03 novembre 2014

Délicieuse saturation

Quitte à être totalement en retard sur les copies (aucune des 120 n'a été touchée par la grâce divine de mon stylo plume durant les vacances), faisons-le allègrement.

Comme je travaille à un nouveau blog, je vais scinder mes entrées progressivement, donc pas de pêle-mêle (ou le moins possible) dans les sujets. 

J'ai envie de commencer par mes plaisirs gustatifs automnaux. J'ai passé ma journée d'anniversaire avec ma mère, dans Paris. Au programme, un petit tour par Uniqlo Opéra où j'ai été gâtée. Ensuite, direction l'Hôtel-de-ville à pied, pour se mettre en appétit : j'avais simplement envie d'un japonais. Ecco fato ! Sashimi de thon et california font toujours mon bonheur.

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Mais le souci de ce type de restaurant, c'est qu'il y a une faiblesse côté desserts. Et pour deux bouches sucrées, c'est regrettable. En se baladant dans le Bihètechvi, je (re)découvre que Philippe Conticini a installé un salon de thé dans les étages... Je montre à ma mère les merveilles sous cloches, et elle cède aisément à la tentation : découvrir "la pâtisserie des rêves" dans ce cadre est idéal. J'opte pour un délice aux fruits de saison (pomelo) et ma mère choisit le Paris-Brest.

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La veille, j'avais déjeuné avec Peaceandream dans un restaurant de couscous et tajines près de mon ancienne banlieue. Inutile de dire que ce rythme de restaurants et le fait de manger autant sont inhabituels. Mais une fois par an, c'est amusant et agréable.

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Le top était à venir le lendemain de mon anniversaire. Quand Cally est aux commandes pour choisir un endroit exceptionnel, elle sait y faire. Direction le Vème arrondissement, chez Sola... Restaurant gastronomique dirigé par un chef japonais, chaque menu est préparé en fonction de l'inspiration de celui-ci (qui a fait ses classes chez Robuchon, si je ne m'abuse...) et des arrivées du marché. Il y a deux salles : l'une japonaise, en bas, dans laquelle on retire ses chaussures; l'autre au rez-de-chaussée. Le hasard nous a placées dans cette dernière, ce que je ne regrette pas car il n'y avait que des Asiatiques (contrairement au sous-sol, demandé par les "autres" clients). Nous avons choisi de déjeuner uniquement au saké, sur le conseil de la sommelière, parfaite. L'avantage du saké, c'est qu'il s'accorde avec tout : viande, poisson, peu importe.

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Dans les assiettes, c'était une exposition de peintures diverses, pas forcément minimalistes, très belles. Les saveurs étaient extrêmement subtiles. Notre coup de coeur : le canard de Chaland, avec du lard de Collonata (le meilleur lard au monde, peut-être, et je le découvre à trente-neuf ans) et des cèpes...

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Tout dans ce restaurant respire la simplicité à son plus haut degré de réussite. Et cela, sans être inaccessible.

 

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27 août 2014

Le temps de la reprise

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Voilà, le retour s'est effectué, non sans mal :

  • avion bloqué à Saint-Denis presque trois heures à cause d'un problème de jauge (nous étions déjà à bord)
  • donc le trajet a duré quatorze heures au lieu de onze
  • le tapis à bagages s'est bloqué presque trente minutes
  • le périphérique était fermé pour travaux; en empruntant les maréchaux, il y a eu de petits bouchons à... 23h30

Mais tout cela n'est que le prix à payer pour des vacances de ce type. 

Depuis le retour, je gère le décalage horaire (seulement deux heures, mais c'est plus gênant parfois que des décalages majeurs); je trie les photos (album photos à découvrir); je commence à angoisser pour la rentrée (premier cauchemar cette nuit), comme chaque année; je remets tout à niveau (le frigidaire, les cartons, l'isolation des fenêtres, le nettoyage...).

Il va aussi falloir que je prépare mes cours de début d'année. Je repousse un peu l'échéance, je le sais.

Là, le nez de la Tour Eiffel est perdu dans les nuages, et même si c'est l'hiver à la Réunion, je regrette la douceur de l'air et les averses vespérales qui nous berçaient.

Comme j'étais "chez l'habitant", nous avons pu tranquillement sillonner sur l'île. Il reste encore beaucoup à découvrir, mais voici l'essentiel de mes périples réunionnais :

  • la côte est, de Bras-Panon à Saint Pierre (avec les coulées de lave, entre autres)
  • le cratère du Piton de la Fournaise, grandiose
  • Saint-Denis, ses maisons coloniales, son musée Dierx, ses boutiques
  • la distillerie-surcrerie de Bois-Rouge, l'une des deux seules restantes sur la quarantaine de l'île qui ont fermé progressivement...
  • Saint-Gilles (la plage, juste une journée)
  • Kelonia et ses tortues, magnifiques
  • les musées Villèle et Valliamé, qui permettent de deux façons fort différentes de comprendre l'esclavage, le mode économique de l'île comme colonie, et de voir de très belles demeures
  • Hellbourg et la maison Folio, la seule maison de ce type que l'on peut visiter sur l'île. Le jardin, malgré des araignées que je n'ai pu éviter du regard, est splendide et contient toutes les espèces endémiques de la Réunion, même les plus rares. Leurs orchidées sont superbes.
  • les temples hindous, chinois et autres, qui montrent que les communautés se mélangent sans que cela tourne à l'animosité (le temple du Colosse est le plus impressionnant)
  • le village de La Nouvelle dans le cirque de Mafate, uniquement ravitaillé par hélicoptère ou par la marche (2h30 aller et idem au retour). Hors du temps, coloré, isolé, modeste, le village allie de nombreuses qualités. J'y aurais bien dormi une nuit, mais cela n'a pas été possible.
  • la vanilleraie Roulof, l'une des très rares à tout produire et à vendre la vanille de façon indépendante. La vanille de la Réunion est considérée comme la meilleure au monde. Pour avoir une première gousse, il faut six ans de travail et de patience...
  • tous les repas en famille, ainsi que le mariage qui était la raison initiale de notre voyage, m'ont permis de goûter à mille choses (ma curiosité culinaire semble avoir fait plaisir) : le songe gris, les rougails les plus répandus et les plus rares (saucisse, ti jacques, chevaquine...), les bichiques, les petites bananes, le palmiste, les letchis (ils avaient été congelés, car ce n'est pas la saison), le pinpin, le fruit à pain, la confiture de papaye maison, le gâteau de patate douce, et j'en passe...

J'ai fait le grand tour sans entrer trop dans les détails de mon quotidien là-bas. Je réfléchis toujours à une solution adéquate pour mon blog, et pour l'instant, je pense à le mettre en blog privé avec mot de passe à me demander par mail... Je n'ai pas tranché.

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28 juillet 2014

9000 km et des poussières

Nous partons ce soir "en" Réunion pour trois semaines.

Merci de laisser un message après le biiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiip.

Réunion carte

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25 juillet 2014

"Faire le mal est plus aisé que faire le bien" (Hugo)

Malgré le fait que je sois en vacances, je ne m'y sens pas encore : je n'arrête pas. Nous continuons à nous installer (c'est sans fin !), et nous préparons notre voyage prochain en même temps (départ lundi !).

Dans nos dernières installations, il y a eu un grainetier acheté d'occasion, qui a été chargé par nos petits bras dans le coffre dans ma Twingo, attaché par des sangles multiples. J'ai aussi fait le tri dans mes breloques, et remis à neuf une boîte à bijoux qui date de l'époque où mon père était vivant, c'est dire. 

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A gauche, c'est briqué; à droite, pas encore.

 

Frotter les cuivres et l'argenterie prend du temps, j'avais oublié. En donnant de l'huile de coude, j'ai pensé à la série Downton Abbey (la saison 3 a été engloutie en peu de temps ces derniers jours) dans laquelle on voit les domestiques briquer l'argenterie, parfois. Je vais avoir du mal à patienter pour voir la saison 4, d'ailleurs.

Sinon, nous sommes allées à la Comédie Française voir Lucrèce Borgia, avec Guillaume Gallienne dans le rôle titre. J'avais miraculeusement réussi à avoir des places il y a quelques mois, et j'étais impatiente d'y assister. Ce ne fut pas du tout une déception. Volontairement, je n'avais lu aucune critique pour être vierge de tout a priori (jai bien fait, car F. Pascaud se lâche gratuitement, par exemple).

Gallienne Lucrèce


J'ai trouvé Gallienne crédible de bout en bout. L'arrivée de son personnage est très belle : poitrine offerte, il avance lentement au fil des planches placées sous ses pas, sur une musique sacrée. Puis, on l'habille progressivement d'une robe noire (de Christian Lacroix) pendant les premiers dialogues. La question du travestissement est particulièrement intéressante dans cette mise en scène, d'autant que le rôle de Gennaro est tenu... par une jeune femme.

Une ou deux scènes étaient un peu moins réussies que les autres, mais le pari d'être entre "le sublime et le grotesque" de Hugo était amplement tenu. Il n'est pas évident de ne pas sombrer dans le ridicule avec un tel texte.
L'ovation finale, très longue, était assez parlante, même si le public qui va assister à ce genre de spectacle est souvent acquis avant le lever du rideau.

Dans un tout autre genre, j'ai vu hier soir au cinéma Qu'est-ce qu'on a fait au bon dieu ? : je craignais la caricature, et c'est ce qui s'annonce au début, mais le film s'améliore progressivement, et, il faut bien le dire, s'avère drôle -parfois malgré soi. Chantal Lauby est irrésistible. Quant au fond, on ne peut pas dire que l'on ressort perturbé dans ses fondements, mais je comprends le succès populaire de ce film : c'est un reflet comique de la société française brassée aujourd'hui, avec ses faux tolérants, ses idées préconçues, ses mélanges, ses échecs et ses réussites.

A part cela, je tenais à vous dire que je songe très sérieusement à rendre ce blog accessible uniquement sur autorisation. Au fil des années, je sais que j'ai gardé des lecteurs fidèles et indulgents, mais d'autres sont moins bienveillants. Par ailleurs, pour la première fois depuis que j'ai lancé ce blog (qui a presque douze ans !), je réfléchis beaucoup trop avant d'écrire : je commence à me censurer. 
Il ne me reste que peu d'alternatives : soit je débute un tout autre blog, mais je tiens à celui-ci; soit je restreins les accès (et cela signifie ne plus être visible pour de nouveaux lecteurs); soit j'arrête tout. Concernant cette dernière possibilité, je la récuse pour l'instant par principe : je ne vois pas pourquoi (et surtout pour qui) je m'empêcherais de tenir un blog, aussi futile fût-il (ah ah).
Je me donne jusqu'à septembre pour décider. D'ici-là, vous pouvez me donner votre avis : je serais ravie d'avoir d'autres regards sur cette question qui me turlupine depuis un moment.

 

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15 avril 2014

Transition

Ces vacances ont un premier goût un peu particulier : je pense à ceux qui passent l'oral, au lycée Saint-Louis, en ce moment. Je lâche les vannes de la fatigue, aussi : hier après-midi, j'ai sombré deux heures dans le canapé, en ayant beaucoup de mal à émerger. Je reprends mes marques, cest-à-dire que je retrouve un peu le temps de vivre. Du moins, de faire autre chose que de culpabiliser ou travailler intellectuellement sans cesse.

Alors j'oscille entre soulagement et dépit.

Je repense à prendre soin de moi. Je cuisine à nouveau : hier soir, capellini au gorgonzola et à la pancetta. J'envisage de préparer un cheescake.
Petit tour de shopping samedi, même si j'ai une image de moi quelque peu négative en ce moment... J'ai acheté un joli chino bleu très clair chez Gap, et un pull chiné dans les mêmes tons.

Pas encore eu l'occasion de m'installer devant un film à la maison, mais nous avons vu ce week-end un film parfait pour débuter les vacances : 47 ronin avec Keanu Reeves. L'intrigue est téléphonée, mais j'adore ces ambiances japonaises. J'ai aussitôt pensé à la trilogie de Hearn, sur un Japon féodal et magique. On y retrouve la question de l'honneur -centrale-, l'amour impossible, les combats de samouraïs, les quêtes qui semblent perdues d'avance... Ce n'est pas une histoire à vous retourner la tête, c'est certain, mais il y a de quoi passer un agréable moment (malgré une araignée au rôle déterminant, la garce).

47 ronins

Sinon, côté lecture en liberté, j'ai choisi un roman aux antipodes de l'agreg : Matheson, Le jeune homme, la mort et le temps. De la science-fiction, quoi de mieux pour éloigner le spectre du concours ?

Matheson


Et puis le programme de terminale L est tombé pour l'an prochain : Eluard reste, comme prévu, et c'est... Flaubert qui débarque avec Madame Bovary. Cela m'enchante : je pense depuis plusieurs mois à relire ce roman, qui me fascine de plus en plus. Je vais donc demander à garder ce niveau et cette section l'an prochain. C'est un joli (et peu ambitieux) projet auquel je peux me tenir.


20 décembre 2013

Noyel & C°

Outre la remise des bulletins de seconde, et donc les conseils de classe, les réunions diverses et variées, le travail habituel, mon avancement d'échelon impromptu (au grand choix, alléluia !), les rapports à rédiger, les cadeaux de Noyel à acheter, j'ai voulu correctement m'occuper de l'anniversaire de Cally. Au programme :  pâtisseries de Philippe Conticini, excusez du peu; potage asiatique aux crevettes et nouilles; roquefort de petit producteur.

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Et pour couronner le tout, sachez que je vais goûter sous peu la cuisine de Robuchon...

Cally et moi vivons notre premier Noyel ensemble. J'aime ça. Notre sapinou est bancal, un peu tordu, dans tous les sens : à notre image, sans doute.

Et nous visitons un ou deux appartements pour nous rapprocher de nos lieux de travail respectifs, car les trajets nous épuisent. Un projet à deux, vous dites ?

 

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Sinon, je ne parviens pas à correctement travailler pour l'agreg : le journée, je suis au lycée, quelque peu occupée, et le soir, je m'effondre à 21h, lamentablement. Bilan : le concours blanc de demain risque d'être acrobatique. Je songe à travailler un sujet mais sans rendre de copie. Si c'est pour avoir une note minable et me déprimer, quel est l'intérêt ? Si je pouvais au moins être prête fin janvier, pour le concours...

 Vivement que je dorme vraiment un peu...

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27 octobre 2013

En week-end surprise ici...

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28 août 2013

Cap-Vert II

Je passe sur la transition à Mindelo (j'ai ajouté dans l'album n°1 des photos de contre-jour que j'aime particulièrement) et j'arrive au vol pour Fogo.

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Fogo

Nous devons passer d'abord par la capitale, Praia, pour effectuer un transfert vers Fogo. Les vols locaux sont particuliers : ils ne sont aucunement prioritaires, et on doit attendre qu'un avion atterrisse pour pouvoir le prendre. Les liaisons se font ainsi. Et pendant que les voyageurs arrivés attendent leurs bagages, on charge d'abord l'avion avec le fret et les passagers suivants; PUIS on met les bagages en attente sur le tapis... Leur rythme est totalement différent du nôtre, donc.

Nous survolons Fogo, et nous voyons aisément son attraction principale : le volcan Pico. Il est impressionnant (2890m) malgré l'altitude de l'avion.
On nous emmène à Sao Filipe, dans une ancienne résidence coloniale. La ville est petite, escarpée et fort calme : ce samedi-là était férié. Nous avons même du mal à trouver des bouteilles d'eau à acheter pour le lendemain : nous avons choisi de grimper en haut du volcan, le grand Pico (le petit est possible aussi) pour 60€ par personne et 40€ de guide. On ne plaisante pas avec un volcan : il faut absolument un professionnel.

On passe nous prendre le dimanche à 6h pour parvenir au point de départ de la grimpe à 7h. Grand luxe : nous sommes seules. L'arrivée dans la caldeira est splendide, avec un soleil rosé et déjà haut pour l'heure. On voit la dernière coulée de lave (de 1995), le grand et le petit Pico, fiers et semblant inaccessibles.
Le guide est prêt, mes bâtons de marche aussi, nous partons... Ascension prévue en trois heures, avec un dénivelé de 1700m environ. Pour être honnête, j'ai cru ne pas y parvenir : je me flagellais, pensant être lente. En digne percheron, je l'étais, mais je ne me rendais pas compte que j'avançais. Les pentes étaient souvent raides, et la terre volcanique ralentit, comme quand on marche avec des raquettes dans la neige.
Grimper au-dessus des nuages et vers le soleil, dans un paysage lunaire incroyable, où seul le bruit de mes pas m'emplissait, m'a donné plusieurs fois les larmes aux yeux.
Je maugréais, et pourtant l'expérience m'était fabuleuse. L'altitude pesait aussi sur la montée. Une fois là-haut, à presque 3000m, j'étais incrédule : la caldeira immense (20km de circonférence) s'offrait à moi, entre deux rafales de vent et une lumière écrasante. Le ciel m'appartenait. Nous sommes restées dix ou quinze minutes peut-être, puis il a fallu redescendre (ce qui prend deux heures). Sur 700m environ, il fallait courir/sauter/s'envoler/glisser sur des cailloux volcaniques. Je n'ai pas réussi à lâcher prise malgré cette aubaine et je ralentissais ma course, un peu crispée.
Une fois en bas, j'ai constaté que mes poches de pantalon étaient pleines de roches (j'en ai rapporté, du coup), et je ne vous parle même pas de l'état des chaussures ! Encore aujourd'hui, la poussière de cendre se répand sur mes chaussettes malgré des époussetages vifs.

Un brin fatiguées et incrédules, nous avons déjeuné au pied du volcan d'une cachupa (plat national), puis nous sommes revenues à l'hôtel. Le lendemain, direction un cimetière portugais abandonné, que nous étions les seules folles à visiter (pour y accéder, contournez les ronces d'acacia...). Puis limonade et jus de bissap dans un bar sénégalais : l'Afrique se fait de plus en plus sentir au fur et à mesure que nous avançons dans notre périple. Le Cap-Vert est un étrange mélange entre le Portugal, l'Afrique, l'Europe, les DOM...

 

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Cap-Vert I

Il est des voyages que l'on ne peut pas oublier. Celui au Cap-Vert en fera partie. Nous avons parcouru six îles sur neuf : Sao Vicente, Santo Antao, Fogo, Santiago, Boa Vista et Sal. Chacune de ces îles, qui appartient pourtant au même pays, a son identité propre. Je vais tâcher de vous en donner une petite idée, même si cela sera confus.

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L'avantage premier de cette destination, c'est qu'elle commence à peine à être touristique et à la mode. On en a les avantages et les inconvénients. Nous sommes parties en saison basse (la haute va d'octobre à décembre), ce qui nous a permis d'être relativement tranquilles et d'avoir des espaces magnifiques rien que pour nous certains jours. Le service est parfois à améliorer mais notre côté roots n'en a pas souffert, sauf dans un seul hôtel (je descendais à l'accueil quatre fois par jour pour demander à avoir de l'eau dans la douche ou du papier wc...).

Nous avions choisi un parcours itinérant incluant les transports, les transferts, les nuits en hôtel et le petit-déjeuner. Pour le reste, nous étions libres et c'est cette liberté que j'ai adorée. Le séjour s'est terminé par du farniente sur l'île de Sal, réputée pour ses plages magnifiques -ce qui est vrai. Mais commençons dans l'ordre...

Sao Vicente

C'est l'île de Cesaria Evora, et l'aéroport a même été rebaptisé à son nom. Nous avons atterri là-bas après une escale par Lisbonne. Le paysage était lunaire, ou martien, au choix. Terre sèche et assez rouge, du plat et du relief, du vent. Transfert jusqu'à la ville de Mindelo où nous nous sommes installées, pour sortir aussitôt voir la ville.

Nous avons dîné dans un restaurant où l'on jouait de la musique (Cesaria, évidemment !) et nous avons découvert la carte et les habitudes culinaires qui ne nous quitteront guère du séjour : beaucoup de poissons, servis avec du riz à profusion, et des légumes (courge, chou, manioc, carotte...).
Le lendemain, un dimanche, la ville était calme mais nous avons refusé une excursion attrape-touristes (genre énorme buffet à volonté au bord d'une plage pour environ 30€ par personne). Premières photos, découverte d'une plage dans le centre-ville, et nous avons suivi une sorte de carnaval improvisé avec percussions jusque dans les "quartiers où vous ne devez pas aller" (dixit le guide qui nous prenait pour des idiots).

Le lundi matin, départ en ferry pour Santo Antao. Traversée d'une heure trente environ, où l'on constate que les locaux sont vite malades sur ce mode de transport. Les Français se regroupent et nous collent, alors que nous aurions voulu être seules. La frustration de ne pas pouvoir faire comme beaucoup de couples (se tenir la main ou par l'épaule pendant la traversée) se fait sentir, aussi. On nous interroge et l'on s'étonne que nous ayons trois semaines et six îles à parcourir : notre délit de faciès juvénile et notre look les trompent...

Santo Antao

Pour rejoindre la ville de Ponta do Sol, nous empruntons la route pavée des cordes : elle traverse l'île dans les hauteurs et est très impressionnante. Nous traversons même les nuages... Cela dure entre une heure et une heure trente, quand même. La petite ville est très calme et modeste. C'est le point de départ de diverses randonnées. Nous déjeunons dans un restaurant face à l'océan, entre les pêcheurs et les baigneurs. C'est une Française qui tient l'établissement, et je me demande ce qui amène quelqu'un à s'installer dans un coin aussi perdu du monde.
Le lendemain, nous partons vaillamment pour une randonnée de 11km le long de la côte, entre Ponta do Sol et Cruzinha. Nous partons assez tôt et nous faisons bien, car la chaleur grimpe vite. Le chemin est loin d'être plat. A l'arrivée, nous prenons un aluguero (taxi collectif) pour revenir par la vallée. Nous sommes contentes de nous. Notre récompense : un restaurant modeste qui ressemble plus à un cabinet de voyance qu'autre chose, à la cuisine raffinée et très peu chère. La cuisine maison, comme on en rêve, quoi.
Le second jour, nous allons en aluguero dans les petites villes avoisinantes de Ribeira Grande et Vila das Pombas. Il pleut un peu mais nous finissons dans une sorte de cantine sympathique. Nous avons aussi grimpé en haut d'un rocher pour voir la statue de Saint Antoine (?) et admirer la vue sur la mer. C'est à notre retour de ce périple que nous avons dû changer d'hôtel car il n'y avait pas d'eau pour prendre une douche, etc. Nous effectuons donc le transfert vers notre nouvel hôtel en fin de journée, avec l'aide du contact local. Le soir, direction un restaurant sympathique tenu par notre hôtesse, une sorte de Simone Signoret autochtone, une vraie patronne. Ce soir-là, il y a un groupe qui joue pendant le repas : le chanteur est magnifique de simplicité et transcende tout ce qu'il chante.
Une Italienne nous donne aussi le fou rire : habillée en Barbie ras les fesses, avec un faux Panama, elle se met à danser et à allumer tous les hommes de la salle, devant son mari, apparemment ravi. Elle prenait les applaudissements du chanteur pour elle...

Nous poursuivons le lendemain notre périple randonnée : départ tôt pour la caldeira et la vallée de Paùl. Le guide papier annonce deux heures, donc on se programme mentalement pour ça. Par hasard, nous tombons sur un petit groupe d'Espagnols des îles Canaries (que des profs !) avec qui nous partageons le transport ainsi que la rando.
Beaucoup de nuages dans les hauteurs, la caldeira est belle, le chemin assez raide en descente vers la vallée. Mais ce qui n'était pas annoncé, c'est que du bas de la montagne, il fallait encore rejoindre la côte, donc Vila das Pombas. Le guide nous a floué (c'est leur façon de faire là-bas : "presque" signifie "encore sept kilomètres", par exemple). Le soleil commence à bien taper, et je ne bois pas assez. Une Espagnole abandonne et prend un aluguero pour finir. Nous ne sommes plus que cinq à marcher d'un bon pas sur la route pavée, en descente.
Lors d'une pause, Cally me fait boire et me dit de manger un gâteau : je refuse car j'ai mal au coeur... Je résiste, je résiste, sans sentir que c'est trop. J'achève la rando jusqu'à la ville. Nous reprenons l'aluguero qui nous attendait. La route sur la côte me donne encore mal au coeur. Parvenues à Ponta do Sol, je m'impatiente de rejoindre notre hôtel : je suis définitivement mal. Et pour cause : une insolation fourbe a raison de moi (malgré un foulard sur la tête, mais c'est la nuque qui a pris). Bilan : je n'ai pas mangé pendant deux jours. Chose étonnante : pas de migraine !

Il a quand même fallu reprendre le ferry pour Sao Vicente, car un vol intérieur nous attendait le surlendemain pour Fogo... Mais ce sera l'objet de ma prochaine entrée !

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26 août 2013

Back from paradise

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Boa Vista, plage de Santa Maria

 

Je suis de retour, bien vivante et gorgée de soleil, depuis samedi midi. J'encaisse encore le décalage horaire et les effets néfastes du retour (ménage, courses...) mais j'ai bien l'intention de vous faire partager mes images qui, à ma grande joie, reflètent vraiment ce que j'ai vécu et vu.

Accordez-moi un peu de temps pour faire le tri et écrire une entrée digne de ce nom.

A très vite...

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