La vérité de l'auteur
Je reviens du cinéma, où j'ai vu Truman Capote. La performance de Philip Seymour Hoffman qui interprète le rôle-titre (Golden Globe du meilleur acteur, à droite sur la photo) est impressionnante.

Le film, quant à lui, relève de ce que j'appelle -sans aucune connotation péjorative- "la masturbation intellectuelle" : on est au coeur de la création littéraire, avec ses ambiguités, ses horreurs et ses délices, ses vices et ses grâces; et avec beaucoup de lenteur, on y accède de façon biaisée.
Les 95% du film sont dans des couleurs ternes, sombres, sans soleil, au milieu de la brume du Kansas ou dans la nuit new-yorkaise, sauf au moment clef de la révélation des meurtres : crus, violents, absurdes, sanglants. L'ensemble est rondement mené et m'a donné envie de (re)lire T. Capote (après In cold blood, il n'est jamais parvenu à achever ses romans...), de me pencher sur sa biographie.

Finalement, je m'aperçois que je me tourne depuis quelques années de plus en plus vers la littérature contemporaine et étrangère, même si je ne suis qu'une dilettante en ce domaine : d'aucuns diront que je ne lis pas les oeuvres dans leur langue d'origine (comme j'ai pu l'entendre en philo ! "Il faut lire les philosophes allemands dans la langue et connaître le grec !") et que c'est sacrilège...
Je me demande si je ne vais pas créer une nouvelle catégorie "lecture" pour mes posts, avec photos des couvertures des ouvrages. Vos avis ?






, ce n'est pas ce qu'il y a de plus pratique. 