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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
lecture
17 mars 2009

Livrez-vous (mes réponses)

Petit questionnaire juste pour moi, et même pas issu d'une chaîne ! J'y répondrai ensuite, évidemment... (cf. ci-dessous !)

  1. Quel est le dernier livre que vous ayez lu et quand ?
  2. Votre dernier livre acheté (pour vous) ? Offert à quelqu'un ?
  3. Quel est votre endroit préféré pour lire ?
  4. Votre lecture la plus originale (à prendre dans le sens que vous voulez !) ?
  5. Votre lecture défendue, secrète, interdite ?
  6. Le livre que vous ne lirez jamais et pourquoi ?
  7. La lecture la plus douce ?

couarraze1

Comme promis, voici mes réponses. Vous pouvez bien sûr encore participer.

 

 

  1. Dernier lu : un roman japonais dont j'ai fait la critique (mot pompeux !) qui s'intitule Parfum de glace. C'était il y a quinze jours peut-être. Je poursuis dans le Japon avec Murakami actuellement.
  2. Dernier acheté : Paul Auster, La Trilogie new-yorkaise et Siri Hustvedt, Tout ce que j'aimais. La chose étonnante, c'est que Siri est la femme de Paul et que je l'ignorais... Dernier offert : Murakami, Kafka sur le rivage. Le tout acheté samedi après-midi dans la super librairie an bas de chez moi.
  3. Malheureusement, je ne peux profiter de mes endroits préférés pour lire puisque j'adore lire dans un fauteuil club en cuir ou dans un canapé profond. Je n'ai ni l'un ni l'autre.
  4. Lectures les plus originales : de la littérature jeunesse en nombre mais que l'on n'étudie pas au collège (Mary Poppins de Travers, Peter Pan de Barrie par exemple, qui sont initialement des romans avant d'être des dessins animés) ou bien Duras que j'ai lue très tôt (vers l'âge de quinze ans). Le choix de l'auteur n'a rien d'original, mais mon âge pour commencer à la lire, peut-être.
  5. Ma lecture interdite : de la littérature érotique. J'ai eu ma grande période, suite à une UE à la Fac sur "Littérature et érotisme" (avec Pauline Réage, Sade, Baudelaire...). Au final, peu de romans sont vraiment érotiques (je vous recommande Vivant Denon, surtout et la littérature érotique asiatique qui est fort surprenante), mais j'ai lu aussi des ouvrages que certains considéreraient vulgaires. Je pense que ces lectures m'ont permis de désacraliser un peu ce qui m'effrayait tant et d'être plus légère, moins "coincée" (ce qui était le cas). Evidemment, ma mère n'en a rien su !
  6. Je ne lirai jamais le Da Vinci code ni d'autres Marc Lévy (un seul m'a suffi !), ni la Saga fascination. Tout simplement parce que je trouve Léry mauvais et insipide, que Brown a été lu par tous et que je n'aime pas faire comme tout le monde (je suis souvent déçue) et que Meyers est la plus grande imposture littéraire qu'il m'ait été donné de voir : c'est nullissime sur le plan de l'écriture (ou alors la traduction est très très très mauvaise, mais j'ai en haute estime le travail des traducteurs).
  7. Lecture la plus douce : de la poésie à haute voix, que l'on me lit soit en direct, soit au téléphone. Mes favoris : Baudelaire, Eluard, Desnos.
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20 février 2009

Lot de consolation

consolante

Anna Gavalda, La Consolante, éd. Le Dilettante, 636 p., 24.50€

Anna Gavalda fait partie des auteurs contemporains que je respecte. Pas racoleuse, pas gnangnan, écrivant fort bien et ayant une acuité psychologique étonnante. J'avais dévoré en deux fois Ensemble c'est tout, durant un été ibère. Je l'avais découverte il y a quelques années avec ce recueil au titre merveilleux, Je voudrais que quelqu'un m'attende quelque part.
Alors forcément, quand La Consolante a paru, j'ai frémi d'impatience. Mais mon porte-monnaie aussi. J'ai donc dû attendre. Finalement, je l'ai lu tardivement grâce à ma mère qui l'a emprunté à la bibliothèque.
Mon impression est mitigée : ma lecture étant hâchurée (période de déprime et de fatigue durant laquelle je m'effondrais le soir), mon plaisir aussi. Comme si tant d'attente avait été gâchée. Là, tout de suite, j'ai un souci, par exemple : je voulais vous en faire le pitch, et j'ai un trou de mémoire. C'est dire.
Ce qu'il m'en reste, c'est une grande maîtrise de l'écriture, qui a donné du fil à retordre à ma mère (petite lectrice, elle a abandonné). Il y a de nombreuses références culturelles et architecturales (le personnage principal est architecte), des anglicismes, des jeux sur la narration. Ce n'est pas un livre que je classerais dans les lectures "faciles".
L'histoire d'un retour à la vie en recherchant le passé heureux est assez belle. Les personnages sont très réussis, et l'on retrouve dans leurs portraits -directs ou en pointillés- la sensibilité qui est propre à Gavalda.
Disons simplement qu'à force d'être au top, on espère toujours plus d'un auteur, et que lorsqu'il nous donne six cents pages de talent, nous avons encore le culot d'être un soupçon déçus...

parfum_de_glace

Yôko Ogawa, Parfum de glace, éd. Actes Sud Babel, 304 p., 8.50€

Dans un tout autre genre, j'ai fini hier soir Parfum de glace de Yôko Ogawa, offert par la Fée. Roman japonais assez court et mystérieux, onirique par instant, dans un style tout à fait propre aux romanciers du Soleil Levant : épuré, simple, elliptique, quasi clinique. Nous n'avons pas toutes les réponses aux questions posées par Ryoko, le personnage principal, mais l'intérêt du roman est sans doute ailleurs. L'homme qu'elle aime, Rooky, s'est suicidé, sans que rien n'ait permis de s'y attendre. Il était nez dans un laboratoire de parfumerie. En tentant de s'accrocher à la vérité et à la famille du défunt, elle va découvrir qu'elle ne connaissait pas si bien Rooky, esprit supérieur en beaucoup de points...

Ma prochaine lecture sera sans doute elle aussi japonaise : il s'agira de Murakami, avec Les Chroniques de l'oiseau à ressort. Je reviendrais à mes premières amours en littérature étrangère, moi ?

17 février 2009

Le fait du prince

princesse_de_cleves


La littérature, la culture, sont des paillettes pour lui...

Il n'a aucune honte à afficher un certain populisme et à scander des propos de comptoirs, comme s'il s'agissait de grandes vérités.

J'ai du mal à digérer.

23 janvier 2009

Lettre

Michelle, nous avons été de ces oiseaux
Qui se frôlent, portés en flèche à la lumière,
Et se poursuivent en criant toujours plus haut
Jusqu'à l'extase, trop pareille à l'éphémère ...
- Mais plus d'images entre nous : j'ai dit en rêve
les mots qui rendent la distance un peu plus brève
entre nos corps, ces personnages infernaux ;
tu savais en former d'assez étroits anneaux
pour qu'ils exultent à en oublier leurs frontières
et la mort qui attend, curieuse, derrière ;
moi, j'étais trop souvent comme un enfant distrait,
je voyageais, je vieillissais, je te quittais,
et quand nous sommes remontés vers l'aube crue,
c'est un spectre que tu guidais de rue en rue,
là où le chant du coq ne pourrait plus l'atteindre.
Et pourtant cette ombre t'aimait ... On ne sait pas
ce que l'on trouvera là-bas pour vous étreindre ...
- Habitante de cette nuit, tu penseras
sans trop de haine à qui demeure on ne sait où
et te frôla comme un oiseau sur les paupières
puis monta, sans cesser d'apercevoir dessous
ton sourire scintiller comme une rivière...   

Philippe Jaccottet

jaccottet_philippe

21 janvier 2009

Solitude

Solitude

 

La solitude est comme une pluie

Elle monte de la mer à la rencontre des soirs,

Des plaines, qui sont lointaines et dispersées

elle va jusqu’au ciel qui toujours la possède

et là du ciel elle retombe sur la ville

Elle se déverse sur les heures indifférenciées

lorsque les rues se tournent vers le matin

Et lorsque les corps qui ne se sont pas trouvés

se détachent l’un de l’autre abusés et tristes

Et lorsque les hommes qui se haïssent

sont obligés de coucher ensemble dans un même et seul lit

Alors la solitude s’en va dans les fleuves


Rainer Maria Rilke

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10 septembre 2008

Larsson, et alors ?

mill_niumLarsson_tome_2millenium_3

C'est LE livre dont on parle depuis des mois. La trilogie en tête des ventes depuis des lustres. Je m'étais dit que ce serait idéal à lire pendant l'été. La Comtesse me l'avait recommandé. J'ai repoussé pour de multiples raisons, et puis S. me l'a passé. J'ai entamé Millenium fin août, début septembre.
Le tome 1, j'ai mis plus de 100 pages à être dedans. Le tome 2, environ 200. Le tome 3 me tombe des mains, actuellement...
Les histoires d'espionnage ne me plaisent déjà pas à la base, mais alors là, je sature complètement. Le tome 2 s'est achevé dans une débandade de rebondissements. J'ai la désagréable impression que Larsson était totalement parano et qu'il s'est défoulé en écrivant tout cela.

Le pire dans cette affaire, ce sont les lourdeurs des tournures de phrases. Je n'ai malheureusement pas pris le temps de les noter, mais il y a des aberrations lexicales et grammaticales. Je sais le travail incommensurable d'un traducteur, mais le minimum est d'engager des lecteurs pour corriger les erreurs de langue... française.

Je ne vois aucun style particulier à cet auteur. J'irai malgré tout au bout du dernier tome car je veux savoir à quel degré on peut pousser ce genre de récit abracadabrantesque, et pourquoi cela a eu autant de succès.

J'ai eu des relents de maux de coeur à certains passages des premiers volumes. Et je ne crois pas être trop sensible, pourtant. Mais le côté "gore" attire, je le sais.

Si vous avez lu Millenium et que vous avez aimé, n'hésitez pas à commenter : ma critique est acerbe et subjective, je le sais. Je souhaite aussi savoir ce qui vous a plu.

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