Puissousie : n.m. Etat de rebond psychologique après une période d'indécision.
J'ai traversé non pas le Léthé comme Anna Akhmatova, mais quelques jours cahin caha, et cela semble mieux aller aujourd'hui. Je gère un peu plus la pression qui m'écrabouillait le plexus. Je tâche de revenir à l'essentiel, sans me polluer l'esprit par des pensées annexes. Et puis j'affronte ce que je dois gérer pour un éventuel oral.
J'ai d'ailleurs fini ma première lecture (ci-dessus mentionnée), à la fois perplexe à cause d'une certaine obscurité des poèmes de la dame russe, et de la beauté simple qui s'en dégage.
J'hésite maintenant entre Chant général de Neruda et l'oeuvre poétique complète (ben oui, pourquoi se contenter d'un ou deux recueils, se disent les hautes instances qui décident du programme de l'égrégation) d'Aimé Césaire. Il restera encore Nazim Hikmet, mais je le garde pour la fin, je crois. Et Charles d'Orléans...
Les explications de littérature comparée ce matin (nous étions quatorze...) étaient extrêmement denses, et donc riches. Je n'ai pas regretté d'y être allée. Le prof a même dû prolonger de trente minutes son cours de... trois heures.
Sinon, j'opère des changements dans l'appartement, comme prévu. Cela me fait du bien d'envisager d'y vivre mieux, plus à l'aise, moins étouffée. En aménageant la cuisine, j'ai d'ailleurs découvert que le tuyau d'évacuation d'eau du lave-vaisselle était coupé en deux. J'ai évité l'inondation de la cuisine de justesse.Tout a été réparé aujourd'hui.
Avec Micahuète, nous avons aussi dévalisé mon amikea jeudi soir.
Demain, grand ramdam de prévu encore chez moi. Mais chut, c'est une surprise !
Je pense aussi pas mal au tir à l'arc, laissé de côté -encore une fois- à cause de ce rythme de dingue et de ma fatigue. Envie de reprendre à l'occasion, mais j'ai quasi honte à l'idée de débarquer comme ça, après des semaines d'absence.
Envie de musique, aussi : Agnes Obél, Juliette, Marianne Faithfull (leurs derniers albums), Mozart... J'ai réentendu, par hasard sur Inter, "Une petite musique de nuit", et tout m'est revenu en mémoire : une madeleine musicale, quoi. Mon père m'avait offert un CD, en voyant que je m'intéressais à la musique classique. C'était Mozart. Je l'ai écouté en boucle pendant des années, sur une cassette audio. Et là, sur Inter, je m'étonnai de connaître le morceau par coeur...
Et puis j'ai décidé, et cela n'a rien à voir, de préparer des muffins carottes-coco sans graisse. D'un coup d'un seul. Pour la beauté du geste. La recette m'appelle, d'ailleurs.
Impression d'avoir mille vies, ou d'en gérer plusieurs à la fois.

