans mon salon, avec les éléphants. Et ça commence à faire du monde.

Et puis nous avons poursuivi nos recherches immobilières, qui sont en bonne voie...

6 juin 2009

Ecoeurement

antisemitisme_revient

Cela faisait quelque temps que les propos d'un de mes anciennes élèves (aujourd'hui à Bac + 3 en psycho) me dérangeaient. En premier lieu, des messages très vindicatifs et violents à l'égard des Juifs concernant l'éternel conflit israëlo-palestinien. Des amalgames établis entre les massacres perpétués et les Juifs en général. Je n'avais fait que lire, en me sentant mal (et un peu coupable de ne pas réagir plus concrètement).
Hier, elle est passée à autre chose, tout en restant dans la même veine : "l'affaire" Cohn-Bendit/Bayrou. En substance, ce qui m'a profondément choquée a été sa façon de nommer le leader des Verts : "le pédophile". Dans sa version, Bayrou est blanc comme neige, et elle porte une accusation très grave sur son adversaire. Par ailleurs, elle parle d'un "complot" entre Sarkozy et Cohn-Bendit pour évincer Bayrou.
Je n'ai pas lu le livre de Cohn-Bendit qui a fait scandale à la fin des années 90. Je ne sais pas ce qui est vrai ou faux. J'ai fait des recherches, écouté les deux parties, et je me dis que je ne suis personne pour juger.
Oui, les propos tenus par Cohn-Bendit sont choquants. Ils ont été écrits en 1975. Ils les a regrettés bon nombre de fois, s'excusant et parlant de provocation stupide et gratuite.
D'un autre côté, je vois qu'il a tenu sa ligne politique et humaine depuis des dizaines d'années et qu'il fait partie des hommes politiques les plus directs et les plus investis. Quant à Bayrou, que j'estimais pas mal jusque-là, j'ai été désagréablement surprise qu'il ressorte un tel épouvantail quatre jours avant les européennes.
Quand nous parlera-t-on de l'Europe, vraiment, et pas des petites destinées des uns et des autres ? Le vote a lieu demain et je suis totalement perplexe.
Quant à mon élève, ses contacts m'ont entre autres balancé : qu'il fallait voter pour la liste anti-sioniste, que j'étais une prof dangereuse qui soutenait les pédophiles, que je "faisais mon Cohn-Bendit", j'en passe et des meilleures...

J'ai bien senti que les mots, mes mots ne pourraient rien contre tout cela. J'ai ressenti comme un échec, une faillite de mon enseignement : moi qui tente de façon utopiste d'apprendre le respect, l'ouverture d'esprit, la tolérance, le civisme... je me retrouve face à des extrêmes. Et sous tout cela, à peine voilé, cette haine contre quelqu'un qui porte un nom qui sonne juif... Si vous saviez comme cela me fait mal, même si je n'y peux rien.

Et, après tout, je fais peut-être preuve moi aussi d'intolérance. J'en arrive à me poser la question, là.

7 avril 2014

Reine des planches

Malgré des nuits de plus de neuf heures le week-end, je reste épuisée physiquement : je viens encore de m'effondrer une heure cet après-midi. Même si j'ai déjà vécu l'agrégation, c'est comme si j'avais oublié à quel point on tire sur la corde pendant des mois.  Je ne sais combien de temps il va me falloir cette fois-ci pour m'en remettre.

Il faut quand même dire que le rythme du lycée n'aide pas. Par exemple, mla journée de jeudi dernier a ressemblé à ceci :

  • lever à 5h50
  • départ pour le lycée à 6h45
  • au lycée à 7h40. Photocopies
  • cours 8h-10h sur Montesquieu et l'argumentation
  • correction de copies 10h-11h30
  • déjeuner à la cantine 11h30-12h30
  • cours 13h-15h toujours sur l'argumentation
  • 15h-17h rattrapage d'oraux blancs pour une collègue (cinq élèves sur le grill)
  • 17h-20h15 remise des bulletins aux parents de seconde
  • retour à la maison à 21h

Certes, j'ai choisi le pire exemple, mais l'intensité me paraît identique les autres jours.

A part ça, Cally m'a emmenée samedi midi dans un restaurant japonais, Lengué, auquel elle songeait depuis des mois : elle attendait que j'aie un samedi de libre. Le principe est simple : il s'agit de sortes de tapas à la japonaise. Il existe très peu de restaurants de ce type à Paris. Celui-ci est perdu au milieu des arnaqueurs de Saint-Michel, dans une ruelle calme. Le midi, c'est menu bento. J'ai choisi des croquettes de pomme de terre au curry, et Cally des crevettes panées. Le tout accompagné d'un délicieux saké et d'un jus de yuzu. La cuisine est raffinée, équilibrée, goûteuse. Un délice, quoi.

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Malgré mon état de fatigue assez limite, j'ai vraiment apprécié le lieu et les bentos. Les serveuses sont en kimono de soie, en plus. Et pour couronner le tout, le dessert que j'avais choisi (glace entourée de pâte de haricot) était totalement régressif.

Ensuite, nous avons arpenté les rues de Paris avant de revenir à la maison. Le lendemain, nous recevions ma mère. Au menu, morue cuisinée à la créole. En dessert, j'avais opté pour un clafoutis maison aux myrtilles fraiches. Pour digérer, une balade en forêt couronna le tout.

clafoutis

Si je résume mon week-end, il fut donc fort gustatif.

Et surtout, loin du lycée.

Une planche de salut, donc.

17 novembre 2014

De passage...

blog typo

 

J'ai bien envie d'écrire quelques entrées sur des sujets précis, mais ailleurs qu'ici... Mon nouveau blog doit prendre forme avant, ce qui fait que je suis dans un entre-deux acrobatique. Et je ne sais comment donner la nouvelle adresse sans me retrouver avec des trolls...

Par ailleurs, j'ai eu une poussée de copies (les cent-vingt que je n'avais pas faites pendant les vacances...) et de travail dû à l'arrivée de deux stagiaires de M1 dont je suis la tutrice. J'ai été tellement surchargée que j'ai annulé quatre entraînements de tir à l'arc.

Là, je dois fabriquer un commentaire sur un texte contemporain, car il n'existe aucun corrigé-type sur celui-ci : je me complique la tâche, je sais bien.

Je vous laisse donc déjà, et vous fait un méga teasing pour les sujets de l'autre blog : Verdun, le dernier Sciamma, Yodelice, un roman de Slocombe, le musée Pompidou...

3 novembre 2014

Délicieuse saturation

Quitte à être totalement en retard sur les copies (aucune des 120 n'a été touchée par la grâce divine de mon stylo plume durant les vacances), faisons-le allègrement.

Comme je travaille à un nouveau blog, je vais scinder mes entrées progressivement, donc pas de pêle-mêle (ou le moins possible) dans les sujets. 

J'ai envie de commencer par mes plaisirs gustatifs automnaux. J'ai passé ma journée d'anniversaire avec ma mère, dans Paris. Au programme, un petit tour par Uniqlo Opéra où j'ai été gâtée. Ensuite, direction l'Hôtel-de-ville à pied, pour se mettre en appétit : j'avais simplement envie d'un japonais. Ecco fato ! Sashimi de thon et california font toujours mon bonheur.

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Mais le souci de ce type de restaurant, c'est qu'il y a une faiblesse côté desserts. Et pour deux bouches sucrées, c'est regrettable. En se baladant dans le Bihètechvi, je (re)découvre que Philippe Conticini a installé un salon de thé dans les étages... Je montre à ma mère les merveilles sous cloches, et elle cède aisément à la tentation : découvrir "la pâtisserie des rêves" dans ce cadre est idéal. J'opte pour un délice aux fruits de saison (pomelo) et ma mère choisit le Paris-Brest.

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La veille, j'avais déjeuné avec Peaceandream dans un restaurant de couscous et tajines près de mon ancienne banlieue. Inutile de dire que ce rythme de restaurants et le fait de manger autant sont inhabituels. Mais une fois par an, c'est amusant et agréable.

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Le top était à venir le lendemain de mon anniversaire. Quand Cally est aux commandes pour choisir un endroit exceptionnel, elle sait y faire. Direction le Vème arrondissement, chez Sola... Restaurant gastronomique dirigé par un chef japonais, chaque menu est préparé en fonction de l'inspiration de celui-ci (qui a fait ses classes chez Robuchon, si je ne m'abuse...) et des arrivées du marché. Il y a deux salles : l'une japonaise, en bas, dans laquelle on retire ses chaussures; l'autre au rez-de-chaussée. Le hasard nous a placées dans cette dernière, ce que je ne regrette pas car il n'y avait que des Asiatiques (contrairement au sous-sol, demandé par les "autres" clients). Nous avons choisi de déjeuner uniquement au saké, sur le conseil de la sommelière, parfaite. L'avantage du saké, c'est qu'il s'accorde avec tout : viande, poisson, peu importe.

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Dans les assiettes, c'était une exposition de peintures diverses, pas forcément minimalistes, très belles. Les saveurs étaient extrêmement subtiles. Notre coup de coeur : le canard de Chaland, avec du lard de Collonata (le meilleur lard au monde, peut-être, et je le découvre à trente-neuf ans) et des cèpes...

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Tout dans ce restaurant respire la simplicité à son plus haut degré de réussite. Et cela, sans être inaccessible.

 

13 septembre 2013

Parfois, la vie sans fessebouc, c'est bien

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Parfois, je suis fatiguée. Pas physiquement, non, mais comme lasse des réactions de certains. Je viens de constater qu'une collègue m'avait supprimée de fessebouc sans même chercher à discuter avec moi. Non pas que ma vie sociale se résume à si peu, heureusement, mais avec mon côté "j'enfile ma cape et je vole au devant de la justice", je ne supporte pas cette hypocrisie.

Je me sens pointée à tort, par quelqu'un qui, finalement, n'a pas d'affinités avec moi. Cela, je peux l'entendre sans souci. Mais je me sens remise en question dans mon travail (nous étions dans les mêmes équipes), et c'est bien ce qui m'insupporte.

Entre Asa qui m'a cassé du sucre sur le dos en fin d'année dernière, et ce dernier événement, j'ai comme un goût amer dans la bouche. Jamais la qualité de mon travail n'avait été remise en question et je ne devrais pas en tenir compte : je sais ce que je fais mal et ce que je fais bien. Alors pourquoi accorder de l'importance à ces opinions faussées et subjectives ?

Le fait d'avoir aussi une observatrice dans mon cours neuf heures par semaine ne doit rien arranger à ma crise de doute. Ma stagiaire est effectivement d'un autre monde : elle découvre qu'il faut un cadre (voire des cadres) en classe, des rituels, qu'il faut intéresser les élèves... Pour précision, elle enseigne depuis plus de quinze ans. Ses échos me montrent à quel point ce qui me paraît évident ne l'est pas pour tout le monde.

Et puis mon réseau, pour reprendre un terme d'époque, change, se réduit, se fragilise et se fortifie à la fois. Je tente de comprendre comment cela fonctionne, et d'avancer, de m'améliorer mais je me sens comme dépassée. Certains jours un peu plus que d'autres : c'est le cas aujourd'hui.

20 janvier 2014

"J'ai la beauté facile et c'est heureux" (Eluard)

Hier, j'ai passé l'essentiel de ma journée avec Julien Sorel. J'ai relu en diagonale les presque sept cents pages du Rouge et le Noir, en notant les citations qui me paraissaient essentielles.  Julien a mis bien du temps à tirer sur Mme de Rênal et à mourir, finalement. Je n'ai évidemment rien pu faire d'autre pour l'agreg. Dans huit jours, je plancherai sur la didactique, et je reconnais que le stress monte, malgré tout.

Pourtant, je sais bien que le vraie vie est ailleurs. Par exemple, dans notre futur déménagement, d'ici cinq mois environ. Nous nous rapprochons de Paris et de nos travails respectifs. L'état de fatigue cumulée qui nous assaille mettra du temps à disparaître, mais il est clair que notre vie va changer. Pour l'instant, il s'agit de rester en apnée jusqu'à mars (résultats de l'écrit). Et de ne pas exploser en vol -car je sens bien que je suis très limite par intant.

A partir de demain, je me mets une pression supplémentaire : les cours de terminale L débutent pour moi. Cela me fera quatre heures de cours de plus par semaine, et le même jour. Et je me souviendrai de mon époque TZR, puisque je vais faire une seconde rentrée des classes en janvier.

Pour le reste, je n'ai pas de sortie particulière à évoquer en dehors des petits restaurants qui nous permettent de souffler en fin de semaine. Cally me prépare aussi des repas délicieux, pleins de cet ingrédient magique qui change tout...

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Ah et puis la semaine dernière, une notification du Monde m'a bien plu.

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Elle compense fort légèrement les réacs inquiétants qui défilent contre l'IVG en France, alors que l'on devrait descendre dans la rue pour soutenir les femmes espagnoles, plutôt. Parfois, la réalité me fait peur.

 

19 juillet 2013

Une entrée légère

Je suis en vacances, et pourtant je n'arrête pas. Mais tout ce que je fais, je le fais à mon rythme, et c'est cela le grand luxe.

J'avance un peu plus dans mes lectures d'agreg : j'ai fini Stendhal (cette oeuvre à elle seule pourrait faire le programme intégral tant c'est énorme sur le plan littéraire), entamé Sarraute (son opposé) et établi ma Dropbox (sorte de serveur de stockage, consultable sur ordinateur, tablette, téléphone) avec tous mes documents. Je pourrai ainsi travailler pendant les vacances.

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Plus que quinze jours à attendre avant de partir pour des îles assez peu touristiques... D'ici-là, petit week-end normand qui débutera ce soir.

C'est bon, de vivre vraiment.

8 juillet 2013

C'est la quille !

Depuis ce matin, 10h, je suis officiellement en vacances ! Rarement les corrections du bac m'auront paru si ennuyeuses, mais cela tient peut-être aux sujets eux-mêmes. Pas très envie d'en parler pour l'instant, même si j'ai une flopée de perles à en faire des dizaines de colliers (à venir).

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Armand, rencontré ce matin dans les couloirs du lycée.

Je me sens fatiguée en cette fin d'année, certainement à cause du cumul, du rythme, des menues déceptions professionnelles (ah, l'équipe des lettreux...), du bac, aussi. Mon temps de travail pour l'agreg a été réduit à une peau de chagrin : je dois absolument en finir avec ce Julien Sorel beaucoup plus complexe que dans mon souvenir, et enchaîner les lectures.

Cally est épuisée, voire surmenée, et a dû s'arrêter une semaine, pour la première fois en douze ans de travail dans la même entreprise. C'est dire.

J'ai mille et une choses à faire en juillet avant de partir en vacances. Je veux dire des vraies vacances, de celles qui emmènent loin géographiquement, et qui dépaysent tant que l'on oublie tout le reste... Il faudra que je range mon bureau, que je trie mes cours, par exemple. Et puis que je lave la voiture, le scooter. Mon courrier est aussi à mettre à jour, ainsi que les factures diverses à classer et à payer. Voir des amis pas encore partis sera bien évidemment au programme.

En attendant, je sens que la fatigue tombe peu à peu sur moi. Je vais faire une ou deux parties de candy crush (drogue comme une autre en ces temps de disette), et me laisser aller soit à regarder le Chabrol du programme d'agreg, soit à lire Stendhal, soit à m'endormir - soit les trois.

A très vite pour les perles et le reste !

 

28 août 2013

Cap-Vert I

Il est des voyages que l'on ne peut pas oublier. Celui au Cap-Vert en fera partie. Nous avons parcouru six îles sur neuf : Sao Vicente, Santo Antao, Fogo, Santiago, Boa Vista et Sal. Chacune de ces îles, qui appartient pourtant au même pays, a son identité propre. Je vais tâcher de vous en donner une petite idée, même si cela sera confus.

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L'avantage premier de cette destination, c'est qu'elle commence à peine à être touristique et à la mode. On en a les avantages et les inconvénients. Nous sommes parties en saison basse (la haute va d'octobre à décembre), ce qui nous a permis d'être relativement tranquilles et d'avoir des espaces magnifiques rien que pour nous certains jours. Le service est parfois à améliorer mais notre côté roots n'en a pas souffert, sauf dans un seul hôtel (je descendais à l'accueil quatre fois par jour pour demander à avoir de l'eau dans la douche ou du papier wc...).

Nous avions choisi un parcours itinérant incluant les transports, les transferts, les nuits en hôtel et le petit-déjeuner. Pour le reste, nous étions libres et c'est cette liberté que j'ai adorée. Le séjour s'est terminé par du farniente sur l'île de Sal, réputée pour ses plages magnifiques -ce qui est vrai. Mais commençons dans l'ordre...

Sao Vicente

C'est l'île de Cesaria Evora, et l'aéroport a même été rebaptisé à son nom. Nous avons atterri là-bas après une escale par Lisbonne. Le paysage était lunaire, ou martien, au choix. Terre sèche et assez rouge, du plat et du relief, du vent. Transfert jusqu'à la ville de Mindelo où nous nous sommes installées, pour sortir aussitôt voir la ville.

Nous avons dîné dans un restaurant où l'on jouait de la musique (Cesaria, évidemment !) et nous avons découvert la carte et les habitudes culinaires qui ne nous quitteront guère du séjour : beaucoup de poissons, servis avec du riz à profusion, et des légumes (courge, chou, manioc, carotte...).
Le lendemain, un dimanche, la ville était calme mais nous avons refusé une excursion attrape-touristes (genre énorme buffet à volonté au bord d'une plage pour environ 30€ par personne). Premières photos, découverte d'une plage dans le centre-ville, et nous avons suivi une sorte de carnaval improvisé avec percussions jusque dans les "quartiers où vous ne devez pas aller" (dixit le guide qui nous prenait pour des idiots).

Le lundi matin, départ en ferry pour Santo Antao. Traversée d'une heure trente environ, où l'on constate que les locaux sont vite malades sur ce mode de transport. Les Français se regroupent et nous collent, alors que nous aurions voulu être seules. La frustration de ne pas pouvoir faire comme beaucoup de couples (se tenir la main ou par l'épaule pendant la traversée) se fait sentir, aussi. On nous interroge et l'on s'étonne que nous ayons trois semaines et six îles à parcourir : notre délit de faciès juvénile et notre look les trompent...

Santo Antao

Pour rejoindre la ville de Ponta do Sol, nous empruntons la route pavée des cordes : elle traverse l'île dans les hauteurs et est très impressionnante. Nous traversons même les nuages... Cela dure entre une heure et une heure trente, quand même. La petite ville est très calme et modeste. C'est le point de départ de diverses randonnées. Nous déjeunons dans un restaurant face à l'océan, entre les pêcheurs et les baigneurs. C'est une Française qui tient l'établissement, et je me demande ce qui amène quelqu'un à s'installer dans un coin aussi perdu du monde.
Le lendemain, nous partons vaillamment pour une randonnée de 11km le long de la côte, entre Ponta do Sol et Cruzinha. Nous partons assez tôt et nous faisons bien, car la chaleur grimpe vite. Le chemin est loin d'être plat. A l'arrivée, nous prenons un aluguero (taxi collectif) pour revenir par la vallée. Nous sommes contentes de nous. Notre récompense : un restaurant modeste qui ressemble plus à un cabinet de voyance qu'autre chose, à la cuisine raffinée et très peu chère. La cuisine maison, comme on en rêve, quoi.
Le second jour, nous allons en aluguero dans les petites villes avoisinantes de Ribeira Grande et Vila das Pombas. Il pleut un peu mais nous finissons dans une sorte de cantine sympathique. Nous avons aussi grimpé en haut d'un rocher pour voir la statue de Saint Antoine (?) et admirer la vue sur la mer. C'est à notre retour de ce périple que nous avons dû changer d'hôtel car il n'y avait pas d'eau pour prendre une douche, etc. Nous effectuons donc le transfert vers notre nouvel hôtel en fin de journée, avec l'aide du contact local. Le soir, direction un restaurant sympathique tenu par notre hôtesse, une sorte de Simone Signoret autochtone, une vraie patronne. Ce soir-là, il y a un groupe qui joue pendant le repas : le chanteur est magnifique de simplicité et transcende tout ce qu'il chante.
Une Italienne nous donne aussi le fou rire : habillée en Barbie ras les fesses, avec un faux Panama, elle se met à danser et à allumer tous les hommes de la salle, devant son mari, apparemment ravi. Elle prenait les applaudissements du chanteur pour elle...

Nous poursuivons le lendemain notre périple randonnée : départ tôt pour la caldeira et la vallée de Paùl. Le guide papier annonce deux heures, donc on se programme mentalement pour ça. Par hasard, nous tombons sur un petit groupe d'Espagnols des îles Canaries (que des profs !) avec qui nous partageons le transport ainsi que la rando.
Beaucoup de nuages dans les hauteurs, la caldeira est belle, le chemin assez raide en descente vers la vallée. Mais ce qui n'était pas annoncé, c'est que du bas de la montagne, il fallait encore rejoindre la côte, donc Vila das Pombas. Le guide nous a floué (c'est leur façon de faire là-bas : "presque" signifie "encore sept kilomètres", par exemple). Le soleil commence à bien taper, et je ne bois pas assez. Une Espagnole abandonne et prend un aluguero pour finir. Nous ne sommes plus que cinq à marcher d'un bon pas sur la route pavée, en descente.
Lors d'une pause, Cally me fait boire et me dit de manger un gâteau : je refuse car j'ai mal au coeur... Je résiste, je résiste, sans sentir que c'est trop. J'achève la rando jusqu'à la ville. Nous reprenons l'aluguero qui nous attendait. La route sur la côte me donne encore mal au coeur. Parvenues à Ponta do Sol, je m'impatiente de rejoindre notre hôtel : je suis définitivement mal. Et pour cause : une insolation fourbe a raison de moi (malgré un foulard sur la tête, mais c'est la nuque qui a pris). Bilan : je n'ai pas mangé pendant deux jours. Chose étonnante : pas de migraine !

Il a quand même fallu reprendre le ferry pour Sao Vicente, car un vol intérieur nous attendait le surlendemain pour Fogo... Mais ce sera l'objet de ma prochaine entrée !

20 février 2013

Fever

fièvre

Ayè, mon corps a décidé de lâcher prise : rdv chez le médecin ce matin, après une journée de mardi fiévreuse, tenue car je devais m'occuper des fiches d'orientation des secondes et que j'avais un conseil de classe... Mon abnégation est parfois totalement ridicule, je sais.

Cally est venue par surprise hier soir et s'est occupée de moi. J'ai encore du mal à accepter toutes ses marques d'attention continues, mais j'y parviendrai.

Je reviens sur le blog dès que je sais si j'ai une angine ou pas... A suivre...

Edit de 18h : ah ben non, c'est la grippe, finalement. J'ai pinaillé pour mon arrêt maladie mais mon médecin m'a dit que "toute personne "normale" serait déjà à l'arrêt"... Alors j'ai cédé. Sauf que demain j'ai mon conseil en tant que prof principale avec Hype. Je ne sais que faire.

En plus, j'ai apparemment partagé ma grippe avec Cally, ce qui fait mon désespoir : nous avons notre week-end en amoureuses de prévu, et nous ne pourrons pas en profiter au maximum si nous sommes toutes deux grippées... En attendant, je vais me shooter, dormir (trois heures cet aprèm, déjà), me gaver de vitamines et nous verrons ce qu'il en est samedi matin.

13 novembre 2012

Pour qu'un jour je puisse...

... chanter cette chanson en me ridiculisant peut-être.

Yeah, i knew the first night
that it wasn't wrong or right
it was too strong, so bright
we were caught in a storm of starlight

I tried to escape, to hide
I couldn't behave
and I couldn't live a lie

so many different kinds of love
but this one was handmade for us
even if it took me a while
many tries I am yours now
so many different kinds of love
there's a flavor for everyone
and even if it took us a while
many tries I am yours now

did you know at first sight
did you feel love or just like
were you ready to fall, to fly
to the highest high of your life

never tried to escape, to hide
you knew how to behave
so you let me inside

so many different kinds of love
but this one, was handmade for us
even if it took me a while
many tries I am yours now

so many different kinds of love
there's a flavor for everyone
and even if it took us a while
many tries
I am yours you're my pride

 

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Ariane Moffatt, album MA, vue hier soir en concert au Trabendo. J'en reparlerai, mais là, ma première journée fut lourde, alors repos.

30 novembre 2012

Allô, la terre ?

J'ai peine à croire que cette semaine est enfin achevée... Trois conseils de classe, vingt-deux heures de cours, des élèves de seconde énervés et désarçonnés face à leurs lacunes, deux élèves en tutorat en heure supplémentaire, un mot dans un carnet, un dossier à remous entre un prof et une élève menteuse, des copies, des bulletins, et j'ajoute à cela une grande prise de conscience personnelle : voilà ma semaine grossièrement résumée.

Je n'ai même pas eu l'énergie d'aller au tir mardi : je me suis écroulée de fatigue à 21h30-22h chaque soir... Tous les collègues semblent être dans le même état, ce qui est à la fois rassurant et inquiétant.

Durant cette lobotomie générale, ma seule véritable "sortie" fut d'aller à une soirée adhérents Keufna hier : j'en suis ressortie à 20h20, comme s'il était 23h. Pathétique. J'ai bavé devant un ensemble Nikon à 1169€, et j'ai dépensé dix fois moins en m'offrant le dernier album de Benjamin Biolay, celui de Saez (à écouter quand on est en forme), un triple cd de Chet Baker (une lubie et une envie que j'avais depuis longtemps), un ouvrage de Baudrillard (Harry m'a tentée en m'en parlant), et les saisons 2 à 4 de Mad men (je n'ai pas résisté à l'envie de poursuivre cette série). Pour le reste, il s'agit de petits cadeaux pour ma mère et Flûtine.

Quand je pense que je suis tellement abrutie par cette semaine que je ne sais que vous raconter d'autre, je trouve cela vraiment affligeant. J'aimerais vous parler de ma prise de conscience profonde, mais celle-ci m'est trop personnelle pour être étalée ici. Sachez juste que je suis encore dans un virage, que j'entame un changement tout à fait positif, même si cela prendra un peu de temps.

Sinon, j'ai enfin terminé le roman de Delillo, Cosmopolis : l'univers créé est plutôt fascinant, par son ambiance, sa densité, sa complexité. L'hsitoire est assez simple en apparence : un homme d'affaires puissant traverse NYC dans sa limo, il est persuadé qu'il va être tué dans la journée, et il est pris dans une sorte d'immense embouteillage... Par instant, j'ai eu l'impression que l'oeuvre me dépassait totalement, qu'il s'agissait d'un chef d'oeuvre que je frôlais à peine, que je comprenais partiellement. La traduction m'a parue excellente (quel travail avec Delillo !), et le style de l'auteur transparait malgré celle-ci. Je serais curieuse de voir le film...

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Après vous avoir fait signe ici, je crois que la sieste m'appelle, sans que je puisse y résister...

5 octobre 2012

Stop affaire ! Poètes en soldes !

Mercredi, j'ai vu Tinette pour son anniversaire : j'ai profité de cette occasion pour lui offrir l'album pléiade sur Montaigne, afin de la remercier pour les deux années de préparation de l'agreg. Je dois préciser que ce cadeau assez docte reflète juste le goût prononcé de Tinette pour cet auteur -sur lequel je suis tombée en explication de texte à l'oral et en dissertation à l'écrit- qu'elle lit chaque soir...

J'avais aussi pour elle un album de Michèle Bernard, Quand vous me rendrez visite, qui compte beaucoup pour moi : j'avais travaillé pour cette magnifique chanteuse, dans cette usine photographiée sur la couverture du CD... Nous en avions parlé récemment, Flûtine, Tinette et moi.
Mais l'album m'a été envoyé un peu tard : j'ai dû le déposer au domicile de Tinette tout à l'heure. Juste après, pour me changer un peu les idées et sortir de cette semaine de dingue, j'ai fait un crochet à la Keufna.

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Certains magasins font des sortes de soldes en ce moment, et je voulais regarder un peu les appareils photos, les amplis, les home cinémas... Au détour d'un rayon, je tombe sur des livres soldés. Généralement, il s'agit d'ouvrages dont personne ne veut, invendables, sur la dentelle de nos grands-mères, la culture du maïs en Amérique du sud ou les vers de terre.
Mais là, je vois tout de suite que les ouvrages sont intéressants : Hanna Arendt avec Condition de l'homme moderne, de la philo "facile", de beaux livres de voyage et des poètes. Aloysius Bertrand, Aragon, Michaux. J'ai craqué pour les deux derniers, avec Le Fou d'Elsa et L'Infini turbulent. Je ne peux même pas dire que les livres sont abimés. J'ai acheté ces poètes -j'ai failli écrire "mes poètes"- avec le sentiment d'accomplir un geste important et dérisoire : sauver du pilon de la poésie; être la gardienne d'un temple mis à sac. Heureuse et désoeuvrée, j'ai fait un sms à Tinette pour lui dire que la poésie n'était plus importante pour grand monde.

C'est à la fois me placer sur un piédestal puisque moi, je la sauve et je l'aime; sombrer dans une certaine mélancolie et un pessimisme latent en me disant que la poésie est soldée car personne n'en veut; et être satisfaite d'en lire, car je ne dois pas être la seule à me réjouir à l'idée de faire une affaire avec des livres "beaux".

Pour finir, un vers d'Aragon, au débotté :

"J'ai passé dans tes bras l'autre moitié de vivre" (Cantique des cantiques, Le Fou d'Elsa)

 

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