Vollard
Je n'avais pas mis les pieds à Orsay depuis longtemps. Tellement longtemps que j'utilisai fièrement pour la première fois mon tarif enseignant pour l'expo Vollard.
Celle-ci s'achève dimanche. J'ai improvisé mon après-midi en fonction de ça.
Me voilà donc dans ce musée que j'aime tant, que j'ai arpenté bon nombre de fois quand j'étais lycéenne puis étudiante. J'y suis avec une tendresse particulière; plein d'images se bousculent.
Je pénètre d'abord dans la salle consacrée à Cézanne. Celui-ci me touche peu, mais je trouve certaines toiles plutôt belles, ce qui me surprend déjà. Beaucoup de monde devant les toiles, et toujours les mêmes pseudo-intellos qui expliquent haut et fort ce que le peintre a voulu exprimer, blablabla.
Je contourne la foule pour changer de salle. J'aperçois au loin une couleur bleu-vert hallucinante et un jaune vif. C'est Van Gogh. Je n'en ai pas vu depuis des lustres. Je me souviens avoir passé de longs moments dans la salle qui lui consacrée au musée. Mais là, il y a des oeuvres que je ne connais pas ou bien que je n'ai jamais vues "en vrai".
J'ai vécu quelque chose d'assez rare : une envie de pleurer, un immense frisson devant une version des "Tournesols" de 1887. Pas ceux que tout le monde connaît. La toile venait du MOMA, alors, forcément, je ne l'avais jamais vue. J'étais attirée par ces deux fleurs, à tel point point que j'ai remonté toute les salles à la fin de l'expo pour pouvoir les regarder encore.

Evidemment, cette reproduction (idem pour les autres qui illustrent mon post) ne rend pas hommage à l'original.
Ensuite, je suis tombée sur deux célèbres toiles de Van Gogh : "Armand Roulin" et "La nuit à Arles". Des merveilles. On y voit, au travers de tant de beauté, la douleur. Et la solitude. Et ça me bouleverse.
Maintenant, je meurs d'envie d'aller aux Pays-Bas pour faire le musée van Gogh...

J'ai croisé des Renoir (j'aime moins qu'avant), Degas, Picasso, Derain, les Nabis... Je voulais m'acheter le catalogue de l'expo, mais 56€, ce n'est possible pour moi.
En ressortant, je me suis trouvé non loin de la salle consacrée à Manet. J'y ai laissé un large sourire, devant l' "Olympia"...
