Canalblog Tous les blogs
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Prof et plus si affinités
Publicité
Archives
Prof et plus si affinités
23 septembre 2010

Avant le dîner

Je ne vous oublie pas, non, non. Je suis juste fort occupée, même si j'ai l'impression de stagner pour les lectures d'agreg.
Hier, par exemple, j'ai passé cinq heures avec les secondes le matin, puis j'ai enchainé sur trois heures de grammaire concernant Montaigne. Bilan : onze feuilles recto-verso de prise de notes.
Et puis le soir, heureusement, Flûtine est arrivée, après trois semaines de séparation -même si nous avions l'impression d'être proches, malgré la distance géographique.
A part ça, je me sens bien, plutôt épanouie en cours. Les élèves me rendent sceptique en seconde, tant leur manque de maturité est flagrant... Espérons que cela passe.
Il faudra aussi que je prenne le temps de vous parler de l'espace numérique qui nous tend les bras au lycée, et que nous allons devoir utiliser dorénavant...
Ce soir, nous avons pris le temps, Flûtine et moi, d'aller regarder quelques modèles de scooters. Je suis allée chez Honda et Piaggio. Et j'hésite entre pas mal d'options qui s'offrent à moi : ABS, puissance, ligne, confort, assise, etc.E t la marque est aussi très fluctuante. Bref, cela m'occupe l'esprit, en dehors de considérations zintellectuelles.

Allez, le repas est prêt, je file ! A taaaaaaaaaaaaaaaable !

Publicité
8 septembre 2010

Ce qui devait arriver arriva

Il est 17h15. Je n'ai pas déjeuné. J'ai passé l'après-midi au commissariat. Vous l'avez compris, mon scooter a été volé.
Par ma faute. Uniquement pas ma faute.
Mais le vol a été vicieux, fait de nuit, alors que mon trousseau de clefs avait dû être récupéré bien avant.
Chose que je n'ai pu dire à la police. Mais l'assurance réclamera les deux jeux de clefs. Et là, je l'aurai dans le baba, je crois.
Inutile de vous dire qu'une journée de grève qui s'achève sur une perte de 3000€ environ, j'ai connu mieux. Mais peine d'argent vaut mieux qu'accident (on se rassure comme on peut, là).
J'ai un début de migraine, à avoir attendu 2h30 pour déposer plainte. De la folie douce.
Et en plus, j'en avais particulièrement besoin cette année, du scooter, pour suivre les cours à la Fac. Et puis c'était le cadeau de mes trente ans, aussi...

A part ça, je crois que mes cours se sont bien passés ce matin. Je découvrirai la troupe de filles de ST2S demain pur parachever la rentrée.

Et ce soir, si j'en ai le courage, j'irai m'entraîner au tir. Mais là, je dois manger quelque chose, sinon je vais défaillir.

17 juillet 2010

Surprise

A l'heure où vous lirez cette entrée programmée, je serai sur la route ou arrivée. Je ne devais pas partir avant lundi, mais le coeur a ses raisons... 
Je vogue donc vers Flûtine, qui l'ignore.
Puis, lundi ou mardi, nous partirons voir sa famille -ce qui est une première pour moi.

Ce matin, je me suis activée avec cette seule idée en tête : partir au plus tôt. J'ai fait tourner une machine et un sèche-linge, passé l'aspirateur, repassé, fait ma valise, préparé mes affaires pour l'agreg, les appareils photos, les vêtements pour faire du vélo, payé les factures en attente. Mais j'ai aussi fait un aller-retour au parking pour agencer la voiture, car je suis relativement chargée : j'ai mille choses pour Flûtine, des cadeaux, des ustensiles de cuisine en double, et j'ai vidé mon frigo pour ne rien perdre.

Et puis, petite coquetterie, j'ai pris le temps de me faire épiler les sourcils en institut.

Parfois, mon sens de l'organisation m'épate.

23 juin 2010

Chamboule tout

Voilà, j'ai mes 41 ou 42 merveilleuses copies depuis ce matin. J'ai aussi compté le nombre de candidats que j'allais faire passer à l'oral : 45 en quatre jours. J'ai travaillé cet après-midi sur mes questions d'analyse. Mais j'avais la tête un peu ailleurs...
Explication.
Nous étions convoqués pour 9h au lycée huppé. Coincée dans quelques embouteillages malgré le scooter, j'arrive à 8h55, pénètre d'un pas sûr dans la salle, salue globalement, et cherche une chaise (c'est un peu le jeu des chaises musicales à chacune des réunions dans cette salle exigüe). Je m'installe, et me retrouve une fois de plus à côté de la prof qui m'avait taxé de force mon numéro de téléphone.
Ultra discrète comme à mon habitude, je me fonds dans le bruit et passe inaperçue. La secrétaire nous appelle les uns après les autres, pour nous distribuer nos plannings et les copies. Et là, j'entends un "Madame C.". Tiens, un homonyme de C., celle qui hante mon passé (les fidèles situeront assez bien qui elle est, et  pour les autres, en version light : ancienne prof de lettres de seconde et première, amie, mère spirituelle, cassure, je ne m'en suis jamais remise), me dis-je.
Une femme se lève de table. Ce n'est pas un homonyme, c'est C.. Prise de panique, je sens mon coeur battre plus vite,  mes mains tremblent et des pensées fulgurantes me traversent :

  1. elle est toujours belle
  2. va-t-elle m'ignorer ?
  3. je me sens assez minable intellectuellement parlant
  4. mon Dieu, en fait, je l'aimais; c'est la première femme que j'ai aimée
  5. il n'y a pas de hasard, ce n'est pas possible d'être dans le même jury alors que je suis seule de mon lycée à avoir été convoquée ici
  6. dois-je y voir un signe ?

Je pense que C. fait semblant de ne pas m'avoir vue pendant quasiment toute la réunion, (une feuille trônait devant elle avec mon nom écrit en gros) pour finir sur un "oh bonjour" très anodin parce qu'elle s'adressait à ma voisine et ne pouvait m'ignorer plus longtemps. Ensuite, au moment de partir, très court échange au cours duquel j'étais crispée :

_ Alors, tu enseignes en lycée maintenant ?
_ Euh, oui.
_ Tu es où ?
_ Au LycéeDésiré, à X.
_ Ah... Ce n'est pas trop dur ?
_ (Damned, je passe pour la prof de lycée difficile, alors que C. enseigne dans l'un des plus cotés du coin...) Euh... Je l'ai choisi...
_ Ah oui (acquiescement étrange de sa part, que je ne sais interpréter).
_ ...  la ZEP, tout ça. Disons que c'est assez "sport", mais je m'y plais.
Silence pendant que nous nous apprêtons à partir. Puis elle me lance, faussement (?) souriante : "Alors bon courage !"
Ce à quoi je ne sais que répondre. Je sors, désarçonnée. C. est la seule personne, je crois, avec qui je ne parviens pas à prendre de la distance, à enfiler une armure pour me protéger.
Je me sens comme nue, ou plutôt comme une enfant face à elle.

Donc, ce matin, j'ai passé un cap : je n'ai plus formulé le fait que j'avais dû être amoureuse d'elle, mais je l'ai senti. Un coup de batte de base-ball dans ma conscience, en quelques secondes.
Et alors qu'elle croit que j'ai été la maîtresse de son mari, je ne faisais que la vouloir, elle, à travers lui...
Il m'en aura fallu, des années, pour parvenir à cette prise de conscience. Comme l'évidence est longue à être formulée ! Et comme elle chamboule...

20 mars 2010

Le temps

Le défi 99 portait sur un thème simple et large : le temps. Voici ma contribution, intitulée "Mensualités".

Depuis quelque temps, j’égraine les secondes, j’acrobate les minutes, je mordore les heures, j’arrose les jours pour qu’y poussent des fleurs.

Depuis quelque temps, je combats le temps. Il s’étire en longueur devant mon écran, à tel point que je ne vois aucun de ses bouts.

Depuis quelque temps, je fais pousser devant chez moi l’espoir d’heures volées au quotidien. Les bulbes tardent à monter au balcon de mes espérances.

Depuis quelque temps, mes nuits sont plus courtes que les battements de mes journées.

Depuis quelque temps, je regarde mon corps s’écouler, partir vers un autre fleuve, plus au sud, et mes yeux pétiller au champagne de mes envolées.

Depuis quelque temps, il me suffit d’entendre un rire éclater au bout d’un fil pour arrêter le temps.

Depuis quelque temps, j’ai mis le passé de côté, pas très loin, mais de côté, pour marcher sur un sentier de traverse qui avance.

Depuis quelque temps, je souris bêtement à mon fond d’écran, lisse mais profond, qui me rassure lumineusement.

Depuis quelque temps, je gangrène l’attente, je pourchasse les dates, je projette les semaines, je mensualise l’amour.

Depuis quelque temps, je dévide la bobine du rêve ; aucun nœud à y faire pour l’arrêter mais beaucoup à recoudre.

Depuis quelque temps, je suis la maîtresse de l’âge d’or, je suis la trentenaire éternelle, je suis le tourment temporel qui s’allège.

Depuis quelque temps, je suis gérante du bonheur au compte-goutte, comptable des mots doux, répertoire des abonnées présentes.

Depuis quelque temps, je me dis que j’attendais depuis si longtemps, que j’en ai oublié le goût âcre des jours sans rien ni personne à attendre.

Depuis quelque temps, je prie pour que l’on me laisse le temps d’en profiter, pour voir pousser les fleurs et les cueillir à quatre mains, parce que le Temps, le Temps file si vite, parce que le Temps, le Temps est si court, parce que le tant, le tant peut être si long…

Publicité
24 janvier 2010

Subjonctif toi-même !

Interrogation sur le subjonctif imparfait en seconde, après une leçon dessus (il se forme à partir du passé simple de l'indicatif). Accrochez-vous...

REVOIR : que je revuve/revusse/revoyasse/revoisse
VENIR : que tu venisses
DORMIR : que nous dormissâmes
CONDUIRE : qu'il conduîsse
BOIRE : que je busses/buve/buvasses
LIRE : que vous lissîtes/lissiez/lûttes
VIVRE : que vous viviates/vivisse/vivissiez
PARAITRE : que nous paraissîmes
CONCLURE : qu'elle conclît
COUDRE : tu cous, que nous coussions, tu coussus, que nous cousîons/coudissions/coussûmes
REJOINDRE : que je rejoisse/rejoinasse/rejoinne
CRAINDRE : que tu crainsses/crainasses/crainisses/craindis et que vous craindissiez
FLEURIR : que nous fleurîmes
RESOUDRE : que tu résoudrasses/résoudisses/résolvisses/ressoudîs/résousses
METTRE : tu metta, que tu métisses/mettasses
ETRE : que je sus, que tu suse, qu'il sût, que nous susions, que vous susiez, qu'ils susaient
AVOIR : que nous eussiames

Ouf, j'en ai fait le tour ! Mais comment écrivationnent-ils malgré qu'on a fait une leçon à grammaire ? :-p

12 janvier 2010

To meet somebody

Il y a des jours de rencontres, petites ou grandes.
Hier, une longue conversation téléphonique.
Aujourd'hui, un retour en arrière en retrouvant une ancienne "camarade de classe" qui me haïssait, et qui est devenue collègue. La vie est étrange, parfois.
Et puis toujours des rires avec mes copines de lettres.
En parlant de lettres, j'en ai trouvé une à l'écriture nouvelle en revenant du lycée. Une lettre inattendue et pourtant espérée.

Il y a des jours où l'espoir emballé initialement dans des mots, prend la forme du réel...

4 janvier 2010

Lhasa, canta !

Et voilà, la foutue bête à pinces a encore emporté quelqu'un... Lhasa est morte à l'aube de 2010. J'aurais dû la voir en concert avec Sandy, mais celui-ci avait été annulé en raison d'une maladie... Tout s'explique bien tristement, même si l'on s'en doutait.
Mais bon sang, elle avait trente-sept ans ! Je ne dis pas qu'il y a un âge pour mourir, loin de là, mais c'est si jeune, encore... Encore.
Son premier album, La Llorona, je l'avais écouté en boucle à une époque. C'était il y a un peu plus de dix ans. La voix granuleuse, chaude, et si particulière de Lhasa m'avait enveloppée.

Il fait froid, dehors.

31 décembre 2009

De la musique avant toute chose...

Je n'aime guère les réveillons de nouvel an auxquels certains accordent tant d'importance, comme si dès le 1er janvier, leur vie allait changer. Je le dis tous les ans : pour moi, l'année débute en septembre, le jour de la rentrée.

Mais à cette dernière "fête" de l'année me donne l'occasion de partager avec vous des chansons de ma discothèque. Je les ai choisies douces au cas où vous auriez un peu de mal à émerger, ou bien si vous êtes devant votre écran dès la publication de cette entrée, vous n'aurez que douceur aux oreilles...

Si je devais faire un bilan de 2009, j'y verrais seulement deux événements majeurs : ma mutation en poste fixe en lycée, et la mort de F.. Je dois me creuser pour trouver autre chose.

Au moment où cette entrée musicale sera publiée, je serai avec Emy et ses amis.  Alors à l'an prochain, dans quelques minutes ou quelques heures, peu importe : je vous sais fidèles derrière votre écran, quelle que soit l'année. Et là, j'enchaîne la huitième de blog pour 2010...

 

28 octobre 2009

Mumuse

Voilà, ça y est : je suis connectée via le wifi en plein dans Paris, sur mon magnifique nouveau joujou Acer d'à peine 1,2 kg. Je suis installée  place Colette.
C'est chouette, la technologie.
Si j'osais, je me prendrais en photo, armée de ma glace délicieuse, faisant dos à la comédie française, pour vous montrer ma jolie coupe de cheveux transitoire... Mais non, ne rêvez pas !

26 septembre 2009

Déclics

Je programme ce post pour être synchrone avec les défis du samedi... pendant que je ferai cours. La consigne 74 portait sur une citation de Lamartine : "objets inanimés, avez-vous donc une âme ?"

Voici mon texte, qui s'intitule : "Déclics".



Elle n’en a jamais rien su. Des nuits à l’attendre dans le noir, de la poussière qui s’entassait sur mon corps, de la sueur qui coulait le long de mes hanches lorsqu’elle me tenait. Rien non plus sur la jouissance qu’elle me donnait du bout des doigts, des fenêtres qu’elle ouvrait sur ma vie, des pupilles qui se dilataient, encore moins de ma solitude dans le coffre de métal qui devait me protéger.

Elle sait pourtant le bonheur du soleil d’hiver sur mes joues, et mes paupières délicates. Les ombres ne m’ont jamais fait peur. Je ne pouvais pas avoir peur : elle était là.

Jamais elle n’a tremblé.

Ah, si, une fois. Enfin, elle a eu peur de trembler. Elle a craint de rater l’image parfaite, de ne pouvoir la saisir. Je sais qu’elle aime les portraits. Elle dit qu’elle rend les gens beaux. Qu’elle ressort d’eux cette beauté, parfois insaisissable.

C. était là, dans la lumière déclinante du début de soirée, après une promenade dans les monts auvergnats. Les pantalons et les pulls avaient souffert, mais nous étions arrivés jusqu’à Saint-Nectaire. Nous étions passés par les champs interdits. Les chemins de traverse. Le moment était parfait.

C., assise sur un banc de fortune, perdue dans le fil de ses pensées, vraisemblablement heureuse à ce moment-là, précis et infime. Prête à se lever, seule sa main se mouvait, comme un signe de départ.

Elle m’a pris entre ses mains légèrement tremblantes, à la fois empressées et savourant l’instant parfait. La lumière. L’arbre noueux en arrière-fond. Ne pas manquer le tronc ancien, qui entourait le visage de C.. Les yeux de cette dernière ont braqué notre regard, et ont ébauché un sourire. C’était le signal.

Elle n’a pas tremblé. Le portrait serait parfait, forcément. En noir et blanc, forcément.

Plus tard, quand C. sortirait violemment de sa vie, elle me rangerait dans une valise rembourrée. Je l’ai attendue des mois, des années peut-être. Ma meilleure amie. Ma plus belle amante. Celle qui se cache derrière moi pour mieux se voir au travers des autres. Inconnus ou personnes aimées.

Il y a maintenant des milliers de cadeaux que nous avons faits ensemble. De l’infiniment petit. Des nus. Du très proche. Des œuvres d’art. Paris. Beaucoup de portraits.

Elle n’a jamais tremblé. Juste failli une fois. C’était il y a longtemps. Des mois, des années, c’est sûr.

Elle n’en saura jamais rien. Des nuits à l’attendre dans le noir, de la poussière qui s’entasse parfois sur mon corps, de la sueur qui coule le long de mes hanches lorsqu’elle me tient. Rien non plus sur la jouissance qu’elle me donne du bout des doigts, des fenêtres qu’elle ouvre sur ma vie, des pupilles qui se dilatent, et encore moins de tout l’amour que l’on s’échange, entre deux miroirs…

 

22 avril 2009

NY 11

Je suis rentrée tôt, aujourd'hui. C'est ma première journée "décevante" : je voulais arpenter le quartier gay (Chelsea) mais j'ai tourné en rond, sans retrouver les rues ni les boutiques que nous avions croisées lors de l'excursion de dimanche.
En plus de ça, il a plu et j'ai des ampoules aux pieds.
Malgré tout, j'ai vu le célèbre bar Stonewall (pour ceux qui l'ignorent, c'est à cause d'une descente de la police dans ce bar gay qu'a existé la première Gay Pride) ainsi que le Chelsea Hotel qui a abrité des célébrités (200$ la chambre de nos jours, quand même) et les rescapés du Titanic, par exemple.

J'ai fini par aller sur le Village, plus gay que Chelsea par moment, et j'ai souri en voyant des boutiques de godes et sex toys  très chics. J'ai donc arpenté, en gros, la 23rd street entre la 6th et la 8th avenues.

Je pense rechercher demain vraiment, un peu plus sous le soleil, les endroits qui m'avaient tapé dans l'oeil dimanche.

Sinon, pause de trois heures avant de repartir vers Times Square pour découvrir avec Kim un restau de hamburgers connu pour ses 30 variétés de sandwiches ! C'est le Island Burger and Milshakes dans Hell's Kitchen (quartier de restaurants connu)...

Si j'en ai le courage, je vous mets quelques photos supplémentaires en ligne... Mais là, envie d'une sieste...

30 décembre 2008

Tout pour la musique

Ce matin, j'ai reçu dans mes mails une offre incontournable : la complète de La Callas en studio, en 70 CD, à -73% ! Cela ramène le coffret à 30€.
Je l'avais zieuté pendant mes achats de Noyel et j'avais bêtement bavé devant. Pour le coup, je me le suis offert, avec des chèques cadeaux Keufna, en plus. Vivement que je le reçoive !

 



Sinon, j'ai reçu avant lui le zest of Zazie acheté d'occasion mais jamais déballé. Merci les cadeaux râtés... Je l'écouterai demain, seule...





8 octobre 2008

Leçons de classe

Hier soir, je suis allée voir Master Class Maria Callas, pièce qui avait été jouée initialement par Fanny Ardant, mais dont le rôle a été repris par Marie Laforêt (mise en scène de Didier Long). C'était au théâtre de Paris, un très beau lieu, quoique les sièges fussent parfois vétustes malgré leur confort apparent.
La pièce était plutôt longue : 20h30-23h10, avec 20mn d'entracte. Mais je n'ai pas vu le temps passer. Beaucoup de gens ont été désarçonnés par la mise en scène, car ils semblaient s'attendre à entendre Marie Laforêt chanter des arias... Ce qui est impossible, et qui ne colle pas au dessein de la pièce : il s'agissait de reproduire assez fidèlement les cours que La Callas a donné à la fin de sa vie (après avoir été répudiée et "virée" de la Scala...) à de jeunes chanteurs d'opéra venus des quatre coins du monde.Nous sommes en 1972, et elle a "perdu" sa voix.
Les erreurs de langue de Callas (elle parlait quand même couramment grec, français, anglais et italien...) ont été laissées intactes ("le trape nigauds" par exemple), ses invectives aussi, sa rage, son désespoir, sa volonté, son humour qui taille en pièce; tout était là. Et c'est sans doute ce qui m'a touché : je savais que Callas n'était pas devant moi, mais j'avais l'impression de m'en rapprocher encore un peu plus.
D'autant que lorsqu'elle crie sa douleur face à son physique qui n'était pas celui d'une jeune première ("Quand je chante, quand je suis sur scène, je ne suis plus grosse ni laide !"), je m'y retrouve pas mal ("Quand je fais cours, je ne suis plus grosse !"). Oui, l'analogie pourra paraître pédante et/ou outrancière à certains, mais peu m'importe.
Admiratrice dès mon adolescence, j'ai toujours été fascinée par ce bourreau de travail, par son perfectionnisme et ses failles si terriblement humaines, dérangée par la cruauté de son entourage et par ce destin hors du commun, tant sur le plan du succès que des souffrances subies...

Cette femme a tout donné, et exigeait qu'on le reconnaisse, qu'on sache entendre, c'est-à-dire recevoir. Beaucoup de passages au cours de la pièce sont déchirants de vérité et de sincérité car on y voit la complexité de La Callas, son humanité, ses contradictions, sa soif de vaincre, sa lassitude, aussi...

J'ai toujours pensé -et je pense encore- être née un peu trop tard : j'aurais payé n'importe quel prix pour la voir en concert, juste une fois (et pour voir Brel, ainsi que Barbara à l'apogée de leurs carrières respectives, entre autres).Il me reste les enregistrements, au grain d'imperfection particulièrement touchant, qui me bouleversent autant à chaque écoute, malgré les années qui passent : j'ai l'estomac et la gorge noués d'émotion devant une telle beauté.

Quand j'écoute La Callas, je crois encore en l'humanité, puisqu'elle est capable de produire cela.


Maria Callas - Norma - Casta Diva

 

1 septembre 2008

Duffy contre les vampires (oui, elle était facile)

Duffy - Mercy


Je l'ai entendue la première fois sur Fip, il me semble. Etonnée par cette voix chaude et rauque, j'ai cherché sur la programmation de la radio qui était cette chanteuse que j'imaginais noire. C'était Duffy. Une jeune femme blanche à la voix noire, sortie d'une vie assez banale au Pays de Galles.

 

Certains la comparent à Amy Winehouse, le côté trash en moins. Il est vrai que j'écoute les deux avec autant de bonheur.

 

L'album de Duffy, Rockferry, cartonne depuis pas mal de temps dans les charts. J'ai acheté une édition comprenant en bonus un clip acoustique de "Mercy". C'est étonnant de fluidité : le live vaut le single, au moins.
seule (petite) déception : l'album est trop court à mon goût (34mn). Sinon, foncez.

Et puis si vous connaissez d'autres noms de chanteuses dans cette gamme, pitié, donnez-les moi !

Duffy "Mercy" acoustique


 

2 septembre 2011

Y'a des rentrées comme ça

Avant de partir pour ma pré-rentrée ce matin, mon ordinateur Vaio de moins d'un an a rendu l'âme : des stries horizontales ont eu raison de lui, et windows ne pouvait même plus démarrer. Ce soir, le SAV de la Fnac -moyennement poli- m'a dit qu'il faudrait le faire réparer, que cela prendrait entre quatre et six semaines, et qu'aucun échange n'était possible avec la garantie standard.

Demain matin, donc, j'irai déposer la bête au SAV, et je rongerai mon frein car en cette période de rentrée, c'est là que j'en ai le plus besoin. Heureusement, je ne sais quelle illumination j'ai eue, mais lundi j'ai actualisé une sauvegarde sur mon disque dur. Il contient même les documents que j'ai produits pour mes élèves il y a deux semaines... J'utiliserai le notebook en attendant, mais niveau confort, on est loin d'un 15 pouces.

A ce rythme, je me dis qu'une fois réparé, le petit Vaio sera mis en vente et que je réinvestirai dans un HP puisque cette marque ne m'a jamais fait défaut. Enfin, avant tout cela, il faut déjà déposer la bête chez le réparateur.

Sinon, côté lycée, il faut dire que l'image donnée aux petits nouveaux dans l'établissement était lamentable : aucune organisation; des réunions sans queue ni tête où tout le monde parle et personne n'écoute; un réglement de comptes en heure syndicale; de la langue de bois et des décisions prises derrière notre dos, présentées comme de belles avancées alors que l'on perd beaucoup; un conseil d'enseignement bof bof.

A cela, j'ajoute mon emploi du temps auquel il va falloir que je réfléchisse pour faire le boulot de l'adjoint, et le compte est bon !

Je songe à des makis, ce soir, malgré la dépense. Faut bien se faire plaisir un peu, après des journées pareilles. A suivre...

20 avril 2011

Désagrégée ?

Je me demande depuis ce matin si je dois faire une entrée sur le blog. D'un côté, je suis dans une telle période de doute que je n'ose tapoter quelques mots indécis; de l'autre, je ne veux pas non plus que l'on me pense au 36ème dessous.

Depuis lundi, je suis passée -et je passe encore, d'une heure à l'autre- par différents stades (cette phrase ne veut rien dire, j'en ai conscience) et surtout par de multiples sentiments et impressions.

En premier lieu, la douleur. La vexation. La déception. Je pleurais devant l'écran d'ordinateur, surtout à la vue des notes de l'oral, que je n'ai pas envie de mentionner ici. Une incompréhension totale de ces dernières, alors que mon estimation sur l'écrit était correcte.
Vivre au rythme de l'agrégation pendant des semaines, aller vaillamment aux oraux, en ressortir en pensant avoir joué le jeu honorablement, et se retrouver avec des notes minables, c'est dur à encaisser en quelques secondes.

Puis, il y a eu la colère, un petit peu. Justement à cause de cette simplicité qui m'est propre et qui ne sert à rien, apparemment, à l'oral de l'agrégation.

L'honnêteté a pris le dessus : je ne suis pas au niveau à l'oral, soit. Mais pourquoi ? C'est ce qui me turlupine depuis lundi. Et j'aurai difficilement des réponses. Je vais débriefer tout cela avec Tinette samedi, en tâchant de ne pas pleurer.

Hier, en rentrant de chez Flûtine, j'ai beaucoup réfléchi en conduisant. J'ai tenté de revenir à la source : pourquoi ai-je voulu passer l'agrégation ? Pour me "rafraichir" intellectuellement, surtout. Et surtout pour moi, pour le plaisir de redevenir étudiante alors que je suis en poste. Il fallait donc revenir à l'essentiel, et l'essentiel n'était pas de l'avoir. L'admissibilité était un cadeau, une aubaine, qui m'a permis d'y croire et donc d'espérer. Oui, j'y croyais. Naïvement, sans doute.

Maintenant, je tâche de me raccrocher au positif. L'admissibilité, justement. L'expérience gagnée. Les connaissances acquises. Pourtant, je crains le retour au lycée et la systématique question sur mon admission ou non. J'espère parvenir à un état plus serein d'ici une semaine, et surtout croire à ces points positifs; ne pas tomber dans le regret et la déception. Je ne fais aucune distinction entre mes collègues certifiés et agrégés. Je sais que certains le font plutôt deux fois qu'une. Mais je ne suis pas moins bonne prof malgré ma note d'explication de texte sur Montaigne. Sans l'agrégation, je reste à 18h de cours et mon salaire est le même. Voilà tout. (C'est décousu, cette entrée : comme mes pensées)

Vos commentaires ici et là m'ont fait du bien : les lire m'a permis aussi de revenir à ce qui compte et de prendre légèrement conscience de l'exploit de l'admissibilité du premier coup. Je vais me raccrocher à cela.

Et maintenant je suis groggy, assez perdue. Je ne sais que faire pour l'année prochaine. J'ai du mal à trancher, à être motivée pour repasser le concours. Je sais qu'il serait bon d'enchainer. Et pourtant, j'ai des envies personnelles, culturelles, voire sportives, auxquelles je ne veux renoncer encore pendant des mois.

Indécise, je vous disais, indécise...

 

27 février 2011

Procrastougner : procrastiner, en pire.

Oui, oui, je sais : quand je suis chez Flûtine, je déserte quelque peu le blog... Je cherche ici du réconfort, avant de reprendre sur les chapeaux de roue dès mardi 8h : semaine d'oraux blancs + une sortie théâtre avec mes secondes + la fac + une journée sur Melville (au programme de l'agreg,  je le rappelle).

Nous nous promenons, nous marchons, nous cuisinons, nous sourions, et tutti quanti. Je reviendrai, promis, de façon plus active la semaine qui vient. J'espère simplement que ce court séjour m'aura permis de respirer un peu, et de m'alléger face à la masse de travail prévue jusqu'aux résultats de l'agreg... et après pour l'oral ?

Retour demain soir tard, histoire de profiter au mieux des délices flûtesques.

A très vite, fidèles lecteurs !

 

PS : je prends bien en compte les résultats du petit sondage. Je changerai donc selon les envies l'image de fond, et je suis ravie que cela vous plaise autant qu'à moi.

7 septembre 2010

Destrier à plat

Disons-le tout de go : je m'angoisse pour la rentrée, mais tout va bien c'est normal. Demain matin, je vais expérimenter le bloc de cinq heures d'affilée.
Dès la semaine prochaine, ça donnera un mercredi 8h-18h non stop. Gloups.
Heureusement, l'adjoint -que j'ai vu ce matin- m'arrange quelque peu mon emploi du temps. Ce n'est pas Byzance, mais c'est bien mieux : le vendredi aprèm sera libéré (à partir de fin septembre).
Je ferai cours sur de gros blocs. Tant pis.

Et puis sinon, j'étais à la manif aujourd'hui. Je peux vous affirmer que le chiffre de 80.000 personnes à Paris est faux : nous étions bien plus. Il a fallu doubler le défilé tant il y avait de monde, et mes collègues et moi-même n'avons jamais vu notre bloc enseignants arriver. C'est dire.

Sinon, au retour, j'ai constaté que j'avais perdu mes clefs de scooter. Je ne sais ni à quel moment, ni comment, ni où. Ma seule crainte : les avoir oubliées sur le top case. Résultat : je suis rentrée en bus, et je devrai retourner le chercher demain avec le double des clefs. En espérant qu'il n'ait pas été volé...

Là, pause télé pour me vider la tête. Bonne soirée à tous !

(Photos de la manif peut-être à venir !)

29 juin 2010

Chiffres chics

Sans vouloir tomber dans les stéréotypes, voici un petit bilan au bout de trois jours d'oraux :

  • 4 élèves à particules
  • tous les garçons portent chemisette ou chemise
  • pas de perles, pas de fautes énormes
  • des notes de 2 à 18
  • des Garance, Amaury, Geoffroy, mais pas de noms arabes
  • beaucoup de blonds et énormément de garçons
  • des suffisants, mais pas tant que ça
  • une salle aux murs écaillés et à la peinture qui tombe mais les façades sont magnifiques
  • aucun collègue croisé
  • des repas seules sur les bancs non loin du lycée, à l'ombre, dans la chaleur estivale
  • encore 11 candidats demain, puis 42 copies

Et là, j'ai des milliards de choses à faire avant de filer ailleurs jeudi midi, pour corriger les dites copies...

12 décembre 2009

Résine de vie

Voici ma participation au défi 84, qui demandait d'offrir des mots pour Noël, et de les placer sous le sapin... Son titre : "Résine de vie". Et pour accompagner le tout, un joli nouveau titre d'Alicia Keys...

A ma mère : VIVACITE, car il contient la Vie et toute l’énergie dont elle a toujours fait preuve, quels que fussent les moments à passer, joyeux ou effroyables.

A mon père : MAJESTE, puisqu’il en a fait preuve jusqu’au bout, jusqu’à la Mort, et bien avant déjà.

A ma grand-mère paternelle : LIONNE, elle l’était : douce et sauvage à la fois.

Aux femmes : SENSUALITE, c’est ce qu’elles m’ont appris et ce qui est troublant pour moi en elles.

A mes amours perdues : TORTURE. Et si, et si…

A mes amis : SURPRISE, étant donné que la roue de l’amitié a souvent tourné, dans le bon ou le mauvais sens…

A mes félins : FIDELITE, car personne au monde ne l’est plus qu’eux, et que leur amour indéfectible me bouleverse toujours autant.

A la littérature : MERCI de m’avoir sauvée, de n’avoir pas fait de moi une simple passante dans l’existence, même si je souffre souvent de tant de mots.

Aux peintres : FRISSONS de peur, de plaisir, d’émotion…

Aux professeurs qui m’ont donné FOI en ce métier : AMEN ! Ainsi soit Je.

A mes élèves : PATIENCE, la grande vertu dont je fais preuve avec eux, et qu’ils doivent apprendre face aux efforts fournis…

A mon corps : PARDON de te faire subir ce que je ne sais gérer, et je te DETESTE de ne pas t’aimer.

Et à l’écriture : CATHARSIS, puisque c’est cette fonction qu’elle a toujours eu pour moi, avec tout le mystère antique qui l’entoure.

24 août 2009

FET

 

La nuit n’est jamais complète
Il y a toujours puisque je le dis,
Puisque je l’affirme,
Au bout du chagrin, une fenêtre ouverte
Une fenêtre éclairée.
Il y a toujours un rêve qui veille
Désir à combler, faim à satisfaire,
Un cœur généreux,
Une main tendue, une main ouverte,
Des yeux attentifs,
Une vie, la vie à se partager.

Paul Éluard

16 avril 2009

NY 5

5h20 pour vous, et moi je reviens de ma soirée... Je suis toujours très raide au niveau des jambes, même si ce matin j'ai décidé de faire relâche : levée à 10h30, partie une heure après. Petit déjeuner bof dans un Dunkin Donut : le café m'a été servi avec du lait et du sucre.
J'ai tourné dans le Midtown, et trouvé par hasard le Rockfeller center (assez décevant de l'extérieur). Auparavant, j'étais retournée sur Times Square, que je trouve assez fascinant. J'ai vu des choses que je n'avais pas repérées hier, comme la boutique du chocolatier Hessmer. Achat de quelques babioles souvenirs pour mes proches, au passage.
Sinon, je suis retombée encore sur l'Empire state building. Je me suis posée en face pour écrire mon défi du samedi, et j'ai ensuite appelé Juan, l'ami de Kim, pour le retrouver en ville, sur 2d avenue. Je suis assez fière de moi avec le métro : je me débrouille comme une chef.
Nous avons pris un pot dans l'East side et voulu dîner dans différents restaurants, archi blindés. Nous avons fini dans un japonais assez étonnant par rapport à un restaurant équivalent en France. En gros, je préfère ceux de chez nous, ma bonne dame !
Retour tranquille à l'appartement. J'ai aperçu au loin l'immeuble Chrysler et l'Empire illuminés : c'est beau, tout bêtement.
Les photos de la journée seront traitées demain, je pense. Il ne faudra pas m'en tenir rigueur.
J'ai comme un petit vague à l'âme de vivre tout cela complètement seule, même si je le partage autant que je peux avec vous tous...

5 juillet 2009

"Je suis de bonne bonne bonne humeur ce maaaatin, y'a des matins comme ça"

Comme ce n'est pas si souvent, il faut que je le dise : je suis de bonne humeur.
De bonne humeur depuis le lendemain des résultats de mutation (le soir même, j'étais sous le choc et je ne comprenais pas).
Mais aussi parce que je l'ai enfin vraiment fêtée, cette affectation, en trinquant hier avec des amies qui ont fait l'effort de venir de loin, et que je me sentais aussi légère que possible. Pas jugée. Juste en train de partager. Et cela ne m'arrive pas si souvent ces derniers temps.
Et puis je rencontre de nouvelles têtes. Celles-ci n'ont pas l'air de me trouver trop désagréable. Mon ego en est tout content.
En plus, le soleil brille. Je suis en vacances et grâce à Micahuète j'aurai dix jours loin de Paris, histoire de respirer l'air marin.

Du coup, j'ai presque bien pris le dépacsage officiel avec S., les déconvenues amicales, et le régime qui stagne.

C'est dire si je suis de bonne humeur.


TRISTAN - Bonne bonne humeur ce matin (CLIP)

 

18 août 2009

Je veux être utile, à vivre et à aimer

Je suis comme vide de mots.
J'attends.
J'attends le moment où je serai utile.
J'attends le moment où je vais pleurer, vraiment.
J'attends la colère.
J'attends de dormir sans penser à son visage, au sourire qu'il avait.
J'attends qu'elle soit en état de me parler. De me voir. De m'appeler.
J'attends l'enterrement.
J'attends et cela peut rendre fou.
Peut-être.

Publicité
Newsletter
19 abonnés
Publicité
Visiteurs
Depuis la création 421 461
Publicité