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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
28 mars 2009

Les deux enfants

Consigne 53 : Chez le psy, cette semaine!

Installez vous sur le divan, confortablement.
Vous y êtes à l'aise ? Bien calé(e)s ?
...
Respirez un grand coup...
Encore plus profondément....
Fermez les yeux...
Complètement...
Parfait...
Vous êtes dans un endroit agréable, où ce qui se passe est bon. C'est sans doute hier, la semaine dernière, il y a 3 mois, 2 ans, 20 ans... Vous vous en souvenez....
Où êtes-vous?
Décrivez le lieu, l'entourage ce que vous y faites...


En 1996, je suis allée à la fête de la musique, seule, dans Paris. Je me suis promenée du côté des Tuileries, alors qu’il existait déjà cette petite fête foraine dans le parc.

J’avais bêtement tué des ballons au plomb, et remporté une peluche que je brandissais naïvement, comme un trophée de voyage en solitaire.

En arrivant sous les arcades du Louvre, j’ai écouté un saxophoniste, je crois. A côté de moi, une femme tenait dans ses bras sa petite fille. J’ai entendu son prénom : nous portions le même.

Trois jours plus tard, le 24 juin 1996 donc, j’écrivis ce texte au lycée, que j’intitulai Les Deux enfants

« Sans le savoir, elle portait votre nom. Une enfant de nulle part, derrière des lunettes trop épaisses pour des yeux d’innocence, dans les bras de sa mère. Un sourire exquis comme un fruit, qu’une voix de princesse recouvre joyeusement. La peluche que vous lui avez offerte n’a pas de nom. Sur le moment, vous n’en aviez pas trouvé. Un petit chien fripé, perdu dans vos mains de jeune fille lointaine, que l’enfant faisait danser sous vos yeux scintillants. C’était du bonheur pur. Un moment tout présent, que rien n’aurait osé altérer : ni vos souvenirs gangrénés par la solitude, ni vos doutes sur ce qu’il adviendra de vos amours multiples et unes. L’enfant et la mère souriaient. Devant ce chien sans nom, peluche douce de certitudes, des larmes ont perlé au fond de vous-même. L’enfant et la mère se sont éloignées. Les deux petites filles au même prénom se sont fait signe au revoir ; l’une tenant un petit chien marron fripé dans sa main toute ronde ; l‘autre tenant la fin de son enfance au fond de son regard, en faisant l’impossible –ne pas pleurer- pour qu’elle lui échappe définitivement. »

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8 juin 2009

Consigne 64

La consigne des défis du samedi était de poursuivre la nouvelle fantastique la plus courte de F. Brown (Un coup à la porte) : "Le dernier homme sur la Terre était assis tout seul dans une pièce. Il y eut un coup à la porte..."


Dans un premier temps, il crut avoir mal entendu. S’être trompé. D’un geste lent, il se tourna, sans un bruit.

Le coup recommença.

Stupéfié, l’homme s’approcha d’un pas lourd et tremblant. Il fut si lent encore, que, pour la troisième fois, on frappa à nouveau. Les coups étaient secs, rapides, nets. Aucune hésitation dans le geste.

Enfin parvenu à la porte, la main sur la poignée, l’homme sentit une goutte de sueur s’insinuer dans son dos et glisser le long de sa colonne vertébrale. Pourtant, il se sentait glacé.

Il tourna la poignée. Sa main moite collait à celle-ci.

Il entrouvrit la porte.

Personne.

Personne n’était visible.

En revanche, ce que l’homme laissa perplexe, ce fut la pluie. Il pleuvait de grosses gouttes abondantes et irrégulières. Il se retourna avec précaution, et vit dehors, par la fenêtre, un soleil éclatant…

 


Comme il est stupide, celui-là ! Quel spécimen !

D’un autre côté, il est drôle. J’adore lui faire des farces. Certes, j’y suis allé un peu fort avec la fin de son monde… Mais le coup de la porte ! Qu’est-ce que ça me fait rire ! J’en pleure à chaque fois…

Au moins, maintenant, les Hommes ne me font plus pleurer de désespoir…

8 janvier 2009

Tortionnaire

Je viens de finir un paquet de commentaires de Première. Alléluia. Encore trois de seconde, et un quatrième qui arrivera demain. Apfiouh.
Si j'ai le courage, je taperai très prochainement les perles récoltées ces dernières semaines. Il y a un bail que je n'en ai mis en ligne.
Allez, au dodo avec le dernier Gavalda, maintenant !

20 janvier 2009

Le mal de vivre



Si l'on devait appeler les choses par leur nom, nous dirions que je suis en phase dépressive, comme cela m'arrive régulièrement.
Celle-ci est assez agressive car elle m'est tombée dessus sans crier gare. Je pleure certains soirs; je lutte contre le sommeil en journée; je n'ai pas envie de sortir; chaque heure de cours me paraît être une victoire digne de Pharsale; chaque lever aussi...
Alors, comme je suis coutumière de tout cela, je gère à ma façon : aucune trace de tout cela en cours; je me maquille; je m'oblige à causer avec mes amis au moins via internet; je fais le ménage pour éviter de me noyer dan l'évier rempli; je mange à tous les repas; l'amour inconditionnel de mes chats me rassure...
Je demande des mots doux le soir, aussi.
Mais j'ai évidemment beaucoup de mal à travailler chez moi et mes cours me paraissent bien fades depuis deux semaines.
Tout cela semble assez basique et idiot vu de l'extérieur, sans doute.

Je cherche seulement à expliquer pourquoi mes entrées sont moins quotidiennes et plus "sombres", quoi.

Vous ne m'en tenez pas rigueur, hein ? Manquerait plus que ça pour m'achever...

28 janvier 2009

Rien de neuf à l'horizon

Après avoir lutté à 1h11 du matin pour me persuader que non, je n'avais pas assez dormi; après avoir répété à Clochette 43 fois dans la nuit que non, il ne faut pas faire ses pattes sur mon pyjama; j'ai réussi à "dormir" jusqu'à 8h.
Comme j'ai tendance à oublier que le mercredi est mon jour de repos, j'ai décidé de me faire un long petit-déj', et d'agir de même pour la douche. J'ai juste rangé la cuisine (shame on me, l'évier dégueulait).
Là, je me mets tranquillement à mon paquet de dissertations grandioses. J'en ai pas mal en attente (cinq, six ou sept paquets, je l'ignore) mais la semaine banalisée qui approche pour les bacs blancs et les devoirs communs me permettra de corriger tout en surveillant. Youhou.
Si le coeur m'en dit, je sortirai peut-être une heure ou deux, histoire de "respirer". Rien n'est moins sûr.

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11 février 2009

Snif

Bouh, que je suis déçue ! J'avais choisi comme beaucoup de bloggeurs d'utiliser Deezer afin de diffuser de la musique en ligne. Gros catalogue, usage relativement simple et gratuit, et peu de bugs. Et voilà qu'ils ont mis à jour une nouvelle version, sans lecteur exportable, avec inscription obligatoire pour écouter les morceaux (et inutile puisqu'il n'y a pas plus de lecteur une fois inscrit).
Vous connaissez d'autres sites qui auraient ce même usage ? Hier soir, pendant que j'étais au restau, j'aurais aimé vous faire écouter une ou deux chansons en espagnol...

17 novembre 2008

Next time

Bon, clairement, je ne pense pas faire d'entrée longue ce soir car :

  1. je suis crevada de chez crevada
  2. je dois absolument finir un paquet de copies de STG pour demain et chercher un texte pour mes secondes
  3. je dormais debout hier soir en rentrant et me suis couchée dès mon retour mais j'ai sans doute presque trop dormi : j'ai un fond de migraine depuis ce matin

Ceci étant, le week-end a été bon et productif, je crois.

A suivre...

14 octobre 2008

Moi, moi et encore moi


Isabelle Boulay - Le monde est stone

 

Parce que je suis totalement narcissique et pour faire plaisir à Sarcamande (le nom de cette ville viendrait du sanskrit et signifierait "lieu de la rencontre" ou "lieu du conflit"... Mmmm, c'est intéressant, docteur ?), je vais parler de MOI.

En fait, j'en parlerai certainement plus demain car ce soir "J'ai la tête qui éclate / J'voudrais seulement dormir" et que je dois répondre à des attaques plus ou moins gratuites de tous les côtés.

Juste une chose pour Sarcamande : votre chien devait être un sacré animal s'il est comparé à ma grand-mère. Elle était un phénomène à elle toute seule.

23 septembre 2008

S.E.F. (sans élèves fixes)

J'ai eu hier en fin de journée un message d'un lycée pour un remplacement. Je dois les rappeler ce matin. Je n'en connais pas la durée ni les classes concernées, mais j'essaye de me dire que ce n'est pas un collège, déjà...

Plus d'infos dans la journée...

Edit de 09h40 : magnifique, ce serait pour un remplacement de... dix jours. On est vraiment des pions. C'est généralement épouvantable avec les élèves dans ces cas-là, en plus.

1 mars 2012

Tag me

Une fois n'est pas coutume, je découvre presque par hasard que Devenirgrande m'a tagguée pour répondre au questionnaire qu'elle a inventé. Alors, puisque nous sommes en vacances et que j'ai besoin de légèreté, je m'exécute !

1) T'es plutôt mer ou montagne ? 

Argh, difficile de choisir : je n'y vais pour les mêmes raisons. J'aime la montagne parce qu'elle se mérite et offre un horizon dégagé, une vue du ciel, en quelque sorte. Elle oblige à marcher, à suer et fait se sentir terriblement vivant.

Quant à la mer, elle m'apaise et me donne toujours raison de me taire : c'est pour mieux l'entendre. Je rêve à cet horizon souvent plat, aux pays qui sont de l'autre côté...

2) Comment s'appelait ta première maitresse (ton premier maître) ?

Le premier, je n'en sais rien ! Je n'ai aucun souvenir de cette époque. En revanche, deux autres m'ont marquée : une institutrice qui avait le nom de l'auteur des Lettres de mon moulin, et un instituteur qui était très doux, que j'ai eu trois ans d'affilée. Ils nous a fait découvrir Chantons sous la pluie et les films inspirés de Jules Verne. Je ne mets pas son nom par souci d'anonymat et respect pour lui.

3) Quel est le dernier pays dans lequel tu as voyagé ? 

Si vous êtes fidèle lecteur du blog, vous savez déjà que c'est le Maroc, avec trois jours à Marrakech.

4) Quelle radio écoutes-tu en voiture ?

Fip ou France Inter, pour leur calme. Pour les longues routes, je mets plutôt des CD.

5) As-tu des plantes chez toi ? 

Oui, Plantapapa qui a environ vingt ans, des jardinières sur mon balcon, un jasmin en pot. Au printemps, il y aura des herbes (menthe, basilic). Je voudrais aussi à nouveau des orchidées, mais j'ai décidé d'attendre d'avoir un nouveau chez moi avec de la place pour les mettre en valeur, et les protéger des chats... J'aime la patience qu'il faut avec ce type de plante : tout comme la montagne, les floraisons se méritent.

6) Thé ou café ? 

Café au matin, thé en journée (et tisane le soir !).

7) Combien y-a-t-il de livres dans les Fables de La Fontaine ? (quoi je radote avec mon agreg)

Euh ben, un peu trop facile pour moi, là. Alors je laisse le mystère pour ceux qui vont devoir chercher, ok ?

8) Quand seront tes prochaines vacances ?

Aucune idée ! Tout dépendra des résultats de l'agreg pour celles d'avril. Sinon, pour l'été, j'ai encore envie de marcher et j'aimerais poursuivre sur Compostelle.

9) Dépenses-tu plus en nourriture ou en vêtement ? 

En nourriture, sans conteste.

10) Où se situe pour toi la limite entre le Nord et le Sud de la France ? 

Mmmm, je dirais à Clermont-Ferrand, sans originalité, je suppose.

11) A quel point me maudis-tu de t'avoir imposé cette corvée ?

Je ne te maudis pas mais je n'imposerai pas de questionnaire à mes lecteurs, si tu veux bien. Je l'ai fait parce que cela m'amusait d'y répondre et que j'ai été flattée que l'on songe à moi. :-)

26 mai 2012

Veuillez patienter, un télé-conseiller va vous répondre

Il va falloir que je prenne le temps de vous raconter :

  • mon plan immobilier foireux
  • le concert de L
  • le spectacle de Rebotier
  • l'expo que je vais voir aujourd'hui (on hésite !)

Mais là, déjeuner au balcon en vue, avant de plonger dans les copies et les bulletins... Nous en sommes plus ou moins tous là ce week-end, mes collègues et moi-même...

A très vite ! Et profitez bien du soleil.

3 novembre 2008

I promess

Bon, allez, promis, demain je ferai une entrée sur autre chose que ma vie sentimentale. Enfin, j'essayerai.
Faut dire qu'entre le boulot pas fait, les copies toujours amoncelées et mes derniers achats musicaux, j'ai de quoi causer.

A très vite, donc ! Là, je suis fatiguée moralement, et je tâche de récupérer avant la rentrée de jeudi niveau sommeil...

3 novembre 2005

Ouf (again) !

Houellebecq n'a pas eu le Goncourt, c'est Weyergans qui lui chipe. Bon, Olivier Adam aurait dû l'avoir puisque ce prix est censé récompenser un jeune auteur...

Et le Renaudot va à Nina Bouraoui, ce dont je suis ravie, car outre une nouvelle littérature, elle défend les droits des homosexuels. Et on la reconnait complètement aujourd'hui non pas parce qu'elle est lesbienne, mais pour la qualité de son écriture.

Finalement, le Renaudot est bien plus subversif que le Goncourt, cette année. Mais le Goncourt est-il subversif tout court ?

1 août 2019

A suivre... si vous le souhaitez

Comme annoncé très succinctement précédemment, je reviens sur un autre espace virtuel, consacré au temps (je vous la fais courte, en mode teasing !). C'est ici que cela se passe : www.abolirletemps.canalblog.com

Soyez indulgents sur le plan esthétique, je compte améliorer tout cela progressivement, en prenant... mon temps. ;-)

19 septembre 2005

Un juste en moins, encore...

VIENNE (Reuters) - Simon Wiesenthal, qui a consacré sa vie à débusquer les anciens responsables nazis qui se cachent dans le monde depuis 1945, est décédé à Vienne à l'âge de 96 ans, annonce le site internet du Centre qui porte son nom dans la capitale autrichienne.   

 

http://www.wiesenthal.com/site/pp.asp?c=fwLYKnN8LzH&b=242023

22 novembre 2005

Catabsurde

Tenez-vous bien, le rectorat s'est rappelé à mon bon souvenir, et pas qu'un peu : je suis affectée en lycée professionnel (petite panique, déjà) en lettres (normal) et en histoire-géo ! Précision : je dis et redis que je suis certifiée de Lettres Modernes en sections générales et non techniques, en plus. Une histoire de fous, encore.

Le remplacement durerait jusqu'à Noël au moins, voire mai 2006. Je suis écrasée par la nouvelle. J'avais bien dit que quand une affectation me tomberait sur le nez, ce serait une enclume.

14 mai 2006

Regards

En cette belle journée de soleil, je vais sans doute aller m'enfermer avec ma mère dans une maison de retraite...
Ma grand-mère paternelle, avec ses 91 ans, ne se porte pas bien depuis son opération du col du fémur : elle ne plaisante plus, ne râle plus, n'exige rien, et surtout, n'a envie de rien... Son regards de vieille femme coïncide de façon troublante avec celui de mon père à la fin de sa vie...
Envie de prendre en photo, version noir et blanc, son visage. Est-ce pour rendre un dernier hommage à cette femme ou pour retrouver un peu de mon père, après toutes ces années ? Le seuil entre voyeurisme, fascination, admiration, et regrets est bien mince. Mais j'ai toujours dit que l'Art n'avait de morale que ce qui pouvait nuire à autrui. Si je fais ces photos, à qui nuirai-je ? Telle est la question.

5 février 2005

C'est bon pour le moral

Après une "traversée du désert" un peu difficile pour le moral, j'ai réussi à me reconcentrer sur ce que je sais faire en tir et à rentrer dans mes scores : pour le départemental, je viens de faire 541 pts, malgré une volée de 21 pts qui m'a fait mal en 2ème série. Pour l'instant, je suis première du département, mais rien n'est joué. Toutes les femmes senior n'ont pas tiré...

Malheureusement, ma moyenne nationale n'augmente pas, et je crois que je vais rester cette année aux portes du Championnat de France. Snif. J'y croyais. "Je m'voyais déjà..."

18 décembre 2004

Alléluia !

Après une première nuit de onze heures de sommeil, je le dis haut et fort : JE MERITE CES VACANCES ! Les deux dernières semaines ont été particulièrement éprouvantes, et j'attendais la délivrance de quinze jours avec impatience.

En plus, pour une fois, ma moitié est de repos en même temps que moi, et dès ce soir !

Pour la route, quand même, une jolie perle d'un de mes élèves, qui s'appelle Thomas (détail qui a son importance dnas la chute de cette histoire) :

_ M'dame, on fête quoi à Noël ? La montée du Christ au ciel ?

_ Non, on fête sa naissance, Thomas.

_ Ouais, bah pourquoi on fête pas ma naissance, à moi ? On appellerait ça le "Thoël", ça s'rait cool !

16 octobre 2006

Une balle dans le pied

Ci dessous un message tiré de ma liste d'abonnement pour enseignants de lettres, qui devrait en choquer plus d'un, qu'il fût ou non dans le milieu éducatif... Lisez attentivement la réforme prévue...

"Bonsoir,

Ci-dessous le lien vers le PROJET DE DÉCRET modifiant les décrets n°50-581, 50-582 et 50-583 du 25 mai 1950 relatifs aux obligations de service du personnel enseignant du second degré et les décrets relatifs à leurs statuts particuliers.

ftp://ftp2.snepfsu.net/snepfsu/actua/Projet_Decret.pdf "

Voici le message que je viens d'envoyer à ma liste de diffusion :

"En tant que TZR Lettres Modernes, l'an dernier, le Rectorat m'a appelée en voulant me forcer à enseigner trois matières (lettres, histoire et géographie) en lycée professionnel...

On me menaçait de "refus de prise de poste avec retrait sur salaire" parce que j'ai dit que j'allais me renseigner.
Grand bien m'en a pris : le SNES m'a appris que j'étais alors en droit de refuser, chose que le Rectorat ne nous disait pas (NB : apparemment, cette année, nous ne pouvons plus refuser...).
Par ailleurs, quand j'ai eu mon interlocutrice une seconde fois au téléphone, elle est restée sans réponse quand je lui ai dit que l'on parlait beaucoup de moi, mais pas des élèves : car, si je dois enseigner dans une classe à examen des matières que je ne maîtrise pas, j'envoie les dits élèves droit dans le mur.

C'est effectivement dire aussi que nos concours et nos qualifications ne valent rien. Si n'importe qui peut enseigner n'importe quoi, où va-t-on ? Quelle sera notre crédibilité ?

En tous les cas, chers collègues titulaires sur postes fixes, j'en conclue que nous allons tous devenir TZR, à terme...

V., en colère et perplexe


PS : je vais diffuser l'info par tous les moyens, mais comme je ne suis pas en poste depuis juin 2005 (oui, vous avez bien lu), cela va être difficile de toucher des collègues..."

14 octobre 2006

A cheval...

...sur les catégories, je mets ce message dans les inclassables.
Je reviens du Vème arrondissement ou, plus exactement, du parvis de Notre-Dame. Une petite fête médiévale s'y tenait, et j'y ai évidemment retrouvé Sandy  qui était dans son milieu ambiant.
Beaucoup de monde, des touristes bruyants, des odeurs alléchantes (j'ai résisté à l'appel du Kouin amann et du beignet maison), des jolies choses. Entre autres, un chanteur à la voix d'ange et au look de bûcheron médiéval, celui du groupe  Domus.

Je m'étais arrachée à ma torpeur car seul l'action est remède à l'angoisse. Je me suis donc forcée à sortir.
Dans ces périodes-là (celles qui sont récurrentes et semi dépressives), j'ai tendance à m'isoler et à éviter de sortir. Sachant que je suis aussi censée faire attention à mon poids, cela devient cornélien : car quand je vais mal, j'ai des envies gustatives.
Sandy et moi avons quelque peu discuté. Il en ressort une chose évidente : depuis un certain temps, je cherche. Soit. Le problème, c'est que je ne sais ce que je cherche.
Je sais que ça tourne toujours autour de l'image de soi. En rentrant, au milieu des lumières blafardes du métro qui nous donnent l'air de zombies,  je me suis dit que c'était peut-être l'absence de création qui me manquait réellement. Et puis m'occuper aussi réellement de moi.
Ou plutôt : faire en sorte d'être vraiment moi.
En dehors de ce blog, je n'écris plus (encre, stylo, papier... Car taper sur un clavier, c'est écrire ?). Je ne fais plus de mail art. J'ai repris la photo, mais j'ai l'impression que tout le monde s'en fout. Je lis un peu plus qu'avant (parce que je n'ai pas de copies), mais rien de bien profond. Si je fais cinq expos à l'année, c'est Byzance.
Alors quoi ? Qui suis-je vraiment ? Toutes mes activités semblent tournées vers l'abnégation, le don de soi (le métier de prof en est un bel exemple). Et mon ego, où est-il, dans tout cela ?
Je regarde autour de moi, et je crois voir des gens aux vies abouties, riches en événements, en sorties, en rencontres (ok, je ne cours pas après mais quand même). Est-ce une illusion ?

Oui, je m'épanche ici parce que ceux qui me lisent auront plus de recul, même s'il ne me connaissent que partiellement et virtuellement. Ma tête est fatiguée, ma tête est lasse.

Tiens, un peu de musique pour (s') oublier.

Luc Arbogast

 

30 novembre 2005

Soyons malhonnêtes

Ce matin, les huissiers m'en ont encore appris de belles ! Je passe sur les détails shadockiens, mais les dettes de notre ex-locataire ne sont pas prêtes d'être payées ! Il faut encore qu'on allonge 250 euro pour mettre le jugement en route et le signifier à  cette fumiste et à sa mere (qui ne l'est pas moins)... Alors qu'elles ont recu une copie de celui-ci, évidemment.
J'envisage très sérieusement de faire une lettre au juge afin de lui parler "au nom du peuple francais" (jolie phrase tamponnée accessoirement en haut de la première page du jugement), à  ma maniere... Cela ne changera rien, c'est certain, mais je me sentirai mieux.
J'ai l'impression d'etre dans un monde parallèle surréaliste, parfois. Non, souvent.
Sinon, j'ai vendu un de mes deux arcs hier soir pour un prix très correct. J'ai des chances de vendre le deuxième, je crois. Heureusement que nous avons ce genre de rentrées d'argent, car pour payer les erreurs des impôts et les huissiers (sans compter les cadeaux de Noël), il faut bien ça.

Je tiens cependant à rappeler que l'inflation est une illusion, que nos salaires ont augmenté, que le chomage baisse, que la grippe aviaire a disparu (mangez une dinde au réveillon !), que la France va bien, que les banlieues sont calmes, et que le Père Noël existe.

16 novembre 2005

Vapeurs

Je ne vous dis pas le coup de chaud que j'ai eu ce matin : mon magasin d'archerie m'annonça qu'il ne pourrait quasiment jamais avoir la Masters bicolore ! Très difficile à trouver chez les fournisseurs, ils ne pouvaient donc honorer ma commande (passée le 25/10...).
Panique à bord ! J'ai appelé trois autres magasins (jusqu'à Lyon !) qui ont cherché pour moi cette merveille : deux m'ont dit qu'ils n'avaient rien en stock et qu'ils devaient voir avec leur fournisseur.
Le troisième, sur Paris, en avait miraculeusement une en stock ! Je vais donc la chercher cet après-midi, alléluia !
Je repasserai ensuite par mon revendeur habituel pour compléter l'achat par un berger et un repose-flèches, et surtout faire les premiers réglages chez eux...
Youpi !!!! At last, I'll enjoy this new stuff.

9 mai 2005

Division 2

Hier, première étape de la Division 2 par équipe. Nous étions sur Chartres, donc au milieu de la Bauce, mais le vent a été plutôt clément avec nous. Je suis même revenue avec des coups de soleil ridicules sur le nez, les joues et les mains. Super pour la reprise aujourd'hui !

Au tir de qualif', je fais un meilleur score qu'à Nemours (46 points de plus), mais je sais que je suis en-deça de ce que je pourrais faire. En cumul, nous finissons deuxième de notre poule.

Restent les duels de l'après-midi, avec 9 flèches à tirer en trois minutes, pour trois archères. T., notre entraineur, me choisit comme 3ème archère, place difficile à gérer pour mon ego car j'ai peu de temps pour tirer et je fais des flèches très moyennes (suis montée jusqu'à 9, mais la majeure partie du temps, c'était plutôt 6) comparée à mes coéquipières.

Nous gagnons avec de bons scores deux matches sur trois, mais celui du classement pour monter sur le podium est perdu. Nous sommes donc 4èmes sur 8 équipes, ce qui est un très bon résultat d'après le coach et le président du club.

Gros sentiment de culpabilité à la sortie du dernier match, en me disant que j'ai tout fait foirer. Mais même si j'avais aligné trois bonnes flèches, nous aurions perdu. Difficile pour moi d'admettre que nos scores sont ceux d'une équipe, et non pas des résultats individuels.

D'autant plus que les tensions sont palpables au sein du groupe, car T. ne fait pas de sentiments et choisit celles qui vont tirer en fonction d'une tactique précise. Du coup, l'une de nous n'a pas tiré de l'après-midi, et ne l'a pas accepté, malgré le discours du coach sur le fait que l'équipe est composée de plusieurs archères, et que nos résultats sont le fruit de cette équipe dans sa globalité.

Bref, encore une expérience profitable pour moi afin de mieux gérer mon stress, et d'accepter de me reposer aussi sur les autres sans croire que le monde repose sur mes épaules. Mais il y a encore du boulot...

10 février 2005

French forbidden

Because I'm practising english with pleasure :o))) we're going to a dinner tonight where we couldn't use french. It's a "french forbidden party".

Our friends were living for few years in Australia, and we'll meet a Japanese girl. So, four Frenches, one Japanese : five accents !

And we'll eat a typical english dinner : a raclette !!! :op

See you next time on my blog to report my feelings about this new experience...

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