10 août 2007
Dust in the wind
Il fait évidemment bien gris aujourd'hui.
Un an que la Reine est morte. Les images reviennent, douloureuses, froides.
Ce type du crématorium qui nous a balancé l'adagio de Pachelbel sans qu'on lui demande rien. Et qui a lu un texte sans doute répété des centaines de fois, juste en changeant le nom du mort, alors qu'on ne voulait rien. RIEN.
Je lui aurais bien coupé la langue, si j'avais pu.
Cette allée de rosiers que je n'avais revue depuis des années, où les cendres de la Reine auraient voulu se mêler à celle de son fils. Mais tout s'envole. La cendre plus qu'autre chose.
Mon pied qui se brise au lieu de ma tête et de mon coeur trop lourds. Larmes de rage.
Et si je suis dans cet appartement aujourd'hui, c'est grâce à Elle. L'argent qu'elle m'a laissé. Amer constat. La vie nous joue des tours. Mais je sais que la Reine en aurait souri. Ri, peut-être.
03 août 2007
Monde cruel
Photo prise ici
Dans un pavillon en face de mon balcon, un petit chat noir dormait sur les marches fraîches de la porte. Un homme sortit et hurla : "Casse-toi !" en poussant le chat du pied. Celui-ci, tranquille comme Baptiste, et pas méchant pour deux ronds, regardait l'homme, incrédule.
Il sortit avec toute la lenteur dont un chat est maître.
Cinq minutes plus tard, il revenait s'installer sur les marches, pensant sans doute qu'il s'agissait d'une erreur. Que nenni.
Une dame ouvrit la fenêtre de sa cuisine, armée d'une bassine pleine d'eau, qu'elle jeta sur le minou.
Il s'enfuit sur le trottoir, en se léchant somptueusement, pour se laver de cette infâmie.
Voir tout cela de mon balcon m'a dérangée. J'aurais vécu en rez-de-chaussée, j'aurais accueilli le petit noirot avec plaisir pour qu'il dorme sereinement.
Et maintenant, je guette le moment où il est dans la rue, car un accident est si vite arrivé...
14 juin 2007
Chaton en juin
Un peu de tendresse dans ce monde de brutes (les photos sont moi, comme d'hab')...
Et puis les jolis dessins faits par ses parents pour décorer sa chambre :
09 juin 2007
Les oies
Aujourd'hui, je suis allée voir Chaton pour déposer le mobile que je lui ai acheté. Il nous manquait de grosses piles pour le faire fonctionner, c'est dommage. Chaton est encore plus mignon qu'à la naissance.
J'ai évidemment fait quelques photos de lui, mais aussi des décorations fabriquées par ses parents.
Je les mettrai en ligne dès que possible.
Sandy a pu remanger pour le première fois depuis cinq mois du chocolat. C'était la fête !

27 mai 2007
Naissance
J'ai vu le petit Chaton de Sandy cet après-midi. Emue de découvrir un nouvel angelot encore innocent dans notre monde, de partager cela avec ma meilleure amie.
Une migraine a débuté pourtant pendant ma visite, sans que je sache pourquoi.
Une sage-femme a crû que nous étions soeurs. Nous avons démenti sans qu'aucune de nous ne dise "mais c'est tout comme". Est-ce vraiment nécessaire ?
Et puis ma possessivité a fait un petit retour acide lorsque E. est arrivée
dans la chambre. J'aurais aimé rester un peu plus longtemps seule avec
Sandy et Chaton... Très humain comme sentiment, ou pas ?
Pas grave : j'avais déjà pris la majeure partie de mes photos, trois jours après la naissance de Chaton, et je l'ai salué à ma manière. Mes images préférées sont dans ce post.
25 mai 2007
Pas de hasard

Je viens d'apprendre que Sandy a accouché aujourd'hui, à 12h45 ! Son lutin ne s'appellera pas Galéo, mais il a un prénom ancien car ses parents font de la musique médiévale...
Ce qui est fou, c'est que j'ai laissé un message sur le portable de Sandy ce matin, vers 10h, en lui racontant mon rêve...
Oh, ben, je suis tout émue !
29 avril 2007
Gelati

Voilà, première nuit et première journée seule, car S. est en déplacement pour dix jours à... Florence ! Pendant que je reste corriger des copies (sur mon balcon, certes, mais bon), et que demain je devrai gérer des classes gruyère, S. sera dans l'une des plus belles villes d'Italie.


29 mars 2007
Addendum

Parce que j'avais mis deux commentaires sur ses sites, le fameux "ami" évoqué dans le message précédent m'a envoyé un mail que je trouve violent dans ses propos. C'est comme les Kiss cool, avec un deuxième effet glacé. Pour preuve (je n'ai rien corrigé, je laisse le message tel quel) :
"V.,
Je te l'ai déjà dis, je te le redis, je ne suis pas C. et je ne
tolèrerai pas que tu continue ton manège de fausses news pendant des
années.
Je te rappelle que tu me jugeais homophobe et je ne sais quelle autre
connerie, alors fous moi la paix.
Mes blogs et autres site ont beau être des espaces publics, tu n'y est pas
la bienvenue. Tu n'est plus mon amie, je ne suis plus le tien et si tu as des
choses à dire, fais le directement plutôt que de passer par un média
public.
G."
Zut, je passe par un média public pour évacuer mon désarroi. (Et pis j'ai fait une réponse à G. aussi, na.)
Je suis décidément infréquentable, comme nana.
28 mars 2007
Déchue

Je viens de découvrir qu'un des mes vieux amis, qui m'avait éjectée de sa vie comme on se mouche il y presque deux ans, m'a carrément bannie de ses contacts sur le site copains d'avant. Je voulais lui redire que j'étais heureuse de le voir bien dans sa vie, car j'ai découvert son site perso, dans lequel j'avais appris qu'il était marié et papa.Bannir. La démarche me choque. Nous avons vécu pas mal de choses ensemble pendant dix ans, échangé, parlé, débattu, ri, pleuré, et tout d'un coup, je ne suis plus qu'une "bannie", comme si j'avais commis l'irréparable.
Ce qu'il me reprochait, en gros, c'était de percevoir en moi la prof, systématiquement, et que je voie en lui comme un petit frère. Bref, une forme de maternalisme à son égard, bien innocent à mon sens, et que j'apparentais à de la tendresse.
J'ai évidemment des torts dans toutes mes amitiés perdues. Mais je ne comprends pas, je n'admets pas ces pertes qui pourraient ne plus être irréversibles avec un minium de communication. Je n'ose plus les compter, les amis disparus et pourtant vivants; ceux qui m'ont fermé toutes les portes d'accès en les claquant bruyamment ou les calfeutrant presque en cachette.
Est-cela la vie, celle dont on me dit "la roue tourne, les relations aussi" ? J'en arrive à avoir bien peu de personnes autour de moi. La faute à qui, vraiment ? Des années à se poser cette question, à se remettre en cause; mais pour qui, pour quoi ?
19 février 2007
Preuves
Je parlais de peau de chagrin hier en pensant à des amis "perdus" de différentes manières, et voilà que je trouve par le miracle du net des nouvelles de G.. Il est marié, papa depuis environ quinze jours... Je suis émue d'avoir lu en diagonale sa vie depuis son départ pour la province, et depuis son grand silence à mon égard.
Je me disais en parcourant ses sites qu'il avait fait son chemin, vécu pas mal de choses, comme si pour moi la vie s'était suspendue. Mais si l'on regarde mon blog, il y a des traces réelles -bien que virtuelles- de ma propre existence. Ai-je besoin de ces preuves pour en être certaine ?
Comme disait un auteur dans Philosophie magazine, si j'arrête de penser à Nicole Kidman, elle n'existe plus. Alors si j'arrête de penser à mon existence, elle (et donc je) n'existe plus ?


















