07 juillet 2014

Qui donne des points ?

Ne croyez pas que je flemmarde tranquillement, car nous sommes en fin d'année scolaire. Une fois les copies ingurgitées, j'ai découvert la réunion d'harmonisation ou "pêche aux points", concernant tous les professeurs d'un même jury, toutes matières confondues.

Je craignais un bac bradé, mais dans cette commission, les délibérations m'ont semblé justes. Pas de quoi s'indigner ou se révolter. Les dossiers scolaires s'avèrent être fort utiles pour trancher sur les cas tangeants. Mais faire passer 242 dossiers de candidats d'affilée, cela abrutit quelque peu, je vous l'assure.

En littérature, nous sommes trois enseignantes, et nous nous sommes mises d'accord très rapidement pour le rattrapage. J'en suis deux après-midi, aujourd'hui et demain. Ce sera mon baptême du feu. J'ai préparé de jolis petits papiers dans deux enveloppes pour laisser (un peu) le hasard faire.

Je sens que je vais être plutôt bienveillante, comme on nous le demande, si je vois de la bonne volonté et du travail. D'autant plus que j'ai vu mes élèves de TL vendredi, ceux qui vont justement au rattrapage, et que l'inquiétude dans leurs yeux m'a rattrapée...

Allez, je vous laisse, je dois me préparer pour ces ultimes épreuves.

rattrapage bac

 

NB : j'ai aussi géré la répartition des classes pour l'an prochain, ainsi que la poursuite de notre installation dans l'appartement. Il faudra que je développe certains exploits...

Posté par virgibri à 11:07 - - Commentaires [1] - Permalien [#]
Tags : , , ,


01 juillet 2014

Bac & C°

J'ai achevé hier mes corrections de TL : quatre-vingts copies, allant de 3 à 18. Comme disent nos inspecteurs, j'ai utilisé toute l'échelle des notes. J'ai pris conscience seulement hier soir que je m'étais fourvoyée dans la date : j'étais persuadée que nous étions le premier du mois, et qu'il fallait absolument enregistrer les notes pour midi. Bref, j'ai accéléré le tempo sans le vouloir, et j'ai gagné un jour d'avance sur mes prévisions. Il ne faudrait pas le dire trop haut, car on nous répondrait que, finalement, nous avons largement le temps de corriger et qu'on pourrait nous donner plus de copies à corriger.

copie bac

Bilan de cette nouveauté pour moi de corriger des terminales : globalement, c'est plus rapide à lire car mieux écrit (mais j'ai un florilège de perles grossières à publier sous peu). L'épreuve durant deux heures, je n'ai pas eu plus de dix-sept pages (copie record, et pas forcément la meilleure). La vraie différence pour les notes, c'est au niveau de l'esprit de synthèse et de l'organisation, car les connaissances sont généralement là (sauf exception, évidemment, et nous verrons cela dans les perles). Deux ou trois dilemnes à régler sur le paquet, pas plus. 
Par ailleurs, je suis bien contente de n'avoir pas eu les oraux de première : je commençais à me lasser, et c'est véritablement épuisant. Quand je vois déjà à quel point j'étais vidée après douze copies par jour, je ne sais pas comment j'aurais tenu une semaine d'oraux. Enfin, me connaissant, j'aurais tenu, bien sûr, mais à quel prix ? 
Je sens encore bien la fatigue de cette année intense, entre agrégation, lycée et déménagement. Je ne sais même pas si je parviendrai à récupérer correctement.

On ne peut pas dire en effet que je suis dans une forme éblouissante en ce moment. Je vais tâcher de me refaire une santé avant le départ en vacances.

A part ça, comme nous sommes plus près de Paris, nous reprenons le rythme de nos balades et visites : nous avons enfin vu l'expo Mapplethorpe au Grand Palais. 
Ce qui m'a tout d'abord frappée, c'est la qualité technique des photos : grain extrêmement fin; blancs et noirs véritables; cadrages magnifiques; tirages exceptionnels. Le travail sur le corps comme objet esthétique est vraiment beau, voire dérangeant parfois (l'expo n'est pas recommandée aux plus jeunes, et pour cause). J'ai largement préféré la première partie de la visite, dans laquelle les associations avec l'esthétique antique sont effectuées. Au final, les corps masculins étaient les plus intéressants et les plus réussis : on sent bien que la préférence de Mapplethorpe allait en ce sens.
Sur la fin, il y avait une chronologie de la vie du photographe. J'ai vu que sans un amant-mécène, il n'aurait sans doute pas émergé aussi aisément dans le monde artistique, et il ne serait sans doute pas venu à la photo. La vie tient parfois à un cadeau de type Polaroïd ou Hasselblad.
J'ai gardé en tête quelques images, et surtout celle qui tient lieu d'affiche : cet autoportrait de 1988, je le connaissais depuis longtemps, mais le découvrir "en vrai" et l'observer avec quelques années de plus, était d'autant plus fort. 

Robert-Mapplethorpe-Self-Portrait-1988

 

Il y a aussi le très beau cadrage sur des bas résille (Legs/Melody, 1987), dont le Grand Palais se sert pour vendre des magnets ou des carnets...

Mapplethorpe legs

Finalement, quand je regarde les images proposées par Google et quand je repense à l'exposition, je me dis qu'il est surprenant d'avoir des telles oscillations entre violence et douceur dans un même oeuvre.

Et puis, nous avons vu un film asiatique, Black coal (ours d'or à Berlin). Il s'agit d'un thriller étalé sur plusieurs années, avec un flic un peu paumé, une jeune femme travaillant dans un pressing, et des morceaux de corps disséminés dans des wagons de charbon aux quatre coins de la Chine. L'intrigue tient la route mais on bascule parfois dans l'absurde, l'étrange, et je dois reconnaître que j'ai eu quelques moments d'ennui. Ce n'est ni un mauvais film ni un excellent film. 

Serait-ce là la pire critique possible pour un film ?

Posté par virgibri à 09:59 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

23 juin 2014

Lève-toi, et corrige

Forte de mes quatre-vingts copies de TL depuis vendredi soir, je tente de maintenir le rythme : j'en ai corrigé trente à ce jour. Cela signifie bien évidemment faire des sacrifices sur le we, mais le temps de correction s'avère court : il faut avoir enregistré les notes pour le lundi 1er juillet à midi, alors que nous rendons les copies le 3 (ne cherchez pas à comprendre, c'est illogique au possible).

Pour autant, il va bien falloir remplir le frigidaire, faire le ménage, et tutti quanti. Mais j'avais quand même envie d'évoquer avec vous la réunion d'harmonisation de vendredi matin, édifiante et toujours aussi inutile...

Nous étions convoqués à Versailles, dans un lycée que j'ai trouvé laid. Dans le train, j'ai eu un premier choc : une fillette d'environ dix ans était vêtue d'une jupe plissée bleu marine, au genou; de socquettes blanches; de petits mocassins à demi vernis; et elle arborait une magnifique natte dont aucun cheveu ne dépassait. A la gare de Saint-Cloud, elle est descendue et j'ai vu d'autres petites filles modèles, identiques, sur le quai. 
"C'est un autre monde", pensais-je. 

Je prends un bus pour rejoindre le lycée de la convocation. Versailles ressemble à un village par ses façades, et pourtant n'en est pas un. Je me demande pourquoi Louis XIV a choisi un endroit si éloigné de Paris, et quelle tête il ferait en voyant ce que "sa" ville est devenue.
Je descends et découvre le lycée vieillot, des années soixante ou soixante-dix. Nous sommes plusieurs à entrer au même moment et à chercher une affichette quelconque dans le hall. Rien. Nous ressortons pour rejoindre une autre entrée, et une collègue qui nous a précédés nous indique que la réunion a lieu dans un autre bâtiment, quelques numéros plus loin. L'inspectrice se mêle à nous (précision : elle m'a fait passer l'oral de la leçon sur Rimbaud à l'agreg... et ne s'en souvient guère, ce qui m'arrange).

Marchant d'un pas plus vif que d'autres, je m'installe avant le petit bloc de lettreux. Deux profs sont déjà installés. Il n'y aucune affiche, mais nous devinons que la salle nous est dédiée.
Les autres entrent, circonspects :

_ Vous êtes làààà pour la réunion de TL, littératuuuure ?

_ Nous sommes toujours là pour la littérature !

_ N'est-ce pas ? Huhuhu...

Petit rire entendu.

Je suis affligée par cet humour au rabais, entre "spécialistes" pédants. Je regarde autour de moi et je suis pour l'instant la plus jeune du lot. Comme un OVNI dans ce lot de professeurs cravatés, endimanchés, articulant profondément et allongeant les voyelles. On me trouve parfois un brin précieuse, mais dans ce contexte je suis l'engeance des lettres.

On évoque bien entendu le nombre de copies. Les petits nouveaux comme moi tendent l'oreille... pour entendre ceci : "Des cassandres prédisent que nous en aurons plus que l'an dernier..." ou "C'est le stakhanivisme de la correction !"
No comment.

profs_2

La réunion débute, cahin-caha. Les inspecteurs sont bien embêtés : il y a un problème sur l'une des questions (la mineure à huit points). Les sujets sont flous, mauvais, à côté des consignes données toute l'année à nos élèves. Une fois ce constat effectué, et nos indignations formulées, on nous dit que nous allons devoir composer avec.
Pour évaluer l'immensité du problème, nous commentons des copies à l'aveugle. Les disparités sont là, mais je ne les trouve pas affolantes. Certains s'offusquent de "la lannnnngue, la lannnngue !" qui n'est passez prise en compte. D'autres suggèrent en sourdine de "défaire la cravate pour corriger et se détendre". D'autres encore continuent les jeux de mots, indifférents dans leur tour d'ivoire : "J'ai une question majeure sur la mineure". Huhuhuhu.

J'ai l'impression d'être dans la BD des Profs : j'ai des caricatures en face de moi. J'en suis peut-être une moi-même, mais je m'abstiens d'intervenir de façon subjective.

prof désespéré

J'observe et je constate qu'une jeune collègue, qui doit avoir moins de trente ans, est toute perdue. Elle est juste devant moi et prend des notes. L'inspectrice rappelle que l'on n'annote pas les copies, et que l'on met une appréciation précise pour éviter tout malentendu en cas de réclamation. La jeune collègue écrit en rouge : "Pas d'anotation sur la copie"
Son côté oisillon sorti du nid me touche moins. C'est dur, et je m'en rends compte, mais elle enseigne les lettres, quand même...

La réunion s'achève dans une certaine confusion et un "bon courage !" de bon aloi mais presque déplacé.

J'appelle le lycée où je dois retirer mes copies à 17h pour savoir si je peux passer avant. Réponse affirmative qui me fait filer vers celui-ci en milieu d'après-midi. Je signe pour quatre-vingts merveilles, je recompte. Concernant le rattrapage (que je n'ai jamais fait passer), je pose une ou deux questions. Sur ces entrefaits, un collègue arrive. Il était à la même réunion que moi le matin. 
Je m'apprête à sortir, et la dame, toute guillerette, annonce à mon collègue : "Dans ce jury, vous en avez moins !" Ne pouvait-elle se taire une minute de plus, le temps que je sortisse ?

 

Posté par virgibri à 13:15 - - Commentaires [0] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

17 mars 2014

Une bouée, svp !

J'ai rarement aussi dépassée par le flot de travail que ces derniers temps. Outre la reprise catastrophique sur des oraux de bac blanc (un vrai fiasco sur le plan administratif et logistique + un collègue remplaçant en apparent abandon de poste), j'ai une soixantaine de copies de terminales L et de première techno à corriger. A cela, ajoutez des conseils de classe à partir de cette semaine (donc des bulletins à remplir), et saupoudrez de cours d'agreg à la fac (sans avoir le temps de bosser pour un éventuel oral) : vous obtiendrez une Virgibri au bord de la rupture.

D'ailleurs, mon lundi sera sous le signe des copies, tout en sachant que la tâche est sans fin...

bouée

Posté par virgibri à 10:19 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

08 juillet 2013

C'est la quille !

Depuis ce matin, 10h, je suis officiellement en vacances ! Rarement les corrections du bac m'auront paru si ennuyeuses, mais cela tient peut-être aux sujets eux-mêmes. Pas très envie d'en parler pour l'instant, même si j'ai une flopée de perles à en faire des dizaines de colliers (à venir).

IMG_3841[1]

Armand, rencontré ce matin dans les couloirs du lycée.

Je me sens fatiguée en cette fin d'année, certainement à cause du cumul, du rythme, des menues déceptions professionnelles (ah, l'équipe des lettreux...), du bac, aussi. Mon temps de travail pour l'agreg a été réduit à une peau de chagrin : je dois absolument en finir avec ce Julien Sorel beaucoup plus complexe que dans mon souvenir, et enchaîner les lectures.

Cally est épuisée, voire surmenée, et a dû s'arrêter une semaine, pour la première fois en douze ans de travail dans la même entreprise. C'est dire.

J'ai mille et une choses à faire en juillet avant de partir en vacances. Je veux dire des vraies vacances, de celles qui emmènent loin géographiquement, et qui dépaysent tant que l'on oublie tout le reste... Il faudra que je range mon bureau, que je trie mes cours, par exemple. Et puis que je lave la voiture, le scooter. Mon courrier est aussi à mettre à jour, ainsi que les factures diverses à classer et à payer. Voir des amis pas encore partis sera bien évidemment au programme.

En attendant, je sens que la fatigue tombe peu à peu sur moi. Je vais faire une ou deux parties de candy crush (drogue comme une autre en ces temps de disette), et me laisser aller soit à regarder le Chabrol du programme d'agreg, soit à lire Stendhal, soit à m'endormir - soit les trois.

A très vite pour les perles et le reste !

 

Posté par virgibri à 13:59 - - Commentaires [3] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,


01 juillet 2013

Le tunnel, la suite

Après ma semaine dans le tunnel des oraux, une brocante hier, et tutti quanti, me voici face à mes soixante-cinq copies (30 commentaires, 22 inventions, 13 dissertations). Objectif de jour : faire le maximum de questions de corpus.

Je reviens as soon as possible...

Posté par virgibri à 08:57 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , ,

21 juin 2013

Pour la révolution, rappelez lundi

Je reviens avec mes copies de bac sous le bras.

Pardon, je reviens avec mes 65 copies de bac sous le bras. Alors que je devais en avoir environ 50. Tout cela était logique : dix professeurs, environ 540 candidats; il suffisait de diviser par dix.

Mais c'était sans compter sur les formules airthmétiques stupides du Siec (centre des examens) : on charge les premiers professeurs de la liste du maximum de copies par examinateur, puis, les derniers ont ce qui reste. Donc nous sommes huit à avoir 65 copies et les deux autres ont 11 et 12 copies.

Heureusement, dans ma commission, tout le monde s'en indigne. Le proviseur-adjoint, en revanche, nous la joue "on ne peut rien faire et je vous comprends". Il avait déjà grandement merdoillé concernant la répartition des descriptifs d'oraux, mais là, c'est la cerise sur le pompon. Son discours fataliste ne nous a guère plu, pour tout dire. Il faudrait que nous courbions l'échine silencieusement.
Du coup, nous avons nous-même appelé nos inspectrices : l'une d'elles doit venir lundi midi. C'est dire.

Ah, et puis une fois que j'aurai corrigé mon paquet, je devrai rentrer les notes moi-même sur le net. C'est nouveau. Et nous faisons cela gracieusement : c'est le pack all-included de l'Education Nationale. Ainsi, au moindre problème, sur les doigts de qui taperons-nous ? Sur ceux des professeurs, évidemment.

inquisition

Et puis au cours de cette réunion, nous avons évoqué d'éventuels problèmes dans les descriptifs des oraux. J'ai failli tomber de ma chaise en entendant une collègue dire que dans une de ses listes, il n'y avait que deux textes n'appartenant ni au XIXème ni au XXème siècle et que cela mériterait une inspection !
Elle était d'une raideur et d'une exigence inquiétantes. Diable, le professeur a choisi Duras ou Verlaine, quel outrage à la littérature ! Au bûcher !

J'ai précisé de ma voix posée que cela me paraissait un brin excessif et que, comme nous le rappellent les inspecteurs, le bac français porte sur les programmes de seconde et de première. Par ailleurs, l'enseignant a une liberté de choix à laquelle nous tenons tous...


Donc, si je résume ma matinée, c'était à la fois l'Inquisition et la Révolution. Drôle de mélange.

Posté par virgibri à 11:36 - - Commentaires [5] - Permalien [#]
Tags : , , , ,

19 mai 2013

La patience est une vertu

Je me suis dit chaque jour de cette semaine que je devais venir ici, parler de mille et une choses telles que le voyage sur Budapest, Beckett et Frot, les news du lycée, les perles, les sorties cinéma (Grandmaster et Song for Marion), de mes lectures d'agreg, du noirot malade, et me voilà submergée par la dernière ligne droite de l'année.

Je dois plutôt corriger dans l'urgence des copies fastidieuses, remplir les bulletins au fur et à mesure, finir mon descriptif, j'en passe et des meilleures.

En bref, quand je reviendrai, j'aurai de la matière, c'est sûr.

D'ici-là, je verrai si je fais des apparitions...

Posté par virgibri à 14:03 - - Commentaires [2] - Permalien [#]
Tags : , , , , ,

25 mars 2013

On reprend du collier

En attendant la livraison de mon nouveau frigidaire aérodynamique, quelques nouvelles encore fraîches.

Je viens d'achever la correction d'un commentaire sur un texte d'Aragon, j'ai amorti le choc avec les cours de seconde, le soleil brille, et le noirot est à nouveau en forme.

IMG_1611

Mon week-end a encore été fort savoureux, puisque nous avons profité de nos journées et que j'ai quand même travaillé quelque peu. Samedi, balade dans Paris avec une séance ciné annulée, donc vadrouillage du côté de Réaumur, déjeuner dans un restau italien pas piqué des vers, minuscules achats dans les boutiques d'accessoires de cuisine. Le soir, fin de correction des copies (avec perles en cadeau à la fin de ce post, c'est mieux que Bonux). Le dimanche ? Quel dimanche ? Il s'est déroulé si vite que je n'ai rien vu ! Mais il s'est surtout achevé sur un booking de voyage pour les prochaines vacances... Le soir, Cally nous a préparé une délicieuse tarte poireaux/saumon/crevettes pour recycler au maximum les produits de mon frigidaire.

A part ça, je ne m'en sors pas avec "la vieille" (Sévigné) comme la surnomme Cally : les notes sont en grand nombre, n'éclairent pas forcément le texte, et je navigue à vue sans bien tout comprendre (l'écriture épistolaire était très codifiée au XVIIème siècle). Je me suis mise à douter quant à ma capacité à repasser l'agreg, c'est dire.

Bien évidemment, je n'ai guère envie de reprendre demain les cours, surtout avec les secondes. Je sens que ce troisième trimestre va être difficile sur bien des plans. Ou alors je m'inquiète trop.

Pour se détendre (?), le collier promis sur mes copies de S :

* il s'appuis sur le réel et le transpassent
* les actions entreprises sont vraissemblables (sortir avec un femme par exemple est réel et vrai)
* il est devenu assez dur dans sa tête
* au plus près de cette ligne on trouve un blabla peu intéressant
* c'est donc très mal organisé (ben oui, Aragon est connu pour ça et pour ne pas être intéressant)
* une atmosphère de doute et de raisonnements non finis
* il aurait aimé qu'elle soit un peu bruni (commentaire en marge : "Carla ?")
* la seconde proposition ressemble à un épiphonème (non, non, l'élève n'a pas été aidée : je n'emploie jamais ce terme technique, mais elle, si)
* dépressiatifs
* que les cheveux de la femme ait les cheveux plus beaux
* cette dérivation (commentaire : "Nous ne sommes pas en mathématiques")
* la vérédité (= la véracité)

Quant au bac blanc, ce fut... le festival le dernier jour des oraux :

* un apologue est un texte écrit pour une personne morte
* Montaigne est parti en Amérique pour fuir la guerre
* 1870, c'est la première guerre mondiale
* la guerre est assez méchante / il aimait pas trop la guerre [Rimbaud] / la guerre, c'est dur donc il faut pas la faire
* Segalen est noir comme Césaire et il critique la France avec la négritude
* un pamphlet est une couverture
* elle ne doit faire aucune escarpade
* en 1963, on écoute Mozart, de l'opéra, des choses calmes
* Césaire critique ce qu'on fait en Amérique et la négritude c'est plein de violence
* Césaire est un philosophe des Lumières
* le symbolisme, c'est quelque chose qui reste en littérature
* un inceste sur son beau-fils, c'est pas très commode [Phèdre chez Racine]

Posté par virgibri à 12:45 - - Commentaires [4] - Permalien [#]
Tags : , , , , , ,

19 mars 2013

Restons légers

Parce que la reprise, ce n'est jamais drôle, voici mes dernières perles.

La première série concerne environ dix copies de commentaire sur un texte d'Aragon (en S) :

* Aurélien dégage un réel intéressement de Bérénice.
* Aragon a écrit Aragon en 1944
* en quoi la rencontre est supersticiel ?
* Aragon insiste sur une argumentation péjoratif sur Bérénice
* tout est péjoratif chez Bérénif
* il est devenu assez dur dans sa tête
* nous passons de la péjoration à la fascination

Aragon Aurélien

La deuxième série, c'est ce que j'ai entendu toute la journée durant les Zorro blancs de Bac :

* Blues brother voit tout (pour Big brother dans 1984 d'Orwell...)
* se vestir (= se vêtir)
* l'Humanisme fait suite au Réalisme
* Beaumarchais est un auteur réaliste
* Rimbaud a fait des petits poèmes, il est jeune
* le libertinage, c'est quand un couple va dans des clubs échangistes
* le petit joujou (pour "Le joujou du pauvre" de Baudelaire)
* Rimbaud réalise un spleen

Et j'ai eu un élève qui est arrivé sans convocation, sans textes, et sans stylo car il revenait de vacances, dixit. Cela ne semblait pas le gêner de me le dire.

A suivre, car j'ai encore une vingtaine de candidats à faire passer dans la semaine...

 

Posté par virgibri à 19:28 - - Commentaires [6] - Permalien [#]
Tags : , , ,