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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
31 janvier 2010

Etirements croisés

abdominaux


Encore tombée du lit trop tôt, j'en ai profité pour nettoyer les sols, préparer un tableau excel pour les oraux, envoyé quelques mails aux collègues, puis j'ai refait le lit, rangé mes affaires, et là j'attends que les sols soient secs pour poursuivre.
Il me reste à m'occuper de moi, vider le lave-vaisselle, établir mes questions d'EAF blanc et ensuite attendre... l'arrivée de Flutine. Oui, c'est déraisonnable, mais si bon... Nous sommes incapables de ne pas nous voir plus d'une semaine pour l'instant. Alors la folie l'emporte... Non, en fait, non : c'est la douceur qui l'emporte.
Ah et puis cela n'a rien à voir, mais je suis passée à une moyenne de 250 à 300 abdominaux quotidiens. Je suis encore loin de la plaquette de chocolat (plutôt Nutella, actuellement), mais je m'accroche. Le moral en profite.

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29 novembre 2009

Comptes d'hiver

Il faudrait que je fasse une entrée sur les sciences et moi (c'est pompeux, oui). Mais je n'en ai aucune envie. Idem pour acheter mon sapin chez mon amikea, corriger mes fichues copies (je ne peux m'en prendre qu'à moi-même d'en avoir autant), préparer le conseil de classe de demain (alors que je suis repos ce jour-là), changer les draps, repasser ma montagne de linge, vider le lave-vaisselle...

Là, dehors, c'est le déluge. Le vent m'a d'ailleurs réveillée ce matin. Vendredi, alors que je commence plus tard, c'est Clochette qui m'a fait toutes les bêtises possibles. Et puis la veille au soir, au moment de dormir enfin, un moustique, que dis-je ? le seul moustique de toute l'Ile-de-France, est venu siffler à mes oreilles. Rien de tel pour m'agacer.

Hier soir, j'ai rendu service à Barbie Dolly (bien plus joli, je trouve) qui manquait d'accompagnateurs pour emmener ses élèves au théâtre. Un Shakespeare de 2h30. Etonnamment, les élèves se sont bien tenus, en dehors de l'envoi de sms pendant la représentation... Après, épuisée de fatigue, j'ai acheté un menu Mc Do, et suis rentrée sous la pluie et dans le vent.

Shakespeare_conte_hiver

Allez, je vais m'activer quelque peu, histoire de m'en tenir à mon objectif du jour : un paquet de copies de STG, et mes cours préparés.

Heureusement que j'ai commencé ma cure d'allymcbealisme...

allymcbeal_cri

Edit de 19h30 : je viens enfin de finir mon paquet de STG; maigre victoire si l'on considère qu'il m'en reste encore quatre... Mais là, je vais m'atteler aux tâches ménagères propres au linge... Trop la fête !

18 novembre 2009

Tournez manège

Comme Emy me cause en engliche pour que je m'active côté blog (rendez-vous compte, elle a fait une note plus vite que moi !), je me dis que je manque un peu à mes lecteurs une lectrice.
Mais que s'est-il donc passé depuis, allez, deux jours ? Le suspense est haletant, vraiment...
Dans le désordre :

  • j'ai continué à déprimer mais j'ai dû aller au boulot.
  • alors j'ai travaillé comme une demeurée, en ayant l'impression d'avancer de deux mètres dans l'océan Atlantique à plein régime.
  • j'ai rencontré des parents avant la réunion officielle (ben oui, ça ne me suffit pas).
  • j'ai houspillé les secondes, imité Frédéric Mitterrand et les Inconnus en cours, tenté d'établir une liste définitive de volontaires pour les Zorro, Zorro ! oraux blancs.
  • j'ai regardé les Desperate housewifes en engliche, of course, et en riant (LOL).
  • j'ai failli rater l'heure ce matin : 25 mn pour émerger, ça commence à faire long.
  • j'ai aussi failli manquer de biscottes au pti déj, et ça, ce n'est pas possible : un crime de lèse-petit-déj risquerait d'entrainer un meurtre (cf. la note d'Ed).
  • j'ai écrit une jolie lettre officielle au proviseur à propos des sorties scolaires de mes classes. La première envisagée n'est pas possible, mais c'est en partie de ma faute.
  • j'ai entamé une psychanalyse avec Klaki un soir sur MSN. C'est beau, le progrès.
  • il y a eu une alerte incendie hier après-midi, qui m'a fait perdre environ 20mn de cours et m'a décalée dans mon planning avec les ES.
  • j'ai écrit un mail de réclamation à Karouf, suite à un paquet de jambon qui puait à l'ouverture (le cochon est fourbe  : il attaque avec la grippe, et nous achève avec son jambon !) et à un lot de champignons moisis pourrissant sur des panés de colin pas encore ouverts...
  • j'ai entendu Diam's en live, et je n'aurais jamais pensé dire ça un jour, mais j'ai bien aimé : "L'honneur d'un peuple". Je songe à faire une séance d'ECJS sur "être Français" avec des titres d'Abd Al Malik, Diam's, Zazie, Barbara...

biscottes

A part ça, j'ai envie de dormir tout le temps. Je comate. Je m'active uniquement pendant les cours. J'ai toujours les mêmes paquets de copies entassés sur la table du salon.

J'aimerais changer deux trois agencements dans l'appartement, aussi. Histoire de me donner l'illusion d'un changement au moins, quoi.

Voilà.

Alors, Emy, heureuse ?

13 novembre 2009

Feuillets d'automne

Dans la grisaille et la monotonie de mes journées, envie d'un peu de légèreté. Alors voici un petit air fort agréable, aux sons californiens... Il tourne pas mal sur les radios populaires, mais qu'importe.

J'ai fini mes deux paquets de copies de Bac blanc (perles amusantes en vue, et j'ai fait aujourd'hui des imitations  en classe qui vont devenir cultes, je le sens...) mais j'ai encore quatre paquets en attente. De toutes les façons, jusqu'à janvier, ça va être de la folie douce, comme toujours. La routine, quoi.

Aujourd'hui, les STG ont été bavards et amorphes (si si, le mélange est possible !). J'ai passé un léger savon aux secondes. J'ai vu une mère d'élève en fin d'après-midi. Et ce soir, petit service à rendre après diner. Ensuite, enfin, je me coucherai pour aligner dignement mes quatre heures de cours demain matin. Puis deuxième rendez-vous avec des parents à midi.

Heureusement, pot en vue avec Emy demain soir. Et j'ai reçu son livre cadeau : il s'agit de Le Dieu des petits riens d'Arundhati Roy. Inconnu au bataillon (shame on me) mais le titre est beau, déjà...

dieu_petits_riens

Et puis mercredi j'ai reçu aussi de la Fée deux livres en cadeau : Char illustré par Braque dans Lettera amorosa, ainsi que Forêts, texte de théâtre de Wajdi Mouawad. C'est chouette d'être encore et toujours étonnée par des découvertes littéraires...

lettera_amorosa

18 octobre 2009

Procrastination

DSCF3581

Musée d'Orsay, fin septembre 2009

J'aurais dû, j'aurais dû écrire un peu sur le blog aujourd'hui, oui. Au lieu de cela, j'ai jeté quelques photos de paysages citadins ce matin.
Alors demain, je tâcherai de raconter ma première fête au lycée, mes copies, ma soirée entre filles qui approche, et puis, à la demande de Papistache, peut-être, oui peut-être, écrirai-je mon plus ancien souvenir... Qui sait ?

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7 novembre 2009

Cercle (pas très) littéraire

Voilà, j'ai fini un paquet de copies des STG, j'ai moins mal à la tête quoique facilement mal au coeur, je suis en pyjama : je peux entamer une lonnnnnnnnnnnnnnnnnnnnnngue entrée !

Résumé des épisodes précédents
Virgibri, encore toute nouvelle dans une équipe de choc et de charme au sein de LycéeDésiré, a été invitée sous le manteau par ses collègues de lettres à des soirées déjantées... Les lieux tournent; chacune apporte de quoi survivre dignement (Bacchus ne serait pas déçu).

Episode de jeudi
La première initiation a lieu chez Jeanne -pseudo en référence à la voix grave de Madame Jeanne Moreau. Nous sommes cinq au total. Jeanne est jeune, normalienne, agrégée (tout pour faire un pti complexe léger parce qu'en plus elle n'étale rien, je l'ai appris par hasard), prof en sus à Science Po et pigiste sur France Cucu. Son appartement est dans un quartier parisien tendance depuis environ deux ans.

jeanne_moreau

Je fais le trajet avec Dolly, petite poupée blonde aux yeux clairs et à la voix perchée mais avec un GROS cerveau. J'apprends qu'elle aussi a fait prépa, après être passée par Science Po ("Une erreur de parcours, mais encore fallait-il le faire pour le savoir"), au lycée Henri IV. Dolly est étonnante : elle aurait tout de la nana pénible en apparence, et en fait elle est adorable : attentionnée, rigolote, originale et intéressante dans son analyse des textes... Elle ne cesse de parler, tout comme Jeanne : elles ont le record absolu, je crois.
Arrive ensuite Asa, quarantenaire jolie, originaire du nord mais en fait arabe (j'adore ce genre de phrase), hyper dynamique et sur tous les fronts au lycée, pleine de projets, le sourire aux lèvres tout le temps.
Enfin, Tinette, cinquantenaire, à la retraite cette année, magnifique femme pour son âge, aux yeux luisants et pétillants, plus discrète mais qui assène parfois des petites phrases excellentes. J'ai découvert par hasard que j'avais certains de ses cours sur mon ordi depuis des années... Ses spécialités :  le théâtre et le cinéma.
Et évidemment, Bibi, toute discrète, avec les écoutilles grandes ouvertes, et sa tarte courgettes/lardons/curry sous le bras.

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Au final, nous avons très peu parlé littérature (mais nous étions entourées de livres, j'adore ça). J'ai écouté tous les cancans du LycéeDésiré (il y en a bien plus qu'on ne croit !), les histoires d'amour ou de sexe des unes et des autres. Plein de rires ont fusé. Je me suis couchée à une heure du matin, la tête un peu enfarinée à cause de la cigarette de Jeanne, mais contente de me sentir intégrée à cette équipe de cette façon aussi simple et aussi directe. Seul bémol : le lendemain matin, l'estomac retourné au réveil et un fond migraineux. Etait-ce dû à la crainte de la reprise ou à quelque nourriture mangée la veille au soir ? Je l'ignore, et ce n'est pas grave.

barbie_vomit

Il faut juste que je travaille sur mon complexe d'infériorité, maintenant...

PS : j'ai oublié de préciser qu'elles sont toutes des vraies bombes niveau corps, top fashion, féminines et classe... Je me sentais un peu boudin, moi.

barbie_obese

1 novembre 2009

Charbonneuse

charbon

Il y a des jours où je vois tout en gris. Gris souris, gris cendré, gris tout court.
Après une nuit de cauchemars assez terribles et de réveils en sursaut, j'ai décidé de m'attaquer enfin au travail à faire pour le lycée. Les bras m'en tombent tant cela me paraît énorme. Je ne parle pas des copies, qui sont finalement monnaie courante dans notre métier. Mais plutôt de ces fameuses sorties au théâtre qui me bloquent totalement. Je me sens ridicule et dépassée. Inapte. J'ai enfin envoyé un mail à la responsable du théâtre local, mais cela ne m'avance guère : je dois choisir une pièce obligatoire pour chaque classe de première, avec en sus une autre pour les volontaires. Je ne sais pas de combien le lycée pourra aider, ni s'il reste un peu de budget pour mes classes.
Mes collègues ont prévu en gros huit sorties (!) comme une fleur, alors que j'en suis toujours au point mort. Je sais que je vais lutter avec certains élèves, pour qui cette dépense sera scandaleuse. Je suis donc toujours dans le flou total, et mon inaptitude à préparer tout cela annihile mon énergie. Il y a des moments où j'aurais envie d'en pleurer, car je ne supporte pas de ne rien maîtriser...

Pour la seconde, pas de théâtre en vue avec moi, mais je voudrais les emmener très vite au musée d'Orsay avant que les travaux ne commencent (et que certaines toiles ne partent aux quatre coins du monde mi décembre). Cela aussi, je dois l'organiser...

Ensuite, j'ai trois contrôles de lecture à préparer, dont un qui me laisse perplexe. Je dois prévoir le planning des oraux d'entraînement pour novembre, tout en sachant que certains élèves vont se défiler, et que cela tombera soit sur mes jours de repos, soit le matin tôt ou tard l'après-midi.

Reste encore l'intervention contre l'homophobie à prévoir et à lancer, et, évidemment, les cours sur le théâtre à prévoir, les paquets de copies de type Bac à corriger, les notes à rentrer sur le logiciel des moyennes...

Et puis là, la pluie cogne contre mes vitres. J'aperçois à peine les tours de la Défense au loin. Je porte un simili pyjama d'intérieur, avec une grosse polaire peu flatteuse. Je vais remanger des piccolini ce midi, avant de réattaquer mes cours.

Journée grise. Vert-de-gris.  Au charbon.

31 août 2009

Dentelles et jupons

Snapshot_20090831

Pour lutter contre le stress provoqué par Micahuète et Peps ( -> que vais-je porter pour la pré-rentrée ?), je suis allée faire un peu de shopping. Partie pour trouver des pantalons, j'y ai renoncé : rien de potable en dehors des slims faits pour les minettes, ou alors j'atteignais des tailles éléphantesques.
J'ai donc opté pour... des jupes ! Oui, mesdames et messieurs, après les talons, après les sacs à main, j'attaque les jupes. C'est ça, vieillir ?
Je suis revenue avec trois desdites jupes, un chemisier, un legging, et une veste bustier. Maintenant, je dois repasser car le tout ressemble à des chiffons, tant les magasins prennent soin de leurs produits...
J'ai quand même eu ensuite la présence d'esprit d'aller à la pharmacie pour me reprendre mes bêta bloquants anti migraineux (je sens que le mal de tête couve). Et du gel antibactérien en pompe pour le glisser dans mon casier à moi toute seule rien qu'à moi. On lutte comme on peut contre ses tocs (et la grippe H1N1).
Là, il faudrait que je prépare mon sac pour demain, mes vêtements chiffonnés, tout ça. Mais à la place, j'ai regardé la vidéo pour F. et je chouine sur une situation personnelle que j'ai bien cherchée...

Allez, petite régression naïve : je vais poser une question d'enfant, et puis pfiout, je sortirai.

Diiiiiiiiiiiiiiites, pourquoi c'est si compliqué la vie, l'amour, la mort ?

31 mai 2009

Fresas y crema

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Ce matin, les chats ont tenté de me réveiller à 6h30 puis 8h30, en vain : levée à 10h. Ben ça m'a fait du bien. J'ai le sommeil agité, mais je sens quand même le besoin de me reposer et de trainasser au lit.
Petit-déj en lenteur, et décisions pour le programme de la journée. Au final, préparer des trucs frais pour ma mère qui revient demain de vacances, aller voir ses chats, essayer de réparer son ordinateur. Mais celui-ci est fichu, mouru, grillu. Elle récupèrera le mien dans la semaine, mais cela signifie pour moi des heures d'installation, de maintenance technique, rhaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa euh non, rhuuuuuuuuuuuuuuuuuuuuu pour la rime !

Sinon, hier soir, j'ai rencontré Micahuète sur mon balcon. Elle a vu du soleil, elle passait par là, et hop ! Du coup, elle a eu l'extrême honneur d'admirer mon abattant design et mode. Et elle m'a sauvée de deux araignées (pfff, j'étais ridicule, moi).

Là, j'attaque mes fraises. J'en ai trop pour moi seule, mais tant pis...

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Il y en a une que cela indiffère et qui s'étale mollement et magnifiquement au soleil de ma solitude...

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3 mars 2009

Baby-sitter

La suite de mes aventures...

cartable_prof

Ce matin, après avoir fait un mail à l'adjoint du lycée, je suis partie à 9h30 pour rencontrer le principal de mon nouveau collège. Il m'a l'air assez spécial, mais bon, je me ferai une opinion progressivement. Je suis restée jusqu'à midi au sein du collège pour avoir tout le barda de la jeune TZR qui s'installe (et il faut veiller à ne rien oublier) : listes et trombis d'élèves, réglements intérieurs sur les retards etc, manuel scolaire, semaines A et B sur l'année, liste des profs, code photocopieuse, clef de salle, bip parking, souches d'appel, emploi du temps... Une paille, quoi.

Ensuite, j'ai filé dans mon "ancien" lycée pour rendre mes effets et mes copies... corrigées. Je voulais éviter Sakapus mais je suis tombée sur elle en salle des profs après une entrevue sympathique avec l'adjoint (qui m'a raconté la "crise" due aux copies que Sakapus avait renvoyées au lycée etc). Evidemment, j'ai eu beau plonger ma bouille dans mon casier en le vidant, elle m'a alpaguée :

_ Je vous ai reconnue ! Si vous avez quelque chose à me demander...
_ ... Non ! Je vide mes affaires là. Ce que j'ai mis dans votre casier vous a convenu ?
_ Euh oui, enfin je ne sais pas, je n'ai pas regardé.
_ Pardon ? Le bilan des classes ?
_ Ah oui, ça va.

Là, je suis sortie prendre l'air pour retrouver Peps. J'ai évacué la colère du "merci, mon chien". De retour en salle des profs, toujours avec mes livres dans les bras, Sakapus m'a de nouveau harcelée. Et là, c'est la cerise sur le gâteau. Elle s'est approchée très près de moi :

_ Les élèves m'ont demandé hier si vous alliez venir aux conseils de classe...
_ Ah non, je ne suis plus ici. Mais j'ai rempli tous les bulletins et je ferai des bilans par classe.
_ J'irai, bien sûr, mais je ne serai qu'une spectatrice...
_ Oui, comme moi dans mon nouveau collège.
_ De toute façon, les devoirs blancs ne compteront que pour le troisième trimestre.
_ Ah ? ils devaient compter pour le deuxième .

Et mes collègues renchérirent.
_ Quand j'aurai les notes, je vous les enverrai pour que vous les mettiez sur les bulletins...
Là, j'ai vu Peps prête à lui sauter à la gorge.
_ Non, j'en doute : je ne suis plus dans ce lycée, ce n'est pas à moi de le faire.
_ Ah... Je les remplirai derrière, après, alors ?
_ Voilà.
_ Je vous souhaite bon courage.
_ A vous aussi...

Sourires entendus avec mes collègues. Et elle est repartie, ahurie. Et moi, remontée comme une pendule. Peps m'a amusée pour me détendre, d'autres collègues se réjouissaient "Oh tu reviens !" mais je les calmais de suite.

pendule_gaston_citime

Après tout ça, bye bye la compagnie, courses chez Karouf, préparation de cours. Je commence demain avec les schtroumpfs.

Je me sens déjà fatiguée, là.

Apfiouh !

Edit de 20h30 : j'ai oublié de dire qu'une collègue du lycée m'a montré les copies qu'elle a corrigées et m'a donné celles de "mes" élèves. J'étais très heureuse de voir que mes pronostics concernant certains étaient justes et cela m'a rendue presque heureuse. Du coup, j'ai fait un mail à une élève pour lui dire sa bonne note... Même une élève de STG a réussi à avoir la moyenne en appliquant mes consignes...

10 décembre 2008

Make the voice be with you

vader1

Ce matin, jour de "repos", j'ai une voix de Robert. Pas encore de Dark Vador, c'est déjà pas mal, me direz-vous. Certes. On verra si demain je fais cours avec cette voix-là.
Hier matin, je n'avais que des cours de seconde. J'ai trouvé ma première heure peu convaincante. Les deux heures suivantes se déroulaient avec la seconde frappée, celle qui ne me donne aucune satisfaction pédagogique et génère une forme de  frustration désespérée commune à tous les profs de cette classe. Les élèves étaient fascinés par la météo : car tombait la neigeuh.
J'ai quand même eu ma perle  de la semaine grâce à l'un d'eux : je parlais de Sganarelle, Arlequin, la Commedia dell arte, tout ça.

_ Et où retrouve-t-on aussi le personnage de Sganarelle ?
_ Dans les Schtroumpfs !

J'attendais des titres de pièces de Molière, par exemple. Devant mon air à la fois affligé et amusé, Guignol a lancé juste après un petit : "Non ? C'est pas ça ?"

Rideau.

Sinon, j'ai enfin installé ma Wii et j'ai apprivoisé la wii mote. J'étais comme une gosse hier soir ! Et pour l'instant, j'ai simplement essayé les jeux de base fournis avec la console (bowling, tennis, baseball, golf, boxe). D'ailleurs, j'assure en boxe : j'ai mis mes adversaires virtuels KO alors que j'y avais jamais joué. C'est un bon défouloir, ça.
J'ai aussi créé des Mii, petits personnages que l'on fait jouer et qui nous représentent. Je crois que celui de ma mère est le plus réussi. Bizarrement, j'ai fait celui de mon père et cela ne me rend pas triste...

mii mii_fen_tre

Enfin bon, avec tout ça, je me suis couchée seulement à minuit, alors que j'ai aujourd'hui un vaste programme à me concocter : encore quatre paquets de copies que j'aimerais finir avant les vacances (illusion ? je ne serai pas là ce we pour avancer...), écrire une lettre aux parents de première S pour les rassurer (de quoi ? alors que pour moi, tout semble plutôt bien aller en dehors des arrêtés quasi hebdomadaires), faire quelques courses (le froid me motive peu), changer les draps et ranger un peu la maison (super enthousiasmant, ça), etc...

Bon heureusement, je suis allée chez le coiffeur hier pour m'occuper de moi, et j'ai encore acheté quelques cadeaux de Noyel. Mais j'en profite à chaque fois pour m'en faire ! Là, ça a été un coffret de trois cd de La Callas pour 15€ (un peu bonheur !), un opéra de Vivaldi (Orlando furioso avec Jaroussky) et une deuxième wii mote pour pouvoir jouer à deux.

C'est bon de se faire du bien, même si ça fait mal au porte-monnaie...

3 février 2011

Etre bilouquée : avoir la tête retournée / être submergée

J'ai, je crois, huit paquets de copies en attente. Je souhaite en rendre le maximum avant les vacances. Les paris sont lancés : de combien de paquets vais-je me débarrasser ? Sachant qu'une copie prend 15mn, que j'ai trente élèves par classe, et trois classes. Vous rendrez vos copies à la fin de l'heure.

Le noirot va à nouveau mal, sinon. Direction le vétérinaire hier soir, après ma journée de lycée et de fac (un cours sur Charles d'Orléans, ultra répétitif dont je me serais bien passée) : rebelote. Anti inflammatoires, etc. Je suis censée le redéposer mardi pour la journée afin qu'on l'anesthésie pour : un détartrage/polissage, des prélèvements, des tests, une perfusion, un bilan sanguin. Coût total : 400€. Pour être honnête, j'ai la vague impression de me faire arnaquer. Je cherche des avis autres autour de moi.

kisscool02

Je crains d'avoir la fatigue qui s'abat sur moi un peu trop tard : j'étais partie en week-end pour amortir le choc de l'agreg, mais j'ai droit au deuxième effet kiss cool, je crois. Il m'est très difficile de me lever, et je sens les élèves insupportables. Par effet, je me sens irritable. Remarquez, ma vision est peut-être faussée.

Pourtant, tous mes collègues courent après le temps, sont submergés par les copies, et tout et tout. Je ne suis pas seule sur le radeau.

Et puis mon ordinateur Sony n'est toujours pas au SAV puisque je n'ai pas encore eu le temps de tenter de récupérer tous mes dossiers dessus...

Heureusement, ce soir, un peu tard, Flûtine sera dans mes bras. C'est fou comme j'ai besoin d'elle, surtout en ce moment...

31 décembre 2012

Manager ses angoisses

N'imaginez pas que je reste cloîtrée chez moi, prostrée sur le canapé, à ruminer. Je gère chaque journée comme je peux, avec un seul objectif modeste quotidien : faire le ménage ou les courses, voir une amie, préparer un plat, m'occuper à une tâche administrative, recevoir quelqu'un ou aller dans Paris.

Tout cela paraît dérisoire aux yeux de certains, mais je sais que c'est le seul moyen pour ne pas tomber dans un épisode dépressif : "l'action est le remède à l'angoisse". Sauf que mes angoisses, qui avaient disparues quasiment complètement depuis que j'étais avec Flûtine, ont fait un retour grandiose. J'avais occulté à quel point elles dévastent et écrasent. Mon coeur est comme encagé, étouffé, et je ne peux rien faire contre.

Je sais d'expérience qu'à part surnager, je n'ai rien à ma disposition pour lutter. Je prends de l'euphytose, c'est-à-dire l'équivalent de bonbons somatiques, pour dormir à peu près correctement (et je m'éveille chaque nuit à 4h), mais je me refuse à aller chez le médecin pour avoir une quelconque aide chimique. Je n'en ai pas pris dans les pires moments de ma vie, je n'en prendrai pas pour mon chagrin d'amour.

Donc, comme je le disais, au milieu de ce marasme et entre deux crises d'angoisse, les amis se relaient et me soutiennent. 

J'ai mangé deux fois japonais avec Micahuète, et une avec Emy, avant de visiter avec cette dernière une expo au musée Guimet sur le thé.
J'ai déjeuné sucré-salé chez Comtesse, puis nous nous sommes baladées dans Paris.
Je me suis offert un nouveau boîtier photo Nikon, le D7000, d'occasion (avec un objectif 18-105mm) en attendant d'avoir vendu mon D50. J'ai fait une belle affaire (et une belle folie) mais je voudrais me remettre vraiment à la photo. Il va d'ailleurs falloir que je réinvestisse la chambre d'amis/bureau de Flûtine pour en faire un espace créatif (photo, calligraphie, mail art peut-être)...

nikon d7000


Je suis allée à la manif pour le mariage pour tous avec Harry et Ed. Il y a même eu un chocolat chaud en fin de journée avec elle.
Tinette m'invite à prendre le thé dès qu'elle le peut et m'envoie au moins quatre sms par jour.
Sandy est venue dormir à la maison et voir enfin mon appartement.
Miss R m'amène dès qu'elle peut devant une bonne assiette et/ou un bon verre.
S. me fait aussi goûter certains vins raffinés et me demande des nouvelles quasi au quotidien.
Pumpkin m'a reçue chez elle pour une soirée tapas et développement personnel personnalisé !
Ma mère a voulu me gâter et a décidé hier qu'elle m'offrait un nouvel Iphone 4 car mon 3S me lâche totalement. Une sorte de Noël après Noël, quoi.

Ce soir, ce sera petit réveillon chez Harry qui me récupère "comme je suis". J'ai préparé un vatrouchka digne des pâtisseries de la rue des Rosiers (oui, oui, je m'encense sur le plan culinaire) au lieu de prendre le risque de réaliser mes premiers macarons maison...

 

PS : et j'avoue honteusement que je ne parviens pas à rester sans nouvelles de Flûtine, avec qui j'échange des sms sporadiques, dont l'inanité m'effraie et me rassure à la fois...

 

30 décembre 2009

Faites le tri

Un peu de tout et de rien, dans cette entrée...

J'ai décidé que mon blog-it express servirait de compteur à de multiples choses. J'aime cette idée sans trop savoir pourquoi.
Hier, j'ai investi dans ma planche à adbos. Premier essai ce matin. Je vous raconterai.
Par ailleurs, j'ai enfin lavé ma voiture, parce que je n'avais plus le choix : j'avais peu de vision latérale tant les vitres étaient sales de neige fondue, de pluie, de poussière...
Je vais bientôt terminer la saison 2 d'Ally Mc Beal. Il y a un épisode qui m'a fait pleurer (pour les fanas de la série, c'est l'histoire du petit garçon atteint de leucémie qui attaque Dieu en justice... Il y a aussi Ling qui s'arrange pour qu'Ally voie un dirigeable...), et la vie sentimentale des personnages me touche plus que je saurais le dire.
J'ai attaqué les corrections de copies. J'ai dû faire le cinquième du lot hier...
Au final, Emy me sauve d'un réveillon solitaire ! C'est fou comme les voies du net sont impénétrables...
La roue de mes amis tourne, et souvent les blogamis prennent une place considérable. Si l'on m'avait dit cela il y a dix ans, je n'y aurais guère cru.
Sinon, je crois reprendre goût à la lecture. Enfin non : je ne l'ai jamais perdue, mais je me trouvais des excuses pour peu lire. J'avais un vrai manque. Là, je croule sous les envies : Nietzsche, Jabès, Sartre, Forrester... J'ai repris aussi la lecture d'un ouvrage étonnant : Fuck America d'Edgard Hilsenrath. Les critiques étaient excellentes, et la technique narrative est très moderne. Je ne suis pas assez spécialiste de littérature américaine, mais je crois que ce roman est au carrefour de pas mal d'autres, comme ceux de Breat Easton Ellis ou Bukowski.

Hilsenrath

Et puis il y a les livres que Comtesse m'a donnés. Nous n'avons pas du tout les mêmes goûts, et je suis curieuse de lire ceux qu'elle m'a confiés...
Je me demandais d'ailleurs, après le spectacle de Luchini, quels auteurs je choisirais si je devais lire des textes comme il le fait (NB : j'adorerais faire cours ainsi, en lisant des textes à mes élèves et en dérivant sur mille et une choses... Sans grands concepts, sans cours à noter ou liste de Bac à faire : juste pour le plaisir du partage, de la lecture, pour faire chanter les mots et leur montrer comme c'est beau...). Je sais qu'il y aurait du Baudelaire. Pas forcément celui des poèmes, mais peut-être le critique d'art. Du Colette, pour la beauté du texte. Du Proust, pour le rythme. Du Zweig, pour la finesse psychologique. Du Bobin, pour la lenteur. Et la correspondance de Flaubert, drôle, percutante. Oui, je sais, il y a au moins pour deux spectacles, là.
Allez, je vais calmer mes ardeurs dans une séance d'abdominaux...

16 novembre 2009

Intellectuels engagés, unissez-vous !

Etant donné que je ne veux pas "lâcher l'affaire" comme diraient certains de mes élèves, je décide de publier ici un excellent article de Christian Salmon dans le Monde, qui résume parfaitement ce que je ressens. Ma peur, ma colère sont dans cet article (au format Word juste après ou bien voici son lien) : Article_Monde_Raoult

Un appel d'écrivains a été par ailleurs lancé.

Et histoire de sourire malgré tout cela, voici une parfaite illustration de la chose en patates. Merci au génial Martin Vidberg.

goncourt_patates

Un autre article, encore plus théorique et particulièrement dérangeant  -pas écrit par n'importe qui non plus : Tzvetan Todorov- me réjouit. Je suis heureuse de lire enfin ce que je ne parviens pas à exprimer, et de constater que ces articles sont en tête des textes les plus lus et les plus commentés.

Faites passer, ça fait du bien, même si ça fait mal...

22 septembre 2014

Les sept plaies d'Egypte, ou le mauvais karma

Alors que j'attends le réparateur TV de la Keufna, sans savoir exactement quand il va arriver, je mets à jour mes mails pour le travail, suite à la dernière mouture d'emplois du temps que nous avons eue vendredi, à 14h... Applicable dès aujourd'hui, je pense que de nombreux collègues et élèves ignorent cette information.

 

plaie egypte

 

Comme nous l'avons fait depuis la pré-rentrée, nous voilà tous -pour la énième fois- à l'attaque des problèmes divers et variés rencontrés dans nos classes. Par exemple, dans la première dont je suis PP, il y a soit une heure d'histoire-géo hebdomadaire, soit quatre selon la semaine dans laquelle nous sommes, et cela ne donne pas le compte d'heures légales. 
Côté emploi du temps professeurs, ce n'est pas toujours reluisant : l'adjointe m'a laissée une heure de demi groupe le lundi. J'entends par là que je n'ai que cette heure de cours sur la journée, de 14h à 15h. C'est bizarre, mais les professeurs ayant pris la parole en plénière se retrouvent pour beaucoup dans cette situation...

Par ailleurs, tout va de mal en pis dans mon lycée : 

  • L'adjointe semble avoir été convoquée au rectorat car elle a tenu des propos diffamatoires sur les enseignants, devant des personnels. Nous avions voté une motion dénonçant ceci, et maintenant, elle fait la chasse aux sorcières en brandissant cette feuille partout et en demandant des noms.
  • L'adjointe, toujours elle, a retenu des élèves dans son bureau pour... avoir des noms de professeurs qui auraient parlé des problèmes d'emplois du temps. Les élèves s'y sont refusés, le ton est monté, et c'est devenu du grand n'importe quoi. Elle a même montré des mails de profs aux élèves.
  • En lettres, il nous manque quelqu'un car une TZR avait été chargée comme un âne de vingt-trois (!) heures de cours. Elle a refusé car c'était insensé. Une classe lui a été retirée. Jusque-là, tout allait presque bien. Mais devinez qui a été nommé sur le poste de remplaçant de cette classe : ma stagiaire de l'an dernier, celle qui avait "pété un plomb", et à qui l'on avait suggéré fortement de changer de métier... La situation est délirante au plus haut point, puisque cette dame m'en veut d'avoir fait un rapport circonstancié, et que les relations étaient mauvaises (car la stagiaire, disons-le, avait un grain) entre elle et nous. En outre, elle va massacrer une classe...
  • Samedi matin avait lieu une réunion entre parents des élèves de seconde, direction, et profs. Je vous laisse imaginer l'ambiance après tout ce qui s'est passé depuis la rentrée...

Alors, je me dis que peut-être, on a jeté un sort sur mon lycée. Ou qu'il y a des consignes pour le massacrer. Bref, si vous connaissez un marabout guérisseur "je-te-ramène-ton-lycée-ou-l'être-aimé-en-24h-maxi", n'hésitez pas à me contacter.

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5 novembre 2013

Nos élèves m'ont donné une autorisation de sortie

Puisque je devrais être en cours, mais que nos élèves ont fait blocus ce matin (je suis arrivée en pleine arrestation d'un de mes anciens secondes...), le lycée a fermé ses portes à midi. Me voici donc revenue à la maison, alors que la pluie s'acharne à tomber dehors.

Je vais prendre le temps d'écrire un peu ici, car je sais bien que je déserte trop...

J'ai envie de parler musique tout d'abord. La dernière fois, j'évoquais Asaf Avidan. Là, je passe dans un tout autre genre, car j'avais remporté deux places pour un concert classique au théâtre des Champs-Elysées : un chef anglais dirigeait l'orchestre de Paris (Mozart, Dutilleux, Beethoven). J'ai beaucoup aimé entendre cet ensemble (environ quarante musiciens), car on n'a pas souvent l'occasion d'entendre des morceaux classiques en live.Le public était plutôt âgé, ce qui montre bien que ce type de musique en concert est peu accessible, globalement. Enfin, c'est ce qu'il m'a semblé.

Sinon, pour mon anniversaire, j'ai reçu les deux albums de Stromae. Très sceptique au début, je dois le reconnaître, j'ai pris le temps d'écouter et je trouve les paroles et les jeux de mots assez fins. Clairement, le premier album ("Cheese") est musicalement trop techno pour moi, mais je suis bien plus réceptive sur le second. Je ne pensais pas écouter ce genre musical un jour, mais Cally et moi avons des goûts tellement différents que je m'ouvre à d'autres sons.

Ensuite, toujours sous l'influence de Cally, je vais un peu plus au cinéma (ce qui n'est guère difficile puisque je n'y allais quasiment pas). Nous avons vu Blue jasmin de Woody Allen, La vie d'Adèle et Gravity.
Le dernier Allen est faussement drôle. Je l'ai même trouvé très sombre. On jongle et on oscille entre rire et gêne pour ce personnage féminin qui chute de très haut. J'étais à la fois contente d'avoir vu ce film, et comme assombrie par l'histoire de cette femme.
Sinon, plus je songe au dernier Kechiche, plus je le trouve profond, finement mis en oeuvre et en abyme.

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Quant à Gravity, je dois avouer que c'était la première fois que je voyais un film en 3D. Je m'attendais à quelque chose de spectaculaire, une expérience unique étant donné le bruit que l'on faisait autour de ce film. Au final, j'ai passé un agréable moment, mais rien n'a bouleversé mon existence. On est loin de La vie d'Adèle qui remue bien après son visionnage, ou d'Alabama Monroe (vous en ai-je parlé ?). Disons que Gravity est divertissant et bien fait. Et c'est déjà pas mal, en regard de ce qui est parfois proposé au cinéma... En plus, les images de l'espace sont belles et apaisantes, et Sandra Bullock s'en sort plutôt dignement.

Enfin, nous avons vu l'exposition du Luxembourg "La Renaissance et le rêve". Je ne sais si je dois la recommander ou non : rien ne m'a marquée, en dehors d'un manuscrit de sonnet de Michel-Ange. Voir son écriture m'a émue. Ceci étant, je crois qu'il faut avoir de solides connaissances sur le XVIème siècle pour apprécier et comprendre la démarche. J'avais beau savoir que le sommeil fascinait depuis l'Antiquité tous les artistes, j'ai été finalement peu réceptive aux oeuvres. Je suis bien plus intriguée par Braque et Valloton (à venir !).

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Bien, chers lecteurs fidèles, je vasi me concentrer sur un sujet de didactique de l'agreg, car je stagne totalement dans ce domaine... Et c'est bien ce qui m'inquiète et me prend du temps, aussi : les angoisses m'empêchent trop souvent d'agir.

 

20 décembre 2013

Noyel & C°

Outre la remise des bulletins de seconde, et donc les conseils de classe, les réunions diverses et variées, le travail habituel, mon avancement d'échelon impromptu (au grand choix, alléluia !), les rapports à rédiger, les cadeaux de Noyel à acheter, j'ai voulu correctement m'occuper de l'anniversaire de Cally. Au programme :  pâtisseries de Philippe Conticini, excusez du peu; potage asiatique aux crevettes et nouilles; roquefort de petit producteur.

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Et pour couronner le tout, sachez que je vais goûter sous peu la cuisine de Robuchon...

Cally et moi vivons notre premier Noyel ensemble. J'aime ça. Notre sapinou est bancal, un peu tordu, dans tous les sens : à notre image, sans doute.

Et nous visitons un ou deux appartements pour nous rapprocher de nos lieux de travail respectifs, car les trajets nous épuisent. Un projet à deux, vous dites ?

 

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Sinon, je ne parviens pas à correctement travailler pour l'agreg : le journée, je suis au lycée, quelque peu occupée, et le soir, je m'effondre à 21h, lamentablement. Bilan : le concours blanc de demain risque d'être acrobatique. Je songe à travailler un sujet mais sans rendre de copie. Si c'est pour avoir une note minable et me déprimer, quel est l'intérêt ? Si je pouvais au moins être prête fin janvier, pour le concours...

 Vivement que je dorme vraiment un peu...

22 février 2013

Allô, Holga ? C'est Gola !

Certes, il fera froid et il va neiger. Certes, je suis encore bien malade et Cally commence à l'être. Mais qu'importe : nous irons, en rampant s'il le faut, profiter de notre week-end prévu depuis deux semaines. A nous le magnifique hôtel dans une ancienne abbaye (je ne suis pas habituée à un tel faste !), à nous la gastronomie !

D'ici-là, je vais me reposer car mon air de poisson pas frais a du mal à se faire oublier. Il va falloir aussi que je travaille quelque peu, car au retour lundi, je doute d'être extrêmement motivée pour m'y mettre, alors que la masse de corvées au lycée s'est accumulée...

Hier, j'ai dû rater le troisième conseil de classe de ma carrière. Je m'en voulais de laisser Hype se débrouiller seule, mais d'un autre côté, je dormais debout en toussant. J'aurais été d'une aide très modeste, je crois.

 

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Sinon, j'ai fait un petit cadeau à Cally dont je suis assez fière : elle voulait un appareil photo argentique moyen format de type Holga, et n'en avait jamais trouvé. Moi, si. J'ai même eu le choix de la couleur, et elle a maintenant le modèle "Holga 120 CFN Panda" (le tout blanc). Le principe est simple : il n'y a pas de mise au point et on peut superposer autant d'images que l'on veut sur la pellicule. Dans un autre genre, j'emporte ce we mon beau boîtier Nikon que je vais enfin inaugurer !

Ah et puis j'ai voulu changer mes Adidas Gazelle pleines de peinture (et trop associées à mon passé) : j'ai trouvé une paire de Gola noir et blanc à 30€ qui me vont à ravir. Un rien m'habille et me plaît, quoi. (Tiens, on dirait que j'ai moins de fièvre)

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PS : impossible d'aller plus haut dans mes réflexions du jour car mon cerveau reste fort embrumé. Je lutte déjà pour ne pas me recoucher, là...

20 décembre 2012

Pulsions

9h25

Besoin d'écrire ma douleur ce soir : mes sept heures au lycée m'en empêchent.
Je voudrais savoir si elle a mal, au moins. Je voudrais qu'elle soit mal.
Aujourd'hui, c'est plus difficile de tenir.

........................

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Voici le soir venu. La journée, fort remplie par les cours et une sortie scolaire, m'a permis de "tenir". Tenir quoi, tenir à rien, tenir à un fil.

Hier, c'était la colère qui dominait. Un sentiment dur, féroce, qui me donnait envie de la bousculer, celle qui m'a refusé la vie à deux, l'engagement, le couple. J'ai résisté à l'envie irrépressible de lui envoyer deux sms : l'un avec une photo d'un nounours aussi vieux que moi, usé, aux yeux tristes; l'autre avec une citation de Brecht (merci CPE) : "Ceux qui se battent ne savent pas s'ils gagneront, ceux qui ne se battent pas ont déjà perdu".

J'ai résisté, et j'ai plongé dans un sommeil agité, comme les nuits précédentes.

Au matin, j'ai vite compris que le moral était bas, et qu'il débarquait de la sorte sans prévenir. Un intrus dans ma vie qui n'allait pas si mal, il y a peu. Car il y a peu, j'entendais des envies de m'offrir une bague, j'entendais des "nous retournerons en baie de Somme", je lisais des promesses de cours de ski de fond, mais aussi "je ne veux jamais te voir souffrir ou te faire souffrir, jamais !". S'agissait-il de phrases incantatoires pour lutter contre ce qui s'échafaudait déjà, consciemment ou non ? Je ne le saurai sans doute jamais. Le femme que j'ai quittée lundi n'était plus celle que j'avais connue : une étrangère mettant à distance tout ce que nous avions vécu, de façon infâme.

Et tout cela alimente ma colère : j'aurais eu évidemment mal de l'entendre me dire que notre couple ne lui convenait pas et qu'elle avait fait une rencontre (j'exècre toujours autant l'autre, d'ailleurs) mais au moins les mensonges par omission, les détours, la balade de quasi trois semaines dans le flou m'auraient été épargnés. J'aurais détesté l'autre, j'aurais pleuré, je n'aurais pas été niée, pourtant.  Là, je reste sur cette lamentable tentative de la part de Flûtine de parler de nous comme d'amies et de tâcher de m'en convaincre -je n'ai jamais cédé et ne cèderai jamais sur cette absurdité. Notre histoire semblait effacée, réinterprétée (par le regard de l'autre qui aurait orienté Flûtine, perdue ?). C'est cela que je ne peux supporter.

Et je reste sur cette dernière impression, et sur la lâcheté de Flûtine, et son silence depuis lundi : pas un signe qui pourrait me dire qu'elle s'en veut, qu'elle a mal, qu'elle regrette sa façon de faire, ou n'importe quelle autre marque de sa torture mentale. Car oui, je me raccroche à cette possibilité qu'elle souffre : l'imaginer gambadant déjà au bras de l'autre, l'accompagnant de son rire cristallin, accueillant cette intimité aisément, je ne peux l'envisager, même si cela reste une possibilité.

Au matin, donc, j'ai senti le moral fort bas, et bien vite j'ai trouvé le sujet précis qui alimentait ma douleur matinale. Flûtine, après des années d'arrêt, reprenait tranquillement son instrument de musique. Cela est/était fondamental pour moi. C'est une partie d'elle qui me fascinait totalement, et me rendait folle amoureuse. Elle jouait juste pour elle-même, retrouvant des sensations à la flûte.

Et ce matin, au réveil, au-dessus de mon café, en me préparant, sur le chemin en voiture, sur le parking du lycée, je n'avais que cela en tête : ce n'est pas moi qui l'entendrai en premier, ce n'est pas moi qui aurai ce privilège, ce n'est pas moi qui la regarderai avec passion jouer, ce n'est pas moi qui l'entendrai en live et non sur enregistrement. Et cette pensée, même si cela peut vous paraître étrange, me perturbe autant, et me rend autant malade que l'idée d'une autre qui l'embrasse, la caresse, la touche.

 

30 septembre 2012

Super héroïne du quotidien

Je n'ai rien vu de ma semaine, passée avec Flûtine et dans le travail jusqu'au cou. Mon emploi du temps m'éreinte deux jours par semaine, dont je dois me remettre rapidement. Comme il y a eu une énième mise à jour de nos plannings et des salles attribuées, cela crée aussi des flottements.

Par ailleurs, j'ai eu un grand agacement mercredi soir. Alors que Flûtine travaillait et que je me réjouissais de retrouver les Desperate housewifes, j'ai eu la mauvaise idée de consulter mes mails sur l'iphone. Grand mal m'en a pris : Asa avait écrit un message collectif à l'ensemble des professeurs, concernant notre salle. En effet, vendredi dernier, au matin, nous avons découvert avec étonnement que les tables avaient été bougées en un système alvéolaire (j'associe dorénavant la salle des profs à une ruche), et surtout que le haut des casiers avait totalement disparu. Certains ont cherché leurs polycopiés, leurs cours, et... leurs copies, en vain : tout avait été jeté. Mais par qui ? De murmures en soupçons, quatre noms ont émergés : Asa et trois autres profs, qui étaient tous présents au fameux stage pédagogo fumeux le mardi d'avant...

Ils n'ont pas vraiment revendiqué leur geste, comprenant leur bévue d'avoir tout jeté sans prévenir sans doute. Le soir même pourtant, ils s'occupaient de l'étiquetage des casiers (l'administration en ayant été incapable depuis la rentrée...), en vidant ceux qui posaient problème... Donc, presque une semaine plus tard, Asa écrit un mail à la centaine de profs que nous sommes.

Aucun mot d'excuse ou d'explication concernant les pertes subsidiaires des uns et des autres, mais des auto compliments et une information présentée en quatre points numérotés, pour expliquer que le changement est loin d'être achevé : ce n'était qu'un début. Un plan de la future salle des profs a été établi (par maximum quatre profs) puis présenté au proviseur, qui est d'accord, évidemment.

Dans mon canapé, malgré la délicieuse Lynette et ses comparses, j'ai senti la colère poindre. D'autant plus que je n'étais pas du tout d'accord avec des décisions absurdes et illogiques. J'ai aussi constaté que certaines idées que j'avais pu proposer il y a deux ou trois ans étaient reprises, alors qu'elles avaient été balayées avec mépris d'un revers de la main... J'ai décidé de ronger mon frein, de patienter au lieu de répondre sous les effets de l'agacement, car ce qui en résulte n'est jamais bon.
J'ai évacué avec Flûtine, qui a eu les mêmes réactions que moi. J'ai lu les six ou sept mails de remerciements de collègues à Asa, mais aucun retour négatif : pourtant, ça avait bien causé le vendredi et après.

Jeudi, j'ai effectué ma journée tunnel de huit heures de cours. La colère est retombée seulement vers 13h. En rentrant, je me suis tranquillement installée, et j'ai rédigé une réponse très mesurée, contenant une seule pointe finale, et proposant arguments et alternatives potentielles aux différents points qui étaient proposés. J'ai tout pesé, fait relire à Miss R, et envoyé mon mail.

Qu'elle n'a pas été ma surprise de recevoir des remerciements de collègues, presque chuchotés, dès mon arrivée à 7h30 au lycée le lendemain ! Ou des sourires, des regards complices. J'ai eu aussi deux mails de collègues de lettres, adhérant totalement à mes propos...

Je sais bien que ces petites histoires sont dérisoires, mais j'ai eu l'impression alors d'être légitimée, et d'avoir dit ce que je devais dire. Je verrai l'accueil d'Asa mercredi, mais pour l'instant, c'est calme plat côté réponses.

Sinon, il y a eu aussi des balades en forêt avec Flûtine, qui m'ont occupée. Et puis nous sommes allées voir "Camille redouble" : étrangement, j'ai moins aimé que "Du vent dans mes mollets", mais j'ai plus pleuré (j'ai même continué dans le train en rentrant, en parlant de mes impressions à Flûtine : deux jeunes hommes ont dû croire que je traversais une épreuve, en me voyant). Yolande Moreau est sublime d'humanité.

Ce matin, j'ai déposé ma douce à la gare avec regret, mais je souriais tout de même de tant de chance dans mon existence. Je suis repartie et au lieu de rentrer directement, je suis allée au rayon orchidées de chez TruffO : j'aurais voulu en prendre une de chaque espèce. J'ai acheté un oncibium jaune soleil (1) qui était bradé car il allait certainement être jeté. Je mets un point d'honneur à le sauver.

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Ma préférée est un cambria d'un violet foncé tigré (2).

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Et j'ai craqué pour une troisième, un dendrobium blanc à tiges (3 le mien avec plein de bourgeons, et en 4 une version fleurie).

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Là, je viens de réaménager le salon en fonction des plantes. Et c'est beaucoup plus joli encore qu'avant.

Je vous propose un jeu, ou du moins une contribution : j'aimerais donner un nom à chacune de ces orchidées. J'écoute toutes vos propositions ! Cela peut aller du nom inventé à celui d'un personnage littéraire en passant par une couleur ou ce que vous voudrez. A vous !

Vous dites ? Les copies ? Les cours à préparer ? Ah oui, c'est vrai...

 

30 octobre 2012

Singing in the rain

Ce week-end, nous avons été inspirées en allant en Baie de Somme alors que le ciel annonçait des orages et du froid : rien ne nous aurait arrêtées, je crois. Durant le voyage, j'ai constaté que les essuie-glaces remplissaient leur rôle sur ma nouvelle voiture. Cela nous amusait. L'arrivée s'est faite effectivement sous la pluie, à Mers. Nous en riions. Et malgré le temps, les paysages nous éblouissent d'une beauté simple.

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La petite dame du gîte de Pinchefalise était contente de recevoir, car elle s'ennuie un peu et la compagnie la revigore alors que son mari est très malade. L'accueil était chaleureux, dans cette grande chambre vert pomme, sous le toit. Ensuite, direction Saint-Valery pour voir la ville, emmitouflées, et nous engouffrer dans un restaurant réputé, le Nicol's.

 

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Découverte de spécialités avec ficelle picarde, choucroute de la mer, émincé de boeuf au maroilles et bière blanche locale (la Spatule). Revigorées et avec les joues rouges, nous sommes rentrées nous coucher à... 21h30 pour une nuit au calme, achevée par le chant d'un coq, un petit-déjeuner aux confitures maison et aux tasses des années 70. Un charme fou, quoi.

Comme il faisait très beau et frais au matin, nous avons filé découvrir un peu plus Saint Valery avec son magnifique quartier de pêcheurs, la cité médiévale et les bords de la Somme à la pointe du Hourdel. Nous avons "vu" sur la plage de galets deux phoques (c'est la seule colonie en France) que j'ai baptisés Léon et Junior.

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Petit tour au marché de la ville (achat de confitures originales : betterave/pommes, courge/citron), et grande concertation pour savoir où nous mangerions le midi. Nous avons commis l'erreur de prendre un menu dans un restaurant typiquement pour habitués : une simple entrée (la soupe de poissons) eut suffi ! Mais non, nous sommes restées -en regrettant mais- en achevant le repas dans un fou rire mémorable.

Le temps avait tourné un peu à la pluie, mais cela ne nous toujours pas freinées : nous sommes parties pour Ault et ses environs. Les falaises dominaient, la mer était haute, la bruine pointait son nez, la plage était déserte vers 16h : chabadabada.

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Retour sur Paris en soirée, le coeur content.

Et là, nous attendons une amie de Flûtine avec sa fille pour un court séjour parisien. Si je résume : pour une fois, je suis vraiment en vacances.

 

PS : je vais créer un album photos de ce we de ce pas

6 septembre 2012

Eros est partout

J'avais presque oublié à quel point être en classe demande de l'énergie... J'ai donné cours six heures aujourd'hui (huit à compter de la semaine prochaine avec l'enseignement d'exploration en seconde), et donc découvert mes trois classes. L'une d'elles risque d'être explosive mais s'est tenue à carreau pour l'instant. Les deux autres ont l'air pas trop mal. A suivre... Je n'ai pas de quoi me plaindre, tant dans la composition des classes que pour mon emploi du temps.

Mon accueil a été identique aux autres années, mais je me sens tout de même plus à l'aise, malgré le petit noeud à l'estomac qui serrait le kiki, entre 7h30 et 8h, à la moindre de mes certitudes.

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Je me sens aussi plus rigoureuse organisée impliquée investie cadrée zut je ne sais pas comment le dire sans doute grâce à mes deux années d'agreg. J'ai trouvé : plus ambitieuse et plus sûre de moi. J'ose des textes différents, des thèmes grandioses (Eros et Thanatos, Médée...) sans pour autant me prendre au sérieux, ce qui me parait le plus important.

J'ai envie de tout prendre le plus légèrement possible (à se remémorer pour plus tard dans l'année), c'est-à-dire de dédramatiser certains aspects de notre métier. Sinon, il y aurait de quoi y laisser sa peau.

Pour éviter de ne penser qu'à cela, j'ai décidé de reprendre le tir à l'arc dans la compagnie de ma ville. Pour ceux qui s'y connaissent, il s'agit vraiment d'une compagnie et non d'un club, et cela se sent. Mais je ne vais pas m'offusquer du côté quelque peu sectaire parfois de ce type de pratique, et rester sur mon idée première de m'inscrire là. C'est à 5-10mn de chez moi en scooter, cela serait fort dommage de s'en priver.

Il est trop tôt pour dire si je referai de la compétition. Il va surtout falloir que je dérouille la bête et que je retrouve une certaine aisance pour gagner en sérénité. Ceci étant, j'ai beaucoup changé depuis que j'ai arrêté le tir; je ne serai donc sans doute pas la même archère...

 

12 juillet 2012

Surmeiller : verbe, être trop fatigué(e) pour bien dormir.

J'ai beau vouloir me coucher pas trop tard, j'ai du mal à m'endormir, avec ces angoisses tenaces. Pourtant, je m'active pour l'appartement, et en dehors des derniers achats les plus importants (les canapés), je crois tout avoir. J'ai même décidé de garder ma table de salon, et d'en faire une table de cuisine devant laquelle tout le monde s'extasiera, forcément.

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J'ai mis au moins trente minutes (c'est long, dans deux rayons du RoyMerlin) à me décider, pour choisir au final un coloris artichaut (dont Tinette est fan, je l'ai su après) aux reflets patinés rouges. J'ai hâte de customiser ma table !

Par ailleurs, comme je n'ai pas encore réussi à décrocher du lycée (tiens, je pense aux élèves qui emploient maladroitement le terme "accrocher le lecteur"), j'ai fait mes achats de rentrée pendant qu'il y a encore du choix. Ma pochette de copies sera siglée Little Marcel, j'assume. Quant au reste, je n'ai jamais choisi un agenda de prof aussi luxueux ? classe ? cher ? original ? beau ? pratique ? tout à la fois ? Et pour mon agenda perso, je suis restée dans la même gamme de couleur taupe, avec un format pas trop petit. Je ne suis jamais parvenue à passer à l'agenda électronique, qui ne laisse finalement aucune trace.

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A part ça, je vous parle matériel pour éviter de penser à mon petit moral, que j'explique par ce fameux vide-plein de fin d'année, et une fatigue cumulée qui s'abat sur moi ces derniers jours...

8 juin 2012

Ne rien esquiver du bonheur

C'est peut-être stupide, mais le fait que ma future adresse soit au nom d'un peintre m'a influencée dans mon choix : j'ai vécu pendant plus de vingt ans dans les bras de Voltaire, puis je suis partie rejoindre Manet au balcon. Là, je vis dans une caserne au nom militaire. Retrouver le domaine de l'art et de la culture me sied parfaitement.

Je vais signer le compromis de vente lundi, déjà. Mon offre a été acceptée par les vendeurs, même si j'ai craint qu'ils refusent (c'était leur prix plancher). Demain, premier rendez-vous en banque pour voir ce que l'on me propose ailleurs qu'à la Bihènepi. Si tout va bien, je serai dans mes nouveaux murs mi août. J'ai peine à le croire, mais je me projette parfaitement bien dans mon beau quatre pièces. Je ferai de l'une des deux chambres mon bureau, et de l'autre un lieu à double fonction pour recevoir les amis (avec couchage) et un espace de travail pour Flûtine quand elle vient. Le grand luxe ! Mais la cuisine est vraiment la pièce maîtresse de l'appartement.

Je feuillette donc force magazines pour trouver la déco qui me plaîrait, le meuble adéquat, sans rien charger dans les pièces : je vais considérablement m'alléger en quittant mon deux pièces actuel. J'ai d'ailleurs vendu pas mal de choses à la brocante de dimanche : à 11h du matin, mon étal était quasi vide. J'ai vendu au total pour 240€ ! Une réussite, en partie due à mon épatante mère qui a le commerce dans le sang.

Je garde ce petit pécule pour acheter un élément de mon futur appart dans les soldes (parfaite synchronisation avec mon achat immobilier, les soldes !).

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A part ça, la fin d'année suit son cours : des grappes d'élèves viennent, dont des absentéistes notables que je n'avais pas vu depuis un bail. Les élèves semblent contents de réviser, de jouer à des jeux littéraires, de voir avec moi La Journée de la jupe et L'Esquive. Leurs petits mots sur une fiche bilan de l'année m'ont redonné la foi et l'envie de poursuivre dans ma façon de travailler. Asa m'avait ébranlée avec ses critiques maladroites et féroces...
Les collègues se lâchent un peu et ça fait du bien : on rit plus. Il était temps.

En plus, je n'ai toujours pas été convoquée pour le bac, et je commence à croire que l'on va me laisser tranquille cette année. Ce serait le signe d'une période vraiment faste pour moi ! Et je n'ai que deux jours de surveillance.

Cerise sur le gâteau : je suis amoureuse.

Alors mon fond de mal de tête, je m'en moque un peu là.

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