Une fois n'est pas coutume, en sortant de chez le médecin (pas malade, c'était presque une visite de courtoisie pour des triptans et des beta bloquants), j'ai décidé de faire quelques courses d'appoint chez Monoprix. J'en connais un toujours désert, où je peux me garer facilement.

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Initialement, j'y entrais pour du pain et une pâte à pizza. Au final, j'ai flâné dans les rayons, étant moi-même une caricature de la trentenaire parisienne au charme raffiné, choisissant avec amour ses pomelos chinois -qui n'auront indubitablement pas le même goût que ceux de chez Karouf. Armée de ma veste verte, mon écharpe multicolore et de mon sac gris en cuir, j'aurais pu jouer dans un film !

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J'achète chez Monop' différemment. J'ose les queues d'écrevisses, les tomates séchées, les mousselines de carottes ou de petits pois, les crevettes roses, le jambon fumé, la mortadelle, le pain platine, la brioche parisienne... Les courses n'ont vraiment pas la même saveur que chez Karouf. Je m'y sens presque aussi délicieuse que leurs sauces Monoprix gourmet (tomates, asperges et parmesan, par exemple...).

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Je sens le goût du luxe populaire, et je l'assume parfaitement parce qu'il est rare. D'un autre côté, je ne vais pas non plus chez Fauchon, et je dois relativiser. Je me disais aussi, en me sentant la Pénélope Jolicoeur des rayons alimentaires, que je pourrais boire un petit verre de vin blanc de mes réserves de temps à autre sans culpabiliser pour autant : si j'attends de "grandes" occasions, mes bouteilles vireront au vinaigre avant...

Qui veut dîner avec moi, maintenant ?