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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
24 mai 2007

Haut les mains !

Nicolas Sarkozy, président de la police

Deux fidèles lieutenants de l'ancien ministre de l'Intérieur sont promus à des postes clés.

Par Patricia TOURANCHEAU

Libération, jeudi 24 mai 2007

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De l'Elysée, Nicolas Sarkozy a piloté l'ascension fulgurante de deux de ses hommes de l'Intérieur, officiellement proposée par la nouvelle locataire de la Place Beauvau, Michèle Alliot-Marie et décidée hier en Conseil des ministres.

 

Ami d'enfance. Ainsi son fidèle directeur général de la police nationale (DGPN), Michel Gaudin, 58 ans, un ancien de la maison Pasqua qui l'a servi avec une «abnégation totale» et suivi dans tous ses déplacements à l'Intérieur, hérite ­ comme promis ( Libération du 27 mars 2007) ­ du fauteuil prestigieux de préfet de police de Paris. Son prédécesseur, Pierre Mutz, imposé en 2004 par Chirac contre l'avis de Sarkozy, qui voulait y installer son proche collaborateur Claude Guéant, devenu secrétaire général de l'Elysée, fait une sortie honorable comme préfet de la région Ile-de-France.

 

Au poste suprême de patron des 136 500 policiers de France, le président de la République bombarde son ami d'enfance et grand flic de police judiciaire, Frédéric Péchenard, 50 ans, qui prend trois galons d'un coup. Nicolas Sarkozy, qui l'avait déjà nommé directeur du 36 quai des Orfèvres (police judiciaire de Paris) en juin 2006, le hisse au sommet de la police nationale.

 

Les deux hommes, qui se tutoient, n'ont de cesse d'afficher leur admiration réciproque pour le «pragmatisme» de l'autre. Ils entretiennent la légende sur les jeux partagés, enfants, lorsqu'ils habitaient la même rue Fortuny à Paris (XVIIe) et que leurs mères, toutes deux juristes, prenaient le thé.

(...)

Refondre la «maison». Depuis, le grand flic qui se dit «homme de droite, sarkozyste de coeur, pas commissaire de droite» a tenu la PJ parisienne avec brio, mais a aussi mené campagne pour l'avènement à l'Elysée de son ami, qui le lui rend bien aujourd'hui. Directeur général de la police nationale, Frédéric Péchenard a pour mission de refondre totalement la «maison» en regroupant les services en cinq grands pôles : renseignement, investigation, ordre public, formation et international. Il a travaillé en amont à rapprocher sous une même tutelle «Investigation» tous ceux qui enquêtent sur les crimes : police judiciaire, sûretés départementales (de sécurité publique) et même sections de recherches de gendarmerie. Ce qui risque de faire tousser la ministre de l'Intérieur, Michèle Alliot-Marie, guère favorable à ces rapprochements trop fusionnels entre civils et militaires, du temps où elle était à la Défense.

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