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Prof et plus si affinités

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Prof et plus si affinités
5 septembre 2006

BD de prof'

J'ai trouvé une bande-dessinée en ligne extraordinaire, relatant la vie d'un instit' TZR de façon extrêmement réaliste, tendre et drôle... C'est ici : "Le journal d'un remplaçant", à lire absolument pour voir ce qu'est une vie de prof' (même si j'essaye de le faire depuis deux ans sur ce blog !).

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4 septembre 2006

Timbré

timbre


Parce-que-je-le-Robien m'a encore fait un courrier. Oh, pas juste pour moi, mais pour les 884.000 enseignants de France et de Navarre. Outre le côté creux et démago de la chose, je me suis immédiatement indignée sur le coût de cette démarche inutile : partons du principe qu'un courrier vaut 0.53€ (entre les DOM-TOM et le prix du papier, même si c'est en tarif économique pour la métropole, on ne doit pas être bien loin de ce tarif-là).
Ce qui nous ferait donc 884.000 x 0.53 = 468.520€ (3.073.289,70 francs, pour se faire une idée).
Et là, évidemment, je me dis que c'est de l'argent vraiment jeté par les fenêtres (comme la fois où Ferry nous avait outrageusement  envoyé son "livre" : dans mon souvenir, 1.5 million d'euro...). Le budget de l'EN est réduit à une peau de chagrin tous les ans, mais cela n'empêche pas ce genre d'âneries d'arriver.
A part ça, tout va bien. N'ayez pas peur.

Gilles_de_Robien

3 septembre 2006

Bebe "Siempre me quedara"

3 septembre 2006

Tic tac

horloge
Horloge de la cathédrale de Saint-Omer


Attendre. J'ai l'impression d'avoir passé les trois quarts de ma vie à ça. Attendre les uns et les autres, l'amour, les amis, des résultats, les emmerdes, l'enseignement, les scores en tir, la réussite, les marques d'affection, la volonté, les rencontres, et puis encore les uns et les autres. Pourtant, j'ai aussi agi; mais l'Action me paraît moins grande que l'Attente.
Peut-être me fais-je cette réflexion parce que je suis là, bloquée dans mon 30m2 sous les toits, à patienter comme une lionne en cage, sans pouvoir interagir sur ce qui me préoccupe, ni sortir dans Paris comme je le fais d'habitude pour évacuer mes angoisses.
Quand vais-je retirer à l'arc ? Qu'est-ce que ça va donner cette saison ? Que va dire l'orthopédiste le 12 ? Vais-je être en poste cette année ? En remplacement dans des établissements classés zone machin chose, où la violence quotidienne prévaut sur la parole ? Et la vie intime...
Je ne le saurai qu'en patientant, comme d'habitude -"comme d'hébétude", ai-je failli écrire...

1 septembre 2006

Dingue

Oh, pile-poil 20.000 pages vues sur mon blog à ce jour ! :oO

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1 septembre 2006

Faut rigoler, dit la chanson

fracture

1 septembre 2006

Garde-à-vous ! (à nous ?)

cri_Munch

E.Munch, "Le Cri"


J'ai fait un tour sur les sites du Monde et de Libé, comme tous les matins. Au 1er septembre, les actualités reprennent vie, avec leur lot de réflexions habituelles sur la rentrée scolaire (méthodes de lecture, socle commun, ZEP "améliorées", 8700 postes supprimés...). Des témoignages de jeunes profs, censés être volontaires pour renforcer les établissements scolaires les plus touchés par la violence, mais qui ont été plus ou moins forcés à prendre ces nouvelles fonctions... "Parce-que-je-le-Robien" qui affiche un teint de rose et un flegme redoutable avec son "tout va bien, la rentrée s'annonce sereine". Et moi je suis là, en surplus depuis un an, avec ma patte attelée, à espérer un jour retrouver l'établissement dans lequel je veux enseigner, mais je manque de points pour les mutations... et de considération.

Sinon, bonne nouvelle, les tableaux volés de Munch en 2004 ont été retrouvés hier. Ce cri ressemble bien aux angoisses de cette rentrée (d'après un journaliste de Libé, jamais il n'y a jamais eu autant sur le plan scolaire qu'aujourd'hui)...

Si j'y ajoute ma prise de sang du jour, effectivement, je nage dans l'angoisse. Les phobies ne s'expliquent pas.

31 août 2006

Bon pied bon oeil

Mail d'Ebay ce matin : "Pour la rentrée, partez du bon pied !"


23_08_06_1150

30 août 2006

L'Ombre du vent

ombre_du_vent
Carlos Ruiz Zafon, L'Ombre du vent,
Livre de Poche, 637 p., 8€


Etrangement, j'ai beau être clouée chez moi, je ne lis guère, sauf le soir avant de m'endormir. Mais je me devais de vous parler de ce second chef d'oeuvre de mes lectures estivales. Dès les premières lignes, on est plongé dans un univers à part, fait de rêves et de souffrances, où la réalité se mêle au fantastique... Je n'ai pas lâché cet ouvrage de presque 700 pages, en voulant toujours plus. Entre Timothy Findley (voir entrée précédente dans la catégorie "Lektur") et Carlos Ruiz Zafon, j'ai été fort gâtée cet été : on lit rarement deux oeuvres de cette trempe. Les personnages sont justes, attachants, et ne tombent jamais dans la caricature.

Allez, juste pour vous lancer un hameçon, voici la quatrième de couverture :

"Dans la Barcelone de l'après-guerre civile, "ville des prodiges" marquée par la défaite, la vie est difficile, les haines rôdent toujours. Par un matin brumeux de 1945, un homme emmène son petit garçon -Daniel Sempere, le narrateur- dans un lieu mystérieux du quartier gothique : le Cimetière des Livres Oubliés. L'enfant, qui rêve toujours de sa mère morte, est ainsi convié par son père, modeste boutiquier de livres d'occasion, à un étrange rituel qui se transmet de génération en génération : il doit y "adopter" un volume parmi des centaines de milliers. Là, il rencontre le livre qui va changer le cours de sa vie, le marquer à jamais et l'entraîner dans un labyrinthe d'aventures et de secrets "enterrés dans l'âme de la ville" : L'Ombre du Vent. Avec ce tableau historique, roman d'apprentissage évoquant les émois de l'adolescence, récit fantastique dans la pure tradition du Fantôme de l'Opéra ou du Maître et Marguerite, énigme où les mystères s'emboîtent comme des poupées russes, Carlos Ruiz Zafon mêle inextricablement la littérature et la vie."

29 août 2006

Crise identitaire

Attendu que :

  • je n'ai pas fait cours depuis juin 2005 même si je suis certifiée de l'Education Nationale,
  • que je suis à peine existante au sein de l'administration rectorale en tant que TZR,
  • que je ne vais pas faire de pré-rentrée ni de rentrée tout court à cause de mon pied (ah, ces profs, toujours en arrêt maladie !),
  • que l'on ne m'a pas même appelée pour corriger le Bac ou le Brevet session 2006 (c'était bien mieux d'emmener les bacheliers aux toilettes et surveiller des couloirs vides),
  • et j'en passe,

j'aimerais savoir dans quelle mesure je peux me sentir encore enseignante. Car je n'enseigne rien, à personne.

A vot' bon coeur, m'ssieurs 'dames ! Pour une pauv' prof sans élèves fixes...

enseigner

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