Papier glacé
Quand je vais chez le coiffeur, j'ai du mal à résister à l'appel de la presse "facile". C'est comme une curiosité malsaine, qui me fait penser au moment où l'on ralentit sur la route lorsqu'il y a un accident.
Bref, Marie-Claire me tendait les bras ce matin. J'ai côtoyé Carla Bruni, Louise Bourgoin, Dita von Teese (et aperçu Marie Laforêt sur le journal de mon voisin).
De la première, je ne retiens qu'une chose : elle ne cesse de dire "mon mari" -variante possible : "mon mari et moi"- mais ne nomme jamais le président par son prénom. Elle prône et revendique leur union, leur proximité, mais sur le plan du langage, il y a une réelle distance. C'est la fonction maritale qui prime.
Quant à la deuxième, je dois reconnaître qu'elle est absolument charmante. Et cultivée, ce qui ne gâche rien. J'ai appris qu'elle vivait le grand amour avec Julien Doré, le xième gagnant de l'un des télé-crochets actuels.
La troisième est une sorte d'icône sexy, pin-up incisive que je ne connaissais que de nom. Enfin presque : elle est l'égérie de Wonderbra... Ce que j'ai apprécié, c'est son franc-parler : elle ne se cache pas d'avoir de faux cils, de faux ongles et de faux... seins. Ou encore de s'être shootée pendant quelques années à toutes les drogues dures et imaginables. Elle avait d'ailleurs tellement maigri à cause de ça, qu'elle n'avait plus de seins. CQFD.
Pour ce qui est de Marie Laforêt, j'ai juste aperçu quelques mots du titre de l'article : "...vivre...luxe" et vu une photo d'elle les cheveux longs, presque complètement blancs. Elle était assise sur un canapé ou un lit blanc lui aussi.
Parfois, on devrait s'abstenir de regarder au bord de la route, et fermer les yeux.




