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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
5 mai 2010

Tentations

Flûtine sera là dans maximum un quart d'heure, si tout va bien. Pour une fois, je bénis la seuneuceufeu et la reuteupeu. Ensuite, direction le Louvre pour mon cours du soir.

La reprise au lycée a été rude : les élèves ont la sensation d'être en vacances, alors que côté profs, on s'active comme des fous. Les convocations du Bac sont tombées dans nos casiers : cette année, j'en suis, évidemment. A la fois cela m'émeut (jusque-là, en tant que TZR, j'existais à peine), et cela m'inquiète un peu quant à l'ampleur du travail à fournir...

Sinon, je crois avoir pris une décision importante : je vais sans doute tenter l'Agrégation en interne. L'idée, l'envie m'ont prises comme ça, alors que j'achetais l'intégrale des romans d'Anaïs Nin pour Flûtine et Les Déferlantes de Claudie Gallay d'occasion, dans la ville-découverte-par-Papistache-et-Mademoisill.

A part ça, mes pensées sont éblouissantes (celles du balcon, pas celles de mon esprit). J'ai vu hier soir une pièce contemporaine forte comme un coup de poing, et d'une efficacité redoutable. J'en reparlerai. J'aurais presque envie de chercher si elle est jouée ailleurs, pour y emmener Flûtine.

Allez, je vous laisse, Elle est là !

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27 décembre 2012

Le coeur en morceaux

Nuit de presque neuf heures, emplie de cauchemars d'adultère, de tromperies de Flûtine à mon égard, qui souriait nonchalamment...

J'ai cru dimanche, suite à ses dires et son mail, qu'elle envisageait une ouverture, que nous pourrions peut-être repenser notre couple. Ses propos allaient dans ce sens.

Hier, elle ne comprenait pas que je veuille alors la voir avant mi janvier, que j'aie des inquiétudes quant à savoir avec qui elle était dans ses sorties... En gros, ma jalousie et mes angoisses amoureuses étaient incongrues puisque pour elle, il s'agissait encore et toujours de tendresse amicale. Le coup de fil à la va-vite a tourné court.

Elle m'a expédié un sms entre deux achats chez des maraîchers pour me dire que c'était fini, qu'elle avait compris (enfin !) qu'elle ne pouvait tout avoir. Je pense qu'elle ignore totalement à quel point ça fait mal. Je ne suis même pas certaine qu'elle soit mal en ce moment.

Ma colère n'est plus aussi forte car je suis abattue de vivre une seconde fois la prise de conscience de la rupture. Accablée. Comme si le but était de me faire souffrir. Je vais mettre du temps à me relever, dans le sens où je suis tombée très bas, au ras du sol. Mon amour a été méprisé, et je n'ai pas été vraiment respectée.

Je sais bien que je rencontrerai d'autres femmes, mais maintenant, là, tout de suite, je sais que je les comparerai à Flûtine, et j'ai l'amère impression que je vais devoir repasser par des voies artificielles pour faire ces rencontres, ce que je trouve déprimant. Y a-t-il quelque part une femme équilibrée, simple dans le sens noble du terme, intelligente, drôle, charmante ET homo ? Je commence sérieusement à en douter, après une telle déconfiture alors que j'étais -je suis, pauvre de moi- amoureuse...

 

Edit de 10h35 : Savez-vous ce qui m'est insupportable ? C'est de ne pas savoir avec qui elle est; qui la fait rire; si elle rit; de l'imaginer sereine voire heureuse de ne plus m'avoir dans ses pattes; de croire qu'elle désire d'autres personnes; qu'elle me compare à ces personnes et que cela joue en ma défaveur; de l'imaginer se moquer de mon amour; qu'elle ait de la pitié à mon égard... Je devrais apprendre à ignorer tout cela mais la savoir VIVRE sans moi, voilà qui m'est insupportable.

12 avril 2012

Oscillations

J'oscille entre découragement, enthousiasme, sensation de liberté, et étouffement. Là, un début de migraine m'inquiète pour ma journée.

Hier, deux commissions éducatives : une élève a démissionné, l'autre passera en conseil de discipline. Sentiment d'échec, même si j'ai tout essayé pour les aider. Quand l'autre ne veut pas recevoir, il n'y a pas grand-chose à faire.

Et puis ma banquière m'a refroidie en m'annonçant ce que je pourrais emprunter en cas d'achat immobilier. Je dois revoir mes projets à la baisse. Vivre en région parisienne est vraiment un défi. Pour autant, je visite des appartements, et j'aime bien : j'ai l'impression d'avoir encore mûri.

Beaucoup de colère en moi, toujours. Ai-je été bête, l'an dernier, de faire cours au moment des révisions alors que d'autres se font porter pâle et se payent dix jours (dix !) pour préparer les oraux ? Trop d'honnêteté nuit, souvent.

Mais le soleil repointe son nez. Alors ça va aller.

28 janvier 2013

Fluidité

Je sais bien que j'ai donné un maigre signe de vie post inspection, alors je repasse par ici, même si le bonheur est généralement ennuyeux. L'inspection m'a fait du bien, alors que j'avais tendance à me rire des remarques pédagogo à outrance. Depuis ma titularisation, en 2004, je n'avais jamais eu d'écho réel concernant mes compétences, et je commençais à fatiguer un peu; à douter, aussi. Je sais que j'ai passé l'agreg à cause de cela, entre autres : me prouver ma valeur sur le plan intellectuel ET pédagogique.

Rétrospectivement, et après avoir entendu le retour de mes autres collègues inspectés, j'ai été... encensée, osons le mot. Seule Dolly a été aussi proposée pour être conseillère pédagogique. Il reste encore six profs à inspecter, mais je suis déjà flattée, alors que je me plaçais dans un rang inférieur comparée à mes collègues.

J'ai donc trinqué avec Tinette (qui m'a beaucoup aidée sur Montaigne) et Cally samedi midi, autour d'un délicieux repas (purée de patates douces et crevettes marinées revenues à la poêle).

Je n'ai quasiment rien fait du week-end, hormis profiter des délices qui me sont offertes en ce début 2013... J'ai aussi décidé d'inverser deux pièces, avec l'aide de Cally : ma chambre est dorénavant dans ce qui était la chambre d'amis (et accessoirement le bureau de Flûtine), et cette dernière pièce a migré dans ce que j'appelle maintenant le dressing. La chambre est lumineuse, spacieuse, avec des airs de loft new-yorkais. J'y ai passé ma première nuit avec beaucoup de plaisir. J'envisage d'y placer des photos variées sur le grand mur gris perle.

Là, je vais filer déjeuner avec Cally qui a oublié son téléphone chez moi (acte manqué ?). Ensuite, quelques courses à faire et je rentrerai corriger des copies : mes quatre paquets m'attendent de pied ferme depuis plus d'une semaine...

12 juin 2012

ça sent la fin...

Je sais que l'expo Degas est toujours en attente, mais promis, la fin des cours approche, alors j'en parlerai sous peu.

Il faudra aussi que je tente d'expliquer tout ce que remue cette fameuse signature de compromis de vente, qui s'est déroulé hier...

Là, je vais reprendre ma lecture du "dernier" Vargas que S. m'avait offert en octobre dernier, pendant que je préparais l'agreg. Demain, dernières heures avec les élèves...

A vite, chers lecteurs.

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1 mai 2012

Tatidiii tadaaa tadida tatidiii tadaaa...

Comment cela, vous ne reconnaissez pas l'air que je chantonne ? Pourtant, c'est bien elle que je vais voir en concert... Ce qui est amusant, c'est que l'une de mes anciennes élèves sera à ce concert, et que nous ignoriions cela jusqu'à hier. Flûtine devait m'accompagner, mais son retour a été quelque peu mal organisé et elle ratera ce spectacle...

J'ai le coeur un peu lourd de son départ, de la reprise de demain qui m'angoisse, et de cet appartement qui me fait rêver alors que je ne l'ai pas encore visité (histoire longue à raconter, mais, en gros, le propriétaire habite en province)... S'il ne correspondait pas à ce que j'imagine, il faudrait recommencer toutes mes démarches et par rapport à mon budget, je vous assure que c'est déprimant.

Côté lectures, j'ai débuté Ile d'Aldous Huxley mais au bout d'une cinquantaine de pages, je n'adhère pas. J'hésite à poursuivre et à insister, ou à carrément changer de crèmerie : genre Sur la route de Kerouac, puisqu'un film inspiré du livre va sortir sous peu, ou le dernier Vargas qui m'attend depuis octobre...

Je sèche un peu pour aujourd'hui, car Flûtine m'a fait le reproche d'être futile sur le net, et l'inanité de mes propos me sautant déjà aux yeux habituellement, ne fait qu'augmenter à mesure que je tape...

31 janvier 2011

Désouiller : tomber comme une crêpe / dérouiller du fût

Je suis sous les toits de Flûtine pour deux heures encore environ. Ensuite, je reviendrai vers la folie parisienne, les montagnes de travail cumulé (agreg oblige), la course au lycée, les paquets de copies sans fin...

Mais ce week-end, j'ai été initiée au ski de fond par ma dulcinée. J'ai fait de l'alternatif et non du skating pour démarrer en douceur. J'ai tellement démarré en douceur que dès les premières minutes, coincée dans les rails, j'ai pris de la vitesse et je suis tombée sur le fût dans une pente. Royalement. Heureusement, mon coccyx n'est pas fêlé mais les deux chutes du jour suivant n'ont rien amélioré : quand je m'assois, on entend un "ouille" sourd.

Sinon, je ne m'en suis pas mal sortie. Et puis le temps était magnifique.

Je prolongerai cette entrée plus tard : nous allons déjeuner et je partirai...

28 juillet 2010

Biblio girl

Encore une journée passée comme un train à grande vitesse ! Mais où vont les heures ?
Ce matin, ma mère m'a un peu monopolisée sur msn; j'ai pris mon muesli dans l'un de mes nouveaux bols en poterie; Flûtine et moi avons choisi notre camping pour la semaine prochaine; j'ai fait mon plein de courses chez karouf; j'ai tenté de joindre le samu social (un sdf dort devant le parking de l'immeuble, et je ne sais comment l'aider) -en vain depuis hier.
Ensuite, j'ai déjeuné -ouf. Il a fallu contacter le syndic et gérer quelques soucis administratifs mineurs mais bien enquiquinants (toujours pas réglés, d'ailleurs).
Une envie de sieste pointait, pourtant une autre envie a prédominé : j'ai interverti des rayons entiers de mes bibliothèques. Comme ça, cela peut paraître dérisoire, mais j'y ai passé plus de trois heures. Je voulais depuis un moment avoir mes beaux livres et la poésie dans le salon. C'est chose faite. Et j'ai été traversée par une idée, aussi, dont je vous reparlerai dans quelques semaines...

Je me pose enfin. Mes doigts sont engourdis à cause de la manutention sans doute, et de la poussière déplacée.

Il va vraiment falloir que je lise pour l'agreg, il y a urgence. Mais je vous jure, monsieur l'inspecteur, que je n'ai pas volé les heures ! Je ne sais pas où elles sont.

13 juillet 2010

En vogue

Malgré le fait d'être en vacances, je ne vois pas les journées passer. Il faut dire que je suis d'une nature à ne jamais m'ennuyer. Je ne sais même pas ce que ce mot signifie. Sans doute est-ce dû à mon enfance de fille unique. Ou pas.
Toujours est-il que je me balade, je sors, je lis Montaigne, je range, je trie, je rêve, je téléphone, je jardine (le mot est prétentieux pour mon balcon, mais que dire d'autre ?), je hume le vent avec les chats, je cherche un vtt, je me projette sur mes vacances, je revois des amies...

Et puis ce matin, j'ai réessayé un jean Carhartt que j'aimais bien. Je rentre aisément dedans, à tel point que j'ai dû remettre une ceinture, chose qui ne m'était pas arrivée depuis des lustres !

Je n'ai pas particulièrement reperdu de poids (je reste à -16kg) mais je crois que je m'affine. Je poursuis mes efforts abdominaux et fessiers, que je cumule à des séances de wii fit tous les deux jours.

Peut-être qu'à l'idée de rencontrer la famille de Flûtine pour la première fois la semaine prochaine, je suis d'autant plus motivée...

11 mai 2010

6,7°C

Il pleut fort; ça fait plic ploc dans ma tête car j'ai envie de me recoucher. A 4h30, le combiné du téléphone, qui a tourné toute la nuit dans le silence du sommeil, a réclamé à manger pour sa batterie vide. Biiiiiiiiiiiiiiiiiip. Biiiiiiiiiiiiiip.
Au réveil, Flûtine n'était pas là. J'ai bien cherché, mais non.
Journée studieuse en perspective : trois heures de cours ce matin, corrections non stop, courses au Monop may be, plat à cuisiner pour Tinette qui vient déjeuner demain, abdos.
J'improvise pas mal les cours de seconde en ce moment. Enfin non : je les prépare à la dernière minute. Pas bien.
Sinon, j'ai envie de changement dans l'appartement, de rangement par le vide...
Allez, le devoir m'appelle. A plus tard, fidèles lecteurs.

24 janvier 2010

Départ

Flutine monte dans son train à cet instant. Derrière les coulisses, il y a les doutes sur la distance qui nous sépare, nos histoires respectives, nos douleurs et nos attentes. Mais j'ai aussi compris la tendresse, les attentions, les mots qui caressent, les mains qui disent, le souffle qui s'arrête et le manque au moindre détour.
Alors je vais me plonger dans le travail, en guettant sa voix au bout du fil dans quelques heures. J'ai envie de somnoler. Mais pas seule.
Des centaines de copies m'en empêchent. Et son absence aussi.
Ah, et depuis début janvier, j'en suis à 5kg de perdus. C'est peu et c'est beaucoup, en regard du chemin qu'il me reste à parcourir.

 

16 mai 2009

Presse-agrume


CLAUDE NOUGARO ARMSTRONG

Hier, comme je sais lutter contre mon ennemi intérieur en temps voulu, j'ai bougé : quelques courses d'appoint au prix exorbitant faites après les cours, sieste, trajet pour rejoindre la Fée à un spectacle amateur sur le thème de NY, Chicago, Nougaro...
Il y a eu des choses drôles (sans vouloir me moquer, hein) : les solistes étaient ultra mauvais, une chauve-souris volait au-dessus de nos têtes, et les gens derrière nous avaient un accent à couper au couteau. Sinon, dans les remerciements de circonstance, une prof de lycée a été congratulée avec force bouquet et compliments par ses élèves de seconde. Quand je vois ça, je me dis que c'est vraiment un métier génial : au bout d'un an d'efforts et de travail en commun, on parvient à tenir à bout de bras un projet et à avancer ensemble. Le mieux étant que les élèves en ont conscience à cet âge. C'est entre autres pour cela que je voudrais être en poste fixe : pour envisager des projets sur le long terme (et non pour recevoir un bouquet de fleurs, pffff ! Quoique...).
Je me suis aussi redit que j'étudierai des textes de Nougaro sur l'argumentation, le jour où ça arrivera...

Après cela, j'ai englouti les kilomètres dans la nuit légèrement venteuse. J'adore conduire dans ces conditions. Etre seule au volant ne me dérange pas : je mets la musique un peu fort, je chante ou je me tais, je file dans une ambiance nocturne apaisante...

Les chats ont décidé à six heures qu'il était temps de se lever, mais j'ai résisté et me suis rendormie par trois fois : les cauchemars récurrents de ces derniers jours (et dont je n'ai guère de souvenir au réveil) m'épuisent.

Ce soir, c'est la Nuit des musées. J'ai découvert trop tard qu'au musée Cognacq-Jay il y avait des lectures de contes libertins puis érotiques. Il fallait s'inscrire jusqu'à... hier. Trop nul. De toutes les façons, y aller seule aurait été fort peu amusant.

Et puis nous sommes samedi et je n'ai pas encore publié ma participation aux défis pour la bonne et simple raison que cette semaine, il faut deviner qui est l'auteur de chaque texte (sur le thème de l'acidité) ! Et mes camarades rament - tout comme moi.

21 août 2009

Autant d'amour que de larmes

Je vais enfin vraiment me sentir utile concrètement. Je suis en charge de certaines choses pour l'enterrement. Je sais que c'est égoïste d'une certaine façon, mais cela me soulage un peu.
Voir souffrir ceux que l'on aime sans rien pouvoir faire m'a toujours été totalement insupportable. Et je crois qu'avec l'âge, ça ne s'arrange pas...

Lundi, F. aura tous les hommages qu'il mérite. L'église sera trop petite pour tant d'amour. Tant mieux.

Je me disais, puisque toute mort renvoie à sa propre mort, que je n'aurais pas le tiers de témoignages si je venais à mourir demain. Et que l'église serait assez vide. Enfin, je crois. On n'est jamais sûr de rien.

F. aurait peut-être été scié de constater autant de manifestations d'amour, d'amitié, de compassion. Et puis il aurait ri aux éclats.

J'aime cette image de lui. Riant aux éclats.

19 mai 2013

La patience est une vertu

Je me suis dit chaque jour de cette semaine que je devais venir ici, parler de mille et une choses telles que le voyage sur Budapest, Beckett et Frot, les news du lycée, les perles, les sorties cinéma (Grandmaster et Song for Marion), de mes lectures d'agreg, du noirot malade, et me voilà submergée par la dernière ligne droite de l'année.

Je dois plutôt corriger dans l'urgence des copies fastidieuses, remplir les bulletins au fur et à mesure, finir mon descriptif, j'en passe et des meilleures.

En bref, quand je reviendrai, j'aurai de la matière, c'est sûr.

D'ici-là, je verrai si je fais des apparitions...

14 décembre 2010

La tête dans un étau

Je n'ai pas oublié, non, non, que je devais repasser par ici pour raconter le G4.
Seulement voilà, je suis enrhumée, j'ai plongé dans les copies de seconde hier (il y a du lourd pour ce DST commun), l'agreg m'angoisse un peu, j'ai très mal dormi (ai-je eu de la fièvre ?) et j'ai une réunion parents-profs jusqu'à au moins 20h.
Alors je vous dirai ce soir, demain ou plus tard, ce que j'ai envie d'écrire. En attendant, j'ai la tête enfarinée, et aucune envie de faire cours...

A très vite !

3 août 2010

Liste des choses za faire

Programme du jour

Charger la voiture, et donc tout préparer au mieux pour nos périples.
Faire mon sac.
Finir de lire Montaigne (première lecture seulement).
Passer l'aspirateur. Laver mon linge et le faire sécher.
M'occuper un peu de moi. Fait mais les tuyaux de la salle de bain sont encore bouchés : je fais un bain de pieds en même temps que je prends ma douche. Pffff !
Récupérer Flûtine ce soir.
Ecrire une entrée sur le blog concernant mes dernières lectures. Elle est programmée, cette entrée !

C'est étrange, je m'attendais à pire, mais il est vrai que la partie voiture va prendre du temps.

Et puis mercredi matin, en route vers le sud ouest !

Edit de 10h40 : pour faire mon sac, j'effectue des essayages pour optimiser le rangement. Et là, le miracle arrive : je rentre dans mes pantalons de rando ! Je ne vous dis pas comme ça me rend jouasse !

Edit n°2 : tiens, c'est la 1900ème entrée que j'écris depuis l'ouverture du blog...

22 octobre 2010

Fausse délivrance

D'habitude, je suis soulagée d'être enfin en vacances, après un marathon de travail. Là, j'ai un goût un peu amer, après cette semaine de tensions, qui s'achève une fois de plus sur un blocus sans raison apparente, hormis de ne pas avoir cours.
Je n'ai même pas travaillé efficacement, car mon énergie n'était pas cadrée. Hier, sept élèves de SMS ont réussi à entrer. Je leur ai fait un drôle de cours.
Et j'ai quand même réussi à me débarrasser de deux paquets de copies de seconde (effrayantes, globalement). Il me reste un DST commun de première, dont je souhaite m'alléger avant jeudi prochain : je partirai quelques jours, juste avec des lectures d'agreg.

Tout ce que je sais, c'est qu'au retour, ce sera de la folie au lycée. En plus, un concours blanc de didactique me pend au nez en novembre...

A part ça, Flûtine est enfin avec moi, et cette vie de douceur et de folie me va bien, avec elle. Ce soir, peut-être piscine à sa demande. Je ronchonne, mais cela me fera sans doute du bien.

Et je me prépare à la petite fête de demain soir, pour mes 35 ans -déjà...

3 avril 2010

Listing

Comme je dois corriger plein de copies ce week-end, je fais un pense-bête pour mon blog :

  • répondre au tag d'Ed à propos de mes lectures
  • parler du concert de Benjamin Biolay et du nouvel album de Saez
  • évoquer ma version moderne et vulgarisée de Bérénice, expliquée aux secondes
  • évacuer les soucis que j'ai avec Kracoukass
  • expliquer la dépendance au portable de certains élèves
  • éviter de ruminer l'absence de Flûtine
  • mentionner mes livres disparus et mes kilos perdus

A très vite, donc, pour développer tout cela : je vais tenter de m'absorber dans la correction de copies pour oublier le noeud à la gorge que j'ai là tout de suite maintenant. Ou alors ça va finir en sieste...

24 décembre 2009

Musique des mots

Luchini ne vous déchaîne pas*, et pourtant, quel génie ! Dommage... Sachez juste que ces presque deux heures de pure intelligence, de drôlerie, de littérature m'ont ravie. L'esprit qui fourmille, énergique, intempestif, à la limite de la folie m'exalte.
Je n'ai pas osé demander si l'affiche du spectacle était à vendre ou si l'on pouvait me l'offrir gracieusement (oui, je sais, je suis trop idéaliste parfois). J'aurais bien aimé l'avoir.

Bon, sinon, il paraît que ce soir c'est réveillon. Alors je vais vous faire un cadeau musical virtuel. Il s'agit de titres délicieux, tirés d'un album hommage à Boris Vian, lus ou chantés par des femmes aux voix troublantes.

Histoire de ne pas faire de sexisme à rebours, j'ai glissé, au milieu de ces dames, Edouard Baer. Mais peut-on faire plus dandy et plus ambigu que lui ?
Je n'ose finir sur une phrase attendue de type "bon réveillon". Alors voici une petite citation de Paul Valéry, qui sert de point de départ au spectacle de Luchini : "Il n'existe pas d'être capable d'aimer un autre être tel qu'il est. On demande des modifications..."

* Entre le moment où j'ai écrit cette entrée, et celui où je l'ai publiée, deux commentaires de mes coupines de blog ont été postés ! Je n'apporte pas de correction : c'est plus rigolo ainsi...
 


26 avril 2009

Ah ah ah

Il presque minuit, je viens de dîner, je suis dans un hôtel Best western à Toronto. Dans cette liste, qu'est-ce qui cloche, selon vous ?
L'avion que j'ai pris à NY aurait dû atterrir tranquillement à Toronto mais nous avons plané au-dessus de la ville pendant presque 45mn (ah ça, j'en ai mangé du nuage !) à cause de violents orages et d'une interdiction d'atterrir à tout avion. Du coup, nous avons migré sur Ottawa.
Là-bas, plein d'essence, retour en arrière vers Toronto. Seul problème : toutes les correspondances. Mon avion pour Paris était à 21h. Nous sommes arrivés à 20h40 environ. Après, c'était beau comme dans les films : j'ai couru, couru, couru, interrogé des gens (ben oui, faut pas oublier la valise), passé les douanes, couru, couru, couru vers les salles d'embarquement pour m'entendre dire qu'il venait juste de décoller, mon avion.
Ce qu'on ne dit/montre pas dans les films, c'est que l'héroïne qui court court court, ben elle transpire comme un phoque.

Et l'héroïne s'est donné tant de mal parce qu'il n'y a qu'un vol par jour vers Paris. Je dois donc attendre le vol de 21h de dimanche... On m'a offert l'hôtel avec trois coupons pour les repas (ce soir, j'ai pu m'acheter une entrée avec et pas de Pepsi), j'ai dégoté un "kit fraîcheur" pour me maintenir en vie et tuer les odeurs, et je n'ai pas ma valise.

Donc aucun vêtement de rechange, rien. Nada. Pas de t-shirt, pas de lingerie, pas de pyjama.

Parce que ma valise, voyez-vous, était pré-enregistrée pour partir sur Paris : je n'avais pas besoin de la récupérer. Mais là, y'a comme un problème. Logiquement, elle sera sur le vol de demain. Et moi avec. Inch allah.

Petit détail de quand on m'a annoncé que l'avion avait décollé : j'ai failli pleurer. De rage, de solitude, d'agacement. De ce que vous pouvez imaginer.

Et lundi, je ne sais pas comment le collège va le prendre. Ils vont croire que j'ai poursuivi mes vacances...

Je suis énervée et je sens que je vais avoir du mal à dormir. J'ai pourtant une chambre avec deux (oui, deux) lits king size.

Mais qu'est-ce que je fais là ? Encore heureux qu'ils aient le wi-fi...

21 février 2014

Aux abonnés absents

J'aurais dû retrouver un semblant de vie sociale cette semaine, voir deux ou trois amies, et visiter l'exposition sur les objets surréalistes à Pompidou (j'avais déjà mon ticket, valable une journée seulement, sinon ce n'est pas drôle).

J'aurais dû corriger mes copies de seconde, lire Sarraute à nouveau et entamer la préparation des oraux du bac blanc, pour le retour des vacances.

J'aurais dû.

Mais, comme m'a dit mon médecin mercredi, à la moindre faiblesse, après six mois d'efforts, le corps se relâche et attrape ce qui traîne. Et bing, gastro-entérite ! Je suis léthargique depuis, d'une mollesse agaçante pour moi qui déteste les gens mous (je n'ai pas dit lents). Je suis incapable de bosser.

D'après Cally, me voici comme une poupée chiffon sans défense.

Alors au lieu de vous parler sur un ton docte de surréalisme, je viens geindre un peu ici. Je crois qu'une fois que l'agreg sera vraiment loin, je changerai sans doute "d'air blogguesque". En tout cas, il sera temps de faire un ménage de printemps, qu'elle que soit la saison.

6 septembre 2013

La Cap-Vert revient sous peu !

Je n'ai pas disparu à cause de la rentrée (pas encore disparu), mais j'ai dû gérer mes angoisses - assez prononcées cette année- et surtout arranger au mieux la catastrophe prévue côté répartition des classes. Le problème semble résolu, mais à quel prix : un collègue a pris la première que l'on m'avait imposée et se retrouve avec quatre classes dont trois à examen... Je tiens à lui faire un cadeau car il se sacrifie en partie.

Il y a encore pas mal de soucis d'emploi du temps (comme dans tout établissement de France et de Navarre), de groupes, de listes d'élèves, mais ça se met en place progressivement. Heureusement, la classe dont je suis prof principale, je la partage avec Miss R, ce que nous n'avions aucunement prévu (et qui relève du management de l'adjoint, malin) !

Sinon, je prépare vaillamment les heures de tutorat avec ma stagiaire qui part en vrille. Réunion de mise au point mardi, et elle débarquera jeudi dans mes cours...

Allez, je vais travailler un peu, justement, pour rejoindre Cally dans un petit restaurant coréen ce soir.

2 août 2012

S'ils avaient vu cela...

Je suis propriétaire depuis 17h, et je n'ai toujours pas l'ombre d'un regret. Quelque chose de nouveau débute. Je suis allée dans mon appartement (il faut que je me fasse à ce possessif), j'y ai pleuré d'émotion, et j'ai écouté. Le calme. Le vent dans les arbres. J'ai regardé la soleil doux tourner, et prendre le chemin de ma chambre.

J'ai repris quelques mesures, répondu à des sms, parlé avec Flûtine pour qu'elle soit un peu là à ce moment précis, et me suis assise sur le carrelage.

Mon nom est déjà sur l'interphone et sur la boîte aux lettres. Cela vous pose un homme une femme.

J'ai hâte de m'approprier encore plus ces murs en y mettant ma touche de couleur, ma patte. J'ai hâte d'y sentir la vie, déjà ce week-end avec les amis qui viennent donner un coup de main, puis plus tard, quand il y aura des repas, des fêtes, de la détente, des copies à corriger, aussi. Des balades en forêt. Du vélo, de la course. Du mail art. Des films au fond du canapé.

Là, je vais "fêter" l'événement seule en commandant un repas japonais, mais je me réserve pour trinquer avec tous ceux qui se réjouiront pour moi.

Demain, un petit tour chez mon amikea avec Comtesse, qui verra l'appartement vide par la même occasion. Nous poserons les pots de peinture nécessaire aux travaux.

Je me sens plus sereine ce soir.

27 juin 2012

Cinquante-huit de trop

Je traverse le long tunnel du Bac, avec 13 ou 14 candidats par jour (levée à 6h30, travaillant jusqu'à 20h), et j'enchaine sur des cours particuliers chaque soir. En gros, je ne vois guère la lumière du jour. D'où mon silence ici.

Je m'occupe aussi activement de mon futur achat immobilier : rdv à la banque, validation de l'offre de prêt, courriers au notaire, prévisions de meubles... Je regarderai les soldes plus attentivement samedi, pas avant : je suis cloitrée dans le lycée.

Je vous raconterai mes petites aventures as soon as possible. En attendant, la petite perle du jour : une élève, très nerveuse, s'agitait beaucoup. Elle faisait des gestes incessants. Au point de faire claquer son... soutien-gorge pendant l'oral, et lancer involontairement peu après : "c'est une morale qui fait passer un massage"...

J'en ai eu pas mal aujourd'hui, des perles : cela m'a presque tenue éveillée.

 

25 juillet 2011

Je suis rentrée ce soir de mon périple, et le

Je suis rentrée ce soir de mon périple, et le retour est particulièrement difficile. Je vais diner, me reprendre, tout ça, et je reviendrai tout vous raconter progressivement, c'est promis.

Pour résumer, j'ai marché presque 160km en une semaine, du Puy-en-Velay à Espalion, sur le chemin de Compostelle.

Voilà pour le teasing...

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