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Prof et plus si affinités

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Prof et plus si affinités
16 février 2008

Pique, coeur, carreau

arbalete

J'ai eu droit hier à un chewing-gum sur ma serrure de salle de classe; les autres jours à des " carreaux d'arbalètes" sur les plafonds (grand jeu du lycée, ça : des morceaux de stylos  armés d'un bout ultra collant que l'on jette dès que la prof a le dos tourné au tableau... Les petits salopiauds, ils sont doués et je suis vexée !).

La semaine à venir s'annonce chargée, évidemment : 23h de cours + 3 conseils de classe. Mais la délivrance des vacances sera bien là. Alléluia.

Ma vie perso semble chaotique mais je m'y retrouve, malgré tout. La cohabitation est-comment dire ?- épineuse. Je gère, cependant.

Et je retrouve une vie sociale. Un déclic ?

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14 février 2008

Chagrin de lecture

pennac

Daniel PENNAC, Chagrin d'école,

Gallimard, 304 p., 19 €

J'ai fini le dernier Pennac, Chagrin d'école. Je m'attendais à retrouver l'exaltation que Comme un roman m'avait procuré. J'ai sans doute placé la barre trop haut. Ou alors je n'étais pas à ma lecture.
Il y a des aspects un peu trop doctes, un peu trop pédagogues (démagogues ? je me suis parfois posé la question) qui m'ont laissée sur ma faim.
J'essaye de trouver en écrivant ce post ce qui m'aurait marquée positivement, mais je dois avoir l'esprit encore embué/vide : je n'y parviens pas. Ah si, 22 l'avait mentionné : un bon professeur se couche tôt. Et il faudrait avoir une formation de non-connaissance quand on veut devenir prof, pour pouvoir aider les "cancres", ceux qui ne comprennent rien. Et introduire l'amour dans l'enseignement.
Mais l'optimisme sans frein de Pennac me gêne : à le lire, on croirait qu'avec la bonne pédagogie, on peut "sauver" tous les cancres, tous ceux qui sont sur une voie parallèle, tous ceux qui sont complètement perdus socialement, scolairement, sentimentalement. Il parle du désespoir que l'on ressent quand on n'y parvient pas, justement.

Et bien non, en effet, on ne peut pas tous les atteindre. On ne peut pas trouver la voie qui va vers eux, ni la corde qui les remontera à la surface. On passe à côté sans les voir, aussi, parfois. On est impuissant, souvent. Ce sentiment-là est affreux, oui.

Mais être prof, ce n'est pas être un super héros, Monsieur Pennac. Ni être une super assistante sociale/infirmière/psychologue/accessoirement pédagogue.

Quand je me dis que j'ai peut-être changé la vie de cinq d'entre eux sur six ans d'enseignement, je m'estime heureuse. Très heureuse.

"Un grand livre commence longtemps avant le livre. Un livre est grand par la grandeur du désespoir dont il procède, par toute cette nuit qui pèse sur lui et le retient longtemps de naître."  (Christian Bobin, Une Petite robe de fête)

12 février 2008

Les jeux sont faits !

roulette_wheel1

J'aurais aimé répondre au jeune Skicon (quelle idée de pseudo !) qui a laissé un commentaire dans un langage approximatif, mais, étrangement, quand je vais au sujet "Insulte ?", il n'apparaît plus...

Rien ne va plus dans ma vie perso. La bille tourne, tourne encore, et ne s'arrête pas... Quelqu'un aurait un GPS ou une carte du tendre ?

Je "tiens" mes cours, mais je sens bien que je ne suis pas brillante.

Toujours autant de fatigue.

Il faudrait tout de même que je reprenne le tir à l'arc.

M'occuper l'esprit en travaillant sur des documents pour les premières. Voilà ce que je vais faire.

11 février 2008

Lasse

pause


Grande fatigue dès le réveil. Très peu d'entre vous savent pourquoi. Je dirais juste que les jours, les semaines, les mois à venir risquent d'être difficiles sur le plan personnel, je crois.
Alors soyez indulgents si le blog ronronne, si mes entrées sonnent un peu faux, si elles sont un peu trop tristes. Je m'appuie sur un minuscule ilôt de gens autour de moi, mais j'ai aussi le virtuel, quoi qu'on en dise.

10 février 2008

Emportée

pizza_cheese

Je me fais tancer par Ed gentiment, et elle a raison... Je me suis un peu laissée dépasser par mon emploi du temps de la semaine dernière, comme une bleue.
La fatigue est là, latente. Les élèves ne sont pas trop mal, hormis une classe de seconde désagréable avec toute l'équipe enseignante. Le programme des premières doit être bouclé en trois mois... Un peu de stress sur ce point, évidemment.
Les mutations intra approchent; je me remets en question... Période de transition, sans doute.

 

Alors le blog a été un tout petit peu mis de côté. Apologies.

 

Là, une pizza chauffe et je vais la manger sans scrupules. Oui, il est 15h30. Un problème ?

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6 février 2008

It's a long long week

Simpsons_planning


Je n'avais pas osé calculer jusque-là mais, une semaine sur deux, j'ai vingt-trois heures de cours.

Tiens, c'est cette semaine.


Sleepy

5 février 2008

Mâchez danois

stimorol

Bilan de ma journée :

 

  • deux heures de cours "Stimorol" (explication ci-après *).

  • un élève de seconde exclu pour forfanterie, pitrerie et insolence.

  • un autre a taggé en grand sa table durant mon cours, en y inscrivant des propos à la limite de l'antisémitisme. Il risque l'exclusion définitive, car ce n'est pas son premier méfait (évidemment, ça tombe sur moi).

  • j'ai la voix déjà fatiguée.

  • je me suis achetée de la lingerie en rentrant.

  • j'ai été écrasée dans le métro.

Alors j'estime que là, me saouler au Pepsi Max et prendre une douche, ne sont pas des options.

shower

* Vous vous souvenez de cette pub pour les chewing-gums Stimorol, avec un couple allongé sur un lit, mâchonnant, admirant le plafond alors que la pièce était inondée ? Le femme disait : "Il est beau le plafond, Igmar". Un cours Stimorol, c'est ça : ils regardent le plafond, et je parle toute seule.

3 février 2008

Partir un jour

colis_e_int_vue_d_ensemble

Rome, Colisée, 2002

Le vilain Max dit que mon blog "ronronne" alors que j'essaye de produire une entrée quotidienne.
Cette semaine, je vais devoir tenir mes 21 heures de cours. Cela m'inquiète.
Pendant presque dix jours, je vais être seule à la maison.
Je me réveille toujours en sursaut le matin tôt, en ayant envie de faire une sieste l'après-midi (rythme de vieille, je sais).
La tête ailleurs.
Envie de voyages. Barcelone. Rome. Séville. Ou ailleurs.
Les vacances sont encore loin, et je ne partirai nulle part.

1 février 2008

Tête au carré, année au cube

Jules_Verne_illus


Dès le premier jour de cours, j'ai eu une perle... Je fais relire aux élèves de Première le texte de Jules Verne qui était proposé en commentaire au Bac blanc. Un appareil de notes était indiqué sur chaque terme posant problème.
Ils lisent à voix haute les uns après les autres. L'un d'eux me lit ceci : "...en cette année 1871 au cube..."
En fait, la note n°3 était indiquée pour l'année 1871...
Evidemment, il était tout gêné. Il a avoué avoir choisi la dissertation à cause de ces nombres mathématiques qu'il ne comprenait pas...

31 janvier 2008

Entêtant


BEBE-Siempre Me Quedará

Cómo decir que me parte en mil
las esquinitas de mis huesos,
que han caído los esquemas de mi vida
ahora que todo era perfecto.
Y algo más que eso,
me sorbiste el seso y me decían del peso
de este cuerpecito mío
que se ha convertío en río.
de este cuerpecito mío
que se ha convertío en río.

Me cuesta abrir los ojos
y lo hago poco a poco,
no sea que aún te encuentre cerca.
Me guardo tu recuerdo
como el mejor secreto,
que dulce fue tenerte dentro.

Hay un trozo de luz
en esta oscuridad
para prestarme calma.
El tiempo todo calma,
la tempestad y la calma,
el tiempo todo calma,
la tempestad y la calma.

Siempre me quedará
la voz suave del mar,
volver a respirar la lluvia que caerá
sobre este cuerpo y mojará
la flor que crece en mi,
y volver a reír
y cada día un instante volver a pensar en ti.
En la voz suave del mar,
en volver a respirar la lluvia que caerá
sobre este cuerpo y mojará
la flor que crece en mi,
y volver a reír
y cada día un instante volver a pensar en ti.

Cómo decir que me parte en mil
las esquinitas de mis huesos,
que han caído los esquemas de mi vida
ahora que todo era perfecto.
Y algo más que eso,
me sorbiste el seso y me decían del peso
de este cuerpecito mío
que se ha convertío en río.
de este cuerpecito mío
que se ha convertío en río.

Siempre me quedará
la voz suave del mar,
volver a respirar la lluvia que caerá
sobre este cuerpo y mojará
la flor que crece en mi,
y volver a reír
y cada día un instante volver a pensar en ti.
En la voz suave del mar,
en volver a respirar la lluvia que caerá
sobre este cuerpo y mojará
la flor que crece en mi,
y volver a reír
y cada día un instante volver a pensar en ti.

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