Question du jour
Peut-on dire que l'on est encore enseignante alors que l'on n'enseigne pas ?

Peut-on dire que l'on est encore enseignante alors que l'on n'enseigne pas ?

Finalement, il va falloir que je dise des choses gentilles sur Parce-que-je-le-Robien... Pas en tant que ministre de l'EN, mais pour sa loi de Robien sur les loyers plafonnés. Figurez-vous que je ne la connaissais pas jusqu'à aujourd'hui. En gros, si j'ai bien tout compris, des immeubles récents, dans certaines communes, ont des loyers "modérés" par rapport au même type de produit ailleurs. Exemple concret : l'appartement que j'ai visité ce matin : 71m2, ascenceur ultra moderne (si j'ai cet appart, je prends une photo pour vous le prouver !), très bon standing, petit balcon, parking, deux chambres, un grand salon, belle salle de bain et grande cuisine, interphone, métro à 2mn... Dans le 92, un F3 pareil vaut 1300-1400€ par mois.
Grâce à Gilou, il est à 900€, sans les charges (ce qui fait 1000€ avec). Jamais nous n'aurions pu espérer pareille aubaine. Car j'aurais dû commencer par là : notre dossier a été retenu. Comme j'ai été la première à le visiter, et qu'il était au-delà de nos espérances les plus folles, je l'ai bloqué. Avec du recul, je sais que la nana de l'agence était enchantée : elle avait sorti sa calculette afin de savoir si nous rentrions dans les cases de Gilou. Car avec cette loi, il ne faut ni trop ni trop peu de rentrée d'argent. Et l'agence demande à ce que l'on gagne 3,5 fois le loyer. Un vrai casse-tête pour les agents immobiliers, apparemment.
Bref, nous sommes à deux doigts d'avoir l'appart de nos rêves... Vais peut-être avoir la Foi, d'un coup, moi.
Demain, je vais visiter un appartement qui nous conviendrait parfaitement, je crois... J'ai fait un tour dans le quartier ce matin : les beaux immeubles de standing poussent comme des champignons dans cette ville dite "populaire". Si nous parvenions à y emménager, je passerai du nom d'un auteur du XVIIIème siècle à celui d'un peintre du XIXème, sur lequel j'avais fait un exposé il y a quelques années. Cette UV sur "Les poètes et les peintres" m'avait passionnée. Outre la matière, la prof était excellente : passionnée, un peu allumée, lumineuse.
Bref, je suis en train de rêver à un déménagement rapide, bousculé, lourdement administratif, mais pour passer de 31 à... 71m2 (avec parking et petit balcon, en plus).
Respire, respire...
J'ai passé la matinée à faire la vaisselle, étendre le linge dans la chambre exigüe, nettoyer les sanitaires, apprendre que l'appart qu'on avait visité est loué, pester contre mon pied et finir le jeu Sim's 2.
La Reine me manque (deux mois), son Prince aussi (13 ans), la saison me rend morose et en colère (ce n'est pas contradictoire). Et je suis censée profiter de "ma" journée (31 ans) alors que je n'ai pas le fric que j'aimerais dépenser.
Bon, je vais m'éclater en mangeant des orecchiette au saumon. C'est déjà ça.
Ma mère a pu se racheter une voiture avec le remboursement de l'assurance. Ouf ! C'est une très jolie 1007 bleu récife, avec toutes les options.
Je l'ai emmenée ce matin chez un revendeur Peugeot. Du coup, j'ai dû conduire. Ce n'est encore ça : ce soir, j'ai mal au pied. Mais j'essayerai peut-être d'aller au tir jeudi soir... Alléluia (?).
Aujourd'hui, brunch avec d'anciennes collègues du lycée de V., puis un petit tour à la FNAC, avant de partir visiter un appartement.
Je ne vais pas tarder à filer, avec comme compagnon de transport le dernier Bobin...

Je me transforme en ce moment en Indiana Jones de l'immobilier : trouver un trois pièces confortable et pas isolé du reste du monde pour 1000€/mois relève de la gageure, apparemment.
Mais je m'accroche. Nous hésitons entre rester dans une ville que nous connaissons (surtout moi : j'y vis depuis mes trois ans...), et partir pour le sud du département...
Demain, encore une réunion toute la journée pour le tir handi, et toujours pas d'entraînement en vue. Je vais être une vraie catastrophe quand je vais reprendre.




Je reviens d'une balade dans Paris, avec les pieds fatigués... J'ai acheté quelques livres : John von Düffel, Les Houwelandt dont j'ai lu le plus grand bien; Vincent Delacroix, Ce qui est perdu, un coup de coeur impulsif; Olivier Adam, Falaises, qui vient de sortir en format poche; José Saramago, L'Autre comme moi, prix Nobel de littérature 1998; Paul Valéry, Dialogue de l'arbre, car F. m'en a parlé ce midi à propos des larmes; et le dernier Bobin (Une Bibliothèque de nuages), une sorte de vieil ami que j'avais perdu de vue et qui semble revenir :
"Je ne vois pas la mort comme une montagne de cendres mais comme un fleuve qui sort de la poitrine du mort, une barque chargée à ras bord de fleurs odorantes, une extase dans le noir, la vie à son zénith." (Quatrième de couverture)


Aujourd'hui, je vais déjeuner avec une amie qui était, en réalité, il y a longtemps maintenant, ma prof de philo de prépa (accessoirement psychanalyste, auteur, etc mais extrêmement modeste : j'adore). Cela me fait bizarre, car elle m'a appris qu'elle serait à la retraite en fin d'année... Le temps passe si vite.
Notre relation amicale a un charme particulier : nous avons toujours correspondu par lettres. Si, en treize ans, on s'est parlé six fois au téléphone, c'est un miracle. Même nos rendez-vous sont pris de façon épistolaire.
A l'heure du tout virtuel et de la "communication" (?) à tout va, c'est un acte rebelle.
