Run, baby, run
Malgré quelques inquiétudes d'ordre financier et les cours et les copies en attente, je vais plutôt bien. Non, je vais bien.
J'en arrive à me poser des questions sur cette sérénité nouvelle, sur cette énergie que Flûtine me donne. Rien n'est parfait en ce bas monde, je ne l'ignore pas, et ma relation amoureuse pas plus qu'autre chose : je garde ma raison. Mais je suis dans une dynamique étonnante depuis un mois et demi.
J'ai même investi dans des baskets de running. C'est dire. Deviendrais-je un tant soit peu sportive ? Moi ? Moi qui fais environ 250 abdominaux quotidiens, moi qui mange presque bio maintenant et n'ai pas touché à un plat calorique ou une friandise depuis des semaines ? Moi qui songe à aller à la piscine alors que je nage mal/peu ?
Je souris à tout va, au point d'en avoir mal aux joues, presque. Remisée la Virgibri sombre et pessimiste. Je fais des projets, et les concrétise. Je ne sais combien de temps cet état de grâce va durer (et il est déjà fort long, je trouve), mais ce que j'en tire, c'est que l'on peut changer. Comme ça. Quasiment d'un coup. Attraper prestement la légèreté parce qu'on a su la lourdeur du monde, la nuit d'une vie. Se sentir délicieuse et parler avec les yeux, sans y mettre le moindre fard. Sourire au réveil, sourire le soir en s'endormant, sourire. Rire aux éclats.
S'occuper pleinement de soi, pour soi et pour plaire à l'autre. Encore plus.
J'aime cette toute nouvelle énergie, pas ressentie depuis longtemps. Trop longtemps.
