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Prof et plus si affinités

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Prof et plus si affinités
4 décembre 2008

Amour qui s'enfuit




mich_le_bernard



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3 décembre 2008

Petite phrase de la semaine

Suite à des passages à l'oral en seconde, j'annonce :

_ J'ai mis cinq vingt !

Et Juju, de m'interroger du regard avec une sorte de sourire béat :

_ C'était sur dix ?!

3 décembre 2008

Tambours

sapin

Je devais voir Sandy cet après-midi mais un mal de tête + la pluie + le froid + le boulot ont raison de moi...
J'ai dormi assez tard (8h30, c'est beaucoup pour moi) pourtant hier soir Pumpkin, sa moitié et moi-même avons été sages (même si l'on a bien ri) : j'étais à la maison à 23h. Congelée car rentrée en scooter, mais rentrée.
J'ai fini un paquet de copies (il m'en reste quatre); je dois faire un corrigé de commentaire (que je retarde depuis des jours par peur d'en faire un mauvais); je dois remplir les bulletins de S; faire mon planning et recopier mes listes d'élèves sur un nouveau carnet de bord car le mien est fini.

Pourtant, j'ai envie de me reposer. M'arrêter un peu. Respirer.

Demain, après les cours, j'irai voir pour m'acheter un sapin. Il sera sur mon balcon. Ce sera ma petite bouffée d'oxygène.

Et puis dimanche matin, je vais au cirque !

2 décembre 2008

A la pêche aux moules

Pour me changer les idées, je vais rejoindre mon amie Pumpkin dans un Léon de Bruxelles et m'emplir la panse ! Rien de tel qu'un moule-frites pour oublier les soucis (ouèèèèh, j'y crois très fort !).
Bonne soirée à tous, et à demain pour les nouvelles aventures de Super TZR...

moule_frites

2 décembre 2008

L'art pour l'art

picasso_Maya

Ce matin, ma super seconde m'a donné mal à la tête et m'a ôtée beaucoup d'énergie. On travaillait sur Zola et le genèse de son roman L'Oeuvre, portant sur un peintre en échec face à son génie. Je ne sais plus pourquoi ni comment mais l'un des meilleurs élèves me sort, sans aucune provocation, que l'art est une distraction, rien de plus. Qu'il nous suffit de boire, manger, dormir pour vivre, rien d'autre. Tout le reste est distraction.
J'ai bondi.
Ils étaient tous plus ou moins d'accord. Ils n'établissent aucun hiérarchie entre allumer la télé sur la star Ac' et composer une chanson, par exemple. Ou entre le dessin de leur petite soeur sur le frigo familial et un Picasso. C'est le principe du "tout se vaut". Ils ne sont pas vraiment fautifs, car c'est ce que la société leur balance à l'envi.
Mais je me suis sentie totalement inutile à ce moment précis. En échec, même. Car peu m'importe finalement qu'ils aiment ou non Manet, Zola et consorts : je veux juste qu'ils fassent la différence entre le talent des uns, et l'arnaque intellectuelle des autres. Qu'ils aient un sens critique. Une ouverture sur le monde. Une absence de passivité face à ce qu'on leur offre. Qu'ils reconnaissent le génie là où il est. Dans tous les domaines.
Pas entendre que l'art ne sert à rien, n'est pas vital comme manger ou boire. Nous ne sommes pas que des estomacs, bon sang !

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1 décembre 2008

Be strong

fisherman


Cette nuit, je sais que j'ai cauchemardé. Sommeil agité. Réveil difficile, donc.
Journée épuisante là-dessus. Sept heures de cours, deux gros blocs à enchaîner, la voix qui fatigue. Seconde frappée vraiment frappée par instant. STG au mauvais esprit et pas bosseurs pour deux ronds.
Pas la force d'aller au tir ce soir, encore. Je devrais corriger et préparer des cours. Mais je n'ai jamais ressenti autant de lassitude qu'actuellement.
Envie d'écrire à C. sur ma vie de prof. Lirait-elle la lettre ?
Un mal de tête traine. Je flirte avec la migraine. J'ai faim dès 17h30. Envie de dormir vers 19h.
Mais tout cela passera sans doute. En attendant, il faut "tenir". Tenir quoi, au fait ?

30 novembre 2008

Capitaliste crétine (?)

lapins_cretins_show_wii_

J'ai essayé ce week-end de "décrocher" du boulot, de m'occuper de moi, de m'angoisser le moins possible...
Hier, malgré le froid, direction St Lazare puis ligne 13 : arrêt au musée Rodin. L'expo temporaire sur les figures de l'Antiquité était très bof mais Rodin et Claudel me fascinent toujours autant. J'ai fait une série de photos avec mon petit numérique (album à venir si tout va bien).

La Fée était là.
Notre relation est très étrange ces derniers temps et je ne saurais la définir. Certes, cela n'aide pas à la sérénité. Nous cherchons ce qui nous conviendrait, nous ne taisons pas ce qui nous déplaît. Et nous tournons en rond.

Etrangement, je ne me suis jamais sentie aussi seule de ma vie. Je pense que Fée ou pas, j'aurais ressenti cela. Alors je vais aller bosser sur un corrigé de dissertation : le travail m'occupe l'esprit. J'ai quand même laissé de côté mes copies pour le week-end. Na.

Et puis j'ai envie de m'offrir une Wii, avec le plateau Wii fit et le jeu des lapins crétins. Le tout pour la bagatelle de 400€ environ, si j'ai bien compté. Comment ? Je me noie dans le consumérisme et le divertissement pascalien moderne pour oublier ? Mais non, mais non, c'est une idée.

29 novembre 2008

A couteaux tirés

laguiole

Ma journée d'hier fut, comment dire ? haute en couleurs...
Démarrage au matin avec la crainte d'être à nouveau trop juste dans mon timing mais la route se passe assez bien. Je suis chargée comme un bourricot, évidemment. Je fais mes photocopies, je file en cours avec les S pour achever ma séance musicale. Ils sont plus dissipés que d'habitude.
Je leur rends ensuite leur commentaire composé maison. J'explique les points faibles, les points forts, tout ça. A la fin des deux heures, deux élèves fort sérieuses m'attendent pour causer méthodologie et me parler de leurs craintes à cet égard. Nous causons pendant que je ferme la salle, que j'avance, parce que la seconde frappée m'attend et que je n'ai  que peu  de temps entre ces deux cours. La deuxième sonnerie retentit alors que je monte les dernières marches qui mènent au premier étage. J'arrive pile devant ma salle. Et là, je sens que rien ne va.
Les élèves sont d'habitude assez dispersés et agités, mais c'est autre chose qui se joue à ce moment-là. Un collègue est au milieu d'eux. Je devine la bagarre. Je m'engouffre dans la cohue. Plusieurs élèves me parlent; je ne comprends pas tout. Je vois Barracuda retenu par quatre camarades, les veines du cou saillantes, prêt à bondir. Surtout, il a du sang le long du visage.
Je cherche qui est son adversaire. Personne n'est dans un tel état d'exaltation ou d'énervement. Je regarde autour de moi, et je demande finalement ce qui se passe, un peu dans le vide. J'entends "C'est Girouette, madame !". Il était à côté de moi, d'un calme olympien. Je n'aurais jamais misé sur lui. Premier de la classe, compliments lors du conseil, bavard mais assez discret.

Je l'interroge, tout cela au milieu du brouhaha, de l'affolement, de la tension. Mon collègue gère Barracuda et écoute aussi.

_ Girouette, que s'est-il passé ?
_ Il m'a insulté, j'l'ai planté.
_ Quoi ?
_ J'l'ai planté.
_ Il y a une arme ?, en choeur avec mon collègue.
_ J'ai un couteau.

Aucune panique dans sa voix, aucune émotion apparente. A ce moment précis, la prof principale arrive (j'ai appris  plus tard qu'un élève était allé la chercher au moment de la bagarre). Elle embarque Girouette pendant que Barracuda est emmené à l'infirmerie.

Là, il a fallu que je me resaisisse : je devais prendre la classe et faire cours... Ils sont sonnés, trouvent que c'est grave (ouf !), sont relativement calmes. Mon cours est émaillé d'interventions de la PP pour avoir des témoins.

Fin du premier acte.

Après cette heure de cours étrange, j'avais un assez long trou. Je retrouve la PP en salle des profs, et j'en apprends plus... Les témoignages concordent sur plusieurs points. Entre le cours de math et celui de français, il a fallu que la classe traverse la passerelle, difficilement accessible à toute heure. Barracuda gênait Girouette. Ce dernier voulait passer. Barracuda lui sort une politesse du genre "Va te faire foutre" qui équivaut dans cette classe à "Désolé". Girouette rétorque par une tentative de coup de boule. Barracuda veut répliquer et se défendre mais il n'en a guère le temps : un couteau jaillit de nulle part par deux fois. La deuxième fois, Girouette attrape le menton de Barracuda et place le couteau au niveau de la jugulaire... Dans le feu de l'action et sans doute grâce à la force physique de Barracuda, le coup est manqué. La tempe et la nuque sont touchées. A partir de là, les trois profs dont je suis sont arrivés dans l'histoire.

Fin du deuxième acte.

Cet événement a pris environ trois minutes. Trois minutes où tout aurait pu basculer. Trois minutes où tout a basculé. Car finalement, viser la carotide, c'est vouloir tuer.

Mais une partie de l'administration veut étouffer l'affaire. Un tel acte dans un couloir de lycée est aberrant et très choquant. On a entendu "Il ne faut pas dramatiser" ou encore "Barracuda n'a qu'un strap, tout va bien" (il a été emmené par le Samu rapidement).

Pourtant, Girouette, selon son père, a des antécédents. On a su aussi qu'il se vantait auprès de ses camarades d'avoir massacré un homme à coups de marteau (vrai ou pas, on s'en fiche). Et le père de dire cette phrase étrange au téléphone : "Je croyais que c'était réglé..."

Un conseil de discipline est prévu pour savoir si Girouette reste parmi nous. L'exclure ne serait pas une solution, mais le garder non plus : il y aura des représailles, et les élèves de la classe ont peur. Et les profs que nous sommes sont dans la fosse tous les jours à devoir gérer des tensions déjà difficiles. Alors là...

On ne sait pas encore si les parents de Barracuda vont porter plainte. Il va y avoir une table ronde entre les parents et les deux enfants pour trouver une médiation. Sur le fond, c'est bien, mais on sait pertinemment que c'est parce que l'administration ne veut pas faire de vagues et enregistrer cette agression violente dans ses statistiques.
Par mesure de prévention, Girouette restera chez lui jusqu'au conseil de discipline.

Cet événement a provoqué beaucoup de discussions en salle des profs et a fait rejaillir pas mal de questions sans réponses.

L'après-midi, je retrouvais encore cette seconde frappée. Ils n'étaient plus sous le choc, et avaient réenclenché leur "dynamisme" épuisant.

Fin du troisième acte.

Après tout cela, j'ai enchaîné sur un conseil de classe de seconde très agréable : on aurait  dit qu'on parlait des bisounours. En comparaison du reste, c'est sûr...

Pour me détendre et parce que je l'avais prévu, je suis allée à une soirée Fnac adhérents mais je n'ai quasiment rien acheté sauf un coffret de Coldplay pour moi. La fatigue a sans doute joué sur mon entrain.

Allez savoir pourquoi...

27 novembre 2008

On nous en dit, des choses...

carla_bruni2_320

Une reprise assez extra d'une chanson de la première dame de France (hum) à lire ici : Reprise_Bruni_CFDT

Et pour s'amuser, on peut la chanter sur l'air de l'original :



27 novembre 2008

Atchoum

Je reviens de chez Karouf pour la 1596ème fois de ma petite vie, et je n'ai qu'une chose à dire : le poivre, c'est cher.
(Mais si y'avait qu' ça, ma pauv' dame...)

poivre_sichuan

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