21 octobre 2014

Pas fanfaron, pour une fois

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22 septembre 2014

Les sept plaies d'Egypte, ou le mauvais karma

Alors que j'attends le réparateur TV de la Keufna, sans savoir exactement quand il va arriver, je mets à jour mes mails pour le travail, suite à la dernière mouture d'emplois du temps que nous avons eue vendredi, à 14h... Applicable dès aujourd'hui, je pense que de nombreux collègues et élèves ignorent cette information.

 

plaie egypte

 

Comme nous l'avons fait depuis la pré-rentrée, nous voilà tous -pour la énième fois- à l'attaque des problèmes divers et variés rencontrés dans nos classes. Par exemple, dans la première dont je suis PP, il y a soit une heure d'histoire-géo hebdomadaire, soit quatre selon la semaine dans laquelle nous sommes, et cela ne donne pas le compte d'heures légales. 
Côté emploi du temps professeurs, ce n'est pas toujours reluisant : l'adjointe m'a laissée une heure de demi groupe le lundi. J'entends par là que je n'ai que cette heure de cours sur la journée, de 14h à 15h. C'est bizarre, mais les professeurs ayant pris la parole en plénière se retrouvent pour beaucoup dans cette situation...

Par ailleurs, tout va de mal en pis dans mon lycée : 

  • L'adjointe semble avoir été convoquée au rectorat car elle a tenu des propos diffamatoires sur les enseignants, devant des personnels. Nous avions voté une motion dénonçant ceci, et maintenant, elle fait la chasse aux sorcières en brandissant cette feuille partout et en demandant des noms.
  • L'adjointe, toujours elle, a retenu des élèves dans son bureau pour... avoir des noms de professeurs qui auraient parlé des problèmes d'emplois du temps. Les élèves s'y sont refusés, le ton est monté, et c'est devenu du grand n'importe quoi. Elle a même montré des mails de profs aux élèves.
  • En lettres, il nous manque quelqu'un car une TZR avait été chargée comme un âne de vingt-trois (!) heures de cours. Elle a refusé car c'était insensé. Une classe lui a été retirée. Jusque-là, tout allait presque bien. Mais devinez qui a été nommé sur le poste de remplaçant de cette classe : ma stagiaire de l'an dernier, celle qui avait "pété un plomb", et à qui l'on avait suggéré fortement de changer de métier... La situation est délirante au plus haut point, puisque cette dame m'en veut d'avoir fait un rapport circonstancié, et que les relations étaient mauvaises (car la stagiaire, disons-le, avait un grain) entre elle et nous. En outre, elle va massacrer une classe...
  • Samedi matin avait lieu une réunion entre parents des élèves de seconde, direction, et profs. Je vous laisse imaginer l'ambiance après tout ce qui s'est passé depuis la rentrée...

Alors, je me dis que peut-être, on a jeté un sort sur mon lycée. Ou qu'il y a des consignes pour le massacrer. Bref, si vous connaissez un marabout guérisseur "je-te-ramène-ton-lycée-ou-l'être-aimé-en-24h-maxi", n'hésitez pas à me contacter.

marabout-nounoursin

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23 juin 2014

Lève-toi, et corrige

Forte de mes quatre-vingts copies de TL depuis vendredi soir, je tente de maintenir le rythme : j'en ai corrigé trente à ce jour. Cela signifie bien évidemment faire des sacrifices sur le we, mais le temps de correction s'avère court : il faut avoir enregistré les notes pour le lundi 1er juillet à midi, alors que nous rendons les copies le 3 (ne cherchez pas à comprendre, c'est illogique au possible).

Pour autant, il va bien falloir remplir le frigidaire, faire le ménage, et tutti quanti. Mais j'avais quand même envie d'évoquer avec vous la réunion d'harmonisation de vendredi matin, édifiante et toujours aussi inutile...

Nous étions convoqués à Versailles, dans un lycée que j'ai trouvé laid. Dans le train, j'ai eu un premier choc : une fillette d'environ dix ans était vêtue d'une jupe plissée bleu marine, au genou; de socquettes blanches; de petits mocassins à demi vernis; et elle arborait une magnifique natte dont aucun cheveu ne dépassait. A la gare de Saint-Cloud, elle est descendue et j'ai vu d'autres petites filles modèles, identiques, sur le quai. 
"C'est un autre monde", pensais-je. 

Je prends un bus pour rejoindre le lycée de la convocation. Versailles ressemble à un village par ses façades, et pourtant n'en est pas un. Je me demande pourquoi Louis XIV a choisi un endroit si éloigné de Paris, et quelle tête il ferait en voyant ce que "sa" ville est devenue.
Je descends et découvre le lycée vieillot, des années soixante ou soixante-dix. Nous sommes plusieurs à entrer au même moment et à chercher une affichette quelconque dans le hall. Rien. Nous ressortons pour rejoindre une autre entrée, et une collègue qui nous a précédés nous indique que la réunion a lieu dans un autre bâtiment, quelques numéros plus loin. L'inspectrice se mêle à nous (précision : elle m'a fait passer l'oral de la leçon sur Rimbaud à l'agreg... et ne s'en souvient guère, ce qui m'arrange).

Marchant d'un pas plus vif que d'autres, je m'installe avant le petit bloc de lettreux. Deux profs sont déjà installés. Il n'y aucune affiche, mais nous devinons que la salle nous est dédiée.
Les autres entrent, circonspects :

_ Vous êtes làààà pour la réunion de TL, littératuuuure ?

_ Nous sommes toujours là pour la littérature !

_ N'est-ce pas ? Huhuhu...

Petit rire entendu.

Je suis affligée par cet humour au rabais, entre "spécialistes" pédants. Je regarde autour de moi et je suis pour l'instant la plus jeune du lot. Comme un OVNI dans ce lot de professeurs cravatés, endimanchés, articulant profondément et allongeant les voyelles. On me trouve parfois un brin précieuse, mais dans ce contexte je suis l'engeance des lettres.

On évoque bien entendu le nombre de copies. Les petits nouveaux comme moi tendent l'oreille... pour entendre ceci : "Des cassandres prédisent que nous en aurons plus que l'an dernier..." ou "C'est le stakhanivisme de la correction !"
No comment.

profs_2

La réunion débute, cahin-caha. Les inspecteurs sont bien embêtés : il y a un problème sur l'une des questions (la mineure à huit points). Les sujets sont flous, mauvais, à côté des consignes données toute l'année à nos élèves. Une fois ce constat effectué, et nos indignations formulées, on nous dit que nous allons devoir composer avec.
Pour évaluer l'immensité du problème, nous commentons des copies à l'aveugle. Les disparités sont là, mais je ne les trouve pas affolantes. Certains s'offusquent de "la lannnnngue, la lannnngue !" qui n'est passez prise en compte. D'autres suggèrent en sourdine de "défaire la cravate pour corriger et se détendre". D'autres encore continuent les jeux de mots, indifférents dans leur tour d'ivoire : "J'ai une question majeure sur la mineure". Huhuhuhu.

J'ai l'impression d'être dans la BD des Profs : j'ai des caricatures en face de moi. J'en suis peut-être une moi-même, mais je m'abstiens d'intervenir de façon subjective.

prof désespéré

J'observe et je constate qu'une jeune collègue, qui doit avoir moins de trente ans, est toute perdue. Elle est juste devant moi et prend des notes. L'inspectrice rappelle que l'on n'annote pas les copies, et que l'on met une appréciation précise pour éviter tout malentendu en cas de réclamation. La jeune collègue écrit en rouge : "Pas d'anotation sur la copie"
Son côté oisillon sorti du nid me touche moins. C'est dur, et je m'en rends compte, mais elle enseigne les lettres, quand même...

La réunion s'achève dans une certaine confusion et un "bon courage !" de bon aloi mais presque déplacé.

J'appelle le lycée où je dois retirer mes copies à 17h pour savoir si je peux passer avant. Réponse affirmative qui me fait filer vers celui-ci en milieu d'après-midi. Je signe pour quatre-vingts merveilles, je recompte. Concernant le rattrapage (que je n'ai jamais fait passer), je pose une ou deux questions. Sur ces entrefaits, un collègue arrive. Il était à la même réunion que moi le matin. 
Je m'apprête à sortir, et la dame, toute guillerette, annonce à mon collègue : "Dans ce jury, vous en avez moins !" Ne pouvait-elle se taire une minute de plus, le temps que je sortisse ?

 

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29 novembre 2013

Wish list

Petit papa Noyel,

Ze voudrais bien pour dans pas longtemps :

  • un peu de repos
  • de zentils zélèves qui apprennent ce que je leur apprends et ouvrent de grands zieux zémerveillés en m'entendant déclamer des vers, par exemple
  • des sujets d'agrégation pas zinaccessibles, juste assez pour me contenter
  • moins de tensions dans la salle des profs, enfin, si l'on peut le dire ainsi, car je m'y sens bien, là-bas
  • du temps avec Cally, vraiment
  • pis quelques cadeaux passekeu j'ai le droit de rêver : les derniers albums de Jaroussky (offerts par Cally pour nos onze mois !) et Paul Mc Cartney, un câble ipad/VGA pour saouler les élèves en cours en m'excitant comme une folle avec mes images, la saison 4 des Mad men, des vêtements à ma taille (je commence à me voir telle que je suis, il serait temps), une paire de baskets (ça fait longtemppppppppppps que je n'en ai pas acheté !), le dernier professeur Layton sur Nintendo DS, une chaîne de fond de tarte, un casque Marshall, une  nouvelle télé pour que je voie enfin l'écran.
  • et des repas avec les amis, puis j'oubliais presque : un bel appartement tout près de Paris, passekeu ça me manque vraiment, et que la voiture me fatigue.

Nan, nan, je ne t'en demande pas tant que ça, petit papa Noyel !

Suffit de t'y mettre, quoi ! Bouge ta hotte ! Agite ta barbe ! Ch'te promets, j'ai été sage.

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19 mars 2013

Restons légers

Parce que la reprise, ce n'est jamais drôle, voici mes dernières perles.

La première série concerne environ dix copies de commentaire sur un texte d'Aragon (en S) :

* Aurélien dégage un réel intéressement de Bérénice.
* Aragon a écrit Aragon en 1944
* en quoi la rencontre est supersticiel ?
* Aragon insiste sur une argumentation péjoratif sur Bérénice
* tout est péjoratif chez Bérénif
* il est devenu assez dur dans sa tête
* nous passons de la péjoration à la fascination

Aragon Aurélien

La deuxième série, c'est ce que j'ai entendu toute la journée durant les Zorro blancs de Bac :

* Blues brother voit tout (pour Big brother dans 1984 d'Orwell...)
* se vestir (= se vêtir)
* l'Humanisme fait suite au Réalisme
* Beaumarchais est un auteur réaliste
* Rimbaud a fait des petits poèmes, il est jeune
* le libertinage, c'est quand un couple va dans des clubs échangistes
* le petit joujou (pour "Le joujou du pauvre" de Baudelaire)
* Rimbaud réalise un spleen

Et j'ai eu un élève qui est arrivé sans convocation, sans textes, et sans stylo car il revenait de vacances, dixit. Cela ne semblait pas le gêner de me le dire.

A suivre, car j'ai encore une vingtaine de candidats à faire passer dans la semaine...

 

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26 novembre 2012

Sourire depuis ma porte...

... de frigidaire.

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11 janvier 2012

Humeur (prise sur Rue89)

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27 août 2011

Etirons les vacances

Pendant les vacances, je n'ai pu résister à l'envie de prendre en photo quelques affiches à l'orthographe défaillante...

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Mais aussi aux bons accords surprenants :

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Comme toi, on peut être vraiment surpris, même par Quick.

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26 avril 2011

C'est en prose ou en vers, votre affaire ?

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Pour ma reprise, l'un des élèves de seconde a fait très fort.
J'entamais aujourd'hui une nouvelle séquence, sur le théâtre et surtout sur la comédie. Corpus sur Molière, avec une biographie, une présentation du genre au XVIIème siècle. Nous arrivons à la disctinction prose/poésie.

_ Selon vous, parmi les trois grands dramaturges du siècle, lequel ou lesquels a/ont écrit en vers leurs pièces ?

_ Racine !

_ Molière !

_ Corneille !

Et là, Noki, sorte de farfadet de la classe, m'affirme : "Ben non, pas Corneille !"

_ Pourquoi donc, Noki ?

_ Ben vous avez dit que c'était le plus vieux, enfin le plus ancien du siècle.

_ Euh, oui... Et donc ?

_ Il ne pouvait pas écrire en [ver] !

_ Pourquoi ?

_ Il avait pas la bonne encre. La couleur existait pas. Pis y'avait pas de stylo quatre couleurs à son époque !

A sa tête déconfite, à la rougeur de ses joues, j'ai compris que ce n'était pas une blague potache . Il avait compris ma question ainsi : "lesquels ont écrit en vert ?"

Tenez, une question très rimbaldienne : si les auteurs étaient une couleur, laquelle seraient-ils ? Je verrais Racine pourpre, Corneille orange ou moutarde, et Molière... vert citron !

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06 novembre 2010

Balances

poids_balance

J'ai un poids.
Un poireau.
Un poison.
Un poitevin.
Un petit pois.
Ou un gros.
Pouah !
Un poids, quoi.
C'est un souci sans en être un.
C'est à dire et à cacher.
C'est à évacuer et à taire.
J'ai envie de lui taper dessus, au poids.
A mains nues et au marteau.
Give me a clou.
Envie de lutter dans la boue.
Et de l'écraser dans ma bouche.
J'ai un poids qui pèse.
Lapalissade.
J'ai mon poids qui pèse.
Grimpe la palissade.
Tais-toi et marche.
Avance.
On ne s'arrête pas.
Pas au premier stop.
Poids dessus, poids dessous.
J'ai un poids qui m'alourdit.
Il empêche la légèreté.
Il ne s'arrête poids.
Il s'installe chez moi.
Sans invitation.
Il ne va poids falloir tarder :
Je dois le virer.

Une idée de poids pour le renvoyer ?

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