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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
3 octobre 2010

Les fleurs, les chats et moi

J'ai vu le soleil prendre sa place sur le matin, illuminer progressivement le balcon, alors que Flûtine faisait ses bagages et se préparait à repartir...
Là, le pti noirot dort debout à mes côtés, sur la table. Boule de poils apaisante, alors que mon ventre se noue au départ de Flûtine.
Mille choses à faire, que je crains de lister pour ne pas me dire que je n'y parviendrai pas.
Pendant ce temps, au lieu de passer l'aspirateur, je surfe sur le net, je discute avec une ancienne amie, je regarde les prix des casques de moto, je rêvasse, j'admire mes fleurs...

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Hier, à la fac, j'ai perdu une demie journée sur Racine (simples résumés de deux pièces, scène par scène, pendant trois heures...) mais le cours sur Montaigne était excellent. Ouf, car c'est un gros morceau !
Il me reste à bosser deux dissertations, à lire et relire et encore lire les oeuvres.

A cela, ajoutons les premières copies de lycée. Bilan : petit coup de fatigue, cette semaine.

Allez, je vous fais partager les images de mes jolies jardinières, et je vais faire le ménage...

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19 septembre 2010

Mignon potret

Dès potron-minet, me voici levée, car couchée tôt, donc réveillée tôt ! A 6h30, j'ai ouvert les yeux, et j'ai sommeillé ensuite une heure.

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Petit-déjeuner du dimanche : je me donne le droit à du pain grillé, et non à des biscottes. Mon programme du jour s'annonce chargé, et je pense que je l'étalerai aussi sur lundi...

  • Ranger l'appartement. Passer l'aspirateur et laver les sols. M'occuper de mes plantations de jardinières.
  • Aller chez Monop pour deux trois courses d'appoint.
  • Relire mes cours d'agreg, souligner, réfléchir, tenter de construire des plans... Lire les oeuvres. Encore et encore.
  • Préparer mes cours de la semaine.
  • Repasser l'Everest de linge qui m'attend.
  • Chercher les documents que l'assurance me réclame concernant le vol du scooter (pas retrouvé, évidemment). J'y apprends que ma franchise est de 308€. Je me demande ce qu'il me restera une fois cette somme retirée, sur un scooter qui avait cinq ans.
  • Remplir des papiers administratifs pour la formation d'agreg : je dois retrouver mon ancien numéro d'étudiante à la fac ! Impossible autrement d'avoir une carte d'accès.
  • Aller voir Tinette pour causer agreg.
  • Me faire tirer le portrait par quatre dans un photomaton.
  • Lutter contre l'envie de changer de tête en allant chez le coiffeur.
  • M'entrainer au tir.

Je sens que j'oublie des choses, là. C'est le comble.

13 juin 2010

RHPS

Voilà, ma première année en poste fixe s'achève. Ou plutôt, les cours s'achèvent. C'est le début des réunions pédagogiques, des oraux du Bac, des copies à corriger en un temps réduit, des orientations rocambolesques, des papiers administratifs sans queue ni tête... J'ai aussi ajouté des oraux d'entraînement pour mes élèves de ES, entre deux réunions, mardi et mercredi.
A part ça, je poursuis aujourd'hui mes séances de bricolage et réaménagement : j'ai démonté un meuble ce matin, par exemple, et vais le remonter chez ma mère en fin de journée. Comme il ne peut être télétransporté, nous allons faire des aller-retour nombreux et faire du sport avec tous les étages montés dans la journée.
J'ai encore trois gros sacs de choses à ranger.

Sinon, cela n'a rien à voir, mais mes renoncules ont été attaqués par de minuscules moucherons verts, et j'ai dû faire de grandes coupes radicales. J'ai donc deux jardinières quasi vides, maintenant. Mais les pensées fleurissent, fleurissent, fleurissent...

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Je dors mal, en ce moment. Ce matin, j'avais les yeux ouverts à 5h. J'ai forcé le sommeil jusqu'à 6h50. Pourtant, je me sens fatiguée. Je vais prendre un café, tenez. Je reviens après.

Voilà. un pti kawa force 4.

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Je disais donc que je dormais mal. Pourtant, après ma semaine surchargée (trois conseils de classe, dont un comme PP, et j'en passe), je devrais dormir comme un bébé.
Je crois surtout que je n'ai toujours pas évacué mes angoisses depuis l'enterrement de ma grand-mère, et que cela me travaille. Ce n'est qu'une théorie, mais qui me paraît plausible. ce énième décès me renvoie à la mort de ma mère et à la mienne : nous sommes dorénavant la seule famille de l'autre.
Et si je mourais demain, qui saurait ce que je ressens, ce que je pense, vraiment ? Avec Flûtine, j'ai trop l'impression qu'elle me comprend sans un mot, et j'ai peur de ne rien exprimer, finalement. Il faudra que je revienne sur ces points plus tranquillement.

Et puis il faut quand même que je parle de mon expérience du "Rocky horror picture show" avec Emy et ses amies. J'avais vu il y a fort longtemps des extraits du film. Je pense que j'étais trop jeune. J'avais même totalement oublié que Susan Sarandon avait l'un des premiers rôles...

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L'OVNI passe au studio Galande depuis des années, en version "interactive" : des acteurs jouent, commentent, animent pendant la diffusion du film.
On doit aussi apporter certains objets pour nous-même alimenter les réactions... Par exemple, j'ai été trempée pendant tout le film car nous avions été aspergés d'eau au cours d'une scène sous la pluie... Et puis en rentrant, j'ai retrouvé des grains de riz dans mes sous-vêtements et mes cheveux : durant les mariages, on se reçoit l'équivalent de la production en riz de la Chine sur soi...
Outre cet aspect, les acteurs ont opté pour une version archi trash du jeu : beaucoup de termes outranciers, du sexe -"du cul " serait plus juste-, des simulations d'actes sexuels avec des spectateurs, à demi dénudés de gré ou de force... Pourtant, l'ensemble est drôle et pimpant. On peut dire que l'on est bien loin des spectacles planplan et à la morale catéchisante. Je me suis dit d'ailleurs, en voyant la réaction excessive de certains spectateurs, qu'il devait y avoir une fonction cathartique à ce spectacle.
En conclusion, je ne suis pas fan, mais c'est une expérience à faire.

Je sens bien que j'avais mille autre choses à vous écrire, mais le temps presse avant mon petit déménagement... Allez, je file vers mes tournevis !

22 mars 2010

Check up

Aujourd'hui, c'est la journée courrier. Paperasserie mais aussi lettres jolies. Entre autres, un constat sur les charges de l'immeuble qui augmentent, mais les prestations ne suivent pas. Mon loyer atteint 850€ avec un rappel des charges, et je commence à vraiment avoir du mal.
Financièrement, d'ailleurs, je tente des ajustements : je ne mange plus à la cantine, je résilie mon abonnement à Télérama, je songe à trouver une solution pour la voiture, j'ai réduit au maximum les dépenses nourriture,  je glisse des heures supplémentaires par ci par là, et je redonne régulièrement des cours particuliers. En bref, je suis très juste. Ce mois-ci, c'est la première fois que je reste autant à découvert.
C'est quand même dingue, en étant fonctionnaire, de ne pas parvenir à s'en sortir correctement.

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A part ça, j'ai encore perdu presque 800gr en une semaine. J'ai préparé des galettes de son d'avoine maison ce midi, et c'était fort bon.

Encore sept jours à tenir sans Flûtine.

J'ai corrigé un paquet de copies hier, et sur une nouvelle ultra simple de Zweig, certains STG n'ont rien compris, pas même le lieu ni l'époque où l'histoire se déroule...

Ah et puis il y a un moment que je voulais en parler sur le blog, et j'oublie systématiquement. Avez-vous remarqué comme nous sommes bombardés d'images et de sons, dans les endroits les plus incongrus ? A chacun de mes passages à la Poste, j'y pense : deux écrans plats diffusent en boucle une sorte de chaîne créée pour la Poste. Objectif : que les clients patientent mieux et râlent moins. Ils sont hypnotisés.
Au Monoprix, il s'agit d'écrans avec des recettes de cuisine. Sur le quai de la gare, on nous assène une radio de force. J'ai vraiment du mal à trouver tout cela normal. Je ne sais si d'autres s'en étonnent autant que moi, ou si globalement c'est accepté, toléré, voire apprécié.

Sinon, il fait beau, ici. Je vais remettre la table et les petites chaises en bois sur le balcon, je crois. J'aurais presque envie d'aller jusqu'aux parasols, histoire de dire. Le muguet a l'air de se plaire dans les jardinières, même si certaines boutures sont mortes.

Je vais sortir pour marcher un peu, m'aérer et poster mon courrier.

Je vais étrangement bien.

1 mars 2010

Cahier rouge à spirales

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Opéra Garnier, hier, vers 17h30

Il faudrait que je raconte le train bloqué en pleine nuit et la descente improbable sur les voies.
Les rires et les imitations.
La balade dans Paris sous un soleil d'hiver parsemé de pluie.
La rencontre entre Comtesse et Flûtine.
Le Louvre un dimanche.
La lumière de ses yeux.
Le blé de ses cheveux.

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Les lectures à deux voix.
Le cahier rouge.
Le lait de soja.
L'expo Soulages surprenante.
Les envies de voyages, de visites.
Le vent dans mes volets et le balcon dénudé par celui-ci.
Mes projets de remise en forme.

Mais elle vient de partir. Alors...

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21 mars 2009

La journée de la jupe

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Le souci des miroirs grossissants ou des loupes, c'est qu'ils peuvent déformer. Le film n'y échappait pas hier soir, forcément. Si l'on passe sur les incohérences et les impossibilités notables (les profs et le principal devant les caméras et "se lâchant", le jeune fille qui pianote sur le portable du grand méchant pendant que la prof cause avec son arme à la main, le coup de boule qui laisse Adjani sans une marque ni un nez cassé, les ados qui ont l'âge d'être en seconde ou première, les voir sortir de la salle sans aucun policier autour, etc...), ce film a été un coup de poing pour moi, je crois.
Certes, ma soirée avait été un peu lourde et j'étais légèrement à cran. Mais quand même. Comme le disait Télérama, le film commence sur une critique incisive, et s'achève en tragédie. On le sent. On est au coeur d'une tragédie moderne.

Les mots des collégiens sont ceux que j'entends, leur violence, leur absence de limites, leurs incohérences (que le scénario met bien en valeur : racisme, expressions toutes faites, notion d'honneur variable...) sont celles auxquelles je suis souvent confrontée.

Mettre en avant les origines arabes de la prof (et celles d'Adjani, n'oublions pas qu'elle est métisse) à la fin du film est une idée lumineuse (l'acteur qui joeu son père est très charismatique, d'ailleurs). Et cette réplique admirable après avoir entendu la prof parler arabe :

_ Madame, vous n'aviez pas dit que vous étiez...

_ ... prof de français. Je suis prof de français.

Toute sa foi d'enseignante est là, toute sa foi en l'école laïque, toute cette foi qui ne suffit pas à les sauver, à les amener plus haut qu'eux-mêmes, à transcender les inégalités, les injustices...

Jusqu'au bout, Sonia, cette enseignante abattue par tant d'idéaux déçus, aura voulu protéger ses élèves. Elle aura voulu être une justicière.

La dernière image, celle des filles en jupe devant son cercueil, est une jolie boucle, quoiqu'un peu surfaite. Je me suis dit, en me retenant de pleurer, que cela avait été peut-être sa seule victoire.

Moi, j'ai fait le bilan de mes échecs : échecs de prof, échecs de coeur, échecs de poids.

Et j'ai cessé de me retenir de pleurer.

(Mardi à 11h, Isabelle Adjani est l'invitée de l'émission Le fou de roi sur France Inter). Et n'hésitez pas à réagir, à donner votre avis, tout ça, parce que ce film s'y prête, forcément, et que c'est l'un des enjeux de celui-ci !

28 avril 2014

Cartons & C°

Ma deuxième semaine de vacances a été productive et efficace : nous en sommes à environ cinquante cartons de prêts en vue du grand déménagement. Avant cela, il va falloir passer par le nettoyage complet du nouvel appartement (il y en a bien pour deux jours tant les propriétaires précédents étaient maniaques...), puis enduit, puis peinture. Le chantier est vaste, alors nous allons effectuer des devis de travaux car réaliser tout cela après les journées de boulot et les week-end de mai relèverait d'un défi fou. Et puis ce n'est pas notre métier, donc nous mettrions bien plus de temps qu'un professionnel.
Par ailleurs, je profite de cette période de transition pour refaire du tri (encore et encore...). Les encombrants sont nos amis.

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Je n'ai donc pas touché à une copie ni à un cours la semaine dernière. J'ai beaucoup dormi mais je sens que je suis loin d'avoir tout rattrapé encore. La route est longue avant de revenir à un état "normal" après ces mois intenses.

Hier, outre les activités quotidiennes classiques du type ménage, nous avons flemmardé devant des documentaires : l'un sur les sushis (et le poisson qui va avec), l'autre sur l'industrie du chocolat et le dernier, pas visionné jusqu'au bout, était sur le jambon. Bilan : il ne faudrait plus rien manger, à moins d'en avoir les moyens -et encore. La déprime totale, quoi.

A part ça, je reste toujours aussi scandalisée et perplexe de ne pas avoir encore été payée par l'EN pour le tutorat que j'ai effectué en septembre-octobre. La somme sera sans doute dérisoire, mais sur le principe, je suis très agacée. J'ai supporté avec beaucoup de patience une collègue totalement dérangée, et je n'ai aucun papier véritablement officiel pour ce travail, en dehors de mails (qui n'ont aucune valeur légale). L'inspectrice est bien embarrassée car c'est elle qui est à l'origine de mon "recrutement".

Bon, le devoir m'appelle : les copies de terminale L, les contrôles et cours à préparer pour la dernière ligne droite d'un mois environ. Autant dire que ce mois de mai sera on ne peut plus chargé et acrobatique...

 

7 février 2014

"Les petits justes" (Eluard)

En une semaine, j'aurais eu beaucoup de choses à exprimer ici. Mais cet espace de liberté, je le restreins et je m'auto-censure. Non pas que je veuille donner raison à certains collègues, mais j'ai sans doute mieux à faire que d'exprimer mes déceptions récentes, et ma perplexité. Je n'ai pas non plus à me justifier sur certains positionnements, ni ici, ni ailleurs. J'ai juste du mal à comprendre que l'on réduise le monde de façon manichéenne à "ceux qui sont dans le juste", et "ceux qui sont contre".

Alors je vais vous parler de mes récentes sorties, plutôt.

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Tout d'abord, l'exposition Cartier au Grand Palais. Honnêtement, j'y suis allée parce que j'ai la carte Sésame mais je n'étais pas particulièrement emballée. Beaucoup de monde se pressait autour des vitrines, souvent inaccessibles. Passé cet agacement premier, je me suis progressivement prise au jeu : les bijoux, quoique parfois datés, voire surannés, sont splendides. Sur le plan technique et artisanal, ce sont des merveilles. Et puis l'exposition a un côté glamour qui lui confère un certain charme. J'ai été aussi bêtement touchée de voir l'épée d'académicien de Cocteau. Enfin, la scénographie lumineuse est splendide (projection de bijoux superposés au plafond et sur les murs).

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Dans la foulée, puisqu'il s'agissait de se détendre un peu après l'agreg, nous avons vu YSL au cinéma. Ce n'est pas le film du siècle, mais j'aime décidément beaucoup Guillaume Gallienne : il est méconnaissable après son propre film, Les garçons et Guillaume, à table !. Le côté obscur et fragile d'YSL est souvent une découverte, mais je suis curieuse de voir l'autre version filmique de sa vie, qui paraitra dans quelques mois : c'est celle qui n'a pas été cautionnée par Pierre Bergé...

Sinon, la fatigue de l'agreg m'est tombée dessus à partir du vendredi soir, et j'ai du mal à m'en remettre. Il faut dire que le lever à 5h50 tous les matins n'arrange rien, ainsi que les cours à la fac repris dès le samedi.
Avec du recul, je n'ai toujours pas de regrets concernant mes copies : je n'aurais rien ajouté de mieux ou de pire, je crois. Alors il suffit d'attendre les résultats... deux mois.

En attendant, les relectures de la comparée sont au programme de mes prochaines semaines. Je commence par Nathalie Sarraute. Et bien sûr, je ne quitte pas les bancs de la fac, au cas où j'irais aux oraux, sait-on jamais...

16 juin 2014

Derrière les cartons, il y a...

Il y a bien sûr eu le déménagement, et donc un (court) laps de temps sans internet. Surtout, les cartons, encore vaillants, eux, ont occupé la place. L'administratif domine encore, et le bac est bel et bien là à son tour.

Ceci explique donc cela.

Passés ces différents tracas et ces incontournables obligations, je dois dire que je me sens parfaitement bien dans ce nouveau nid, perchée face à Paris : quand je lève la tête de mon bureau, la dame de fer me salue, avec la tour Montparnasse qui lui tient compagnie.

Je gagne environ quarante-cinq minutes (!) de sommeil en plus le matin, et comble du luxe, je me fais surprendre en arrivant au lycée en maximum quinze minutes au lieu de... quarante-cinq, voire cinquante minutes auparavant. Certes, surveiller les épreuves du bac n'est pas une sinécure, surtout quand on doit gérer des soucis d'organisation latents de l'adminitration; certes la centaine de copies de terminale L qui me tend les bras ne me réjouit guère; certes nous sommes exangues par ce déménagement; mais quelle récompense et quelle satisfaction de voir sa jolie vie se simplifier encore ! 

Le vrai luxe est là, je crois : dans la simplicité. Je reste donc contemplative, et je me mets à rêver de sorties parisiennes pour rattraper ces semaines de tunnel (j'ai raté Matthethorpe et je m'en veux terriblement), pour parachever ce doux bonheur.

En attendant, je relis Lorenzaccio par crainte d'avoir un sujet en TL sur cette oeuvre, et par souci de maîtrise de la pièce. Je continue à ranger mon farfouillis dans les cartons. Je cherche les bibliothèques de mes rêves. Et je m'occupe au mieux de Cally et moi, car l'essentiel est là.

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30 janvier 2014

La vie des lettres et la vraie vie

La première étape est passée, ouf ! J'ai rempli mon contrat : deux copies terminées, sans honte et sans regrets (mais avec plein de doutes, évidemment).

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En didactique, le pire est arrivé : la poésie engagée, du XVIème au XXème (Du Bellay, D'Aubigné, Hugo, Aragon). J'ai souri de tant de difficultés, et j'ai attaqué vaillamment les textes. En dissertation sur auteurs, je redoutais Eluard, extrêmement glissant. Nous avons eu la marquise de Sévigné. J'ai souri, parce qu'au final, je l'aime bien cette vieille peau démesurée. C'est cette épreuve qui me taraude un peu : j'ai rendu deux copies doubles seulement, alors que mon plan me semble pas mal, que j'ai inséré trente citations et que j'ai tenté de tout expliciter (mon défaut est d'être trop synthétique). Je ne sais si cela pourrait me pénaliser fortement.

En tout cas, le sort en est jeté. Il faudra attendre mi mars au moins pour savoir ce que mes productions ont donné. D'ici-là, et dès samedi, je retourne en cours à la fac.

Pour l'instant, la pression n'est pas encore retombée, et la vraie fatigue se fait attendre. Je me suis sentie comme électrique sur mon tréteau d'artiste devant les secondes, à 8h ce matin. Et malgré une sortie scolaire au théâtre déprimante cet après-midi, je suis encore debout. Je crains la chute... Si chute il y a.

Mais je relativise énormément, en regard de ce que quelqu'un que j'aime beaucoup vit depuis la semaine dernière : une (très ?) mauvaise nouvelle côté santé. Punaise, la vraie vie fait mal, aussi.

25 mars 2013

On reprend du collier

En attendant la livraison de mon nouveau frigidaire aérodynamique, quelques nouvelles encore fraîches.

Je viens d'achever la correction d'un commentaire sur un texte d'Aragon, j'ai amorti le choc avec les cours de seconde, le soleil brille, et le noirot est à nouveau en forme.

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Mon week-end a encore été fort savoureux, puisque nous avons profité de nos journées et que j'ai quand même travaillé quelque peu. Samedi, balade dans Paris avec une séance ciné annulée, donc vadrouillage du côté de Réaumur, déjeuner dans un restau italien pas piqué des vers, minuscules achats dans les boutiques d'accessoires de cuisine. Le soir, fin de correction des copies (avec perles en cadeau à la fin de ce post, c'est mieux que Bonux). Le dimanche ? Quel dimanche ? Il s'est déroulé si vite que je n'ai rien vu ! Mais il s'est surtout achevé sur un booking de voyage pour les prochaines vacances... Le soir, Cally nous a préparé une délicieuse tarte poireaux/saumon/crevettes pour recycler au maximum les produits de mon frigidaire.

A part ça, je ne m'en sors pas avec "la vieille" (Sévigné) comme la surnomme Cally : les notes sont en grand nombre, n'éclairent pas forcément le texte, et je navigue à vue sans bien tout comprendre (l'écriture épistolaire était très codifiée au XVIIème siècle). Je me suis mise à douter quant à ma capacité à repasser l'agreg, c'est dire.

Bien évidemment, je n'ai guère envie de reprendre demain les cours, surtout avec les secondes. Je sens que ce troisième trimestre va être difficile sur bien des plans. Ou alors je m'inquiète trop.

Pour se détendre (?), le collier promis sur mes copies de S :

* il s'appuis sur le réel et le transpassent
* les actions entreprises sont vraissemblables (sortir avec un femme par exemple est réel et vrai)
* il est devenu assez dur dans sa tête
* au plus près de cette ligne on trouve un blabla peu intéressant
* c'est donc très mal organisé (ben oui, Aragon est connu pour ça et pour ne pas être intéressant)
* une atmosphère de doute et de raisonnements non finis
* il aurait aimé qu'elle soit un peu bruni (commentaire en marge : "Carla ?")
* la seconde proposition ressemble à un épiphonème (non, non, l'élève n'a pas été aidée : je n'emploie jamais ce terme technique, mais elle, si)
* dépressiatifs
* que les cheveux de la femme ait les cheveux plus beaux
* cette dérivation (commentaire : "Nous ne sommes pas en mathématiques")
* la vérédité (= la véracité)

Quant au bac blanc, ce fut... le festival le dernier jour des oraux :

* un apologue est un texte écrit pour une personne morte
* Montaigne est parti en Amérique pour fuir la guerre
* 1870, c'est la première guerre mondiale
* la guerre est assez méchante / il aimait pas trop la guerre [Rimbaud] / la guerre, c'est dur donc il faut pas la faire
* Segalen est noir comme Césaire et il critique la France avec la négritude
* un pamphlet est une couverture
* elle ne doit faire aucune escarpade
* en 1963, on écoute Mozart, de l'opéra, des choses calmes
* Césaire critique ce qu'on fait en Amérique et la négritude c'est plein de violence
* Césaire est un philosophe des Lumières
* le symbolisme, c'est quelque chose qui reste en littérature
* un inceste sur son beau-fils, c'est pas très commode [Phèdre chez Racine]

12 octobre 2012

Piflouter : tenir le cap malgré la fatigue.

Il faut bien reconnaître que je suis, en quelque sorte, noyée. J'ai aussi peu de temps qu'à l'époque où je préparais sérieusement l'agreg. C'est donc du grand n'importe quoi.

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Dès que débute mon mardi, je suis en apnée jusqu'au vendredi 11h. Et cette semaine, mon mardi a commencé à 6h (rien que de très normal) et terminé à 22h puisque je devais aller à une présentation d'un projet théâtral auquel je fais participer mes élèves de seconde (ceux qui sont choupinoux et que nous gérons Hype et moi en tant que profs principales). Autant dire qu'une journée de seize heures, ça use d'entrée de jeu. Enfin couchée, j'ai compris que j'allais retourner au lycée seulement huit heures après...  Je devrais songer à m'installer une tente ou un sac de couchage sur place, peut-être.

Le reste de la semaine semblait moins chargé, et pourtant. Huit heures de cours hier, dont quatre heures de secondes le matin, cela vous impose d'être un sportif de haut niveau pour tenir le choc. Plus sérieusement, la contrainte physique et l'énergie que demandent nos cours me sidèrent toujours. Et on n'a même pas le temps de s'amuser un peu avec les collègues que l'on aime bien en salle des profs : peu de place à la détente, hélas, et nous ne parlons que travail...

Porsche

Au milieu de tout cela, j'ai décidé de changer de voiture pendant que la mienne a encore un brin de valeur : ma Ford est trop spacieuse pour moi seule, et très honnêtement, je m'ennuie avec sa motorisation. Je cherche donc à vendre celle-ci, et à me trouver une Twingo dynamique et économique d'occasion (vous vous attendiez à une Porsche ?). Même une Fiat 500 avec plus de 50000km est trop loin de mon budget, c'est dire.

Puisque nous parlons voiture, j'ai débuté ma journée de ce matin avec un magnifique PV de 90€ attrapé à 7h10 : pour éviter une attente de vingt minutes afin de passer un rond-point outrageusement mal fait, j'ai emprunté, comme un tiers des conducteurs du coin au moins, un raccourci. Il s'agit d'une rue à double sens, avec une voie bus. Au bout de deux cents mètres, je vois les girophares, trop tard (comme un nombre considérable d'autres conducteurs ensuite).

Le gentil policier me demande si je sais pourquoi je suis contrôlée. Je prends mon air le plus innocent et ahuri (à cette heure-là, je suis encore plus au point que d'habitude) et je glisse un timide : "A cause des travaux ?" Que nenni, évidemment. Normalement, j'aurais dû avoir un retrait de quatre points et 180€ d'amende. Je n'ai eu "que" 90€ à payer. Je n'ai quand même pas remercié le policier qui m'a verbalisée, hein. Mon talent de comédienne, en revanche, me vaudrait parfois quelque récompense.

Pendant que ce monsieur remplissait laborieusement mon PV (20mn pour le faire...), je m'impatientais. Oui, parce que le pire dans tout cela, c'est que malgré mes finances peu reluisantes, je ne pensais qu'à une chose : je vais être en retard au lycée. Je me demande si ce dévouement n'est pas un peu grave, quand même.  J'ai même prévenu Miss R au cas où, mais je suis arrivée au lycée deux minutes avant la sonnerie fatale, me précipitant à la photocopieuse -comme s'il en allait de ma vie que les premières aient un corrigé la veille de leur DST de type bac. (Car oui, j'y retourne demain quatre heures, pour surveiller mes louveteaux)

J'y ai croisé Asa, qui opère un jeu très adolescent avec moi depuis quelques jours : elle m'ignore, comme si j'étais transparente. Mercredi midi, elle n'a pas eu d'autre choix que de manger en face de moi à la cantine. Pendant tout le repas, elle ne m'a pas parlé ni regardée et a ostensiblement évoqué le sujet qui nous oppose : l'aménagement de la salle des profs. Je n'ai rien répondu, j'ai testé mes résistances. Ce qui m'agace le plus, c'est que son mépris m'atteigne. Auparavant, j'aurais royalement ignoré cette attitude. Mais avant quoi, me direz-vous ?

Avant que l'amour ne m'adoucisse, sans doute.

En bref, son attitude me chiffonne, et j'ai deux alternatives : soit continuer à faire sembler d'ignorer son mépris et sa colère; soit la prendre entre quatre yeux et lui demander directement pourquoi elle me fait la tête. Seul souci : elle va nier totalement et me dire que je me fais des idées, que tout va bien, blablabla. Pfffff, pourquoi est-ce que je perds du temps à ces gamineries ?

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Mon robin qui me fait Robine (à gauche)

Et puis cela n'a rien à voir, mais je voulais quand même évoquer ici ma reprise du tir. J'en suis à deux entrainements seulement, et j'y prends du plaisir malgré un manque d'endurance certain. Tirer des branches d'une puissance de 32 livres, c'est bien beau, mais je ne passe pas actuellement le cap des quarante flèches par séance. Il n'empêche que j'ai de beaux restes, puisque j'ai fait "un robin" : j'ai éclaté une flèche sur une tirée précédemment, au même endroit. Du coup, les gens présents dans le gymnase m'ont baptisée "Robine". J'ai trouvé cela plutôt sympa.
Quant à leur regard, je vois bien dans celui-ci que j'ai gardé une certaine aisance. On m'a déjà proposé d'aller tirer avec les équipes et les compétiteurs... Comment ? Je me flatte ? Ah, vous croyez ?

15 juillet 2012

Fridigolère : adj. Etre très organisé, presque à l'excès.

Voilà, la voiture est quasi prête pour le départ de demain matin : le porte-vélos tout neuf (acheté moitié prix sur le goodcoin) a été installé sans que je m'y coince les doigts; les affaires de camping sont dans le coffre; ma valise est en stand by car je dois repasser. J'irai rejoindre Flûtine et son vélo dans le Berry, et nous repartirons pour sa ville, où il semble faire beau -ce qui relève du miracle à l'heure où à Paris nous rêvons de chocolat chaud, soupe ou autre plat d'hiver.

Puis, dans la semaine, direction Avignon. Ce sera une première pour moi. Nous camperons en dehors de la ville, car tout est archi complet. Nous rejoindrons chaque jour le festival à vélo. Et puis je reviendrai ici vers le 25, dans l'attente de la signature définitive de l'appartement (je suis au taquet, je ne vous dis pas !). Ensuite, ce sera encartonnage, peinture, déménagement, emménagement.

Cette nuit, la première depuis plus d'une semaine, j'ai réussi à dormir huit heures, et à me lever après 7h du matin. Un exploit en soi. Je pense que je ne vais pas prendre mon ordi pendant ce court séjour pour tenter de déconnecter un peu. Je pense encore trop au boulot, et je pourrais être tentée de travailler...

A part ça, j'ai repris le running et je sais que je peux tenir environ 25mn. J'en ressens les bienfaits, comme si par la transpiration j'éliminais tout le mauvais. Pas seulement les toxines, quoi.

J'ai pas mal réfléchi à mon histoire de canapé superbe, et je vais certainement descendre en gamme : j'ai trouvé deux sites qui vendent des chesterfields en croûte de cuir et non en cuir pleine fleur, ce qui permet de gagner... 50% sur celui de Maisons du monde. Il faut savoir être un tant soit peu raisonnable, quand même. D'autant qu'il me reste à acheter les fauteuils de bureau repérés chez mon amikea, et qu'ils ne sont jamais soldés. Pfff.

Bon, le repassage m'appelle, et même si je n'ai pas envie de lui répondre, je vais m'en débarrasser.

repassage geluck

 

 

10 juillet 2012

Le vide et le plein

Comme à chaque fin d'année scolaire, et en particulier pour celle-ci, j'ai des angoisses. Les activités multiples, la gestion des problèmes en tout genre, l'activité intellectuelle (agreg et cours), les relations humaines (professionnelles, amoureuses, amicales) retombent comme un soufflé, d'un coup. La fatigue me tombe dessus, aussi, mais j'ai du mal à récupérer rapidement.

De plus, je sais que ces vacances seront déterminantes puisque je vais déménager, et donc changer de vie. Une sorte de grand vide, totalement empli. Oui, je sais, c'est paradoxal.

J'ai en plus dans la tête des idées bien floues pour la rentrée et les cours de l'an prochain. J'ai même fait un cauchemar de fin août (les élèves ne m'écoutaient ni ne m'obéissaient, c'était la révolution dans ma classe) il y a deux nuits. Il faut que je me détende, docteur.

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A part ça, j'ai acheté ma peinture (titane et forge, j'ai hâte de m'y mettre) et trouvé deux bureaux (un simple mais splendide pour Flûtine, un d'angle en métal et verre pour moi) bien bradés. Sachant que je rêve d'un grand Chesterfield marron vieilli dans le salon, il faut bien que j'économise quelque part. J'ai aussi repéré un clic-clac pas mal du tout pour la chambre d'amis. J'ai investi dans un VTC Gitane d'occasion, qui est à la révision, là.

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Si je résume, j'ai la tête à ma nouvelle vie, et cela est à la fois excitant et tétanisant.

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26 mars 2012

Pastéis de nata

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Après un voyage en car de vingt-six heures, trois nuits de neuf heures, quelques larmes, deux spectacles, et des plats de légumes réconfortants, je reviens un peu par ici. Inutile de dire que rater l'admissibilité n'était pas dans mes projets. Le plus dur, c'est qu'Asa l'a eue. Je suis traversée par mille pensées et sentiments contradictoires, que je tâche d'assumer pour ne pas les garder en moi et qu'ils pourrissent sur pied...

Pour l'instant, je n'ai guère envie d'en dire plus : l'ensemble manque de clarté. Disons que je dois essayer d'oublier les gens autour et les opinions que je leur attribue sur moi, pour me recentrer sur moi-même. Le retour au lycée cette semaine me fait peur, en fait. Je me sens fragilisée.

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A part ça, le voyage sur Lisbonne s'est bien passé : pas d'incidents graves, pas de pertes humaines, rien de catastrophique. Nos quarante-deux adolescents étaient majoritairement très bien, hormis quelques exceptions, ce qui est naturel. Les journées étaient chargées côté profs, et nous étions bien fatigués après ces quelques jours sous le soleil portugais, mais cela en valait la peine. J'ai beaucoup aimé la ville et ses environs. Le style manuélin est splendide. Et j'ai évidemment goûté aux pâtisseries fameuses de Belém.

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Demain, je retournerai en cours avec le coeur lourd de beaucoup de choses : l'agreg ratée, le retour de Flûtine chez elle, un kilo pris au Portugal, la crainte de devoir affronter les abrutis de service...

En attendant, donc, je vais préparer mes cours, et poursuivre ma liste de projets divers et variés pour les mois à venir.

 

27 décembre 2011

Une bouffée de fromage ?

Soirée raclette entre amies hier soir... Asa, Tinette, Dolly, Flûtine et moi. C'était plein de vie, ça pétillait ! Et c'est bon dans cette grisaille ambiante...

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Il faudra aussi que je vous cause de la lesbienne invisible, de Fred Tousch, de Chanson Plus Bifluorée, et puis, et puis, et puis...

J'ai aussi des angoisses, et cela m'embête.

 

30 novembre 2011

Et c'est le temps qui court...

Je n'ai pas forcément le sensation de courir, mais force est de constater que le temps file, que je m'active, et que je ne passe pas beaucoup de temps derrière l'écran, sauf pour travailler...

Encore hier soir, j'ai improvisé, très inspirée, une présentation musicale en complément du cours sur le théâtre. Ce matin, les élèves ont donc entendu pour la première fois Juliette et les Rita Mitsouko. J'étais contente de moi, mais cela m'a pris une partie de la soirée. Ils ont aussi visionné la pièce de Sarraute, Pour un oui ou pour un non, avec Dussolier et Trintignant. Je n'ai peur de rien, vous voyez...

Sinon, je suis encore malade, et cela commence à m'agacer : je suis un roc, que diable ! Un roc qui tousse et a la voix fragile...

A part ça, Flûtine est repartie aujourd'hui, et après quasiment deux mois de vie commune, ça fait tout drôle... Heureusement, elle va revenir vite.
Nous sommes allées dimanche voir l'exposition Fra angelico au musée Jacquemart-André. J'avais pris des billets coupe-file, mais cela n'a pas suffi : il y avait vraiment trop de monde, et faire la queue devant chaque tableau empêche de s'y plonger. Moi qui adore la grâce des peintures de Fra Angelico, je n'en ai pas retenu grand-chose, hélas. D'autant plus qu'il y avait énormément de toiles... d'autres peintres. Je me doutais de cette astuce, pourtant je trouve toujours malhonnête de ne pas l'annoncer clairement (surtout avec des entrées à 10,50€ en promotion à la Keufna...).

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Uccelo, Saint Georges et le dragon

J'ai maintenant très très envie de voir  l'expo du musée d'Orsay sur Wilde et les pré-raphaëlites. Vivement les vacances...

22 novembre 2011

Ma vie aux épices

Samedi, j'avais concours blanc de didactique. Cela signifie plancher sept heures d'affilée. J'y suis allée non pas pour quémander une note qui me rassurerait, mais pour me rassurer en parvenant une troisième fois d'affilée à finir une copie dans cette matière, sans honte. J'ai rempli mon contrat : j'ai choisi un corpus sur le théâtre, contenant cinq textes; j'ai rendu 14 pages et, même si l'ensemble est assez plan-plan, j'ai fait ce que l'on attendait de moi j'attendais de moi. En revanche, ce type d'exercice épuise plusieurs jours d'affilée. (Et après, folle que je suis, je suis allée donner un cours particulier de niveau première...)

Nous avons peu bougé ce week-end, du coup. Peu importe : le lycée demande beaucoup de travail en ce moment, étant donné que les conseils de classe approchent à grands pas.

Et puis j'ai reçu trois rapports d'incidents en deux jours sur "ma" classe, dont un grave : une élève, plutôt calme, amorphe habituellement, a eu une crise de délire en plein cours. Je pèse mes mots : il s'agissait vraiment d'un délire psychotique. Les élèves étaient terrifiés, parait-il, et ma collègue a beaucoup de mal à s'en remettre. C'était violent et dangereux, mais personne n'a été blessé.

J'exerce un métier plutôt risqué, finalement.

Violence-a-l-ecole

Donc aujourd'hui, mise au point, heure de vie de classe, gestion -comme je peux- de tous ces rapports. Ce soir, trois tas de copies m'attendent, mais je ne suis pas certaine d'enchainer vaillamment...

J'ai des velléités de correction, disons. Des envies de sorties dans Paris, de shopping un peu pour renouveler mes pantalons et mes pulls (car mesdames, messieurs, j'ai encore perdu un kilo environ, ce qui amène notre compte à... ROULEMENTS DE TAMBOUR... 22 kilos de perdus !), de restaurant, de soirées avec des amis (mais beaucoup ne sont pas sur la région parisienne et se reconnaitront, pfff).

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J'ai aussi fait la première vraie soupe de ma vie (on ne rit pas, au fond de la salle !) et un délicieux pain d'épices hier soir.

A part ça, je suis encore et toujours très amoureuse.

 

15 décembre 2010

J'avance à reculons

Avant de prendre le risque de m'effondrer au fond d'un fauteuil, je passe par ici...
La journée d'hier a été fort longue : je suis rentrée à 20h45 après avoir vu 19 parents. Comme je dors mal en ce moment (à cause du concours blanc, grrr !), je me réveille environ quatre fois par nuit. Un rhume lancinant s'ajoute à cela pour couronner le tout. De fait, j'ai décidé de sécher le cours de didactique de cet après-midi, pour me reprendre un peu et avoir le temps de tout faire.
Car trois paquets de copies m'attendent, et les révisions n'avancent pas...

Sinon, ce matin, mes cinq heures de seconde ont été un vrai festival de questions et de remarques complètement décalées/absurdes/sexistes/homophobes sans même que les auteurs de ces phrases s'en rendent compte... Alors mon énergie se "perd" beaucoup dans des discussions sans fin, des contre-argumentations, des tentatives d'ouverture, des essais de tolérance, et j'en passe.

Pour les perturber, je me suis même risquée à leur demander comment ils réagiraient s'ils apprenaient que j'étais homosexuelle... Pour leur prouver que, sur le fond, cela ne changerait rien : rien à mes cours, rien à mes notes, rien de rien.
Ma formulation était faite au conditionnel mais j'ai bien senti que pour eux, cela relevait de la science-fiction : il était impossible que je fusse homo.

Ceci étant, je me suis dit que j'aimerais beaucoup m'assumer dans mon travail, mais que si je le faisais, dans cet établissement, je risquerais gros. Par sécurité, je me devrais de me taire...

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A part ça et pour finir sur une note plus gaie, le G4 s'est évidemment parfaitement bien passé, même si nous étions toutes assez fatiguées. J'ai voulu dresser une table chaleureuse, et j'ai offert à mes copines un tout petit cadal de Noyel : un carnet Moleskine tout fin et un petit badge avec une citation, qu'elles ont choisi au hasard.

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(Sauf que le badge orange était turquoise, avec une citation de Verlaine : "Et tout le reste est littérature...")

J'ai aussi prêté ma copie de didactique à Tinette, qui l'a lue le lendemain. Il faut sacrément se faire confiance pour cela, je trouve.

Allez, l'agreg/les copies/la sieste m'attendent, dans l'ordre qui s'imposera à moi, en attendant... l'arrivée de Flûtine !

2 mars 2011

Faire une pouillie : avoir l'air de raler. Seulement l'air. Pas le refrain.

C'est sûr, j'ai repris.

Hier, quatorze candidats aux oraux blancs. Idem demain, et neuf vendredi.

Ce matin, sortie théâtre avec mes deux classes de seconde. Cet aprèm, fac : Charles d'Orléans (que je n'ai toujours pas lu, tout va bien) et Racine.

Ce soir, rangement succinct de la cuisine, avec préparation au passage d'un clafoutis aux pommes ultra light : 20g de maïzena, agave, édulcorant, oeufs, lait de soja, pommes rapées, cannelle, pavot.

Ces douceurs diététiques me feront du bien : je ne suis pas dans la tristesse ni exactement dans le manque de Flûtine. C'est plus compliqué que cela. Elle est tout le temps là, présente à mon esprit, me faisant sourire, enrubannant ma vie de légèreté et de tendresse, mais justement, elle n'est pas là.

Quand je suis rentrée lundi soir, le voyage en train aurait dû être plein d'elle, de ses yeux sur le quai, de sa voix murmurant et riant, de son petit mot glissé dans mon sac. Mais j'ai vécu un trajet bruyant et odorant : ma voisine du fauteuil d'en face a parlé fort et répondu au téléphone qui ne cessait de sonner; une autre sur la droite écoutait tellement fort de la musique zouk que j'avais l'impression d'être la tête dans le synthé; mon voisin de gauche s'était encapuchonné pour dormir et sentait le Mc Do à plein nez. Et puis la dame au téléphone a décidé, en fin de parcours (le TGV avait d'ailleurs 20mn de retard), de se parfumer de déodorant. Oui, se parfumer de déodorant, il n'y a pas d'erreur. J'ai eu peur que cela ne me déclenche une migraine : c'était insupportable. Je me suis réfugiée tout d'abord dans mon col, puis derrière ma main, et enfin hors du wagon. Elle a vu, je crois, ma réaction. Peu importe.
Allez lire du Neruda dans tout ce brouhaha, et pensez à l'amour dans ces conditions.

casque_audio

Je suis de plus en plus effarée par le niveau sonore que supportent ces gens qui pensent que plus leur casque audio est gros, plus ils sont mélomanes. Impression qu'ils deviennent sourds. Ou qu'ils se font volontairement du mal.
Idem pour mes élèves, qui, même s'ils sont avec des copains, gardent au moins un écouteur sur deux enfoncé dans l'oreille. Non seulement ils signifient d'une certaine façon qu'ils ne sont pas vraiment là, avec les autres, mais ils ont par ailleurs deux sources sonores. Comment s'y retrouver ? Comment apprécier la musique ou les discussions ? Je parais peut-être être une vieille schnock, mais je ne supporterais pas cela de mes amis.

Ah et puis pour parler musique, je voulais juste dire que Zaz, qui a remporté la victoire de la musique de la chanson de l'année, me saoule. Je n'accroche pas du tout. Mais on s'en fiche, après tout.

7 décembre 2010

C'est déjà Noyel ?

Ce week-end, j'ai été bercée par la magie de l'hiver :

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  • notre premier sapin trône sur le balcon. Il a été décoré quasiment de nuit. (Dès que je le pourrai, je brancherai mon iphone sur l'ordi pour récupérer les photos)
  • j'ai préparé une tarte aux poireaux/feta/jambon en attendant l'arrivée de Flûtine vendredi soir. Un petit Jurançon 2006 bénissait le tout.
  • j'ai reçu le recueil de nouvelles de Val, le roman d'Abd Al Malik La Guerre des banlieues n'aura pas lieu et le premier album de Mark Ronson, Version. Vivement le temps d'après l'agreg...
  • il a neigé et nous étions heureuses, l'une en face de l'autre, sous un plaid, à lire et à parler.
  • je suis allée à un conseil de classe sur mon jour de repos, mais au retour, un délicieux gratin de légumes/tofu soyeux (une découverte !)/fromage/chapelure embaumait l'appartement ! Je me suis régalée d'un plat d'amour.
  • j'ai branché ma guirlande qui clignote à tout va; elle est enrubannée autour de la tringle à rideaux.
  • nous avons marché un peu en revenant de chez mon amikea, sapin sur l'épaule.
  • nous avons siesté, par terre, emmitouflées dans des plaids.
  • j'ai lu mon cours sur Montaigne, avec une couverture et le noirot sur mes genoux, une tisane à la main, Flûtine à côté de moi : mon bonheur est là, modeste.
  • nous avons dormi, sereinement, voluptueusement, jusqu'à ce que l'alarme sonne et que Flûtine se rende compte, ce matin, qu'elle avait raté son train...

A part ça, la dernière ligne droite avant les vacances me parait difficile et j'ai l'impression de n'être aucunement préparée pour la dissertation du concours blanc du 18... Et demain, j'aurai ma copie de didactique, donc ma note... Argh.

16 octobre 2010

Back from fac

Cette semaine aura été aussi fatigante que les précédentes, mais sur un rythme un peu particulier. Les deux journées de blocus du lycée ont créé des tensions, autant dans l'enceinte du lycée qu'à l'extérieur. La violence prend de multiples formes, et je suis lasse de devoir me justifier auprès de collègues "engagés" fort manichéens ou de constater la brutalité de certains adolescents.
Par ailleurs, mes cours de fac sont assez inégaux, et je vais devoir faire des choix. Aujourd'hui, c'était littérature comparée (un programme assez hallucinant) et le premier cours sur Robbe-Grillet. J'en attendais beaucoup et j'ai été déçue : je n'ai rien appris en trois heures. Il s'agissait d'une présentation globale du Nouveau Roman, chargée de citations fort longues, lues bout à bout. De fait, j'ai accompli un exploit dont je ne me croyais plus capable : dormir assise. J'entends la voix du prof, j'ai conscience que je dors et je m'empêche donc de bouger ou de sombrer physiquement. Là, c'était épatant : je tenais mon stylo plume en main, comme si j'étais prête à écrire !
Cette phase de micro sommeil m'a permis de tenir jusqu'au bout. D'autant que j'ai beaucoup de mal à me lever le matin, même si je m'effondre le soir vers 22h au grand maximum.

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Sinon, je suis parvenue à me tenir à mon projet "je m'occupe de moi malgré tout" cette semaine : séance chez le coiffeur, esthéticienne, achat de collants tout doux tout chauds. Cela paraît dérisoire, mais j'ai besoin de petites soupapes de cet ordre, sinon je vais vraiment imploser.

Il y a eu aussi une fête du lycée hier soir, pour laquelle je m'étais mise en jupe -événement notable. Je ne suis pas rentrée tard, à cause d'une boule au plexus : Flûtine aurait dû être avec moi, et ce vide me pesait trop.

Je me sens en outre quelque peu tendue pour des raisons que je n'évoquerais pas ici, et qui m'obligent à avancer. Je prends aussi conscience que j'ai changé, et cela est toujours fort troublant.
Dans un peu plus d'une semaine, non seulement je serai en vacances (elles sont plus que salutaires, celles-ci), mais je serai aussi plus veille d'un an, armée d'un âge symbolique. Je m'étais donnée comme ambition l'an dernier d'être mieux dans ma peau et d'avoir minci pour ce prochain anniversaire. Je pense avoir réussi mon pari.

Sinon, il fait froid et je suis seule ce soir. La fatigue tombe progressivement. Je vais sans doute me faire un bon plat de pâtes pour me récompenser de ma semaine, même si l'idée du plateau-télé n'annihile du fait même de la qualité des programmes du samedi...

27 novembre 2010

C'est beau, la vie...

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Lundi soir, Flûtine et moi sommes allées voir "Potiche", le dernier film d'Ozon. A la fin de la séance, j'avais un sourire jusqu'aux oreilles. Alors comme j'ai beaucoup moins la banane en fin de semaine, et que je viens de l'entendre sur France Inter, je vous offre un morceau chanté par Deneuve : "C'est beau la vie".
Après cela, j'irai remplir mes quasi 90 bulletins en ligne. En tâchant de ne pas trop ruminer.

5 juin 2010

Divers et varié

Mon jasmin a explosé de joie solaire. Les pensées s'activent et résistent à la chaleur. Je fais de même...

En ce moment, au lycée, les élèves sont en mode off et nous, nous donnons beaucoup d'énergie pour les tirer, leur faire achever la liste de Bac, les retenir un peu, mais aussi pour remplir les bulletins et les dossiers scolaires, gérer l'orientation (ah, le bonheur d'être PP de seconde !), anticiper les épreuves du Bac en tant qu'examinateur...

Ce matin, un lapin j'ai réussi à clôturer la séquence sur la poésie par une séance musicale sur Paris. Au programme, Gréco, Barbara, Ferré, Nougaro, Abd Al Malik, Marc Lavoine, Cora Vaucaire et la voix d'Apollinaire. J'aime faire découvrir des sonorités inconnues à mes élèves. Certains l'ont joué blasé ("j'vais m'suicider"), mais globalement je pense que l'idée leur a plu. Et puis j'ai indiqué cette séance sur leur descriptif de Bac, alors bon...

A la fin des deux heures, comme j'avais parlé un jour d'une potentielle sortie officieuse sur les bateaux-mouches, une élève est venue me demander si c'était réalisable, même après les cours. Ce genre de réaction me flatte toujours un peu.

Sinon, je dois préparer le conseil de ma seconde ce week-end, et Kracoukass a beau être en arrêt, il m'inonde de mails angoissés pour qu'on le prépare à deux -chose dont je me passerais bien. Je pense noyer le poisson assez vite, car je m'en sors bien mieux sans lui. J'ai appris par des rumeurs qu'il avait eu sa mutation : il quittera donc le lycée, mais emportera avec lui sa paranoïa et ses problèmes...

Dans un tout autre domaine, j'ai décidé de vider un peu mon salon et de l'aménager autrement. Je commence demain à mettre ce projet en oeuvre. L'idée me plaît  beaucoup : je veux créer un bel espace de travail, et respirer plus dans cet appartement envahi de choses.

Cet après-midi, donc, petit tour dans le centre ville pour acheter ce qu'il faut et m'aérer un peu : j'ai la tête farcie de tous les projets pédagogiques en cours.

Et puis une petite devinette pour finir : qu'y a-t-il donc dans mes plats diététiques ?

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24 mai 2010

Appétits

Quand Flûtine est là, voilà à quoi ressemble ma vie en couleurs...


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A part ça, le programme de l'agreg est tombé ce week-end :

- Charles d’Orléans, Poésies, éd. P. Champion (Classiques Français du Moyen Âge), tome 1, Ballades.

- Montaigne, Essais, livre I, éd. E. Naya, D. Reguig-Naya et A. Tarrête (Folio, 2009).

- Racine, La Thébaïde, Britannicus, Mithridate, dans Théâtre complet éd. J. Morel et A. Viala, revue et mise à jour, class. Garnier, 2010.

- Rimbaud, Poésies, Une Saison en enfer : sous le titre de « Poésies » (de Rimbaud), se rangent les sections suivantes de l'édition Poésie/Gallimard (éd. Louis Forestier, 1999) : « Les Cahiers de Douai »(p. 41-75), « Poésies 1870-1871 » (p. 77-126) et « Poésies 1872 » (p. 143-166).

- Alain Robbe-Grillet, Les gommes, La jalousie, éditions de Minuit.

- Jean-Pierre Melville, Le cercle rouge.

Programme de littérature générale et comparée

Permanence de la poésie épique au XXe siècle

- Anna Akhmatova, Roseau [1923-1940], Impair [1936-1946], Course du temps [1958-1966], in Requiem, Poèmes sans héros et autres poèmes, édition et traduction de Jean-Louis Backès, Paris,Gallimard (Poésie), 2007, p. 167-325.

- Nâzim Hikmet, Pourquoi Benerdji s’est-il suicidé ?, Petite Bibliothèque, Bruxelles, Éditions Aden, 2005, et Paysages humains, traduction de Munevver Andaç, collection Littérature étrangère, Lyon, Éditions Parangon, 2002.

- Pablo Neruda, Chant général, traduction de Claude Couffon, Paris, Gallimard (Poésie), 1984.

- Aimé Césaire, La poésie, Paris, Éditions du Seuil, 2006.

 

Pas forcément évident, mais intéressant. Tinette et Jeanne sont déjà sur le coup pour m'aider à la préparer... Et dire que je ne remets déjà pas la main sur Robbe-Grillet et Montaigne, là...

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