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Prof et plus si affinités
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Prof et plus si affinités
sport
20 juin 2011

Run, baby, run

Croyez-le ou non, j'ai  couru hier... trois fois 10mn. Flûtine m'accompagnait. Je n'ai jamais couru autant, je crois, en ayant si peu de difficulté à le faire.

Si vous voyez cette basket quelque part, je suis peut-être dessus :

New balance

Je dors aussi comme une masse depuis trois nuits. Je ne me réveille même pas en pleine nuit.

Je chante, beaucoup.

Là, il fait beau et un peu frais encore. Mes élèves de première passeront l'écrit de français cet après-midi. J'aurais fait ce que j'ai pu pour elles. J'ai encore un peu de temps avant de reprendre le rythme effréné du bac, mercredi...

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1 juin 2011

Allô maman bobo

chat-velo2

Je me demande ce matin à quel point mon inconscient a pu "programmer" ma chute de vélo.

En effet, je ne vais pas au lycée aujourd'hui (cinq heures de secondes évitées...) en raison de ma blessure au bras qui ne veut pas cicatriser. Elle me porte même parfois au coeur (expression intéressante, dirait un psy freudien). La nuit dernière, je ne savais plus comment me mettre pour dormir, et celle-ci a ressemblé à un message en morse.

J'ai aussi découvert que ma douleur de dent, ressentie au moment de la chute, était révélatrice d'un léger choc sur la lèvre. Et je constate -chose que j'ignorais possible- que j'ai un hématome sur le bord de la lèvre supérieure.

De fait, j'ai décidé d'aller chez le médecin pour avoir le nécessaire vital : des compresses qui ne collent pas à la plaie, et de quoi cicatriser plus rapidement.

J'ai à peine l'ombre d'un scrupule pour mes cours de ce matin. Les profs sont en train de lâcher prise, et les risques de dérapage sont bel et bien présents. Je préfère encore m'épargner un craquage, comme vendredi dernier -ou pire.

Sinon, j'ai un paquet de copies de première à corriger, avant de passer à celles du bac. Les bulletins à remplir, aussi. Il me manque encore onze fiches d'orientation pour mes secondes. Tout va bien.

Edit de 14h30/bilan post-pimpon : codéine, froissage de muscle, vilaine plaie, un mois de compresses grasses, vaccin tétanos, glace sur ma lèvre, un arrêt de travail pour aujourd'hui. Moi qui hésitais à consulter...

29 mai 2011

Scrignoufade : n.f. égratignure plus ou moins marquée, et qui brûle la peau.

Après mon footing de fin de matinée, j'ai décidé d'aller voir ma mère à vélo, par ce beau temps (l'idée d'encenser une fête inventée par Pétain ne me réjouissait guère, mais ma mère avait envie de me voir, alors bon...). Auparavant, je donnais un cours particulier aussi.

vtt_dessin

Alors que le soleil brillait, que les oiseaux devaient chanter (impossible à entendre en cette ville), et que je pédalais tranquillement, j'ai décidé de me placer sur le large trottoir afin d'éviter les risques. Las ! La roue arrière de mon VTT rouge presque pimpant a glissé le long dudit trottoir, et je me suis ramassée méchamment sur le bitume.

Le côté droit de mon corps presque svelte a douillé, mais j'étais quelque peu sonnée pour m'en rendre tout à fait compte. Un charmant couple s'est arrêté sur la voie bus pour m'aider. Les lunettes de travers sur le nez, me tenant la tête et sentant mon bras droit endolori, j'ai fait ma vaillante dix secondes tout au plus.

Ils m'ont aidée à me relever, m'ont proposé de mettre le vélo dans leur voiture et de me déposer quelque part, d'appeler quelqu'un (un ami ou le 50/50 ?) et j'ai même ouvert grand la bouche pour la dame à qui je disais que j'avais mal à une dent à cause du choc...

J'ai repris mes esprits grâce à ces gens sympathiques et serviables (je m'étonne trop de cela, vous croyez ?) et je suis repartie très doucement. Comme j'avais prévenu la mère de mon élève, elle m'attendait presque avec le brancard, la scie médicale et les compresses. J'ai tenté de laver la plaie, mais tout me picotait affreusement (et je ne crois pas être douillette).

Encore maintenant, je n'y parviens pas. Je sautillai sur place chez ma mère quand celle-ci voulut simplement asperger mon bobo... d'eau claire. Je pense en fait que mon bras a des micro-coupures et que la peau a "brûlé" (je pense fortement aux motards qui tombent...). Bref, je me tortille sans pouvoir faire grand-chose.

J'ai mis un pansement contenant un désinfectant pour protéger le tout, mais si vous avez des idées/suggestions, n'hésitez pas...

En bref, y a-t-il un médecin dans la salle ? ;-)

25 mai 2011

Moi, Virgibri, 35 ans, toutes mes dents, pas sportive, je témoigne.

coyote

Lassée voire épuisée par une fin d'année délirante de nonchalance, d'absentéisme, de bêtise, d'insolence au lycée, j'ai décidé de me reprendre en main. J'ai couru dimanche malgré le cagnard. Je suis allée en vélo à la piscine aujourd'hui (15 longueurs tranquilles, aller-retour de 10km). Un radar pédagogique (ah ah) m'a indiqué que je roulais à 15km/h. Dois-je investir pour éviter une amende ?
Mais comment faisait-on avant les radars, GPS et autres coyotes ? N'avons-nous jamais eu de compteurs kilométriques dans nos véhicules ?

Je plaisante, mais je reconnais que pour de multiples raisons, ce soir, je suis vraiment fatiguée. Et au lycée, nous sommes tous border line. Vraiment. C'est à la fois rassurant de ne pas se sentir seule dans ce cas, et inquiétant de voir que, quel que soit l'âge, la matière, l'expérience, nous n'en pouvons plus...

Heureusement, heureusement, Flûtine est rentrée chez elle, et j'ai l'impression de ne pas l'avoir quittée depuis lundi soir.

21 mai 2011

SOS coeur en détresse

Cette semaine, j'étais distordue : la tête près de Flûtine, le corps chez moi. Au lieu d'être près d'elle réellement, dans un moment important de sa vie, je devais gérer les aléas du lycée, et concentrer l'énergie à dépenser dans tout cela. J'étais donc totalement ailleurs tout en étant complètement là.

Dieu merci Ouf, je n'ai pas sombré dans la schizophrénie. J'ai patienté, fréquemment appelé, beaucoup souri à Flûtine sans qu'elle le voie, et ce matin, enfin, j'ai pris le train pour la retrouver.

J'ai joué à l'aide-soignante, assise au bord du lit d'hôpital, et j'ai admiré son courage. Là, je suis chez elle, seule, et c'est la première fois que cela arrive. Demain, et lundi encore, je retournerai passer des heures auprès d'elle; heures qui glissent entre nos mains s'effleurant, se caressant.

Mon évidence était d'être à ses côtés. Je suis sereine, ce soir.

PS : pour avancer en parallèle, j'ai repris le régime en faisant un petit jogging régulier, des abdos tous les deux soirs, en nageotant une heure par semaine à la piscine, et en allant à celle-ci à vélo.

 

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31 janvier 2011

Désouiller : tomber comme une crêpe / dérouiller du fût

Je suis sous les toits de Flûtine pour deux heures encore environ. Ensuite, je reviendrai vers la folie parisienne, les montagnes de travail cumulé (agreg oblige), la course au lycée, les paquets de copies sans fin...

Mais ce week-end, j'ai été initiée au ski de fond par ma dulcinée. J'ai fait de l'alternatif et non du skating pour démarrer en douceur. J'ai tellement démarré en douceur que dès les premières minutes, coincée dans les rails, j'ai pris de la vitesse et je suis tombée sur le fût dans une pente. Royalement. Heureusement, mon coccyx n'est pas fêlé mais les deux chutes du jour suivant n'ont rien amélioré : quand je m'assois, on entend un "ouille" sourd.

Sinon, je ne m'en suis pas mal sortie. Et puis le temps était magnifique.

Je prolongerai cette entrée plus tard : nous allons déjeuner et je partirai...

18 novembre 2010

Coureuse de fond

course_vase

Hier soir, après une journée un peu éprouvante (quand je suis fatiguée, je suis irritable, et les élèves le ressentent, ce qui crée des tensions) et un cours sur Robbe-Grillet, je suis rentrée, trouvant une fois de plus l'appartement vide.
Je me suis fait un bouillon, j'ai mangé un fruit, fini de corriger des copies, et je me suis lamentablement écroulée vers 21h30-22h.
Seul souci : j'ai oublié de mettre mon réveil (acte manqué ?). Donc ce matin, à 7h30, j'ai ouvert un oeil. Il était normalement l'heure de partir au lycée. J'ai paniqué moins de deux minutes, en sentant que j'avais mal à la tête : je ne suis pas allée travailler. J'irai tout à l'heure, pour les deux heures de cours de première.
Le comble, c'est que j'ai réussi à préparer quelques documents pour ces élèves... ce matin. Il fallait donc "sécher" les cours pour préparer les cours. Le monde à l'envers.
Je pense que l'épreuve de didactique de samedi m'a été plus fatale que je ne croyais, car tout aussi physique qu'intellectuelle. Il est grand temps que j'accepte mes limites, et que je gère un peu autrement les choses : plus de légumes dans les repas, m'aérer la tête et le corps,reprendre les abdos. Ensuite, tenir jusqu'aux vacances de décembre.

Plus que deux mois avant les écrits de l'agreg. Il serait dommage de s'écrouler avant.

27 août 2010

Reprendre le rythme

Peu à peu, je comprends que je suis revenue en ville. Les gens vont vite, les magasins se remplissent, on parle de météo et de rentrée autour de moi, et tout le monde me dit "profite bien de ta dernière semaine". Pffff.
Alors, pour faire bonne figure, j'ai enfin trié aujourd'hui toute ma pile de polycopiés. Tenez-vous bien, il en restait de 2008, quand j'étais dans le lycée de Peps... Le tri a pris la matinée, le rangement une partie de l'après-midi. Mon sac little Marcel semble presque prêt.
J'ai aussi lu deux articles de Robbe-Grillet tirés de Pour un nouveau roman. Ah oui, j'ai oublié de vous dire que malgré mes périples montagnards, j'ai lu ou relu consciencieusement Britannicus, Mithridate (dont Flûtine a lu à voix haute le dernier acte lors d'une rando, un truc fabuleux !) et Les Gommes. Permettez-moi de vous dire que celles-ci m'ont dégommée (mauvais jeu de mots, je sais) : je m'effondrais de sommeil à chaque lecture un peu longue. Hum.

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Pottoks à Itxassou

A part ça, je gère mille idées à la fois, et je tâche de les rendre concrètes : mon inscription à la préparation du concours par la fac (l'EN adore nous laisser dans le flou total : je ne sais si je peux suivre les cours); mon envie de reprendre le tir à l'arc (je devrais jongler entre deux clubs car celui dont je défendrais les couleurs serait à 200km, ce qui empêche tout entrainement hebdomadaire, vous en conviendrez) alors que j'ai cessé de fréquenter les pas de tir depuis au moins deux ans; les check up de rentrée classiques (médecin, etc); mes projets de cours pour mes futures classes; mon abonnement au théâtre et dans un musée...

Sinon, je suis contente, car cet été j'ai revu Peps, Micahuète, Emy, S., Ed et Comtesse et j'ai écrit des cartes postales avec envie, ce qui ne m'était pas arrivé depuis des lustres.

Il me semblait que j'avais encore d'autres choses à vous dire.... Ah, si ! Grande nouvelle : je suis allée spontanément à la piscine avec Flûtine ! Et ça, c'est miraculeux pour quelqu'un qui peine à nager et a peur de la profondeur. Comme quoi, on peut changer, et cette idée me fait chaud au coeur.

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4 mars 2010

Pour un coup d'essai...

... ce n'était pas un coup de maître.
J'ai voulu courir aujourd'hui pour la première fois depuis des lustres. Armée de ma tenue bleue et d'un bandana acheté au Texas il y a des années, ainsi que de mes nouvelles chaussures de running, je suis descendue de chez moi, légèrement inquiète du résultat.
Craignant d'être ridicule, j'ai marché d'un bon pas vers la coulée verte, en me rendant compte qu'il faisait bien plus froid que je ne croyais. Premier mauvais point. Le vent me fouettait le visage et congelait mes mains. En plus, guillerette, j'étais partie avec seulement une polaire et un t-shirt technique...
Arrivée en haut de l'escalier qui mène à la coulée, un groupe d'adolescents me fixe comme un seul homme : ils sont presque une dizaine, rassemblés en bas, à boire et à fumer. Prions le petit Jésus qu'il n'y ait aucun de mes élèves parmi eux, pensai-je alors subrepticement. Je me ressaisis, et je descends gaillardement les marches, comme si j'étais une habituée du lieu.
Rapidement, j'avais inspecté les alentours et vu une poussette au loin, ainsi qu'un couple. Je marche un peu, puis j'enchaîne sur une petite foulée, en lançant la chrono de ma montre Casio rouge.
Las ! Très (très) vite je m'essouffle et ralentis. Je regarde ma montre : 1'30''. Pathétique. Je marche à nouveau d'un pas rapide (histoire de dire), et je veux poursuivre ma "course" au bout de la coulée mais je découvre que la deuxième tranche de celle-ci est fermée : les horaires sont encore ceux d'hiver. Deuxième déconvenue, donc.
Je rebrousse chemin en courant (ouèèèèh, je tiens plus de 2mn) en repassant devant le groupe de djeuns, l'air digne et inspiré (autant que faire se peut quand on souffle comme un boeuf). J'arrive au bout du chemin balisé, en croisant deux policiers, toujours aussi inspirée en apparence. Et je rentre, dépitée, dans le froid.
Au total, j'ai couru 5mn et j'ai eu l'impression d'être humiliée. Mais Flûtine me dit que c'est formidable d'avoir passé le pas, d'avoir essayé et commencé, alors j'ai envie de la croire...

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2 mars 2010

Run, baby, run

Malgré quelques inquiétudes d'ordre financier et les cours et les copies en attente, je vais plutôt bien. Non, je vais bien.
J'en arrive à me poser des questions sur cette sérénité nouvelle, sur cette énergie que Flûtine me donne. Rien n'est parfait en ce bas monde, je ne l'ignore pas, et ma relation amoureuse pas plus qu'autre chose : je garde ma raison. Mais je suis dans une dynamique étonnante depuis un mois et demi.

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J'ai même investi dans des baskets de running. C'est dire. Deviendrais-je un tant soit peu sportive ? Moi ? Moi qui fais environ 250 abdominaux quotidiens, moi qui mange presque bio maintenant et n'ai pas touché à un plat calorique ou une friandise depuis des semaines ? Moi qui songe à aller à la piscine alors que je nage mal/peu ?
Je souris à tout va, au point d'en avoir mal aux joues, presque. Remisée la Virgibri sombre et pessimiste. Je fais des projets, et les concrétise. Je ne sais combien de temps cet état de grâce va durer (et il est déjà fort long, je trouve), mais ce que j'en tire, c'est que l'on peut changer. Comme ça. Quasiment d'un coup. Attraper prestement la légèreté parce qu'on a su la lourdeur du monde, la nuit d'une vie. Se sentir délicieuse et parler avec les yeux, sans y mettre le moindre fard. Sourire au réveil, sourire le soir en s'endormant, sourire. Rire aux éclats.
S'occuper pleinement de soi, pour soi et pour plaire à l'autre. Encore plus.
J'aime cette toute nouvelle énergie, pas ressentie depuis longtemps. Trop longtemps.

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