15 octobre 2014

Chinoiseries

J'ai eu la chance, mercredi dernier, de visiter l'exposition sur la Chine aux arts décoratifs. Dans cette visite guidée privilégiée car uniquement destinée aux enseignants, j'ai pu constater que j'étais de loin la plus jeune... Aurais-je des goûts de vieille ? On me chambre déjà vite sur Barbara, Gréco et consorts, là, je risque gros.

Bref, j'ai écouté une prof anglaise des arts déco totalement habitée par son sujet, et ne résistant pas à l'envie de passer par les expositions temporaires pour nous faire plaisir -ou se faire plaisir.

Je n'ai pas voulu prendre de notes, mais voici ce que j'en ai retenu.

La porcelaine chinoise (et non japonaise) craquelée a été inventée uniquement pour les Européens, qui étaient friands de nouveautés et d''exotisme. La plus belle porcelaine, blanche quasi transparente, émet un son de cristal quand on la fait tinter.

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Seul l'empereur avait le droit de porter des vêtements couleur or, et d'arborer un dragon brodé à cinq griffes. Le nombre de griffes est variable selon le statut de la personne qui porte le vêtement. 

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En décoration, les Chinois ont créé le motif de "la glace brisée" qui représente le monde, dominé de bout en bout par l'empereur.

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Les fonctionnaires, classsés selon neuf échelons, sont reconnaissables à des sortes d'armoiries représentées sur le torse et dans le dos. Ainsi, l'on savait comment saluer chacun d'entre eux, puisque les règles étaient strictes en fonction de la hiérarchie.

Pour le reste, j'ai admiré les techniques folles et la recherche de perfection des artistes chinois, souvent anonymes. 

Le musée des arts décoratifs est souvent "oublié" alors qu'il regorge de merveilles. Faites-y un tour, pour vous faire une idée.

 

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30 septembre 2014

"Pour ne pas vivre seul", chantait Dalida

Après une sixième (?) version des emplois du temps, nous appliquons ces derniers bon an mal an, en comblant comme nous le pouvons les derniers couacs. Je n'ai plus mon heure solitaire du lundi de 14h à 15h, et c'est déjà ça. On se contente de peu, cette année, face au fiasco de la rentrée.
Ceci étant, il reste encore des élèves mal affectés, au bout d'un mois de cours. C'est gênant, quand il y a le bac, au bout.

A part ça, je lutte contre la morosité ambiante et la loi des séries en voyant des amies autour d'un bon repas, en relisant Madame Bovary (diable, j'étais trop jeune la première fois !) -le comble sur la morosité- ou en allant au cinéma le dimanche soir. Nous avons vu Hippocrate, le week-end dernier. Le film est assez bon, et, je crois, dresse un portrait tout à fait juste du milieu médical dans lequel on demande d'accomplir des miracles avec des bouts de ficelle.

Hippocrate-Affiche-2-France

Mais ce n'est pas tant le film dans son ensemble qui m'a marqué pendant plusieurs heures; c'est le personnage de la vieille dame qui souffre et attend de mourir dignement. J'ai retrouvé en elle les mêmes expressions que celles de Mamy, la reine mère, ma grand-mère paternelle. J'ai vécu à nouveau les derniers instants où l'on parle à celle qui est déjà loin, en soins palliatifs. J'ai revu les dents usées par l'âge, et le sourire si doux, malgré tout. J'ai pleuré, sans aucun contrôle, en voyant les bleus sur sa peau si fragile, en entendant ses soupirs de lassitude, en devinant sa patience et sa conscience de la fatalité. Elle, l'ancienne gymnaste, clouée dans un lit d'hôpital à guetter les escarres et les métastases.
Et en me demandant ensuite s'il y aura quelqu'un, un jour, près de moi, pour décider d'arrêter les machines.

Tout s'est confondu;  Mamy, ma mère, moi, ces trois générations de femmes et je serai sans doute la seule, à la fin, à tenir le fil de notre histoire. 

Quand je vous disais que la question de la transmission me taraudait...

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19 septembre 2014

Electrique

Parfois, on a un mauvais karma. Ou, du moins, on le ressent comme ça.

Hier, le joli orage de 16h qui nous a libéré d'une chaleur moite et oppressante, a grillé mon téléviseur quasi neuf ainsi que le lecteur DVD. J'ai découvert ça en rentrant, après mes huit heures de cours, une AG agitée, des propos déplacés et des complications au lycée...

Pour la télé, qui n'a pas un an, je crains que la Keufna ne m'envoie bouler, alors que la prise de ce téléviseur n'est pas équipée de terre. Si tel est le cas, il faudra ensuite passer par l'assurance habitation. En voilà un programme réjouissant !

tv samsung2

Pour le lycée, nous allons recevoir dans nos casiers les énièmes emplois du temps maladroits -euphémisme- aujourd'hui. Tout le monde est tendu, à bout de nerfs, même. Je suis étonnée que personne n'en soit venu aux mains encore. 
Par miracle, mes élèves sont calmes, prennent des notes, donc choupinoux (pour l'instant). Certains ont tenté un blocus hier matin, sans grand succès et surtout sans forcément savoir pourquoi ils le faisaient véritablement.

Vivement la fin de la journée, que j'avale la grosse pilule de mon emploi du temps, et que je passe en mode week-end avec une sortie au théâtre demain, suivie d'un petit restau entre amies.

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23 juin 2014

Lève-toi, et corrige

Forte de mes quatre-vingts copies de TL depuis vendredi soir, je tente de maintenir le rythme : j'en ai corrigé trente à ce jour. Cela signifie bien évidemment faire des sacrifices sur le we, mais le temps de correction s'avère court : il faut avoir enregistré les notes pour le lundi 1er juillet à midi, alors que nous rendons les copies le 3 (ne cherchez pas à comprendre, c'est illogique au possible).

Pour autant, il va bien falloir remplir le frigidaire, faire le ménage, et tutti quanti. Mais j'avais quand même envie d'évoquer avec vous la réunion d'harmonisation de vendredi matin, édifiante et toujours aussi inutile...

Nous étions convoqués à Versailles, dans un lycée que j'ai trouvé laid. Dans le train, j'ai eu un premier choc : une fillette d'environ dix ans était vêtue d'une jupe plissée bleu marine, au genou; de socquettes blanches; de petits mocassins à demi vernis; et elle arborait une magnifique natte dont aucun cheveu ne dépassait. A la gare de Saint-Cloud, elle est descendue et j'ai vu d'autres petites filles modèles, identiques, sur le quai. 
"C'est un autre monde", pensais-je. 

Je prends un bus pour rejoindre le lycée de la convocation. Versailles ressemble à un village par ses façades, et pourtant n'en est pas un. Je me demande pourquoi Louis XIV a choisi un endroit si éloigné de Paris, et quelle tête il ferait en voyant ce que "sa" ville est devenue.
Je descends et découvre le lycée vieillot, des années soixante ou soixante-dix. Nous sommes plusieurs à entrer au même moment et à chercher une affichette quelconque dans le hall. Rien. Nous ressortons pour rejoindre une autre entrée, et une collègue qui nous a précédés nous indique que la réunion a lieu dans un autre bâtiment, quelques numéros plus loin. L'inspectrice se mêle à nous (précision : elle m'a fait passer l'oral de la leçon sur Rimbaud à l'agreg... et ne s'en souvient guère, ce qui m'arrange).

Marchant d'un pas plus vif que d'autres, je m'installe avant le petit bloc de lettreux. Deux profs sont déjà installés. Il n'y aucune affiche, mais nous devinons que la salle nous est dédiée.
Les autres entrent, circonspects :

_ Vous êtes làààà pour la réunion de TL, littératuuuure ?

_ Nous sommes toujours là pour la littérature !

_ N'est-ce pas ? Huhuhu...

Petit rire entendu.

Je suis affligée par cet humour au rabais, entre "spécialistes" pédants. Je regarde autour de moi et je suis pour l'instant la plus jeune du lot. Comme un OVNI dans ce lot de professeurs cravatés, endimanchés, articulant profondément et allongeant les voyelles. On me trouve parfois un brin précieuse, mais dans ce contexte je suis l'engeance des lettres.

On évoque bien entendu le nombre de copies. Les petits nouveaux comme moi tendent l'oreille... pour entendre ceci : "Des cassandres prédisent que nous en aurons plus que l'an dernier..." ou "C'est le stakhanivisme de la correction !"
No comment.

profs_2

La réunion débute, cahin-caha. Les inspecteurs sont bien embêtés : il y a un problème sur l'une des questions (la mineure à huit points). Les sujets sont flous, mauvais, à côté des consignes données toute l'année à nos élèves. Une fois ce constat effectué, et nos indignations formulées, on nous dit que nous allons devoir composer avec.
Pour évaluer l'immensité du problème, nous commentons des copies à l'aveugle. Les disparités sont là, mais je ne les trouve pas affolantes. Certains s'offusquent de "la lannnnngue, la lannnngue !" qui n'est passez prise en compte. D'autres suggèrent en sourdine de "défaire la cravate pour corriger et se détendre". D'autres encore continuent les jeux de mots, indifférents dans leur tour d'ivoire : "J'ai une question majeure sur la mineure". Huhuhuhu.

J'ai l'impression d'être dans la BD des Profs : j'ai des caricatures en face de moi. J'en suis peut-être une moi-même, mais je m'abstiens d'intervenir de façon subjective.

prof désespéré

J'observe et je constate qu'une jeune collègue, qui doit avoir moins de trente ans, est toute perdue. Elle est juste devant moi et prend des notes. L'inspectrice rappelle que l'on n'annote pas les copies, et que l'on met une appréciation précise pour éviter tout malentendu en cas de réclamation. La jeune collègue écrit en rouge : "Pas d'anotation sur la copie"
Son côté oisillon sorti du nid me touche moins. C'est dur, et je m'en rends compte, mais elle enseigne les lettres, quand même...

La réunion s'achève dans une certaine confusion et un "bon courage !" de bon aloi mais presque déplacé.

J'appelle le lycée où je dois retirer mes copies à 17h pour savoir si je peux passer avant. Réponse affirmative qui me fait filer vers celui-ci en milieu d'après-midi. Je signe pour quatre-vingts merveilles, je recompte. Concernant le rattrapage (que je n'ai jamais fait passer), je pose une ou deux questions. Sur ces entrefaits, un collègue arrive. Il était à la même réunion que moi le matin. 
Je m'apprête à sortir, et la dame, toute guillerette, annonce à mon collègue : "Dans ce jury, vous en avez moins !" Ne pouvait-elle se taire une minute de plus, le temps que je sortisse ?

 

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19 juin 2012

Queen of stickers

Surveiller le bac me parait bien plus épuisant que de faire cours : on tourne, on vire, on guette, on colle des étiquettes, on agrafe parfois, mais aussi on lutte pour ne pas s'endormir en lisant (je vois à la tête de certains candidats perplexes qu'ils ne comprennent guère qu'on cherche encore à lire alors que les cours sont finis), on s'agace contre certains collègues qui ne se gênent pas pour prendre des pauses d'une heure trente, qui n'arrivent jamais, ou en retard : surveiller, c'est donc porter une loupe sur ce qui est déjà un microcosme, et l'on s'en passerait bien parfois.

Après deux jours complets à ce rythme (levée plus tôt car je fais partie de ces profs qui arrivent effectivement 25mn avant le début de l'épreuve de 8h tapantes), j'ai la tête un peu farcie. Je me sens fatiguée d'être restée statique. A l'idée aussi de faire passer 58 candidats à l'oral la semaine prochaine, je me noue un peu : j'ai l'impression que je vais imploser. Je ne parle même pas des soixante copies à venir (en série techno, donc loin du niveau d'écriture que j'ai connu ces deux dernières années au bac, dans des établissements assez huppés).

Mad-Men

A part ça, j'ai regardé la saison 1 de Mad men : je m'attendais à quelque chose de plus enlevé, voire de drôle, mais il y a une lourdeur étonnante dans cette série. Ce monde masculin dominant fait enrager, et la tourmente de ces hommes n'excuse pas grand-chose. Je ne sais pas si j'aurai envie de voir la suite. J'hésite aussi, car la mise en scène n'est pas fulgurante.
En revanche, j'ai eu la mauvaise idée de commencer la saison 3 de Damages, et comme je la trouve presque à la hauteur de la première, j'ai un problème : je dois délayer au maximum pour faire durer, tout en me précipitant pour voir la suite de chaque épisode. C'est infernal. (Et je reconnais que je trouve Glenn Close totalement séduisante)

Glenn-Close

Côté musical, j'écoute Camille et Claire Denamur actuellement. J'ai des envies de Nina Simone, je crois.

Et puis je continue à démarcher les banques pour mon crédit. Je pense me décider avant la fin de la semaine. Quel plaisir j'ai pris à envoyer mon préavis pour ma location...

 

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15 juin 2012

Back to Bac

Deux migraines ont eu raison de moi en six jours. Je guette les rechutes, je gère tant bien que mal les agressions diverses qui pourraient me faire à nouveau basculer vers une crise (mon conseil d'enseignement a été de celles-là...). Aliments, bruits, odeurs, luminosité : tout est référencé, classé, mais sans succès.

Je ne sais si ce sont mes démarches solitaires en banque qui me font cet effet, ou bien la fin de l'année. Comme je fuis les chiffres, et surtout ceux liés aux finances, chaque rendez-vous en agence bancaire me désarçonne :  quand on me demande si j'ai des questions, c'est le black out. Je me repose sur S. qui m'aide à clarifier tout cela, mais je cherche encore mon "bonheur". Pas grave, je suis tout à fait dans les temps, j'ai un dossier fort simple et fort sain d'après ce que je vois. Je vais démarcher dans deux autres banques, et je ferai mon choix.

Sinon, la fin d'année est aussi étrange que toutes les fins d'année. Je pensais échapper au Bac, et puis non : hier, en arrivant au lycée pour le conseil d'enseignement (pour ceux qui n'ont pas la tête dans le casier, c'est un rdv entre profs de la même matière, qui permet de répartir les classes entre nous pour l'an prochain ou de discuter pédagogie -ah, ah), j'ai découvert une convocation urgente pour le Bac. Seule consolation : le lycée est vraiment très près de chez moi, c'est même celui où j'ai effectué mon année de stage (mauvais souvenir). Bilan : j'aurai 58 candidats à l'oral, et 60 copies à corriger en une semaine. L'adjointe m'a dit : "Mais c'est tout à fait faisable : vous en corrigez plus en moins de temps, habituellement !" J'ai eu un léger sourire en coin, un petit silence puis, avec un geste de la main partant du menton jusqu'au ventre, j'ai dit : "J'intériorise ma joie, là." Piquée au vif mais restant en apparence très cordiale, elle m'a rétorquée que je le faisais très bien. J'ai acquiescé.

Pour ce qui est de l'an prochain, j'aurai finalement encore deux secondes (je me suis gentiment "sacrifiée" pour une collègue qui m'avait poignardée dans le dos il y a environ trois mois, et qui a été scotchée que je le fasse : je n'ai pas tendu l'autre joue pour que l'on me frappe, j'ai plutôt voulu enterrer la hache de guerre) et une première S d'accompagnement (pour les élèves passés de justesse, qui auront du tutorat). J'ajoute à cela un groupe "littérature et société" et de l'ECJS. Comme je serai sur deux classes avec des équipes qui me plaisent bien (dont ma collègue d'HG très tendance et super sympa, que je baptise ici Hype). Je ne m'en sors pas si mal. Et le mail reçu ce matin de la coordo à qui j'ai rendu cet immense service me prouve bien que j'ai eu raison d'être "généreuse" : cela ne me coûte pas grand-chose, finalement, et je me sens sereine de l'avoir fait. Elle regrette qu'il y ait tant d'individualisme dans l'équipe, et s'étonne encore que j'aie été la seule à faire un effort... Pour ma part, il n'y a plus trop d'étonnement, hélas.

Degas-61

Pour finir cette entrée, je vais enfin vous parler de l'expo Degas. Flûtine avait très envie de la voir, et j'étais curieuse aussi. Suivre le fil des esquisses, des inspirations du peintre était intéressant à voir, mais Degas ne provoque pas d'émotion particulière chez moi. Je regarde ses toiles en curieuse, pas en passionnée. Je n'ai aucun soulèvement de joie, pas d'exaltation. En fait, au cours de l'expo, j'ai eu deux grands moments sur des toiles... de Gervex et Bonnard. Il s'agit de Rolla et Femme assoupie sur un lit, dont j'avais déjà parlé ici. Aucun regret d'avoir vu cette expo, vraiment, d'autant que j'ai découvert un aspect de Degas que j'ignorais (plus sombre et audacieux que ses toiles de danse), et pourtant pas de souvenir marquant, en dehors de deux peintures qui n'étaient pas de lui...

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19 mai 2012

Par temps de pluie

Après avoir travaillé plus de deux heures pour peaufiner mon descriptif de bac, je crois pouvoir dire que celui-ci est fini. Je suis plutôt contente de moi, car il est assez classe, clair, classique et original à la fois. Par ailleurs, mes élèves ont enfin une réaction à l'approche du bac, et sont ravis que nous révisions. Comme quoi, mon coup de blues d'il y a quinze jours à leur sujet peut s'effacer quelque peu... Et mes secondes ont écrit des poèmes à ma demande, ce qui semblait relever du projet kamikaze. J'ai d'ailleurs décidé de leur offrir à chacun une sorte de cahier imprimé avec des extraits de leurs textes. Ce sera leur cadeau de fin d'année : ils n'ont même pas eu de photo de classe...

shadok04

Sinon, côté profs, je constate que mon réseau se réduit à une peau de chagrin, ce qui me chagrine, justement. J'observe les mesquineries, les hypocrisies des uns et des autres avec affliction. Il est temps que je réinvestisse dans ma vie sociale car je constate aussi que l'agreg m'a nui sur ce plan depuis deux ans.

A part ça, nous avons regardé hier soir le dvd du "Discours d'un roi" avec Flûtine. Colin Firth est vraiment excellent et le film de bonne facture, mais je trouve honteux le sous-titrage : il en manquait plus de la moitié. En plus, comme on ne peut pas voir le film avec le texte anglais, c'est frustrant, parfois.

J'ai eu de très bons échos du film avec Marion Cotillard (que je n'apprécie pas), "De rouille et d'os" (quelle idée de titre phonétiquement discutable !). Pour ma collègue d'HG hyper hype et gay, et surtout fort cinéphile, c'est l'un des films les plus beaux qu'elle ait jamais vus, alors qu'elle n'apprécie pas non plus Cotillard habituellement. Y a-t-il des lecteurs dans la salle qui l'ont vu ?

 

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05 mars 2012

Y'a comme une erreur

Je pense que le calendrier, fourbe comme il est, me trompe et cherche à me faire mal : il n'est pas possible que je reprenne demain. Et encore moins avec 8 heures d'oraux d'affilée.

Non pas que je ressente une grande fatigue comme cela a pu être le cas récemment, mais je ne suis pas non plus en grande forme. Et je dois bien reconnaître qu'à l'approche des résultats de l'agreg, je me tends quelque peu...

Je reporte des projets plus ou moins ambitieux (lire enfin des livres par choix et non par obligation, même si je suis contente de découvrir certains auteurs; chercher un appartement dans lequel investir; reprendre correctement mon régime; retisser mon réseau social et amical...).

Non, je pense qu'il y a erreur : je ne peux pas reprendre demain.

Et pourtant, j'y serai à 7h30...

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06 septembre 2011

Se méfier du vent : loc. Se dit de discours creux, finalement pernicieux.

Sentant la rentrée chaotique dans mon LycéeDésiré, je laisse le vent souffler, et j'en oublie de venir ici. Je ressens comme un changement de ton de la direction, qui opte pour langue de bois & consorts, fait preuve de mauvaise foi et semble dépassée dès septembre. Des collègues se tirent dans les pattes, ou plutôt : l'Education nationale parvient à ses fins en nous montant les uns contre les autres.

prof croco

J'ai découvert la classe de première dont je suis PP hier, et il n'y a rien d'alarmant à signaler pour l'instant. Je me suis juste sentie bête au moment où je n'ai pu leur dire qui aurait quoi comme cours jeudi matin : certaines informations manquaient sur l'emploi du temps. Ça fait sérieux.

Je suis à peu près prête pour la rentrée, même si je dois encore remplir mon joli cahier de texte personnel puisque j'ai enfin un emploi du temps "fixe". Il est assez pitoyable, mais je ferai avec. Je travaille du mardi au vendredi, pour 20 heures de cours. Demain matin, énième réunion inutile, au cours de laquelle je lutterai contre le brouhaha ambiant.

A part ça, je réfléchis à des solutions pour ma voiture, dont le contrat de leasing s'achève début octobre : dois-je en reprendre une ? la rendre au concessionnaire ? chercher une occasion de ce fait, ou bien renoncer à une voiture tout court ? Mon esprit se situe donc au niveau des pneus.

Mais pas que.

J'ai de grandes envies de spectacles, de sorties culturelles, d'expositions. J'ai déjà repéré des choses... Je vous en reparlerai. On finit en musique ?

PS : toujours pas d'amateur pour Almodovar... Révélateur ? Lisez mon blog-it express dans la colonne de droite si vous ignorez de quoi je parle.

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17 septembre 2010

J'aime pô la réforme des secondes paske :

r_forme_patate

1) Les élèves sont rincés en fin de journée et leurs emplois du temps sont effrayants. En effet, deux demies journées sont bloquées pour les enseignements d'exploration (qui n'ont pas débuté car c'est une horreur à mettre en place), donc le reste des matières est casé sur le reste du planning. Bilan : ils sont là de 8h à 17h, tous les autres jours, sans pause en dehors du déjeuner. Je n'ose imaginer dans un mois ou deux, ce que cela va donner en cours... On a déjà du mal.

2) Je ne vois jamais mes copines. Impossible de parler d'autre chose que du boulot, actuellement.

3) Je ne peux répondre aux questions de mes élèves, dont je suis PP...

4) Ce sera pareil pour les parents. Super, la crédibilité.

Sinon, je me découvre sous un autre jour en cours. Et je tâtonne, je cherche la nouvelle prof que je suis. Expérience intéressante.

Demain, journée complète de cours à la fac, puis tir, puis soirée avec Pumpkin. Piouh !

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